Combien sommes-nous à soupirer, mi-résignés, mi-désespérés, devant l’étroitesse et l’impression de « déjà vu » du choix électoral qui se profile à l’horizon pour l’élection présidentielle de l’an prochain ? Qui n’a envie de voir le paysage politique français se renouveler, les candidats parler vrai et leurs propositions apporter le vent de liberté dont notre pays a cruellement besoin ? Au premier rang des candidats plus ou moins déclarés, voici François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Alain Juppé et François Bayrou. Au second rang, voici Nicolas Hulot, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan et Cécile Duflot. Je vous épargne les rangs 3, 4 et 5, tout en y repêchant une candidate officiellement déclarée, Rama Yade, afin de l’examiner de plus près. Lire la suite
#2017
Il y a 4 ans, François Hollande devenait Président …
Mise à jour du lundi 15 mai 2017 : François hollande a officiellement cédé sa place à Emmanuel Macron. Il en a profité pour répéter qu’il laisse un pays en bien meilleur état que celui qu’il a trouvé en 2012. Comme il a renoncé à se représenter, on peut s’aventurer à lire entre les lignes d’un bilan qui, en réalité, nous laisse loin derrière de nos grands voisins comparables.
Mise à jour du samedi 3 décembre 2016 : Après avoir brossé un tableau flatteur de son action à la tête de l’Etat depuis 2012, le Président François Hollande a annoncé jeudi 1er décembre qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle de 2017. Les circonstances de son renoncement sont à lire ici. Quant à son bilan, il est détaillé dans les articles ci-dessous :
Il y a quatre ans, le 6 mai 2012, la France s’offrait les frissons supposés du « changement, c’est maintenant », promis par le candidat François Hollande qui se voyait bien devenir « Moi, Président » en lieu et place d’un Président sortant en difficulté fouqueto-politique et d’un candidat socialiste concurrent en délicatesse libidino-judiciaire. C’est en effet ce jour-là que François Hollande, se présentant pour la première fois et avançant en terrain bien déblayé, accédait à la présidence de la République française en battant son prédécesseur Nicolas Sarkozy avec 51,64 % des suffrages exprimés, devenant ainsi le second chef d’Etat de gauche de la Vème République. Lire la suite
— Le Président : « Ça va mieux ! » — Les Français : « Non, mais ne changeons rien. »
Jeudi 14 avril dernier, le Président de la République a tenté de partir à la « reconquête » des Français dans la nouvelle émission de France 2 Dialogues citoyens et il leur a dit : « Ça va mieux. » Quelques heures auparavant, Julien Dray, député de l’Essone et membre du Bureau national du Parti socialiste, préparait le terrain en assurant sur la chaîne parlementaire LCP que grâce à ses mesures clairvoyantes, le gouvernement « est en train de réussir économiquement. » D’après lui, la France bénéficierait même de « résultats macro-économiques remarquables. » Seul petit problème, « visiblement, personne ne s’en rend compte. » Lire la suite
François Hollande : grand maître ou capitaine de PÉDALO ?
Si François Hollande devait se représenter et surtout gagner l’élection présidentielle de 2017, il faudrait se résoudre à admettre qu’il est un personnage beaucoup plus brillant que ce qu’on lui concède habituellement, à coups de « Flamby », « Pépère » et autres « Fraise des bois » fréquemment utilisés à son encontre. Lire la suite
2017 : Hollande se représentera donc le chômage s’inversera
Mise à jour du vendredi 2 décembre 2016 : Après avoir brossé un tableau flatteur de son action à la tête de l’Etat depuis 2012, le Président François Hollande a annoncé hier soir qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle de 2017. Lire détails ici.
Mise à jour du jeudi 25 août 2016 : La DARES a publié hier ses chiffres du chômage à fin juillet 2016, et il parait que Hollande, dont le vocabulaire s’enrichit tous les jours, a poussé un « OUF » de soulagement. Eh oui, le nombre de chômeurs en catégorie A baisse à peu près régulièrement depuis 3 à 4 mois. Ces personnes sont-elles à nouveau dans un emploi ? Bien sûr que non, elle sont dans les habiles catégories de la formation et des stages, voire des grands travaux, dont on parle beaucoup moins (voir tableau ci-contre) mais que Hollande a placées au sommet de ses priorités dans son projet de se représenter, à défaut de vraiment lutter contre le chômage (voir article ci-dessous). Voir aussi : Chômage : bazar bizarre.
En septembre 2012 François Hollande annonçait avec beaucoup d’assurance à Claire Chazal que la courbe du chômage devait s’inverser avant un an. Il s’y était engagé, il s’y engageait, il s’y engagera jusqu’à son dernier souffle, enfin, jusqu’à la fin de son mandat, puisque bien sûr il ne pense absolument pas à la suite. Depuis, les mauvais chiffres s’accumulant, l’échéance a été repoussée de nombreuses fois, attestant de l’inanité complète des politiques retenues pour y parvenir. Mais ce matin, on va voir ce qu’on va voir, le Président va annoncer pour la millième fois un grand plan pour sa réélection, heu pardon, pour l’emploi. Lire la suite
Y a-t-il un mystère Hollande ?
—-> Cet article a également été publié le samedi 3 octobre 2015 sur ![]()
Qui est François Hollande ? La question se pose. En 2012, on nous a vendu un homme cultivé et plein d’humour, n’aimant ni les riches ni le monde de la finance, dont l’ambition était de « ré-enchanter le rêve français », face à un Président sortant inculte (on se souviendra de l’histoire de La Princesse de Clèves), bling-bling et agité, ami des riches et Président du Fouquet’s, responsable de la « casse » du service public à la française et donc profondément impopulaire avec 30 % d’opinions positives en janvier 2012, son plus bas score. Lire la suite
Elections régionales : 2017 au banc d’essai ?
—> Cet article a également été publié le mercredi 30 septembre 2015 sur ![]()
Mise à jour du vendredi 9 octobre 2015 : Une étude sur le vote FN relatée par Le Point le 8 octobre 2015 tend à confirmer, cartes à l’appui, ce que je disais moi-même ci-dessous : le vote FN reflète la fragilité économique des votants, certainement pas leur proximité effective avec des populations immigrées. On observe du reste une stabilité géographique très forte du vote FN depuis le milieu des années 1960, époque où les problèmes du « vivrensemble » n’étaient pas à l’ordre du jour.
Les élections régionales des 6 et 13 décembre prochain approchent à grands pas, dans un contexte de forte impopularité du gouvernement, de poussée du Front national, d’une opposition de droite tout en égos et sans véritable programme, et de probable abstention record, fréquente pour ce type d’élection. Que faire, mon Dieu que faire, se lamentent nos hommes politiques sur tous les tons. Vote obligatoire, front républicain, souverainisme anti européen et fermeture des frontières, voici les thèmes agités en vrac devant des Français hagards, sur fond de dégringolade des comptes publics, de croissance en berne et de montée ininterrompue du chômage. Lire la suite