Molière nous l’avait dit : Toujours se méfier du « virtue signalling » !

Il y a quelques semaines de cela, j’ai failli commettre un crime épouvantable : jeter un masque chirurgical usagé, comme ça, direct, dans la poubelle ! Halte-là, me dit en substance l’ami parisien chez qui j’étais en visite, sortant illico une paire de ciseaux d’un tiroir et se mettant à couper consciencieusement les élastiques. J’ai vu un reportage horrible, tous les déchets vont à la mer, les mouettes se prennent inextricablement les pattes ou les ailes dans les élastiques des masques et finissent par en mourir.

Ah bon, à la mairie de Paris, chez Mme Hidalgo et ses alliés écologistes, les ordures ménagères partiraient directement à la mer ?

C’est faux, naturellement. Après recherche sur internet, j’ai effectivement constaté que des associations de protection de la nature alertaient sur le danger que des déchets tels que masques ou gants chirurgicaux pouvaient représenter pour les animaux marins (encore que les exemples effectifs soient assez peu nombreux), mais il s’agit uniquement de ce qui peut être jeté dans la rue ou sur les plages. Et pour ces derniers déchets, la solution ne consiste certainement pas à couper pieusement les élastiques, mais plus généralement à s’abstenir de jeter quoi que ce soit sur la voie publique.

Autrement dit, mon ami s’est offert le petit luxe de m’expliquer que je manquais cruellement d’empathie envers la planète et la vie animale tandis que lui, toujours très conscientisé à propos de tout, pensait toujours à ces choses avant de penser à lui et à son petit confort immédiat. Que cela passât par la soumission à des comportements parfaitement inutiles n’a pas eu l’air de l’effleurer le moins du monde.

Et comme je sais qu’à une époque, cet ami ne voyait aucun inconvénient à faire jouer ses relations auprès d’Anne hidalgo pour obtenir en priorité le renouvellement d’un passeport malencontreusement égaré à deux jours d’un voyage à l’étranger quand le Parisien moyen devait attendre trois semaines, inutile de vous dire que sa petite leçon de supériorité morale m’a prodigieusement agacée.

En anglais, l’attitude que je viens de dépeindre, qui consiste donc à montrer ostensiblement à quel point on est « une belle personne » totalement investie dans tous les comportements vertueux socialement à la mode, est moquée sous le terme de « virtue signalling ». Et comme le montre mon anecdote (dont je garantis la parfaite authenticité), elle s’organise autour de deux dimensions : 

1 · Se donner le beau rôle social en promouvant des actions qui, réflexion faite, s’avèrent au mieux inutiles (couper les élastiques avant de jeter les masques à la poubelle) mais parfois foncièrement nuisibles.

2 · S’inscrire hypocritement dans le double standard du « faites ce que je dis, pas ce que je fais » (faire jouer ses relations politiques pour obtenir une priorité administrative tout en saoulant son entourage de multiples rappels sur tous les poncifs bienpensants de l’époque).

À ce dernier titre, l’ancien ministre du budget de François Hollande Jérôme Cahuzac fait incontestablement figure de champion toutes catégories de ces dernières années.

Si vous vous rappelez, à peine arrivé en fonction, il voulait « renforcer l’arsenal législatif contre la fraude et l’optimisation fiscale »… tout en ayant détenu pendant de nombreuses années un compte non déclaré à l’Union des banques suisses (UBS) de Genève.

Plus récemment, et plus en rapport avec la situation d’état d’urgence sanitaire que nous vivons depuis plus d’un an en raison de la pandémie de Covid-19, on peut citer également ces notables, magistrats et autres commissaires surpris à déjeuner dans des restaurants plus ou moins clandestins et qui échappent aux poursuites quand le citoyen de base se fait lourdement verbaliser pour non-port du masque en pleine campagne ou consommation d’un verre de rosé sur une plage pratiquement déserte.

(Le problème n’étant pas – je préfère le préciser – que des personnes adultes et responsables organisent des déjeuners mais le deux poids deux mesures qui reste de mise entre les gouvernants qui imposent des mesures discutables dont certains s’affranchissent et les citoyens ordinaires qui subissent les erreurs et approximations des premiers.)

Quant à la première dimension, j’aurais tendance à y inscrire toutes ces politiques publiques généralement très bien portées à gauche qui consistent à lutter contre la pauvreté, les discriminations, la malbouffe, les inégalités d’accès à l’Éducation, à la santé, à l’emploi, etc. (jusque-là, tout va bien) par des mesures qui font merveille sur un tract électoral tant elles se positionnent dans le camp du bien, mais qui échouent systématiquement et lamentablement à délivrer les résultats souhaités.

Je pense notamment aux décrets administratifs sur la hausse du salaire minimum (qui ont surtout pour effet d’écarter les travailleurs peu qualifiés du marché du travail), à la discrimination positive (qui reste une discrimination et qui jette un voile de suspicion quant aux capacités effectives des personnes qui en bénéficient) ou au retour de l’ISF (mesure purement symbolique qui flatte surtout la jalousie maladive des Français vis-à-vis de ceux qui réussissent mieux qu’eux).

Ajoutons-y cette nouvelle idée lancée par Joe Biden, approuvée par Emmanuel Macron et défendue par Jean-Luc Mélenchon : la levée des brevets sur les vaccins anti-Covid pour en élargir l’accès aux pays les moins riches. Il faut dire qu’elle coche à peu près tous les standards du « virtue signalling » : on pense aux autres, on pense aux damnés de la terre et en plus on se fait les big pharmas. Bingo !

Sauf que la question du moment n’est pas de savoir qui détient les droits de propriété sur les vaccins mais comment en accélérer la production pour obtenir plus de doses rapidement. Alors on peut toujours lever les brevets et ajouter ça à la liste de ses bonnes actions, mais il faut savoir que cela ne résoudra nullement le vrai problème du jour qui est celui de la disponibilité des doses.

Mais après tout, pourquoi se soucier d’obtenir des résultats puisque de toute façon, il est entendu depuis longtemps que « c’est l’intention qui compte » ? Qui aurait la dureté de reprocher à qui disait vouloir bien faire de ne parvenir à rien de tangible ?

Le mot qui trône au centre du « virtue signalling » est lâché : l’intention. Comme personne ne peut prétendre déchiffrer à coup sûr le cœur et l’esprit d’autrui, il suffit de se proclamer soi-même comme animé des meilleures intentions, le dire et le répéter beaucoup, pour désamorcer immédiatement toute parole un peu critique sur les possibles conséquences malencontreuses de certaines bonnes actions.

C’est précisément ce que nous disait déjà Molière à travers son intemporel et inoubliable personnage de Tartuffe (ou l’Imposteur) en 1669.

Alors que ce dernier avait pris grand soin de se présenter dans la maisonnée d’Orgon sous le jour d’un saint homme tout pétri en confiteor qui n’aspirait qu’aux délices du ciel, il avait en réalité le sombre dessein de s’approprier le beurre d’une pieuse réputation, l’argent du beurre, c’est-à-dire tous les biens de son hôte, et la crémière en la personne d’Elmire, la femme de son hôte.

Dans l’Acte IV Scène 5, alors qu’il assure cette dernière de ses sentiments les plus vifs et qu’il la presse de répondre à sa flamme par des « réalités » et des « témoignages » bien concrets, Elmire s’étonne, mettant ainsi le doigt sur la duplicité du faux dévot :

« Mais comment consentir à ce que vous voulez,
Sans offenser le Ciel, dont toujours vous parlez ? »

La réponse du sieur Tartuffe est admirable :

« Je puis vous dissiper ces craintes ridicules,
Madame, et je sais l’art de lever les scrupules.
Le ciel défend, de vrai, certains contentements ;
Mais on trouve avec lui des accommodements.
Selon divers besoins, il est une science
D’étendre les liens de notre conscience,
Et de rectifier le mal de l’action
Avec la pureté de notre intention. »

.
Tout est question d’accommodements pratiqués en cachette de la société. Tartuffe ajoute même ensuite que « ce n’est pas pécher que pécher en silence », c’est-à-dire en secret, sans que quiconque n’en sache rien afin que tout le monde continue à vous prendre pour la vertu personnifiée. Chez Cahuzac, cela devient : « Ça me fait chier d’avoir un compte ouvert là-bas, l’UBS, c’est quand même pas forcément la plus planquée des banques. »

Tout est question de souplesse opportuniste de la conscience, exactement comme certains jésuites contre lesquels Pascal s’était élevé quelque trente ans plus tôt dans sa VIIème Provinciale le préconisaient sous le nom de « direction d’intention ». En l’occurrence, il devenait possible à tout gentilhomme de défendre son honneur quitte à tuer un homme en duel (ce que le christianisme réprouve) pourvu qu’il transformât sa mauvaise intention (colère, désir de vengeance) en bonne intention.

Tout repose donc sur la « pureté de l’intention », une intention adéquatement travaillée et modelée pour faire ressortir l’intrinsèque bonté de qui l’abrite en son cœur et une intention qui seule doit entrer en ligne de compte au moment d’évaluer l’action, y compris dans tout ce qu’elle pourrait avoir de mauvais, de raté ou de dommageable à autrui. Comme disait encore Blaise Pascal dans ses Pensées, il se trouve hélas trop souvent que « qui veut faire l’ange fait la bête ».

Molière nous l’avait dit, Pascal également : il faut toujours se méfier d’une surabondance de « virtue signalling ».


Illustration de couverture : Tartuffe de Molière interprété par Louis Jouvet en 1950. Caricature de Jan Mara.

33 réflexions sur “Molière nous l’avait dit : Toujours se méfier du « virtue signalling » !

  1. Bravo Nathalie. Bien mouché le vertueux !
    C’est du procès d’intention, rien de moins.

    Du lissage idéologique, du formatage. Le terrorisme vert est en marche.

    L’asservissement se poursuit.

  2. Je voudrais vous rassurer, des Gouels (Goélands dans le dictionnaire) nichent sur ma cheminée, font la bringue en plein confinement et bouffent autre chose que les trucs indigestes que vous décrivez. Le braillard qui couve je l’ai adopté, il s’appelle Fred et il bénéficiera aussi de passe-droits.

  3. Je vois mal comment un masque jeté à la poubelle à Paris finirait dans la mer. Les déchets en plastique qu’on voit dans la mer, à la télé, ils proviennent exclusivement des « shithole countries », qui effectivement, salopent leur environnement et jettent leurs ordures dans les fleuves : en Afrique, en Inde, en Chine.

    Dans un pays normal, civilisé, blanc, on a des trucs qui s’appellent des camions-poubelles et des usines d’incinération.

    Non seulement on doit se farcir l’immigration de ces gros dégueulasses chez nous, mais en plus, sous prétexte qu’ils ne sont pas capables de garder leurs pays propres, c’est nous qui devons nous priver, chez nous, de l’usage d’assiettes en plastique, de sacs en plastique, de pailles en plastique, enfin de toutes ces géniales inventions qui sont les nôtres et qui font l’agrément de la vie.

    Il serait temps que nous choisissions entre la barbarie et la civilisation.

    • Dans le même ordre d’idée :
      de plus en plus de ventes à emporter remplacent les sacs plastiques pas des pochettes en papier parfaitement malcommodes, surtout s’il pleut, au prétexte que le papier est biodégradable contrairement au plastique.
      Sauf que ces emballages terminent à 100 % à la poubelle et donc à l’incinérateur. Donc l’emballage papier si mal pratique n’a en réalité… aucun intérêt, mais pour beaucoup plus cher à produire (notamment sur la consommation d’énergie nécessaire, 10 fois plus élevée pour le papier que pour le PE)

    • L’occasion était trop belle pour ne pas faire un peu de racisme. En employant des mots grossiers pour désigner des pays où les gens souffrent. En assimilant « blanc » et « civilisé ». Le suprémacisme blanc (ou de n’importe quelle couleur) ne traduit pas le caractère civilisé du locuteur.
      Par ailleurs la Chine, l’Inde et bien d’autre pays sont, les ateliers des pays riches qui les polluent, que nous polluons tous, par procuration. On ne peut pas faire l’apologie de la mondialisation de la production, de la consommation et des bas prix, sur Amazon notamment, et considérer que la pollution est nationale ou, pire encore, reprocher aux pays qui produisent nos biens de polluer la planète.

  4. Oui, oui, trois fois oui ! La tartufferie est toujours aussi courante aujourd’hui qu’elle ne l’était à l’époque de Molière sauf qu’elle ne concerne plus la religion qui est tombée en désuétude mais tout ce que vous avez cité. Tartuffe était un monsieur Bien, comme aimait à l’appeler Clément Rosset.

    Les messieurs Bien ne manquent pas aujourd’hui. Vous avez bien fait de citer Cahuzac, vous auriez également pu mentionner son successeur, un homme dont le nom m’échappe et qui est resté ministre du budget pendant 9 jours. Comme Cahuzac, il n’avait pas de mots assez durs contre les « fraudeurs », mais ni lui ni sa femme ne déclaraient leurs revenus ! (Il était député, elle était questeur).

  5. Puisqu’on parle de poubelles… et d’une maire de gauche… que fera Anne Hidalgo, quand elle aura fini de donner des coupe-file à vos potes pour leurs passeports, et qu’elle devra quitter la mairie de Paris ?

    Eh bien, elle pourrait faire un vrai métier. Pour lequelle elle pourrait facilement se faire pistonner : conduire un camion-poubelle.

    C’est ce qu’a fait Ann-Sofie Hermansson, socialiste elle aussi, maire d’une grande ville elle aussi (Göteborg, la deuxième ville de Suède, 580 000 habitants) :

    https://www.politico.eu/article/mayor-gothenburg-ann-sofie-hermansson-politics-garbage-truck

    Bon, ça suppose que les moeurs politiciennes françaises changent quelque peu… En attendant, vous pouvez voir comment on ramasse les poubelles en Suède, en suivant le compte Twitter de l’ancien maire de Göteborg :

    https://twitter.com/soffangbg?lang=en

  6. Les progressistes universalistes genre écologistes ou les autres types de spécimens, issus des idéologies bourgeoises par excellence sont de toute évidence des snobs !

    L’Église affirme comme principe premier celui de la destination universelle des biens mais aussi le droit à la propriété privée qui n’est pas, un « droit à l’égoïsme », mais un autre principe universaliste, centré sur la protection, essentielle, des proches et des familles, donc rien à voir.

    Eux ont absolument besoin d’un statut pour leur permettre un comportement de snob. Etre « comme les autres » leur donne des cauchemars, alors ils donnent des leçons à tous ceux qui ne font pas partie du même moule (intellectuel de gauche et toutes déclinaisons) et n’hésitent pas à user de tous les passe-droits utiles qui les rassurent en chaque occasion sur leur statut sinon c’est leur malheur évidemment.

    Votre ami parisien finira dans le malheur, c’est à craindre…observez !

  7. La même hypocrisie se retrouve, en pire, au sujet de l’école. Parmi mes collègues gauchisants, tous sont de grands défenseurs de la diversité à l’école et tous (aucune exception identifiée à ce jour…) ont mis en oeuvre une stratégie pour pratiquer l’entre-soi efficacement, soit par le recours au privé – malgré un mépris afficher et pour le privé et pour l’Eglise – soit par un passe-droit pour contourner la carte scolaire. Avec toujours la même excuse universelle « moi, c’est pas pareil ».

    • Tout à fait exact. Constaté 100 fois moi-même, y compris chez la personne dont je parle.

      Ou alors (plus rare, mais ça arrive) le scénario suivant : parents complètement investis dans l’école publique de leur quartier, primaire, collège, jusque là, tout va à peu près bien, pourquoi avoir peur du public, c’est vivifiant, c’est épanouissant, etc… Sauf que pour la classe de seconde, leur enfant leur dit tout net : pas question d’aller au lycée public Tartempion, ras-le-bol du niveau zéro, ras-le-bol des grèves, ras-le-bol de l’absentéisme, ras-le-bol de la violence, j’ai des copains au judo qui vont à Saint-Machin, ils m’en parlent, ça à l’air super, on peut faire plein de langues et le taux de réussite au bac est excellent. Inutile de dire que les parents, complètement hors sol, sont brutalement tombés de la commode.

    • Ceci dit, j’ajoute que la question est moins celle de la diversité (qui est de fait de moins en moins diverse à tel point que des parents des cités fuient eux aussi les écoles publiques de leur quartier, j’ai un article là-dessus) que celle du niveau académique (et disciplinaire) exigé.
      En France, les statistiques montrent que depuis 30 ans le niveau scolaire des élèves baisse pour toutes les CSP des parents sans exception.

      • La baisse généralisée ne me surprend pas. Certains partent de plus haut, c’est tout.
        Les articles ne manquent pas sur ce thème (ici aussi, si j’ai bonne mémoire). Je ne rajouterai que trois éléments de témoignage :
        Ma fille au collège public (pas la zone du tout, il n’y a rien d’héroïque à y être) sait tout sur les iles Kiribati (celles qui doivent couler depuis 30 ans à cause du réchauffement climatique) et rien sur les états-unis… Ainsi sont les programmes, l’idéologie a tout envahi.
        Mon épouse enseignante a pu faire une correlation presque parfaite entre l’usage des réseaux sociaux et des jeux video et du niveau, en particulier de la capacité d’attention et de concentration. Dire que ce sont des fléaux n’est pas exagéré.

        Enfin, l’EN a mis en place un dispositif pour les enseignants qui s’assimile à une rupture conventionnel, donc avec droit au ASSEDIC. Ce dispositif a été suspendu en catastrophe devant l’afflux de volontaire, en particulier dans les matières scientifiques où les débouchés à l’extérieur sont nombreux… Le sauve-qui-peut en interne a pour corolaire un manque de candidats valables aux concours qui oblige à être peu regardant sur la qualité des nouveaux entrants. De fait, les professeurs déconseillent aux élèves de s’orienter vers l’enseignement.
        C’est une véritable débâcle et la chute du niveau à venir s’annonce pire que celle déjà constatée.

      • Ah, mais c’est l’apanage de tous ces infatués et doctrinaires de gauche qui s’estiment au dessus du lot, tant ils sont vertueux et éclairés.

        Au dessus des lois, du vulgum pecus, de la plèbe, qu’ils pensent coiffer et dominer de leur idéologie de salon qu’ils estiment la voie du progrès social et de l’humanisme.

        Alors, oui, eux « c’est pas pareil ».

      • Bien sûr, mais ces mots ont visiblement été prononcés lors d’une conversation entre amis, et je vois mal celle-ci ne pas se poursuivre, l’interlocuteur ne pas relancer : mais en quoi n’est-ce pas pareil, pour toi ? J’étais curieux des éventuelles précisions qui auraient été fournies.

      • Le fameux « c’est pas pareil » est assez imaginatif. Pour le placement de leur progéniture dans une école privée plutôt que dans le public du secteur, est évoqué le fait que le privé esst près du travail, donc infiniment plus facile pour la récupération des enfants (cas réel). Sinon, parce qu’un lien existe avec un responsable de l’école privé (on va pas vexer la tante). Ou que le service de cantine ne sait pas tenir compte de l’allergie du petit dernier. Etc…

        J’ai même eu un collègue encarté à la LCR qui avait mis sa fille dans un institut -réellement- catholique. Pas pour éviter le coupe gorge qu’était l’école de secteur, non, mais parce qu’elle était, parait-il, surdouée et qu’il lui fallait un enseignement adapté.

      • Je conçois toutefois qu’il y ait des cas vraiment particuliers face à la réalité de terrain, qu’essaient d’édulcorer, de falsifier et d’occulter nos chantres du vivre-ensemble.

        Écoles et lycées coupe-gorge comme exemple le plus flagrant.

        Je connaissais quelques militaires mutés en RP et soucieux d’éviter une carte scolaire très défavorable en plaçant leurs têtes blondes dans le privé; malgré le coût pour certains.

        C’était il y a 25 ans déjà.

      • @Leo.
        Je ne critique en aucun cas le choix du privé, ni le hors contrat ou l’école à la maison. Chacun voit midi à sa porte et recherche la meilleure solution en fonction de ce qu’il croit et de ce qu’il peut. C’est parfaitement légitime et même louable.
        Ce que je dénonce, en revanche, c’est l’hypocrisie radicale de ceux qui prennent une posture idéologique pour faire chic et qui appliquent exactement le contraire dès qu’ils sont concernés.

  8. Je suis d’accord avec vous sur le fait que des personnes utilisent le sujet de l’environnement pour des tas de choses assez mesquines. Mais une fois qu’on a dit ça on n’est pas tellement avancé. Pourquoi ne faites vous pas un article plus positif pour nous dire ce que vous pensez du sujet. Quel est votre avis de libérale sur le réchauffement climatique, la biodiversité, la raréfaction de certaines ressources… Mieux encore dites nous quelle politique serait selon vous la bonne dans le domaine et pourquoi ?

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