Le « Cahier des Doléances » du Blog de Nathalie MP est ouvert !

INFO du lundi 25 février 2019 : Comme prévu, le Cahier des Doléances ouvert dans ce blog est fermé depuis le 21 février 2019. Après impression des 106 contributions fléchées D (pour doléance), il représente un document de 54 pages que j’ai expédié ce jour par LRAR à l’adresse postale du Grand débat.

                


Hier, j’ai reçu le mail ci-dessous – et cela m’a donné une idée : Pourquoi ne pas ouvrir un « Cahier de Doléances » ici-même ?

« Bonjour, Désolé de vous importuner, mais je suis tombé sur votre blog en recherchant sur Google un moyen de faire part de mes doléances car dans ma communes et celles environnantes il n’y a rien. Je pensais les faire par internet mais je n’ai trouvé aucun site. Merci de me répondre.  Cordialement. »

Comme vous le savez, la révolte fiscale des Gilets jaunes a aussi fait remonter de la France entière une demande accrue d’expression et de participation aux décisions.

Aussi, dans son allocution du 10 décembre 2018, Emmanuel Macron a annoncé le lancement d’un grand débat national devant se dérouler de mi-janvier à fin mars 2019 afin que les citoyens puissent débattre des questions qui les concernent.

Mais les contours en restent flous et sa mise en place est semée de controverses et de polémiques. D’après le site consacré à ce débat, une plateforme numérique dédiée permettra aussi de déposer des contributions, mais pour l’instant, elle n’existe pas.

[MàJ du 17/01/19 : la contribution en ligne sera possible à partir du 21 janvier 2019]

Dans la foulée, plusieurs maires ont décidé de mettre des cahiers de doléances à disposition de leurs administrés. L’association des maires ruraux de France (AMRF) ainsi que l’Association des maires d’Ile-de-France (AMIF) ont lancé des appels en ce sens. Il n’en reste pas moins qu’à ce jour, on estime que seules 3 000 à 5 000 communes sur 36 000 ont organisé un tel relais.

C’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir un « Cahier des Doléances » dans mon blog. Ce cahier sera fermé dans 6 semaines, soit le mercredi 20 février 2019 à minuit.

Bien que nettement plus virtuel qu’une mairie, un blog, surtout quand il traite de politique et d’économie, est taillé par nature pour être un lieu d’expression et d’échanges. La zone de « commentaires » qui se déploie sous l’article me semble donc propice à recevoir toutes les doléances, remarques et suggestions que chacun voudra bien y apporter.

Si vous souhaitez commenter « comme d’habitude » sans que votre commentaire entre dans les doléances, écrivez d’abord un grand « C ». Si vous écrivez une doléance qui sera transmise à qui de droit, commencez par un grand « D ».

Exemple de commentaire « comme d’habitude » :

C Je vous trouve bien optimiste, Nathalie MP. Ces doléances seront l’occasion d’une nouvelle opération de com du gouvernement et on n’en entendra plus parler.

[Réponse : Peut-être, mais la demande d’écoute et d’expression est là. Le fait que ces doléances existent permettent une analyse clinique de la situation politico-sociale du pays comme on en dispose rarement, elles ne sont pas limitées aux questions forcément étroites des sondages et elles ferment tout recours aux excuses des politiciens du style : on ne savait pas, on ne se doutait pas, etc.]

Exemple de « doléance » :

D J’aimerais dire à M. Macron qu’il se trompe : l’URSSAF n’est pas notre amie. Elle persécute les artisans et les petits entrepreneurs.

.
Dans l’intérêt de tous, et pour que les doléances reçoivent la meilleure attention possible, je demande juste aux participants d’être de bonne foi – ce qui veut dire : petits rigolos s’abstenir, de formuler leurs demandes avec précision voire concision, d’adopter un langage non pas compassé mais correct et respectueux, et d’éviter de critiquer les contributions des autres. Exprimer simplement son avis, même si c’est l’avis contraire de la doléance précédente, donner ses arguments et, pourquoi pas, ses propositions.

Pour ma part, je transmettrai le « Cahier de Doléances », c’est-à-dire les commentaires marqués « D », aux pouvoirs publics (Préfet du Nord, probablement, puisque j’habite dans le Nord) dès le 20 février et s’il y a lieu, j’en ferai un compte-rendu sur mon blog. Naturellement, aucunes références, données, adresses mails etc.. des auteurs des contributions ne seront divulguées.

Précision du mardi 15 janvier 2019 : Hier, j’ai appelé la Préfecture du Nord afin de bien vérifier par quel canal je pouvais faire remonter les doléances D. Il s’est avéré que personne au cabinet du Préfet n’était franchement au courant du fonctionnement de toute cette affaire de débat/doléances.

Après une recherche frénétique dans ses papiers, la dernière personne que j’ai eue en ligne m’a finalement communiqué un numéro vert « Grand débat ».

A ce numéro, qui est celui mis en place par la CNDP (Commission national du débat public, le truc de Jouanno), on m’a transmis une adresse postale pour les restitutions : Grand débat national – Restitutions, 244 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris.

Sauf indication contraire ultérieure, c’est donc à cette adresse que je transmettrai en courrier recommandé avec AR les contributions marquées D que j’aurai préalablement imprimées.

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Mais de toute façon, que vous soyez habitués, amis ou lecteurs de passage, faites connaître vos idées ! Alors à vos claviers ! Et à partager le plus possible !


Illustration de couverture : Cahiers de Doléances du Tiers-Etat et du Clergé de Douai et Orchies (Nord), avril 1789.

171 réflexions sur “Le « Cahier des Doléances » du Blog de Nathalie MP est ouvert !

  1. D
    – réduction drastique du nombre de députés
    – diviser par 4 le nombre des sénateurs et les déménager au Palais d’Iéna avec les membre du conseil économique et social expurgé des 3/4 de ses membres (limites d’âge ou durées ?) remercier chaleureusement le « petit » personnel du Palais du Luxembourg qui pourrait être utilisé d’autres façons (sans frais!)

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    • D
      « Le petit personnel du Palais du Luxembourg pourrait être utilisé d’autres façons » peut-être mais pas aux salaires actuels,Tout comme les autres petites mains de l’Assemblée nationale payées aussi de façon indécente surtout pour le travail réellement effectué. Le gisement d’économies à faire se situe certainement dans la révision du personnel des deux assemblées, dans la dissolution du CESE et tous ses petits frères régionaux. Grand ménage aussi différentes communautés territoriales, nids à népotisme et à passe-droits électoralistes.

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  2. Doléance
    Un seul impôt : l’impôt proportionnel

    L’impôt proportionnel est
    • lisible
    • efficace
    • plébiscité
    • équitable

    Il devient urgent que la fiscalité baisse en France. Les Français sont les plus taxés du monde développé alors que les performances économiques de notre pays baissent et que le chômage y est bien supérieur à celui qui sévit dans les pays voisins (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suisse, …).

    L’Etat contrôle plus de 56% de l’économie et en moyenne 47% de nos revenus passent en impôts.

    Les revenus du travail sont frappés d’un impôt dit progressif. Rétablir un impôt proportionnel et plafonné rendrait la fiscalité plus efficace, plus lisible, plus juste.

    Efficace

    Chacun est incité à aller jusqu’au bout de son potentiel et à travailler sans avoir peur d’une confiscation au delà d’un certain seuil.

    A un certain niveau, l’impôt dissuade le travail. Les citoyens ne jouent plus le jeu. Soit ils arrêtent de travailler : « pourquoi travailler plus puisque l’Etat va me prendre presque tout ». Soit ils pratiquent l’évasion fiscale. Soit ils quittent le pays pour être moins taxés : plusieurs millions de français très productifs sont déjà partis.

    En condamnant les plus talentueux à renoncer à leurs activités, la fiscalité devient nuisible à toute la société.

    Lisible

    L’impôt proportionnel est simple à calculer car il n’y a qu’un seul taux, par exemple 30 %, et pas d’effet de seuil.

    Plébiscité

    Un sondage de Harris Interactive réalisé en janvier 2019 établit que les Français plébiscitent cette forme d’impôt (*).

    Plus de 82% des Français préfèrent un impôt proportionnel
    (dit « linéaire » ou « taux unique » ou encore flat tax).

    Moins de 14% des Français se prononcent pour un impôt progressif

    Certes, un sondage n’a pas valeur de vote. Mais lorsqu’on pose clairement les chiffres les citoyens choisissent et seule une très faible minorité se déclare pour l’impôt progressif. Une grande majorité en ressent le caractère inique.

    47 pays ont adopté l’impôt proportionnel ou linéaire. Plusieurs pays anciennement communistes de l’Europe de l’Est ont adopté cet impôt avec des taux uniques faibles, inférieurs à 15%.

    Un impôt équitable

    En France, le socle du consentement à l’impôt, c’est la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 !

    Article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen voté le 24 août 1789

    « Pour l’entretien de la force publique,
    et pour les dépenses d’administration,
    une contribution commune est indispensable ;
    elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés ».

    « Indispensable » signifie que l’impôt n’est prélevé que si c’est absolument nécessaire et pour un montant le plus faible possible.

    « Egalement répartie en raison de leurs facultés » signifie un impôt linéaire ou proportionnel. Si celui qui a 1 000 donne 100, celui qui a 100 donne 10 et celui qui a 10 donne 1. Le taux est bien également réparti mais le résultat dépend de la faculté de chacun.

    L’article 14 de cette déclaration nous dit que :

    Tous les citoyens ont le droit de constater,
    par eux même ou par leurs représentants,
    la nécessité de la contribution publique,
    de la consentir librement,
    d’en suivre l’emploi
    et d’en déterminer la quotité, l’assiette,
    le recouvrement et la durée.

    La nécessité signifie que l’impôt n’est prélevé que si c’est absolument nécessaire et pour un montant le plus faible possible.

    Le consentir librement et le déterminer signifie que les citoyens doivent être consultés et qu’ils doivent pouvoir en déterminer le taux. L’impôt non consenti et fixé arbitrairement est une atteinte à nos droits de propriété et liberté.

    L’impôt progressif – le système par tranches que nous connaissons – est inéquitable.
    Il est d’inspiration communiste. C’est un des 10 points du manifeste du parti communiste de Karl Marx.

    L’impôt progressif est inéquitable car il force à donner sans contrepartie et rompt la solidarité. Il est inefficace car nous avons dépassés depuis longtemps le seuil de consentement à l’impôt, et donc son rendement baisse. Opaque, il est rejeté par plus de 80% des gens.

    Le retour à l’impôt proportionnel est une mesure de bon-sens.
    *****
    ML2D est un mouvement pragmatique, nous voulons vous proposer des solutions qui marchent dans d’autres pays.

    En Nouvelle-Zélande, en Angleterre et aux États Unis dans les années 1980, les taux d’impositions ont étés nettement abaissés, paradoxalement les recettes fiscales ont augmenté !

    ML2D vous propose une révolution fiscale, sans risque.

    L’impôt proportionnel, c’est une question de justice et d’efficacité.

    Actuellement l’État détermine ses besoins puis vous fait payer la note ! Récemment nos gouvernements ont multiplié les taxes idéologiques (« justice sociale », redistribution, climat) et les niches par clientélisme.

    Avec ML2D vous pourrez choisir par référendum le taux d’imposition qui s’appliquera à tous, sans niches fiscales. C’est simple et transparent … comme la CSG mais c’est vous qui choisirez le taux.

    Avec ML2Dblibérez vous de l’oppression fiscale !

    Nous sommes des personnes ordinaires, pour un mouvement extraordinaire !

    Vive la liberté !

    (*) http://harris-interactive.fr/opinion_polls/les-francais-et-limpot-sur-le-revenu/

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  3. D Doléances

    Les 3 doléance du ML2D (*)

    1) Le bon d’éducation

    Le bon d’éducation (ou bon scolaire) est une proposition concrète pour :

    • En finir avec la carte scolaire
    • Retrouver un enseignement de qualité

    La qualité de l’enseignement en France ne cesse de se dégrader selon le classement international PISA établi par l’OCDE.

    Plus grave, peut-être, les écarts entre les élèves dont le statut économique, social et culturel des parents est élevé (le quart le plus favorisé) et ceux dont il est faible (le quart le moins favorisé) est gigantesque (2).

    Ce n’est pas une question de moyens. Nous avons proportionnellement au nombre d’élèves plus d’enseignants, de personnel administratif et d’encadrement que l’Allemagne ou le Royaume-Uni.

    La Suède, les Pays Bas et la Nouvelle Zélande ont spectaculairement amélioré leurs résultats en appliquant cette méthode simple et qui ne coûte rien de plus.

    2) Le salaire complet

    Le salaire complet une proposition concrète pour :

    • Regagner en pouvoir d’achat sans déficit, dette ou impôt supplémentaires
    • Respecter les traités internationaux que notre pays a signés

    Le salaire complet, c’est ce que vous valez vraiment. Pour acheter votre travail votre employeur paie votre salaire, des charges sociales dites patronales et salariales.

    Ces charges paient vos assurances maladie, accident du travail, veuvage, chômage et vieillesse (retraite). Vous n’avez aucun contrôle sur ces sommes qui sont versées à des organismes étatiques en situation de monopole. Mettons fin à ce monopole comme le veut les traités européens.

    3) Un seul impôt : l’impôt proportionnel

    L’impôt proportionnel est
    • lisible
    • efficace
    • plébiscité
    • équitable

    Il devient urgent que la fiscalité baisse en France. Les Français sont les plus taxés du monde développé alors que les performances économiques de notre pays baissent et que le chômage y est bien supérieur à celui qui sévit dans les pays voisins (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suisse, …).

    ML2D vous propose une révolution fiscale, sans risque.

    L’impôt proportionnel, c’est une question de justice et d’efficacité.

    Actuellement l’État détermine ses besoins puis vous fait payer la note ! Récemment nos gouvernements ont multiplié les taxes idéologiques (« justice sociale », redistribution, climat) et les niches par clientélisme.

    Avec ML2D vous pourrez choisir par référendum le taux d’imposition qui s’appliquera à tous, sans niches fiscales. C’est simple et transparent … comme la CSG mais c’est vous qui choisirez le taux.

    Nous sommes des personnes ordinaires, pour un mouvement extraordinaire !

    Vive la liberté !

    (*) http://ml2d.fr/
    https://www.facebook.com/ML2D-385292792232350/

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  4. D – Instaurer la démocratie, comme le demande le peuple français

    Le grand débat organisé par le gouvernement n’a aucune chance d’apaiser et surtout de réunifier le peuple français. Les thèmes sélectionnés et formulés par l’ordre établi sont éculés. Le président Macron remet sur la table des sujets trop longtemps disputés par le microcosme politique, des sujets à jamais diviseurs, sur lesquels il ne pourra être question que de concessions aux uns, donc de mécontentement des autres. Des sujets sur lesquels les immortels partis de la république ont ancré dans l’esprit de nos concitoyens des positions primaires, subjectives, militantes dont ils ne pourront se libérer qu’avec beaucoup de temps, de silence, de réflexion. Le président veut aussi traiter de questions pour lesquelles l’embrigadement et la coercition intellectuelle des esprits sous le joug d’idéologies politiquement correctes sont tels que l’on ira de nouveau, même si les choix semblent admis par une grande majorité, vers une confrontation inévitable entre un cadre juridique et administratif idéologique et la réalité de la vie quotidienne.

    Il est également évident que les professionnels rémunérés ou bénévoles de la politique sont en filigrane dans tous les débats et en noir sur blanc dans un grand nombre de contributions. Celles-ci seront évidemment les plus en résonnance avec l’esprit de ceux qui sont en charge de faire la synthèse du débat : énarques, francs-maçons et autres personnages passés dans le moule des officines de la république. Ce grand débat ne pourra que nous resservir des plats de discordes réchauffés par 3 mois de bouillonnements et se noyer dans les disputes politiciennes de gens le plus souvent d’accord sur ce qui est à leurs yeux l’essentiel, contre le bien commun.

    Il n’y a qu’une seule façon de sortir durablement de la confrontation entre le peuple méprisé et ses élites auto-proclamées. Pour cela, un seul thème à aborder : celui de la démocratie et de la citoyenneté.

    C’est en effet le seul problème qui se pose à notre nation, il n’est que constitutionnel. Mais il est de taille, il est d’essence révolutionnaire ou contre-révolutionnaire. Car la république française et ses règles de fonctionnement institutionnel ne sont aujourd’hui que confiscation et négation de la plus efficace et justifiée des démocraties, la démocratie de proximité.

    La révolution silencieuse et pacifique, devenue manifeste et virulente bien qu’encore non formulée par le mouvement des « gilets jaunes », couve depuis bien longtemps au sein de la population française, donnant des signes, à chaque élection, d’une aggravation du symptôme. Le seul constat utile à faire aujourd’hui est celui d’un taux d’abstention qui ne permet pratiquement plus à aucun scrutin d’atteindre un quorum raisonnable, gage de représentativité. Pour avoir une meilleure perception de cette réalité, à cet abstentionnisme bien visible, il faut ajouter le participatisme auquel se résout une part considérable d’électeurs dits exprimés. Il y a participatisme chaque fois que l’on vote pour un candidat à contrecœur, faute de mieux, pour éviter l’élection de ceux ou de celui que l’on juge pire(s). Les candidats du système n’ont fait qu’aggraver ce phénomène, en jouant de plus en plus souvent de la diabolisation pour battre les candidats dits « antisystème », consolidant de ce fait leur élection par rejet du perdant et non adhésion à leurs thèses. Monsieur Macron a tort de dire qu’il a été élu pour mettre en œuvre son programme. Il a été élu parce qu’il a réussi à convaincre qu’il fallait éviter que madame Le Pen puisse mettre en œuvre le sien. Les français ne choisissent plus, ils rejettent. Il ne faut pas s’étonner de l’effondrement quasi immédiat de la popularité du vainqueur et de la remise en cause rapide de sa politique.

    En définitive, la grande majorité de nos concitoyens ne reconnaissent plus les élus comme leurs représentants ou leurs porte-paroles, et moins encore comme leurs défenseurs. C’est dire qu’ils n’ont plus de légitimité populaire, c’est-à-dire de légitimité démocratique.

    Pourquoi ce divorce ? Essentiellement pour deux raisons :

    1 – Il est objectivement vrai que les élus ne représentent plus ceux qui les élisent. L’élection en France n’est pas véritablement libre. Libre voulant dire en la matière sans pression et en connaissance de cause.

    Or les candidats sont le plus souvent inconnus ou très peu connus de leurs électeurs qui ne les choisissent que rarement pour ce qu’ils sont et pour ce qu’ils pensent. Ils choisissent le plus souvent une marque, une étiquette. L’élection des députés LREM étant en la matière emblématique.

    D’autre part, il n’y a plus d’élection directe dans notre pays. La république française a établi des règles administratives, juridiques et médiatiques tellement oppressantes et exigeantes pour toute élection qu’être candidat sans étiquette est dans 99% des cas voué à l’échec. Avant l’élection, il y a donc l’investiture. Le choix des partis avant celui des électeurs. Les français n’investissent plus leurs représentants par l’élection, ils choisissent parmi des candidats investis par des partis. La majorité nationale en est un exemple extrême, constituée de personnages inconnus du grand public et surtout de leurs futures circonscriptions, n’ayant évidemment eu aucune chance d’être réellement connus en 3 semaines de campagne, mais investis de l’étiquette gagnante. C’est l’étiquette dont ils dépendent que les élus représentent et servent en priorité. Les assemblées de France sont remplies de représentants des partis et non de représentants du peuple. Nos élus légaux n’ont plus de légitimité populaire et ne sont plus au service du bien commun mais de leurs intérêts partisans, ne cherchent plus la conjonction des forces, mais leur opposition dans un rapport qui leur soit favorable.

    Ce qu’il faut donc abolir, c’est l’investiture.

    2 – Il faut aussi constater que si la législation est tatillonne sur les procédures électorales et les exigences faites aux candidats, elle est très laxiste quant au contenu de la communication électorale. Elle ne met aucune restriction aux promesses de campagne. Une promesse non tenue par un personnage politique revêt aux yeux de la loi moins d’importance qu’une promesse non tenue par une marque de papier toilette. Profitant de l’aubaine, la communication politique est devenue l’art du mensonge, de la surenchère en promesses intenables, sans aucun risque de sanction. On impose aux exécutifs de présenter des comptes administratifs justes et sincères, mais on autorise ceux qui les dirigent à se faire élire sur des données fausses et des discours mensongers. Dès lors la tromperie est généralisée, et les élus totalement décrédibilisés. « Tous menteurs, tous pourris » est un slogan qui a malheureusement de solides fondements.

    Ce qu’il faut imposer, c’est une communication politique responsable.

    Contrairement à ce que laissent imaginer certaines initiatives des protestataires, il serait stupide de prétendre résoudre cette situation fondamentale de déni de démocratie par une participation au système électoral. Même en envisageant, une fois élu, de consulter le peuple avant de prendre toute position. Ce serait admettre que l’on peut s’en sortir en appliquant des règles truquées et avoir posé comme une évidence que les français rêvent d’une démocratie participative permanente. Ce serait non seulement être électoralement banalisé et marginalisé en rentrant dans le jeu des étiquettes, mais constater aussi très vite l’absence de légitimité (de nouveau) des positions prises, du fait des faibles effectifs (d’ailleurs vraiment libres de toutes influences des partis ?) rentrant effectivement dans le jeu de consultations « à répétition ».

    Pour en sortir, il faut construire une démocratie véritablement représentative et responsable, en remplaçant le choix d’investis partisans par l’élection libre de candidats libres, connus de leurs électeurs et pénalement redevables de leurs éventuels mensonges.

    Concrètement et sans rentrer dans les détails, cela signifie 8 modifications constitutionnelles déterminantes répondant à deux principes :

    Libérer notre système électoral de l’emprise partisane

    1 – Découper le territoire en circonscriptions électorales de 2000 électeurs à plus ou moins 500 près (ramené à la taille des communes lorsqu’elles comptent moins de 1500 électeurs) – c’est la seule circonscription (le « rond-point ») dans laquelle sera effectué un vote populaire, entre gens qui se connaissent et/ou qui ont réellement la possibilité matérielle d’être connus.

    2 – Interdire la candidature de personnes domiciliées et résidant dans la circonscription depuis moins de douze mois avant la date du scrutin, cette année étant la durée de la campagne électorale.

    3 – Doter tous les candidats de budgets de campagne identiques (chèques candidatures), remboursables en cas de score inférieur à 5%.

    4 – Interdire toute mention d’appartenance à un parti politique ou à une association dépendant d’un parti politique. Ceux-ci n’ont plus de rôle électoral, mais deviennent des organismes d’étude et d’analyse politique (leur mode de financement par des enveloppes attribuées aux élus étant comparable à celui du financement de la formation professionnelle). Ce sont les élus qui « investissent » ou mandatent les organismes d’étude politique à leur service et non l’inverse.

    5 – A partir de ces élus véritablement représentatifs et librement mandatés par le peuple, il faut établir selon les mêmes principes une démocratie indirecte. Le collège d’élus « municipaux » élisent en leur sein les maires et adjoints. Puis ceux-ci éliront de la même façon les assemblées départementales, qui choisiront en leur sein les assemblées régionales et celles-ci l’assemblée nationale. Ainsi, chaque corps électoral, et au premier échelon, le peuple de France, a la possibilité matérielle de voter pour des individualités connues de lui. L’assemblée nationale désigne en son sein les membres de l’exécutif et cet exécutif désigne son président.

    Responsabiliser le discours politique et respecter la parole donnée au peuple

    6 – Appliquer à la communication politique les lois relatives à la publicité commerciale mensongère. Cela imposant simplement aux candidats de mentionner de façon claire quelles sont leurs promesses inconditionnelles, et quelles sont celles qui ne constituent pas un engagement définitif, étant sujettes à la réunion de certaines conditions qu’il devront préciser.

    7 – Instituer le principe de référendums annuels, intégrant des sujets nationaux et locaux d’initiative gouvernementale, législative ou populaire.

    8 – Adopter une loi constitutionnelle interdisant toute nouvelle consultation référendaire et toute évolution législative contraire aux choix exprimés par référendum pour une durée de 7 ans.

    Pratiquement, si ces principes ne sont pas dans notre constitution avant les prochaines élections municipales, je suggère à nos concitoyens gilets jaunes ou solidaires de leur combat, d’en démontrer pacifiquement la pertinence. Tout simplement en organisant des élections libres, « rond-point par rond-point » en parallèle des élections officielles, et en appelant à boycotter massivement ces dernières. Pour opposer à des élus légaux des élus légitimes !

    Il ne s’agit pas aujourd’hui de sauver la République, comme le dit le pouvoir en place, mais d’instaurer la démocratie, comme le demande le peuple français.

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    • C
      Je partage, nous vivons ou plutôt nous subissons une parodie de démocratie. Lors de la dernière élection les jeux étaient faits depuis longtemps, on nous a imposé une sélection de prétendants tous issus du sérail. Lors de la dernière ligne droite tous les acteurs (y compris les médias) nous ont bien serinés que si nous faisions l’autre choix voilà ce qu’il fallait en attendre (perso. je n’ai voté ni pour l’un (e) ni pour l’autre). Les dés sont pipés depuis longtemps mais nous sommes trop peu nombreux à en être conscients.

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  5. D
    Je pense que nous nous occupons de la partie émergée de l’iceberg et que l’état fera comme d’habitude: pour contenter pendant quelque temps les manifestants, grappiller de l’argent là où c’est encore possible et continuer à emprunter, ce qui fera encore gonfler cette dette abyssale qui restreint nos libertés, nous appauvrit, et nous fragilise quant à la considération que les autres états portent à notre pays. Nous sommes le pays de l’intellect et continuons à fonctionner avec un système pyramidal: les grandes écoles déconnectées des réalités et des technocrates qui ne connaissent rien au terrain et appliquent souvent des décisions absurdes dans tous les domaines: agricole, école etc..; ils méprisent les gens de terrain et restent sourds la plupart du temps à ce que ceux ci proposent alors qu’ eux ont cette connaissance du terrain; Par ailleurs, à cause de cette prédominance de l’intellect, nous avons à l’inverse de l’Allemagne, dévalorisé dans l’esprit des parents et des jeunes tout ce qui avait trait au technique, à l’artisanat et tout ce qui touchait au manuel. Les enseignants appelaient cela « la voie de garage ». Résultat: tout le monde veut avoir des diplômes ( et donc pour ce faire, il a fallu d’année en année baisser hypocritement le niveau pour arriver à un bac qui ne vaut plus rien); la sélection se fait donc au niveau de la fac et nous avons toute une jeunesse qui aurait pu trouver sa place dans le manuel et qui se retrouve sans connaissances, sans aucun diplôme et à la rue (3 millions de jeunes désœuvrés entre 15 et 34 ans aujourd’hui) alors que de nombreuses entreprises proposent des emplois dans ces domaines sans succès; C’est un gâchis incommensurable à tous les niveaux qui affaiblit le pays et présente bien des dangers  » l’oisiveté étant mère de tous les vices ».
    Il s’ensuit le sentiment de ne pas être entendu, compris, un besoin de confrontation permanent, la sensation d’être méprisé, un appauvrissement du pays. Des jeunes diplômés abandonnent un travail très bien rémunéré pour devenir éleveur, agriculteur, boulanger etc.. parce qu’on les a poussés à faire des études qui ne répondaient pas à leur besoin profond. Et ne parlons pas de tous ceux qui ne trouveront jamais leur voie et de ce fait exerceront mal leur métier. Tout cela est un terrible gâchis qui nous coûte très très cher et qui un impact sur la société toute entière et dans tous les domaines.
    Il est donc urgent de valoriser toutes les formes d’intelligence, de les traiter toutes avec le même respect afin que chacun puisse enfin trouver sa place et s’épanouir dans ce beau pays qui a tout pour réussir.

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