Si le système de santé américain « tue », l’européen tue encore plus

Pour donner suite à mon récent billet sur les navrantes recommandations dirigistes de la Cour des Comptes à propos de notre système de santé, je vous propose aujourd’hui un témoignage puis ma traduction pour Contrepoints d’un intéressant article publié sur le site de la FEE. 

L’auteur,  Mahdi Barakat, est un américain libéral, partisan de la limitation du périmètre d’action des gouvernements. Ingénieur diplômé de University College (Londres), il a travaillé comme consultant pour l’industrie des équipements médicaux et se consacre à la recherche sur les politiques publiques.

Dans l’article ci-dessous, il montre que les Etats-Unis, bien que considérés comme un pays où il ne fait pas bon tomber malade quand on n’est pas rich and famous, ont des performances médicales telles que si on leur appliquait celles des pays jouissant d’une couverture santé collective universelle, comme les pays européens ou le Canada, ce seraient plusieurs dizaines de milliers de décès en plus qu’il faudrait constater chaque année.

La solidarité médicale qui s’affiche en Europe tend à masquer les déficiences massives (attentes, pénuries…) qui sont la marque des systèmes de santé universels collectivisés. De quoi réfléchir.

→ Pour compléter cette approche académique, j’aimerais vous livrer le témoignage que j’ai reçu hier d’un ami français actuellement en visite à San Diego (Californie). Sa fille (37 ans) qui vit là-bas a été opérée hier d’un cancer de la langue et des ganglions du haut du cou. Opération lourde et complexe qui a duré 6 heures. Après nous avoir donné des nouvelles de sa santé, il a rajouté un post scriptum à son mail. Mon ami n’est pas un libéral comme moi, mais il a des yeux pour voir, une intelligence pour comprendre et un coeur pour ressentir. Voici ce qu’il tenait à dire  à son cercle d’amis :

« PS : Je ne vous lâcherai pas sans vous avoir invité à lire les lignes qui suivent sur la médecine que j’ai vue à l’œuvre cette semaine. Voici :

Sharp Memorial Hospital de San Diego : Admiration … Multiplicité et exhaustivité des examens effectués, en une semaine, à la chaîne, et sans attente pour le patient ; temps pris par les spécialistes de chaque discipline pour faire l’explication lente des données, pour faire de la pédagogie sur la situation et sur les suites à prévoir ; prise en charge des enfants ; affectation à (ma fille) dès avant l’opération de la personne qui va être en charge de l’intégralité de son suivi post opératoire ; organisation de plusieurs rendez-vous avec cette personne avant l’opération ; présence de celle-ci à l’entrée du bloc et à la sortie ; pour parler ; chaque rendez-vous (et il y en a eu des dizaines, c’est incroyable) ne se termine pas au vu de l’horloge, mais seulement lorsque tout a été dit et compris ; remise à (ma fille) des n° de téléphones directs de tous les spécialistes rencontrés ; pendant l’opération : compte rendu toutes les 90 minutes de ce qui est en train de se passer ; et, bien sûr, mise à disposition de la famille d’un salon privé dans l’hôpital.

Au plan du chirurgien : (ma fille) a été opérée par Terry Mansfield un des meilleurs spécialistes actuels du pays, qui, apanage des grands, a accepté qu’à la suggestion de notre famille (qui, truffée de professeurs de médecine, avait construit de Paris, à partir de tous les résultats transmis, un protocole secondaire « en miroir ») un second chirurgien soit présent au bloc pendant l’opération afin de prendre éventuellement la main et d’orienter la procédure vers une intervention plus lourde si la procédure initialement prévue était confrontée à une mauvaise surprise. Temps passé par des tiers pour évaluer l’absence d’effets nocifs (pression) de cette double procédure sur Terry qui l’avait acceptée (il s’est en fait montré ravi de l’idée venue d’ailleurs, mais après 4h d’opération nous a fait savoir qu’il était convenu avec son confrère que l’alternative lourde ne serait pas nécessaire).
 
Chapeau bas à ces gens, et à un mode de fonctionnement pluridisciplinaire techniquement impressionnant qui fait penser à un lancement de fusée.
 
Ajoutons à cela la gentillesse et l’immensité du temps consacré. En moins d’une semaine (ma fille) est passée d’un diagnostic lourd et un imaginaire prostré relatif à l’intervention à une entrée au bloc en nous disant « je suis prête », rassurée. »

Et maintenant, l’article promis.
Bonne lecture et bon Week-End !

•          •          •

Cet article est paru initialement le 27 octobre 2017 sur le site de la Foundation for Economic Education (FEE) sous le titre If American Healthcare Kills, European Healthcare Kills More puis il fut repris en français par Contrepoints le 8 novembre 2017.

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Si le système de santé américain tue, l’européen tue encore plus

On justifie généralement l’adoption d’un système de santé collectivisé de type européen par les décès qu’il permet d’éviter, mais les chiffres ne le confirment pas.

L’argument moral en faveur d’un système de santé universel est simple : si davantage de gens reçoivent des soins médicaux, on aura moins de décès évitables à déplorer. Si un tel système, avec payeur unique notamment, débouche sur une mortalité en baisse, alors il devient à l’évidence le choix moral qui s’impose. Des hommes politiques comme Bernie Sanders vont encore plus loin en affirmant que la réduction de la couverture santé gouvernementale lancée par le parti Républicain tue effectivement des gens.

Et pourtant, que dirait-on si l’on disposait de preuves montrant que plus de gens mourraient dans le cadre d’un système de santé universel que dans celui qui prévaut aujourd’hui aux Etats-Unis ? Que dirait-on si, selon les standards de la gauche, le système américain se révélait moins tueur que le système européen moyen ?

Considérons le nombre de personnes décédées par manque de soins médicaux aux Etats-Unis. Le sujet est fortement polémique et les estimations varient de 0 à 45 000 personnes par an. Le dernier chiffre est évidemment celui que les progressistes aiment citer. Bien qu’il soit plus que douteux, admettons pour les besoins de la discussion que les décès annuels aux Etats-Unis seraient inférieurs d’environ 45 000 si tous les Américains avaient une assurance-santé décente.

Et maintenant, retournons la question : Combien de personnes meurent dans les autres pays en raison des déficiences de leur système de santé ? Et combien mourraient aux Etats-Unis si nous avions des résultats de traitement similaires à ceux des autres pays ?

Les systèmes de santé collectivisés coûtent des vies

Une étude du Fraser Institute intitulée L’effet des temps d’attente sur la mortalité au Canada estime qu’« entre 1993 et 2009 au Canada, l’augmentation des temps d’attente pour les soins médicaux nécessaires a pu provoquer entre 25 456 et 63 090 décès supplémentaires chez les femmes, la valeur moyenne étant de 44 273. » Si l’on procède à des ajustements pour tenir compte du nombre d’habitants (les Etats-Unis en ont environ 9 fois plus) cette moyenne monte à 400 000 décès supplémentaires estimés chez les femmes sur une période de 16 ans. En d’autres termes, si les Etats-Unis souffraient de la même hausse de mortalité que le Canada en raison de l’augmentation des temps d’attente, on y observerait 25 000 décès féminins supplémentaires par an. Un système qui affecte les femmes de façon aussi disproportionnée ? Très progressiste.

Examinons maintenant le résultat des traitements. Selon le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont la cause de plus de 130 000 décès par an aux Etats-Unis. Cependant, le taux de mortalité à 30 jours d’un AVC y est significativement plus bas que dans tous les autres pays de l’OCDE à l’exception du Japon et de la Corée. Les données de l’OCDE suggèrent que les taux européens ajustés par l’âge et le sexe se traduiraient par des dizaines de milliers de décès additionnels aux Etats-Unis.

Si l’Amérique avait le taux de mortalité à 30 jours du Royaume-Uni, par exemple, nous pourrions nous attendre à 38 000 décès de plus chaque année. Pour le Canada, ce nombre serait de l’ordre de 43 500. Et ceci ne vaut que pour les décès se produisant dans le mois qui suit l’attaque, lesquels ne représentent que 10 % des décès liés à un AVC.

On retrouve ce résultat dans les données sur la mortalité globale des AVC : aux Etats-Unis, pour 1000 AVC qui se produisent chaque année, on compte environ 170 décès liés à un AVC. Ce dernier nombre monte à 250 au Royaume-Uni et 280 au Canada. Etant donné qu’aux Etats-Unis, le nombre annuel d’AVC est de 795 000, l’écart de mortalité lié à un AVC est faramineux. Mais ne vous attendez pas à ce que NPR (audio-visuel public des Etats-Unis) vous propose une émission bien larmoyante sur un Canadien victime d’un AVC qui aurait pu survivre dans un hôpital américain.

De la même façon, les taux de survie au cancer sont considérablement plus élevés aux Etats-Unis que dans d’autres pays. Examinez ces données citées par le CDC. Elles viennent de l’étude CONCORD qui fait autorité sur les taux internationaux de survie au cancer. On constate que les Etats-Unis dominent tous les autres pays pour les formes de cancer les plus mortelles.

Si l’on ramène les taux de survie donnés par le CDC pour chaque forme de cancer à leur contribution dans la mortalité globale du cancer, on déduit que le taux de survie du Royaume-Uni produirait 72 000 décès supplémentaires par an aux Etats-Unis. Ce nombre serait de 21 000, 23 000 et 31 000 en se basant sur les taux de survie du Canada, de la France et de l’Allemagne.

Comment sauve-t-on des vies ? D’abord, bien sûr, grâce aux excellents résultats des différents types de traitements médicaux qui sont souvent l’apanage des Etats-Unis. Ensuite, il ne faut pas oublier toutes les vies sauvées chaque année dans le monde grâce aux innovations médicales que le dynamisme des marchés américains rend possibles. Selon la logique « Le système de santé américain tue », toute augmentation des impôts, en pesant sur la productivité et donc en ralentissant le rythme de l’innovation, équivaut à tuer – une conclusion à l’évidence absurde.

Le débat sur la santé a été mal cadré par des démagogues

Je suis le premier à le reconnaître, notre système de santé est loin d’être optimal. Entre autres préoccupations, l’augmentation des coûts de santé a certainement besoin d’être contrôlée et l’assurance contre le désastre de la maladie devrait être beaucoup plus abordable. Mais les mesures exigées par Sanders et consorts ignorent complètement les déficiences massives qui sont la marque des systèmes de santé universels collectivisés. Ils entonnent en permanence la complainte des 45 000 vies enlevées chaque année par l’avidité des dirigeants des compagnies d’assurance et leurs amis du Congrès américain, mais restent totalement ignorants du fait que les systèmes européens qu’ils fétichisent sont moins humains selon leurs propres termes.

Si nous devons qualifier Paul Ryan de tueur pour avoir coupé dans les dépenses de Medicaid, nous devons logiquement recourir à la même expression pour tous les politiciens qui se font les avocats des systèmes de santé européens – vous savez, ces systèmes dont les résultats signifient des dizaines de milliers de morts en plus aux Etats-Unis chaque année. Paul Ryan est peut-être champion olympique de l’homicide involontaire, mais Bernie Sanders n’est pas loin de battre le record du monde.


Illustration de couverture :  Dead man. Photo Shutterstock.

23 réflexions sur “Si le système de santé américain « tue », l’européen tue encore plus

  1. Merci, très intéressant. Pour l’avoir expérimenté à plusieurs reprises, j’ai pu constater que le système de santé canadien (étatisé) est une catastrophe, le système français, mi libéral, mi étatisé, marche beaucoup mieux. En outre, j’aurais une question, je sais qu’il y a des tas d’autres causes, mais comment expliquer, au vu de cet article et de ces données, que l’espérance de vie est plus élevée en Europe qu’aux Etats-Unis, et en particulier plus élevée en France ?

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    • La médecine n’est que l’un des facteurs influant sur la durée de vie. Il y en a de nombreux autres : génétiques (et donc raciaux), alimentation, stress, pollution, mode de vie, accidents, suicides et meurtres. J’en oublie peut-être.

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      • Bah oui on a pas tous la même durée de vie en fonction de notre hygiène de vie, du pas de bol, et de tas d autres facteurs, dont certains doivent même être économiques, soyons fous.
        Y en a même qui disent que se suicider ou se tuer sur la route influerait sur la durée de vie. C est dingue ça, mais ça doit être une rumeur, je ne peux y croire.
        J’ai pas de stats précises sur le TAUX de mortalité en fonction de la race ou de la bêtises, bizarrement j ai pas trouvé. Cela aurait eu de la gueule. X% sont morts car ils boivent trop, Y% parcequ’ils fument trop, Z% parce qu ils ont la peau noir et Z »% parce que trop bête donc pas adapté à leur milieu naturel, pas comme nous hein ?
        Maintenant si vous voulez dire que certaines maladies mortelles touchent des ethnies particulières, ou que nous n avons pas la même ESPÉRANCE de vie ( et encore…moi je n ai aucune espérance de vie, cette mesure se basant sur ceux qui sont déjà mort. Une bonne guerre et mon espérance de vie va en prendre un sacré coup ) en fonction de l’endroit où l’on vit sur cette planète on sera d accord mais ce n est pas ce que vous dites.

        Un peu de rigueur, votre réputation vous appartient.
        L’espoir fait vivre 😜.

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      • @ Trawash

        Comme souvent, ce sont les gens qui ont la pensée la plus confuse qui fustigent les autres pour leur manque de rigueur. J’ai dit ce que j’ai dit et pas autre chose, il suffit de me lire, mais c’est sans doute trop vous demander.

        La génétique est un facteur majeur dans l’apparition des maladies (c’est même l’une des voies de recherche les plus prometteuses pour la médecine de demain), c’est donc forcément quelque chose qui influe sur la durée de vie.

        La génétique est par ailleurs ce qui distingue les races, par conséquent deux pays différents peuplés de races différentes peuvent fort bien avoir des espérances de vie différentes, toutes choses égales par ailleurs, sans que la qualité du système de santé soit le moins du monde en cause.

        Pour comprendre ce qu’écrit quelqu’un il faut le replacer dans son contexte. Ici, le contexte est un argument selon lequel le pays A a une durée de vie supérieure au pays B, par conséquent cela prouverait que le « système de santé » du pays A est meilleur que celui du pays B.

        Mon argument consiste à dire : c’est faux, car le « système de santé », concept qui mélange des pommes et des poires puisqu’il amalgame la qualité de la médecine, son mode de financement et le cadre étatique ou privé de l’un et de l’autre, n’est pas le seul facteur en cause dans la durée de vie, et de loin.

        Votre ironie idiote et vos phrases débiles (« ben oui », « soyons fous », « je ne peux pas y croire ») n’ajoutent rien au débat et contribuent au contraire à l’obscurcir. Ben oui, comme vous dites : les accidents contribuent à réduire la durée de vie, et n’ont rien à voir avec la qualité du « système de santé ». C’est précisément la conclusion de mon raisonnement. Quel est le vôtre ? Où voulez-vous en venir ?

        Vous feriez mieux de vous occuper de votre « réputation » plutôt que de celle des autres. Ce n’est pas avec des interventions pareilles qu’elle risque de décoller.

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      • Vous êtes bien  » sensible » mais vous avez raison. La façon dont je mène cette querelle n apporte rien au débat.
        Utilisons donc la raison, la logique et la connaissance plutôt que l ironie.
        Vous avez également reformulé le point qui m’avait fait réagir. Merci.

         » La génétique est par ailleurs ce qui distingue les races, par conséquent deux pays différents peuplés de races différentes peuvent fort bien avoir des espérances de vie différentes, toutes choses égales par ailleurs, sans que la qualité du système de santé soit le moins du monde en cause  »

        Je doute de votre prémisse,  » la génétique est par ailleurs ce qui distingue les races »

        Pour votre connaissance, des études scientifiques, du milieu du 20ième siècle, ont montré que le concept de « race » n’est pas pertinent pour caractériser les différents sous-groupes géographiques de l’espèce humaine car la variabilité génétique entre individus d’un même sous-groupe est plus importante que la variabilité génétique moyenne entre sous-groupes géographique. Et il n y a aucun arguments biologiques qui pourraient légitimer la notion de race. Il n y a que l’espèce humaine. Aucune race humaine. Même les pygmées en sont.
        Sources :
        Y a-t-il des races humaines ? Pourquoi autant de couleurs de peau ?, hominides.com.
        Katharine Tyler, « Compréhension publique des notions de race et de génétique : un aperçu des résultats d’une récente recherche au Royaume-Uni », sur L’Observatoire de la génétique, 2005.

        Votre affirmation que la génétique est par ailleurs ( par ailleurs quoi ? ) ce qui distingue les races est fausse. La suite ne peut que l’être. J’ai eu envie de m’arrêter là.

        Mais supposons que je sois d accord avec votre affirmation.

        À : la génétique est ce qui distingue les races
        B : l espérance de vie peut varier dans deux pays différents peuplés d invidus de race différente, toutes choses égales par ailleurs.
        C: la qualité du système de santé

        Pouvez vous justifier le lien de causalité entre À et B ?
        Le fait que l’espérance de vie peut varier dans deux pays différents peuplés d individu de races différentes, toutes choses égales par ailleurs ( on verra plus loin si c est possible ) n est pas la conséquence de la génétique qui distinguerai les races.
        A est vrai donc B, ça fonctionne pas pas comme ça, on pourrait dire n importe quoi:
        Ma voiture est la plus belle, toute chose égales par ailleurs, donc je suis.

        Pouvez vous justifier que l espérance de vie dans ces deux pays, toute chose égale par ailleurs, n est pas la conséquence de la qualité de service du système de santé ?
        Vous ne pouvez ni l infirmer, ni le confirmer, car dans chacun de ces deux pays, un système de santé équivalent empêche toute comparaison ( car impossibilité de comparer les deux système de santé vu qu ils sont égaux par ailleurs comme tout le reste sauf la race )

        Il ne reste donc plus que la race comme critère déterminant, vous avez exclu tout les autres.

        Vous dites en réalité :

         » La génétique est ce qui distingue les races, par conséquent le seul critère déterminant pour l’espérance de vie est la race car j ai exclu tout les autres critères, égaux par ailleurs dans les deux pays de référence, y compris la qualité du système de santé  »

        Prémisse faux, logique erratique, affirmation foireuse de votre part : la race détermine l’espérance de vie.

        Continuons sur le terrain des données.

        Je suis capable de trouver des données me montrant des différences d espérance de vie entre plusieurs pays ou continent. Je suis capable de trouver des écarts d espérance de vie entre differentes catégories professionnelles ( i.e agriculteur VS cadres sup ) où entre hommes et femmes, mais je suis incapable de trouver des écarts d espérance de vie en fonction de la race que cela soit à l’intérieur d une même nation et a fortiori entre deux nations homogènes « racialement » qui seraient égales par ailleurs.
        Je cherche. Je ne trouve pas. Complot? Non c est juste que je ne trouve pas, j avais dit pas d ironie.
        Donc :

        1. Comment savez vous que l espérance de vie pourra être différentes dans deux pays ayant une population de races différentes toutes choses égales par ailleurs ? Toutes choses égale par ailleurs mis à part la race si je vous suis bien ? Ces pays existent t’ils ailleurs que dans vos biais cognitifs ?
        2. Pouvez vous me communiquer les données qui le montrent, dans le cas fort peu probable où ces pays existeraient ?

        Comme vous ne pourrez répondre à mes questions :

        J’affirme ( j aime le risque ) :

        « Deux pays différents peuplés d individus différents peuvent fort bien avoir des espérances de vie différentes ou égales sans que la couleur de la peau entre en considération et ce jusqu à preuve du contraire, aucune étude ne validant que la couleur de la peau influe sur l espérance de vie; en revanche d autres facteurs sont déterminants comme le niveau de développement économique, le niveau des libertés de la personne, les campagnes de vaccination, la qualité du réseau d eau, le niveau de pollution, le niveau de qualité des soins, les maladies endémiques, la nutrition, le niveau de qualité du système santé qu il soit privé ou public ( i.e. le nb de médecins par habitant ), et soyons fous la situation militaire du pays considéré. ( guerre avec une puissance étrangère ou civile )»
        NB : une maladie génétique peut frapper un groupe d’individus en particulier sur une zone géographique, sans que cela soit lié à un caractère racial, les races n existant pas, mais à un critère génétique.
        Apprenez à distinguer.

        Discussion close sur le sujet des races qui détermine. En ce qui me concerne.

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    • @JB
      Non, non. Il n’y a pas de libéralisme en France. Si c’est « mi-étatisé », ce n’est pas libéral. Et en tant que français, je n’ai pas l’impression que cela fonctionne bien car la plupart du temps je dois me passer de ce système pour ne pas péter une durite devant les considérables pertes de temps.

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      • Le libéralisme n’est pas un extrémisme. Le libéralisme ne suppose pas l’interdiction de tout hôpital public, l’interdiction de tout système d’assurance-maladie étatique quel qu’il soit, l’interdiction pour des pompiers militaires de porter secours aux blessés, l’interdiction de toute recherche médicale publique, etc. Le dogmatisme est absurde en la matière.

        La Suisse, l’un des pays les plus libéraux du monde, possède des éléments étatiques dans son système d’assurance-maladie par ailleurs largement privatisé, ainsi que des droits de douane avec la France. Par exemple.

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    • Ce serait bien si vous pouviez commenter votre lien et dire à quel titre vous le postez.

      A la lecture de l’article, je vois qu’on parle du NHS du Royaume-Uni, système totalement collectivisé dont les lourdeurs sont archi-connues, et je lis aussi :
      « Si les chercheurs n’ont pas identifié la nature de ces décès en excès (qu’ils ne qualifient d’ailleurs pas d’«évitables») » …. donc voilà ….

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  2. Bonjour,

    Le problème du système de santé américain, n’est pas en soit la qualité des soins dispensés, mais le système d’assurances privés qui permet aux patients d’être couvert en cas de pépin.

    Un de mes amis, qui vit aux USA depuis plus de 20 ans, et qui y a élevé ses 3 enfants, m’a raconté comment cela se passait avec les assurances.

    Lorsqu’il a besoin de consulter un médecin, il n’a aucun problème pour avoir accès à des médecins compétents en temps et en heures et il estime que sa famille est très bien soignée. Le problème commence quand il s’agit de régler la note. Il a évidemment souscrit une assurance privée, et la plupart du temps, il s’acquitte lui-même d’un forfait et son assurance règle les compléments, ce qui en soit, est tout à fait normal.

    Le problème est que son assurance, lui annonce systématiquement des couts complétement farfelus et des dépassements de plafond, et il n’a aucun moyen de vérifier la véracité et la cohérence des couts qui lui sont imputés. Il n’y a aucun barème de référence, c’est complètement opaque et à la tête du client.

    Il est constamment obligé de négocier avec son assurance, qui lui envoie des factures aberrantes (récemment, il a reçu une facture de plus de 3 000 $ pour une simple radio), et totalement incohérentes entre elles.

    Il passe donc des heures au téléphone à se bagarrer avec ses interlocuteurs, à rappeler untel ou untel, pour expliquer qu’il ne paiera pas les sommes réclamées. Avec le temps, il a appris à être ferme, malgré les nombreuses menaces de procès qui lui ont été signifiées, et il n’a jamais eu le moindre problème, l’assurance finit toujours par accepter. Mais c’est toujours une âpre négociation et beaucoup de stress.

    Son analyse est que les assurances essaient au maximum de soutirer de l’argent de leurs assurés, et qu’il y a très probablement une bonne partie des assurés qui n’ont pas sa capacité de négociation et qui se font littéralement avoir sur les coûts annoncés de leurs soins et leur non prise en charge.

    Au final, il trouve que le système libéral a atteint ses limites, et il a hâte de revenir en France pour retrouver notre système bien plus clair et transparent à ses yeux. Étant libéral moi-même, j’avoue que je n’ai pas trouvé beaucoup d’arguments pour défendre le système américain.

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    • J’aurais tendance à opiner. Ayant soigné quelques américains dans le passé, et à la lecture de blogs d’expatriées américaines, aucun ne préférait leur système, et tous étaient épatés par la qualité du système français et son incroyable faible coût (apparent).

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    • Il faudrait pouvoir calculer ce que nous, en France, payons par personne selon les âges chaque année en assurance maladie (cotisations de Sécu + cotisation des mutuelles + frais à notre charge + quote-part dette liée), faire une décote ou surcote en fonction de la qualité du service reçu (et on sait tous que les urgences, c’est galère, avoir un RDV dans certaines spécialités, c’est galère, avoir un examen IRM, c’est galère etc..) et comparer. De telles études existent certainement.
      « notre système bien plus clair et transparent à ses yeux » : Hm. On ne sait plus ce que ça coûte.

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      • Le problème n’est pas tant le cout en soit, mais la négociation systématique, qui lui est vraiment pénible. C’est vraiment du « chacun pour soi », et du grand n’importe quoi, au niveau des tarifs et des prises en charge, à tel point qu’il se demande comment son assurance finit par gagner de l’argent, si ce n’est avec des pratiques commerciales extrêmement douteuses (prix à la tête du client), qui font que le faible finit toujours par payer le prix le plus fort pour des services équivalents.

        Et sur point, j’avoue que j’ai du mal à argumenter…

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    • Mon grand oncle d’Amériques est revenu en France dès qu’il a eu sa retraite pour se faire soigner. C’était dans les années 70, je crois.
      Donc, déjà le problème des assurances médicales personnelles commencait à émerger aux USA, et à San Francisco puisqu’il y était « cuistot » dans un restaurant français.

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  3. Le principal avantage du système américain est le principe de la concurrence en ce qui concerne les offres d’assurance-santé. Donc ce n’est pas du n’importe quoi, chacun pour soi, c’est juste que c’est pas l’Etat nounou qui vous prend par la main pour vous dire ce qui vous convient le mieux, c’est soi-même pour sa santé. Ce qui n’est tout de même pas rien et devrait faire l’objet de la meilleure attention, n’est-ce pas ?
    D’ailleurs c’est en principe ce qu’on fait pour choisir sa mutuelle et il faut être assez attentif aux propositions et bien lire entre les lignes comme toutes les sortes d’assurances et faire des comparaisons. Les mutuelles sont des assurances qui ont tout intérêt à ce que vous restiez en bonne santé, que les soins soient de la meilleure qualité et pérennes pour avoir à débourser le moins possible. En bref un mode concurrentiel apte à pouvoir tirer l’ensemble du secteur vers le mieux.
    Ce qui et sûr et certain c’est que nous autres français avons un des systèmes le plus cher au monde, collectivisé, « égalitariste », fonctionnarisé un maximum et où l’irresponsabilité y est souvent de mise. Les exemples de gabegies sont nombreux. Par exemple il y a quelques années, notre fille croit se casser le pied, le médecin consulté craint pour son diagnostic et pour se couvrir, indique IRM, à midi le médecin IRM diagnostique une foulure mais pas de fracture, c’est son dixième cas depuis 7 heures…il râle, bof, c’est pas grave, c’est « gratuit ».
    « les décès annuels aux Etats-Unis seraient inférieurs d’environ 45 000 si tous les Américains avaient une assurance-santé décente » est un raccourci excessivement rudimentaire et populiste-politicien. C’est le chiffre qui frappe (comme les 3% de déficit). Les comparaisons en matière de santé sont extrêmement complexes à faire car multi factoriels. Le très récent panorama de santé 2017 OCDE
    http://www.oecd-ilibrary.org/docserver/download/8117302e.pdf?expires=1512128302&id=id&accname=guest&checksum=9042968EF0C5A5D0F43DA90061EA025C
    déjà évoqué dans un article précédant fait intervenir : facteurs de risques et déterminants de santé (obésité importante aux US), éléments socio-économiques, tabagisme, alcool, habitudes culinaires, modes de vie, dispositifs préventifs, etc…etc…

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    • « Les mutuelles sont des assurances qui ont tout intérêt à ce que vous restiez en bonne santé… En bref un mode concurrentiel… »

      En fait, les mutuelles françaises sont des organisations hybrides, à mi-chemin entre l’entreprise privée et la fonction publique. Leur imbrication avec les rouages de l’Etat est profonde, et l’on ne peut certainement pas les comparer à des assureurs privés.

      Dans certains cas, d’ailleurs, c’est un avantage pour le souscripteur. Certaines mutuelles offrent des prestations nettement plus intéressantes que les assureurs privés, ce qui doit conduire les libéraux dogmatiques à se persuader que le dogmatisme n’est pas libéral (mais étant dogmatiques, il y a peu de chances qu’ils soient sensibles aux faits…).

      Cependant, n’avez-vous pas été frappé par l’insistance avec laquelle de nombreuses mutuelles se qualifient de « militantes » ? Militantes de quoi, d’ailleurs, parce que ce n’est jamais précisé ? Militantes socialistes, bien sûr. Cela va de soi. Militant veut dire socialiste.

      Mon expérience personnelle avec certaines mutuelles m’enseigne que lorsque vous mettez le pied chez elles, vous avez disctinctement l’impression d’être tombé dans un nid de fonctionnaires.

      Tout cela est subtil, et le « modèle français » est une bête particulière qui ne se laisse pas mettre facilement dans des cases.

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  4. Le témoignage que vous transmettez ne m’étonne pas : l’absence de professionnalisme en France est quelque chose à quoi nous sommes habitués, mais c’est à tort (et j’ajoute que cela ne concerne pas que la médecine, mais tous les secteurs d’activité).

    Naturellement, avant de m’extasier complètement, j’aimerais jeter un coup d’oeil sur la facture, et aussi savoir ce qui serait advenu si la famille du patient n’était pas « truffée de professeurs de médecine ».

    Une chose est certaine concernant le système de santé américain : il est beaucoup trop coûteux, c’est le plus coûteux du monde et de loin, bien loin devant le système français, qui, lui-même, est le second ex-aequo. Je ne parle même pas là de la facture du patient, je parle du coût global indépendamment de l’identité du payeur. La cause en est connue : c’est l’assurance médicale hors de prix, elle-même due aux indemnités scandaleusement élevées qu’il est possible d’obtenir en justice en cas de faute médicale alléguée.

    Ce système conduit à une perte nette pour la société. Quelques rares malades, victimes réelles ou imaginaires d’erreurs médicales, bénéficient de profits injustes et tombés du ciel ; les avocats et les assureurs s’engraissent prodigieusement ; et tous les autres pâtissent de cette dépense parasite qu’il faut bien financer.

    D’autre part, il est clair que le système de négociation de marchands de tapis décrit ici par des témoins directs est nocif et insoutenable. Personne de sensé ne peut soutenir qu’un système de santé libéral devrait ressembler à ça.

    Maintenant, pour rigoler, voyez la façon idéalisée et complètement disjointe de la réalité dont le système de santé français est présenté dans le journal communiste américain Jacobin (communiste, et snob) :

    https://www.jacobinmag.com/2017/11/single-payer-health-care-medicare

    Comme quoi, il faut se méfier des clichés déformés par la distance et la théorie. Sur le papier, la description idyllique de Jacobin est juste ; malheureusement, l’auteur n’a pas pris la peine de vérifier comment cela se passait dans les faits…

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    • « Comme quoi, il faut se méfier des clichés déformés par la distance et la théorie  »

      L article rigolo des communistes américains brosse un portrait idyllique de notre système de santé DONC il faut se méfier des clichés qui se déforment en fonction de la distance et de la théorie.
      J ai une solution pour éviter de déformer les clichés, j évite de les utiliser ou bien je les utilise de très, très près, ça s’use moins vite et ça sent un peu moins mauvais.
      Ils restent donc en état de marche pour vous. Je suis sympa.

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  5. Bonsoir Nathalie,
    Un article excellent, comme à votre habitude.
    Amha la question n est pas de savoir si un système de santé collectiviste est plus efficace qu’un système de santé libre. Les Libéraux et collectivistes se balanceront toujours des études à la figure arrivant à des conclusions différentes, mais aussi des témoignages plus où moins croustillants ou édifiants sur les vertus et les vices de leur système respectif. Nous avons tous des amis collectivistes. Nous ne serons jamais d’accord avec eux, et eux avec nous.
    Et même ici des libéraux doutent du libéralisme.
    C est dire si ce n est pas gagné.
    Je peux aussi témoigner, avec mes biais et mes préjugés, ce sera peut être intéressant mais cela ne démontrera rien. Juste que je doute.
    La question, selon moi, en toute chose, est celle du respect des libertés individuelles, responsabilité toussa ( je ne vous explique rien, vous le pensez bien mieux que moi). Et là on les ébranle un peu mais si peu.
    Je ne souhaite pas imposer mes idées et mes choix à mes amis collectivistes. Pourtant ils m imposent les leurs.
    Je veux pouvoir m’assurer à une assurance privée et sortir de ce système collectiviste, ne plus participer à ce que je considère comme de la folie pure aussi bien pour assurer ma santé, que en toute chose. Je ne ne les empêche pas d’y rester.Je ne viendrai pas pleurer si mon choix se révèle une erreur et ils seront les bienvenues dans mon enfer libéral si ils changent d’avis. On peut même continuer à vivre ensemble dans le même pays. C est dire si je suis tolérant pour le moment.
    Alors pourquoi ne nous laissent ils pas cette liberté? Cela fait longtemps que j ai répondu à cette question. Leur système s écroulerait, le temps d’une rose , et certains le savent.
    Plus grave, je suis libéral et eux ne le sont pas et cette évidence est terrifiante et lourde de conséquence.

    Oui Nathalie , certain soirs, il m ait pénible ( je doute de ma grammaire et il est tard avec tout ce que cela peu supposer ) de garder ma foi en la nature humaine, et j ai peur de devoir gagner ma liberté autrement qu’avec des arguments ou des études. Et c est flippant, parce que cela me ferait gravement douter de mon libéralisme, et ma Foi dans le Christ n y peut presque plus rien. Je suis dans une impasse. Il va falloir que j en sorte.
    C était mon témoignage. Cela n engage donc que moi.

    Bien à vous.

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  6. @ Trawash

    Vous êtes bien bavard pour raconter des sottises. C’était donc bien la mention de la race qui avait déclenché l’intervention du petit flic de la pensée « anti-raciste » que vous êtes.

    Donc, pour rappel : les races existent, comme le savent tous les hommes depuis que l’homme est homme. Les « études » qui prétendent « prouver » le contraire sont des montages politiques, et comme vous l’avouez ingénuement, elles sont fort récentes. Comme par hasard, personne n’a eu l’idée de mener de telles « études » avant l’Holocauste. Le souci politique a pris le pas sur la science. Il n’y a nul besoin de mener des « études » pour prouver que l’eau ne mouille pas.

    Il y a aussi d’innombrables « études » qui « prouvent » que le « réchauffement climatique » existe, qu’il est dû à l’activité industrielle est qu’il est nocif. Tout cela est faux. Une partie considérable de l’appareil universitaire occidental produit désormais de la fausse science, de la désinformation, du lyssenkisme destiné à justifier l’idéologie néo-marxiste, et non de la science.

    Les races existent, car si vous mettez un Noir et une Noire dans un lit, neuf mois plus tard (voir un peu moins : la durée de la gestation est différente pour les Noirs), vous aurez un bébé noir. Si vous mettez un Blanc et une Blanche dans un lit, neuf mois plus tard, vous aurez un bébé blanc. Cela suffit pour démontrer que vous racontez n’importe quoi.

    Maintenant, on peut aussi s’amuser, si vous voulez. Car la science (la vraie, pas la science pipologique de gauche) a confirmé (évidemment) la nature biologique de la race.

    1. On peut déterminer la race à partir de traces ADN. Ce test a été utilisé avec succès par la justice américaine.

    2. Les Juifs sont génétiquement proches où qu’ils résident dans le monde.

    3. La quasi-totalité des travaux scientifiques (mais ne cherchez pas l’information dans Le Monde…) s’accordent sur la hiérarchie de l’intelligence des races : les Asiatiques et les Juifs tout en haut, puis les Blancs, ensuite les Maghrébins, et enfin les Noirs. Ils s’accordent aussi sur le fait que l’intelligence est héréditaire à 50 % environ, ce qui est considérable.

    4. La médecine est « raciste », car des médicaments et des examens différents sont prescrits aux patients de race différente. Les différentes races ont des prédispositions différentes à l’égard des maladies. C’est génétique. C’est le contraire qui serait étonnant.

    C’est là que nous rejoignons le sujet de l’espérance de vie. Les races ayant des propensions différentes aux maladies, il en résulte que toute étude sur l’espérance de vie ne prenant pas en compte ce critère est incomplète.

    Mais je note qu’en bon gauchiste, après avoir tenté l’ironie idiote, vous faites les questions et les réponses :

    « Comme vous ne pourrez répondre à mes questions… Discussion close sur le sujet des races qui détermine. En ce qui me concerne. »

    (Le sujet des races qui détermine ? Si vos connaissances médicales sont au niveau de votre français, vous êtes mal barré…)

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