Poutou : un lutteur rêveur chez les bobos rieurs

contrepoints-2N’allez surtout pas vous imaginer que je soutiens la candidature présidentielle de Philippe Poutou ! Je le prends pour un rêveur idéologue. Je me souviens qu’en 2012, il avait beaucoup de succès auprès de mes enfants car son programme comportait l’abolition complète des notes à l’école ! Mais on se tromperait en le prenant pour un doux rêveur, car il n’a que les mots lutte, bagarre et révolution à la bouche pour faire advenir un changement social. Pour lui, c’est dans la rue que ça se passe, certainement pas dans les urnes. 

Par contre, si vous me demandez qui s’est conduit correctement et qui s’est vautré dans sa nullité ridicule et prétentieuse sur le plateau de l’émission On n’est pas couché (ONPC) de samedi dernier entre la puissance invitante, c’est-à-dire Ruquier & Co, et l’invité Philippe Poutou, à nouveau candidat pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) de Besancenot, je vous réponds immédiatement : Poutou  + 1, ONPC – 1 000 !

• Il se trouve que les règles édictées par le CSA pour réguler le temps de parole des candidats à l’élection présidentielle s’appliquent depuis le 1er février. La participation à l’émission de Ruquier en fait partie. C’est du reste ce que le présentateur explique en accueillant Philippe Poutou sur son plateau. Ce dernier confirme qu’il n’est pas mécontent de voir cette période arriver car étant crédité d’un petit 1 % des intentions de vote dans les meilleurs sondages, les journalistes se tournaient assez peu spontanément vers lui auparavant, rendant la récolte des parrainages (300 à ce jour) assez compliquée.

Les choses se présentent donc pour le mieux : Philippe Poutou a reçu des tonnes d’applaudissements en arrivant, tout le monde s’est extasié sur son beau T-shirt noir libellé « résister, c’est exister » qui tranchait nettement avec le costume-cravate du précédent invité Thierry Solère, et Laurent Ruquier l’assure qu’on va parler du contenu de sa candidature pendant 30 minutes chrono rien que pour lui. Yann Moix et Vanessa Burggraf sont justement là pour ça, et d’après Ruquier, ils ont étudié son programme à donf.

La charmante Vanessa se lance … et se plante immédiatement : « J’aimerais savoir comment on oblige un patron à interdire les licenciements. » Même Ruquier voit le problème et la reprend. La bonne question serait plutôt : « Comment interdit-on à un patron de licencier ? »

Vanessa est certainement charmante, blonde, rose et joufflue juste ce qu’il faut, mais elle est clairement complètement cruche, complètement incapable de comprendre ce qu’on lui dit et surtout complètement incapable de dire « Excusez-moi, je reformule » et de passer à la suite sans faire tout un cinéma invraisemblable.

Elle se plante à nouveau, se met à rire de ses bêtises, se frappe le front sur l’épaule de Yann Moix, secoue ses cheveux, rit de plus belle, se trouve désopilante de fraîcheur et de gaminerie, applaudissements, éclats de rires chez tout le monde. Sauf chez Poutou, passablement médusé par tant de niaiserie.

Ruquier s’esclaffe et en remet une couche en faisant remarquer que le temps de parole de l’invité est en train de fondre. La belle refait une, deux, trois tentatives, Nicolas Bedos s’en mêle – on apprend au passage que Vanessa a « été sympa avec son film », ce qui ne fait pas du tout copinage, non vraiment pas du tout bref, tout ceci dure 2 minutes et demi et c’est franchement longuet.

Séquence dans la vidéo complète ci-dessous de 4′ 50″ à 7′ 15″ :

On croirait vraiment que la reine du bal de promo est en train de s’éclater comme une petite folle avec ses meilleurs potes de lycée. Eh bien, contrairement aux apparences, tout ceci se passe alors que nos Ruquier, Burggraf et Moix sont en train de travailler – oui, tra-va-iller – sur une chaîne du service public de télévision et donc de recevoir un salaire, coquet à coup sûr, et payé par nos impôts, dans le cadre des temps de parole des candidats présidentiels. Si vous pensez que la journaliste, reprenant rapidement ses esprits, s’est excusée, vous êtes très loin du compte, elle est extrêmement contente de ce stupide moment de célébrité qu’elle s’est offert.

Curieuse de savoir quel genre de personne super diplômée et super expérimentée le service public embauche de nos jours comme présentatrice pour parler avec les candidats à la présidentielle, j’ai été faire un petit tour sur la fiche Wikipédia de cette bobo-rieuse invétérée et je découvre qu’elle a 45 ans. Quelle terrible méprise, je lui donnais à peine 16 ans d’âge mental et comportemental ! Côté études, elle est diplômée en lettres et en communication politique et sociale. Je ne voudrais pas faire ma snob, mais la dame elle-même nous prouve par ses multiples rires et minauderies que c’est un bagage bien maigre pour parler intelligemment chômage et licenciements avec Philippe Poutou.

Lequel Philippe Poutou a fait montre d’une patience vraiment remarquable devant tant d’auto-satisfaction vaine de notre caste audio-visuelle. Devant beaucoup de mépris aussi :

Yann Moix  (se croyant super drôle) : Mais enfin, tu parles peut-être au prochain Président de la République ! 
Laurent Ruquier (au bord du fou rire) : D’habitude, ça fait pas rire les licenciements !

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• Profitant de quelques secondes d’accalmie dans la fiesta qui se déroule en face de lui mais sans lui, le candidat du NPA fait savoir benoîtement que lui, ouvrier chez Ford, a compris la question et qu’il aimerait bien pouvoir répondre.

Et bim, c’est parti, on ne l’arrête plus ! Craignant sans doute quelque nouvelle dissipation bobo-journalistique, il déroule ses idées à toute vitesse :

Si le NPA présente un candidat aux élections, ce n’est pas pour gagner, mais pour faire passer l’idée que seules les luttes syndicales et sociales pourraient changer les choses. Pour faire passer l’idée qu’il faut frapper encore plus fort que pour la loi travail. Pour faire apparaître sur la scène politique autre chose que tous ces politicards cravatés et arrogants (rappelle-toi quand même l’appartement et le job de Lepaon, Philippe) :

« On n’est pas obligé d’avoir des sondages hyper haut, ou d’avoir une cravate, ou d’être super bien payé ou de piquer dans les caisses de l’Etat pour pouvoir être légitime à être candidat. »

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En cinq ans tout a changé, tout s’est aggravé, il y a plus de chômage, plus de pauvreté, plus de précarité. Et tout ceci alors que les grosses entreprises versent de plus en plus de dividendes. La solution du NPA, qui rejoint assez nettement celle des Hamon et Mélenchon, avec la bénédiction de Gérard Filoche, militant CGT comme Poutou : interdire les licenciements dans les grandes entreprises, assurer l’intégralité du salaire dans les petites, ramener le temps de travail à 32 heures et l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans.

Levant les yeux au ciel et prenant son ton le plus professionnel, Vanessa lui demande si c’est l’Etat qui va payer les salaires des salariés licenciés. Ah non, répond Poutou, pas l’Etat, mais les milliardaires ! Et ça, ce n’est certainement pas Hamon et Mélenchon qui y parviendront, car le progrès social ne s’impose que d’une seule façon, par les luttes, par les combats syndicaux, par la rue, certainement pas par la course à la présidence.

Arrivée à ce moment de l’interview, la petite Vanessa, hyper-sévère, nous montre qu’elle est quand même au courant de deux trois trucs en économie en faisant remarquer que les milliardaires et les investisseurs risquent de quitter la France. Léger flottement chez Poutou, qui finit par dire que « bon, ben on les laisse partir et voilà ». Il apparaît que « Bon, ben voilà » est son argument massif. Et il embraye rapidement sur un autre sujet : les cadeaux aux patrons sous forme de baisse  de charges sociales. Tout ça, ce sont les vieilles recettes de lutte contre le chômage et ça ne marche pas, la preuve par Sarkozy et Hollande. A ce dernier mot, Vanessa ne trouve plus rien à dire.

• Il y a bel et bien de quoi rire devant un tel programme qui a largement fait les preuves de sa totale dangerosité et de ses effets destructeurs à l’égard des plus faibles aussi bien au Vénézuela qu’en Grèce.

Mais nos amis de la bande à Ruquier ne s’esclaffaient pas seulement pour ça. Ils riaient surtout parce qu’ils se prennent pour les plus beaux et les plus intelligents, parce qu’ils pensent donner le ton de ce qu’il faut dire et penser, parce qu’ils s’imaginent que tout le monde est admiratif devant leur bel esprit, parce qu’ils se donnent le droit de faire et dire n’importe quoi sur une chaîne de télévision publique sous les applaudissements automatiques d’un public fort peu exigeant.

Je ne pense pas me tromper beaucoup en disant qu’aucun de nos amuseurs ne votera pour Le Pen ou pour Fillon. On sent qu’ils ne voteront pas non plus pour Philippe Poutou qui a été dûment relégué à ses archaïsmes. Les bobos rieurs de la gauche branchouille connaissent la vie, le monde, le jet-lag, ils cherchent du post-moderne, du post-futuriste, du « changement, mais mollement » – attention, ils sont dans le système et comptent y rester encore longtemps. Reste donc Mélenchon, Hamon et Macron, et plus probablement Macron.

Or ce qu’ils ne voient pas, c’est que le vote Macron, loin de trancher sur un Poutou, n’en est que la version lente. C’est la décadence façon Hollande, une décadence qui nous noie lentement mais sûrement. Michel Sapin vient même d’annoncer à quel point le programme économique de Macron était cohérent avec le quinquennat de Hollande – c’est-à-dire 6 millions de chômeurs, une dette qui frôle les 100 % du PIB et des dépenses publiques égales à 57 % du PIB ! Tandis que Poutou, Mélenchon et Hamon, nous noient d’un seul coup d’un seul à la manière du programme commun de la gauche de Mitterrand.

Les bobos-rieurs du PAF et des médias peuvent se moquer autant qu’il veulent de l’extrême-gauche archaïque, ils en sont la forme sociale-démocrate pseudo-modernisée et rajeunie, mais tout aussi dramatiquement dépensière, clientéliste, injuste et inefficace. Toute la France continuera à mourir à petit feu comme elle l’a fait avec Hollande. Toute la France sauf eux qui, avec leur bonne conscience et leur arrogance, se sont réservés les meilleures places. Quand cette déliquescence aura épuisé toutes nos ressources, nous courrons tous le risque de voir « la rue » du lutteur rêveur dont ils se moquent prendre véritablement le dessus. Belle réussite en perspective pour nos bobos rieurs.


poutou-on-nest-pas-couche-25022017Illustration de couverture : La journaliste Vanessa Burggraf et le candidat du NPA Philippe Poutou dans l’émission On n’est pas couché du samedi 25 février 2017.

24 réflexions sur “Poutou : un lutteur rêveur chez les bobos rieurs

  1. Cela fait un moment que je ne regarde plus la lucarne magique (qui l’est donc de moins en moins), et je me souviens pourquoi…
    L’inculture économique des Français moyens n’est battue que par celle des élites médiatiques.
    Triste spectacle. Il aurait fallu quelques violons, un joli escalier, et jouer comme ça jusqu’à ce que le Titanic, pardon, le France coule.
    Au secours ! Les femmes et surtout les enfants d’abord !

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  2. Poutou au pays des bisounours, on aurait pu le croire à sa place !

    Mais non, entre une blondasse de concours et un animateur qui méprise explicitement son invité, le mini-timonier semblait plutôt comme un pingouin au Sahara.

    Au fait, Ruquier, ce n’est pas celui qui a appelé au meurtre de Trump ? Humour de bobo, sans doute…

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  3. On peut penser ce qu’on veut de Zemmour et Naulleau mais « à leur époque » c’était quand même un niveau largement au dessus de cette idiote de Burggraf…

    Je pense que plus aucune journaliste sérieuse ne veut faire cette émission et qu’il a été obligé de trouver la premier blondasse venue.

    J’exècre le programme et l’idéologie de Poutou mais lui a au moins le mérite d’avoir un vrai travail.

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  4. Je n’ai plus la télé depuis 1978, je ne paye donc pas ces bêtises. Je trouve Poutou un peu mou du genou, un pur et dur nationalise tout, sans indemniser ces salauds de capitalistes, l’Etat, omniscient comme chacun sait, décide de ce qui doit être produit en faisant des plans quinquennaux, répudie la dette qui a été acquises par de vils spéculateurs, quitte l’UE qui n’est qu’un marché mercantiliste et asocial.

    On me susurre à l’oreille que ça a déjà été fait en grande partie et que ça n’a pas très bien marché, mais je suis certain que ceux qui ont essayé n’étaient pas Français.

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  5. Peut-être un léger excès de substance amélioratrice de l’activité neuronale, pris avant l’émission, constitue-t-il une explication suffisante à un comportement aussi ahurissant? Votre description de la personne en question est par ailleurs parfaite.

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    • Vous me faites stresser. J’espère que vous ne me croyez pas capable de copier sans citer. Et si vous me lisez vous savez que je cite beaucoup.
      Mon article a été publié ce matin à 7 h 30 comme d’habitude et il était écrit dès hier soir, j’ai dû finir vers 23 h. J’ai fait 2, 3 modifs ortho ce matin.

      Je vois ça dans l’article du Figaro : Par Eloïse Lenesley Mis à jour le 28/02/2017 à 12:34 Publié le 28/02/2017 à 11:35.
      Ouf, je suis blanchie !

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    • Bonjour,
      Je tombe par hasard sur votre blog qui semble m’accuser (et ce, sans aucune preuve) d’avoir repompé votre billet. Je pense qu’il faut arrêter la parano et le nombrilisme. Mon texte a été envoyé par mail à la rédaction en chef le 27 février à 19h42, soit bien avant la parution du vôtre. En outre, une relecture attentive vous permettra de vérifier que les deux textes n’ont rien à voir, si ce ne sont les quelques phrases citées extraites de l’émission incriminée.
      Salutations,
      Eloïse Lenesley

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      • Bonjour Mademoiselle,
        Si vous avez bien lu l’échange de commentaires, vous n’avez pu manquer de constater que je ne vous accuse de rien. C’est un commentateur (voir ci-dessus) qui a lancé cette idée. Je me suis contentée de faire valoir ma probité, ça me semble important pour la crédibilité de mon blog. Je ne vous mets nullement en cause, soyez tranquille.
        Je n’en demeure pas moins étonnée qu’une journaliste d’un quotidien aussi brillant que le Figaro en soit à se préoccuper de ce qui se passe sur un petit blog obscur comme le mien, surtout au bout de 3 semaines.
        La parano et le nombrilisme, (merci au fait, c’est tellement aimable), ne sont peut-être pas là où vous voulez les placer.
        Salutations, Nathalie MP.

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      • Eh bien, voyez-vous, moi aussi je fais valoir ma probité, et le fait de diriger un blog, qu’il soit obscur ou pas, ne vous autorise pas à (laisser) jeter le discrédit sur des journalistes qui exercent depuis plus de 25 ans, y compris par le biais de vos commentateurs. C’est peut-être un passe-temps pour vous mais, en l’occurrence, il s’agit de mon métier. Et quand on a un minimum d’élégance (et de cran), la moindre des choses est de reconnaître ses torts au lieu de se réfugier derrière ses commentateurs.
        Salutations,
        EL

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      • Pour moi tout ceci est de l’histoire ancienne. J’ai précisé dans mon « A propos » que je n’étais pas responsable des commentaires. Je n’en supprime aucun*, quitte à voir apparaître des choses comme « Blog de merde ». Toujours est-il qu’à aucun moment je n’ai accrédité la thèse du moindre plagiat venant de vous et je le redis ici très nettement : personne n’a copié personne.
        Je regrette de voir que vous vous croyez toujours obligée de lancer des petites piques. Sur mon élégance maintenant. Je n’ai certainement pas les belles manières de nos élites journalistiques, mais si vous souhaitiez une explication et une mise au point, il se trouve que j’ai un mail, bien indiqué dans mon « A propos » : Nathalie_MP@sfr.fr.
        A mon sens, « l’élégance » aurait consisté à me contacter par mail. Je me serais fait ensuite un plaisir de publier ici un commentaire faisant une mise au point sur cette affaire. J’ai horreur de l’injustice et je ne voudrais certainement pas vous causer le moindre tort, même indirectement ou par omission.

        J’espère que cette affaire est close. Je ne vous connaissais pas, maintenant je vous connais et je m’arrête plus volontiers sur les article du figaro.fr portant votre nom.
        Salutations, Nathalie MP.

        * sauf 2 cas très particuliers où le commentateur adoptait mon pseudo.

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      • des journalistes qui exercent depuis plus de 25 ans

        Vous êtes journaliste et je suis le pape, Vous servez la soupe à des politiciens incultes, incapables et corrompus quand vous ne forniquez pas avec pour toucher de grasses subventions et profiter d’une belle niche fiscale que rien ne justifie.

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  6. Avec N. Dupont Aignan, elle était tombé sur un os.
    Il avait fini par lui demander où elle vivait et lui dire qu’elle ferait bien de venir passer 15 jours dans un HLM de sa commune et au service social de la mairie pour voir la situation réelle.
    Elle était tellement bobo-certitudée-homologuée que même une partie du public avait fini par applaudir N. D-A.
    Amitiés

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  7. Pingback: Poutou chez Ruquier : l’arrogance médiatique face à la gauche archaïque | Contrepoints

  8. Cette émission, alors que son statut et ses subventions publiques devraient l’inciter à avoir une ligne plus neutre (et tout bêtement professionnelle) n’est qu’une arène : on ne veut pas écouter l’invité, on veut le bouffer, car forcément le PAF a le Savoir Universel et les brebis égarées n’ont qu’à l’écouter. C’est du « on va se faire Finkenkraut », « on va se faire Zemmour », « on va se faire Poutou » en pensant divertir la populace forcément derrière eux.
    Je pensais que ce n’était que du pain et des jeux, mais plus j’y pense, plus j’y vois la mise à mort (symbolique) à titre d’exemple pour penser autrement. Qui pense autrement a forcément tort et sera cloué au pilori par le Ministère de la Vérité

    Bravo à ceux qui ont la patience de suivre cette émission jusqu’au bout

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