Manuel VALLS ou les tribulations d’un AMBITIEUX sans qualités

Cet article doit se lire – j’insiste – comme la suite de « Manuel Valls : com’, ambition et coups de menton », portrait que j’avais écrit en décembre 2016 alors que l’ex-ministre de l’Intérieur puis Premier ministre de François Hollande venait de quitter Matignon pour participer à la primaire de gauche en vue de l’élection présidentielle de 2017.

De vrais-faux départs en vrais-faux retours entre le PS, LREM, Évry, Paris et Barcelone, Manuel Valls n’en finit pas de nous distraire. Depuis son monumental plantage face à Benoît Hamon lors de la primaire de gauche de 2017, on le voit chercher fébrilement le parachutage politique en vue Lire la suite

Désolée, MM. Valls et Peillon, « les » catholiques n’existent pas !

contrepoints-2Jeudi 12 janvier dernier, jour du premier débat de la primaire de gauche, le journal La Croix livrait les résultats d’une grande enquête sur « le vrai visage des catholiques » en France et concluait, à l’inverse des idées généralement admises, à la profonde diversité de cette population, tant sur le plan liturgique que dans les domaines de la morale ou des choix socio-politiques.  Lire la suite

Manuel Valls : com’, ambition et coups de menton

Les mises à jour sont en fin d’article.

contrepoints-2Valls y va. Il nous l’a annoncé officiellement lundi 5 décembre 2016 après une séquence complexe du style « je t’aime, moi non plus » avec François Hollande qui venait pour sa part d’annoncer aux Français qu’il renonçait à briguer un second mandat. Autant le Président de la République nous a aimablement fourni une ultime occasion de le comparer à un ectoplasme sévèrement déprimé, autant Manuel Valls s’est livré avec délectation à son célèbre jeu de mandibules en martelant force, volonté, inflexibilité et révolte dans les termes de sa déclaration. Lire la suite

Exemple de constructivisme : le délit d’entrave numérique à l’IVG

Une proposition de loi visant à instaurer un délit d’entrave numérique à l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) est examinée aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Si l’on en croit Laurence Rossignol, notre Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, le droit à l’IVG subit depuis quelque temps des attaques particulièrement sourdes de la part de sites internet qui, sous couvert de délivrer des informations pratiques sur l’avortement, ont en réalité pour objectif de combattre l’avortement en diffusant « de fausses informations, des informations tronquées, dans le but de dissuader les femmes de recourir à une IVG » (vidéo,  01′ 34″) :  Lire la suite

Etat d’urgence prolongé, état de droit en danger

 En commentant récemment les Voeux 2016 de François Hollande, je faisais remarquer que ceux de l’année précédente semblaient ouvrir une petite brèche pour une année « Macron » synonyme de modernisation et de libéralisation de l’économie. J’aurais pu ajouter que ceux de cette année, presque entièrement consacrés à la lutte contre le terrorisme (et un petit peu aussi à l’inversion de la fameuse « courbe »), ouvraient la voie à une année « Valls. »  Lire la suite

Manuel, tu nous emmènes où comme ça ?

—->  Cet article a également été publié le vendredi 19 juin 2015 sur     logo-cp

Interdictions par-ci, loi Renseignement par-là, 49.3 à répétition : mais Manuel, toi et tes amis, vous nous emmenez où comme ça ?

J’aimerais beaucoup me tromper, et j’espère que de nombreux lecteurs viendront m’opposer leurs arguments pour me montrer que je m’inquiète pour peu de chose. J’ai malgré tout la triste impression que le gouvernement nous prend pour des nouilles et que c’est en grenouilles que nous allons bel et bien tous finir, en grenouilles bouillies.  Lire la suite

Gouvernement : Pacte d’irresponsabilité et choc de déresponsabilisation

D’après François Hollande lui-même, il est important de « stimuler, d’accompagner la reprise qui maintenant est là ». Il faisait cette déclaration vendredi 6 mars dernier alors qu’il était en visite officielle au Luxembourg. Comme on aimerait le croire ! Malheureusement, on a toutes les raisons de se méfier.

D’abord, François Hollande est coutumier de ce genre de déclaration. Ce n’est que la troisième fois qu’il nous annonce une reprise qui ne s’est pas franchement manifestée précédemment : selon ses dires la reprise était là en juillet 2013 puis en juillet 2014. « La France est même le pays où elle repart le plus rapidement » disait-il en 2013. Selon l’INSEE la croissance s’est finalement établie à 0,3 % en 2013 et 0,4 % en 2014. C’est peu dans l’absolu et c’est décevant par rapport au reste de la zone euro dont la croissance moyenne s’établissait à 0,8 % en 2014.  Lire la suite

Le 49.3 amuse la galerie, arrange les députés et occupe les tribuns. Mais sur le fond …

Mise à jour du jeudi 9 juillet 2015 : Et de trois. Recours au 49.3 pour l’adoption définitive de la loi Macron. Pas de motion de censure en perspective, puisqu’on a bien compris maintenant que ceux qui ne veulent pas voter la loi Macron tiennent quand même à leur poste de député.

Mise à jour du mardi 16 juin 2015 16 h 30 : Et de deux ! Manuel Valls vient d’annoncer le recours au 49.3 pour la seconde fois dans le cadre de l’adoption de la loi Macron. Le projet de loi est en effet revenu aujourd’hui en deuxième lecture à l’Assemblée nationale après son passage au Sénat. En dépit de plusieurs milliers d’amendements, ce texte passablement hybride ne parvient pas à trouver de majorité ni sur sa gauche ni sur sa droite, traduisant le grand écart permanent réalisé par le gouvernement entre ses promesses de campagne ancrées très à gauche « contre la finance » et la nécessaire modernisation de l’économie française. Sans surprise une motion de censure déposée par les groupes UDI et Les républicains sera soumise au vote des députés jeudi 18 juin. Le premier ministre défend sa décision en disant que le recours au 49.3 n’est pas pas « un acte d’autorité », mais « un acte d’efficacité pour l’économie française. » L’efficacité serait à ce prix ? La pente est dangereuse. Rappelons-nous que la réforme du collège est passée « en force » par décret. Manuel, tu vas où comme ça ?


Le vote solennel des députés sur la loi Macron aurait dû avoir lieu mardi 17 février dernier, mais en dépit de nombreuses heures de discussion en commission et en séance, en dépit de tous les efforts du gouvernement pour convaincre les députés socialistes récalcitrants, il est apparu mardi matin que le compte n’était pas bon. Entre les députés qui avaient clairement annoncé leur intention de voter non et ceux qui ne souhaitaient pas révéler leur vote, Manuel Valls a senti que la majorité risquait de lui échapper et a finalement pris la décision de faire adopter le texte sans vote comme le lui permet l’article 49 alinéa 3 de la Constitution.   Lire la suite