Le 4 juillet 1776 : la Déclaration d’Indépendance des États-Unis

Comment un conflit fiscal déboucha sur un grand texte politique qui déclara pour l’éternité que les hommes naissent égaux et que la vie, la liberté et la recherche du bonheur font partie de leurs droits inaliénables.

Chaque année le 4 juillet, les Américains célèbrent leur fête nationale aussi appelée Independence Day. Elle commémore la signature de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis le 4 juillet 1776 par les représentants des treize(*) colonies britanniques d’Amérique du Nord, qui faisaient ainsi sécession avec la Grande-Bretagne de façon unilatérale. Le différend initial entre la métropole et ses colonies portait sur des impôts supplémentaires que l’Angleterre entendait lever en Amérique.  Lire la suite

Vous connaissez l’HISTOIRE du Mont CHABERTON ?

C’est l’histoire d’une victoire dans la défaite.

Il y a tout juste soixante-quinze ans [Replay de juin 2020 : quatre-vingts ans], notre pays vivait le mois de juin 1940 et tout ce que ces mots comportent de tristesse, de renoncement et d’abandon dans notre Histoire. Juin 1940, c’est la défaite d’une France qui n’a pas voulu voir venir l’avalanche du IIIème Reich sur l’Europe. Lire la suite

Le prodige de l’EUROPE

Je suis une européenne convaincue, je préfère vous le dire d’entrée de jeu. Je vois le rapprochement des pays d’Europe, six d’abord, vingt-huit maintenant, non seulement comme une nécessité économique, mais comme un bienfait pour la paix et la prospérité, pour l’avenir et pour le monde, à tel point que j’en fait presque une question de principe. Lire la suite

Je suis française et le libéralisme m’attire. C’est grave, docteur ?

Ou la contribution riche et précoce de Turgot à la théorie de l’économie libérale.

—->    Cet article a également été publié le jeudi 21 mai 2015 sur       logo-cp  

Parmi les reproches qui sont souvent adressés au libéralisme depuis la France, il en est un qui n’a pas de rapport avec le fond de sa pensée mais avec ses « terres » d’origine si l’on peut dire. Le libéralisme serait adapté à la psychologie anglo-saxonne mais ne pourrait pas s’acclimater correctement en France, pays jugé, non seulement historiquement mais aussi essentiellement, centralisateur, absolutiste et colbertiste. La preuve : le père indiscutable de l’économie libérale est le philosophe écossais Adam Smith (1723-1790).

Or la France a eu tout au long du XVIIIème siècle un rôle considérable dans l’enrichissement des thèses libérales. Citons en particulier Montesquieu qui, dans L’esprit des lois (1748) notait : « Il se trouve que chacun va au bien commun, croyant aller à ses intérêts particuliers. » Adam Smith lui-même s’est inspiré assez largement des travaux de son contemporain français Anne Turgot (1727-1781). C’est de ce dernier que j’aimerais parler aujourd’hui. Lire la suite

Cuba : Promenons-nous dans l’Histoire avec François Hollande

Mise à jour du samedi 26 novembre 2016 : Fidel Castro est décédé hier 25 novembre 2016 à l’âge de 90 ans. Son histoire de dictateur communiste est racontée dans l’article ci-dessous, écrit en mai 2015 à l’occasion d’une visite que François Hollande lui a rendu, mu par la « fascination » ambiguë de la gauche pour la révolution cubaine (Voir surtout le thème 4).


Ou les envolées financières, lyriques et désolantes de notre pirate aux Caraïbes

Que n’a-t-on reproché à Nicolas Sarkozy lorsqu’en 2007, en visite dans une université de Dakar au Sénégal, il déclarait dans un discours que « l’homme africain n’est pas assez rentré dans l’Histoire » ! Colonialisme, paternalisme, racisme, tout y est passé. François Hollande, qui a toujours cherché à construire sa stature présidentielle contre les faits et gestes de son prédécesseur, n’allait certainement pas commettre la même bévue. Lors de son déplacement à Cuba ce lundi 11 mai, il a rencontré Fidel Castro et la raison de cette rencontre est simple : « Quoi qu’on ait pensé de ce qu’il a fait, il est dans l’Histoire. »   

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Solidarnosc : des hommes révoltés qui ont réussi et qui n’ont pas tué

—->     Cet article a également été publié le mercredi 5 août 2015 sur   icone_redacteur3 

Il y a trente-cinq ans : le 31 août 1980, signature des accords de Gdansk.

Une journée de vacances entre pluie et brume, une balade rapide dans les ruelles désertes de La Grave pour faire courir ma chienne, une retraite précipitée sous le porche de l’église pour m’abriter, et sur la porte une affichette qui attire mon regard : vendredi 1er mai 2015 à 14 h 30, Lech Walesa donnera une conférence à Notre-Dame du Laus, Hautes-Alpes, à l’invitation du diocèse de Gap et d’Embrun de Monseigneur Di Falco.

C’est un bond de trente-cinq ans en arrière qui se présente à moi soudainement, ravivant tous les souvenirs de mes années 1980 et 1981 : ambiance studieuse en classe préparatoire, effervescence et manifestation pour Solidarnosc devant l’ambassade de Pologne et franche rigolade en voyant François Mitterrand, fraîchement élu et rose à la main, marcher de l’ombre à la lumière au Panthéon.  Lire la suite

L’arabe du Futur, il va à l’école !

Mise à jour du 5 octobre 2018 : Les tomes 2 et 3 de « L’Arabe du futur, une jeunesse au Moyen-Orient », qui couvrent la période 1984-1987, sont sortis en 2015 et 2016. Le Tome 4 qui va jusqu’en 1992 est disponible depuis  le 27 septembre 2018.


L’Arabe du futur, une jeunesse au Moyen-Orient (1978-1984) est un roman graphique de Riad Sattouf qui a obtenu le Fauve d’Or du meilleur album au festival de la BD d’Angoulême le 1er février dernier. Le roman graphique est un genre très apprécié actuellement qui consiste à faire un récit souvent autobiographique à l’aide de dessins très simples de forme comme de couleur et dont les textes explicatifs sont abondants. La photo de couverture de cet article donne une idée du style en question. L’arabe du futur appartient à la même famille d’expression que les œuvres de Guy Delisle (Pyongyang, Jérusalem) ou Marjane Satrapi (Persépolis).  Lire la suite

Louvre-Lens : Galerie du temps, Galerie de la mode

Quand la météo est vraiment très très mauvaise dans le Nord (mais chacun sait que cela n’arrive presque jamais), nous sommes contraints d’abandonner notre habituelle randonnée dominicale avec pique-nique dans les Flandres et de nous replier dans des lieux plus abrités. Depuis deux ans, nous avons une nouvelle solution alternative extrêmement plaisante : la visite du musée du Louvre-Lens.

Construit sur le site de l’ancienne fosse n° 9 des mines de Lens selon le projet de l’agence d’architecture japonaise SANAA, le musée comprend un immense parc paysager de 20 hectares et un enchaînement de bâtiments de 28 000 m2 dont 7 000 m2 pour les expositions permanentes et temporaires. Les collections présentées sont toutes issues du Musée du Louvre parisien.  Lire la suite

Nous, les humains de 2015

 Les mises à jour sont en fin d’article.

icone_redacteur3Les revues scientifiques américaines Science et Nature ont publié cette semaine les caractéristiques d’une mandibule humaine vieille de 2,8 millions d’années trouvée récemment en Ethiopie dans la région de l’Afar. Cette découverte relance le débat sur l’âge du genre Homo et sur les raisons de son apparition sur la Terre.

Nous, les humains de 2015, sommes des Homo sapiens, unique espèce survivante du genre Homo, lequel caractérise toute la lignée humaine. L’étude de divers fossiles permet actuellement de situer notre apparition sur Terre en Afrique et de la faire remonter à 200 000 ans avant J. C. Un représentant célèbre des Homo sapiens est l’homme de Cro-Magnon, découvert en Dordogne en 1868. On lui attribue à peu près 35 000 ans. Lire la suite

Montse, Bernanos et l’Espagne de l’été 1936

    ——->     Cet article a également été publié le jeudi 7 mai 2015 sur       icone_redacteur3

Le prix Goncourt 2014 a été attribué en novembre dernier au roman Pas pleurer de Lydie Salvayre. Le sujet brièvement rapporté dans la presse à ce moment-là m’a tout de suite attirée. Il s’agit d’un récit de la guerre d’Espagne, plus particulièrement de l’été 1936, mené à deux voix disjointes : celle de Montse, mère de l’auteur, qui raconte tous les bonheurs privés et toutes les exubérances publiques de sa brève expérience libertaire, et celle, sombre, désespérée et révoltée, de Georges Bernanos qui est le témoin de la terreur répandue par les Nationaux avec la bénédiction de l’église catholique espagnole.  Lire la suite