Que la gauche dans toutes ses variations plus ou moins extrêmes n’ait pas d’autre projet politique que l’accroissement massif des impôts n’est pas pour nous surprendre. C’est son programme depuis toujours : les 200 familles hier, les 1 800 ultrariches aujourd’hui ont fomenté un complot mondial pour accaparer toute la richesse et elle compte bien « y mettre fin », comme dirait son grand prêtre du moment, l’économiste Gabriel Zucman.
Que la droite dans toutes ses variations plus ou moins extrêmes, Rassemblement national très loin en tête, s’y adonne avec la même délectation, ainsi qu’on l’observe actuellement avec consternation alors que le PLF 2026 du Premier ministre Sébastien Lecornu est en cours d’examen à l’Assemblée nationale, l’est déjà plus (voir ici l’intéressant détail des votes).
La droite n’est-elle pas le contraire de la gauche, c’est-à-dire opposée aux principes étatiques et collectivistes du socialisme ? N’est-elle pas traditionnellement plus sensible à la nécessité de créer des richesses avant de penser à les redistribuer ? Ne s’est-elle pas levée farouchement contre les 35 heures de Jospin et Aubry au début des années 2000 ? N’est-ce pas Jacques Chirac qui a mis fin en 1987 à l’impôt sur les grandes fortunes (IGF) instauré par François Mitterrand en 1982 ?
Tout ceci est exact, mais demande quelques nuances et compléments. Si Jacques Chirac se disait très libéral en 1986, époque de sa cohabitation avec Mitterrand, il avait eu avant cela sa période « travaillisme à la française », sorte de troisième voie entre le marxisme et le « libéralisme classique » qu’il assimilait (sic) au « capitalisme sauvage ». Ceci pour le RPR, devenu entre-temps UMP puis LR. Du côté du Rassemblement national (RN, ex-Front national), le retour à la retraite à 60 ans et la conservation des 35 heures sont rapidement devenues des mesures emblématiques de sa lutte pour les faibles et les petits contre le grand capital et les multinationales.
Il est vrai que la droite a toujours été mise en demeure par la gauche d’apporter la preuve qu’elle n’avait pas une tronçonneuse ou une calculette à la place du cœur. Le problème étant qu’elle a eu tendance à répondre à cette accusation en adoptant des mesures de gauche en recettes comme en dépenses, mesures qui s’avèrent finalement désastreuses pour la vitalité économique du pays comme de ses citoyens, plutôt qu’en proposant une politique libérée du boulet étatique qui saura se montrer effectivement favorable à l’innovation, à la croissance, à l’emploi et au pouvoir d’achat.
Sauf qu’aujourd’hui, de la part du Rassemblement national (RN), difficile de penser qu’il ne s’agit que de suivisme sous contrainte moralisatrice. Quand on est un parti rassemblant 35 % et plus des intentions de vote en vue de la prochaine élection présidentielle dans tous les cas de figure, au milieu d’un paysage politique par ailleurs passablement émietté comme c’est le cas actuellement, on est maître de son programme. Aucune opposition de gauche ou de droite n’est en mesure de vous dicter ce que vous pensez et ce que vous devez faire.
Les 4 configurations du sondage Elabe du 1er novembre 2025
C’est donc très librement et très consciemment que le RN adopte tous les poncifs de la gauche sur les retraites, les riches et les multinationales, et qu’il privilégie le canal de l’État pour mener ses politiques – montrant au passage combien la culture économique de ses champions Le Pen et Bardella est balbutiante et combien l’idéologie doublée d’incohérence prime dans l’ensemble de ses propositions, ainsi que l’on peut s’en rendre abondamment compte dans les extraits vidéo ci-dessous.
Le 15 octobre, Marine Le Pen expliquait qu’il n’y avait aucun problème à créer un impôt sur la fortune des plus riches, grands groupes compris, car de toute façon, elle allait proposer que l’investissement dans ces derniers passe par un fonds d’État spécialement créé pour cela. Autrement dit, hormis pour la boulangerie du coin ou la petite entreprise locale qui conserveront la liberté d’entreprendre, tout ce qui s’apparente à de l’économie à grande échelle devra en passer par les décisions de l’État. Ruffin, Bompard et Mélenchon en rêvent, Le Pen et Bardella vont nous le faire !
Impôt sur la Fortune Financière: Le Pen reconnait que cet impôt va pénaliser l’investissement qui « finance les les grandes entreprises » et promeut à la place un « Fonds d’Investissement » étatique qui lui-même investira dans des entreprises… Consternant. pic.twitter.com/HYWoD86jrf— Jean Louis (@JL7508) October 15, 2025
Suite à quoi, Bardella enfonçait le clou dimanche dernier : il est normal de taxer les portefeuilles d’actions et plus généralement les portefeuilles financiers, car ils sont « improductifs » ! À ce niveau de n’importe quoi, on reste sans voix. Et Bardella de continuer à pérorer sur un ton de bien-pensance typique de ceux qui savent ce qui est bon pour vous, affirmant que rien ne compte plus pour le RN que la défense du pouvoir d’achat et la protection de l’immobilier des Français, symbole de leur enracinement et de leurs attaches familiales.
Comme si le doublement de la taxe sur les grandes entreprises du numérique (de 3 % à 6 %) allait favoriser le pouvoir d’achat ! Comme si la mignonne autarcie de petits entrepreneurs enracinés dans leur petit territoire allait placer la France aux avant-postes de l’innovation et de la compétitivité et ses citoyens sur le chemin d’une plus grande prospérité ! Comme si les grandes entreprises d’aujourd’hui n’avaient jamais été ni petites, ni moyennes, ni intermédiaires !
Nouvel ISF voté par le RN: Bardella explique que, pour lui, « les portefeuilles d’actions et les portefeuilles financiers » constituent du « patrimoine non productif » (!) Quelle arnaque de voir certains médias le qualifier de « libéral » alors que c’est un analphabète en économie. pic.twitter.com/PqKvfd7FFa
— Jean Louis (@JL7508) November 2, 2025
Or il est un concept très en vogue à droite depuis quelque temps : l’Union des droites. L’idée, surtout portée par certains membres des LR dont le parti peine à exister depuis la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012 ou par les petits partis constitués plus récemment (Reconquête d’Éric Zemmour, notamment), consiste à dire qu’un rassemblement des forces de droite permettrait à celle-ci de revenir au pouvoir et d’appliquer son programme anti-gauche avec toute la légitimité d’une élection présidentielle gagnée haut la main.
L’ancien patron des LR Éric Ciotti a déjà sauté le pas peu de temps avant les législatives anticipées de 2024, mais à l’époque, son ralliement n’a pas permis au RN d’obtenir la majorité absolue. Curieusement, il se disait et se dit toujours libéral. Que pense-t-il de l’orientation étatique de son grand allié ? Envisage-t-il de la modérer, de l’influencer de l’intérieur ? Si tel est le cas, force est de constater que le résultat est nul. La force politique dominante impose son agenda et il serait vain de penser qu’il n’en irait pas de même si une alliance LR, Ciotti, Reconquête et consorts se mettait effectivement en place autour du RN.
Du reste, le libéralisme de ces petites entités reste à prouver. Côté LR, rappelons-nous l’obsession étatique de nombre de ses barons ainsi que la campagne étrange de sa candidate présidentielle Valérie Pécresse en 2022. Côté Reconquête, en dépit des baisses de dépenses annoncées récemment par Sarah Knafo, seule élue (européenne) du parti, rappelons-nous qu’Éric Zemmour a voté deux fois pour François Mitterrand, qu’il tient à notre modèle social comme à la prunelle de ses yeux, qu’il qualifie l’État de droit de « pompeux » et qu’il était d’avis il n’y a pas si longtemps qu’ « il faut absolument contraindre les grands groupes multinationaux comme les GAFAM à payer plus d’impôts en France. » Mission accomplie par le RN.
Mais bref. Compte tenu de la domination massive de ce dernier au sein de la droite, toute union des droites nouée dans ce contexte déboucherait forcément sur un grand parti socialiste de droite.
Il se trouve en outre que Marine Le Pen elle-même n’est guère favorable à ce projet. « Je ne suis pas là pour sauver la droite, je suis là pour sauver la France », a-t-elle expliqué sur LCI il y a quelques jours, ajoutant qu’elle ne comptait pas fermer la porte au nez des socialistes et des communistes de sa circonscription historiquement à gauche (la 11ᵉ du Pas-de-Calais) qui ont un jour décidé de voter pour elle. L’affaire semble entendue.
Le Pen rejette toute idée d’union des droites: « je ne suis ni de droite ni de gauche », « je ne compte pas fermer la porte au nez des socialistes et des communistes qui se sont mis à voter RN ». Avec Le Pen, l’union des droites en France est une chimère. pic.twitter.com/a65JRnyOQi
— Jean Louis (@JL7508) September 25, 2025
Tout cela me conforte une fois de plus dans l’idée que les libéraux doivent impérativement fuir la droite. Tel est le prix, s’ils veulent être compris, et non pas devenir l’objet de tous les malentendus par rapprochement hasardeux avec des mouvements politiques essentiellement illibéraux – et là, le RN nous pousse vers les sommets.
Construire leur offre politique à côté, patiemment, à partir d’une vraie compréhension des bienfaits de la liberté de tous pour la prospérité de tous, État de droit compris, sans chercher à promettre l’impossible ni tenter de finasser par excès de « stratégie » politique. Dresser le constat, dire ce qu’on va faire, expliquer pourquoi, dire qu’au début ce sera dur car il va falloir redescendre de quelques marches, le faire. Voilà.
Illustration de couverture : les dirigeants du Rassemblement national Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Bonjour, vous dites que les libéraux doivent fuir la droite mais pour aller où ?
Nous ne sommes en argentine et notre culture et offre politique sont telles que nous devons éviter le moins pire. La droite saura se renier plus facilement que la gauche.
Je partage pleinement la lucidité désespérée de Nathalie: une alliance entre LR, Reconquête et le RN créerait simplement un «grand parti socialiste de droite», le RN imposant son agenda étatiste, avec son cortège de mesures bien liberticides et bien revanchardes.
Mais pas contre les délinquants, non. Ceux-là, on a bien compris qu’il ne fallait pas les déranger. Les amendes pleuvront uniquement sur les contribuables solvables, ces dangereux extrémistes qui osent se garer sur les places de parking réservées aux narco-trafficants. Bien naîfs ceux qui s’imaginent le contraire !
Observez comment toutes ces dispositions prétendument «fermes» ne visent jamais les voyous mais uniquement ceux qui déplaisent au pouvoir : loi sur le cyber-harcèlement, sur le séparatisme, sur l’exécution provisoire, etc. Tous les ténors de la matraque molle hurlent à l’autorité, mais c’est sur nous qu’ils testent la solidité du manche. Pour les exemples concrets, je vous renvoie à votre papier toilette numérique préféré, BFM télé (ultra-résistant au bon sens !), ou France Télévision (triple épaisseur molletonnée de notes de frais). Le Parti socialiste matraque notre portefeuille, la droite matraque nos libertés. C’est un beau partage des tâches.
Sur le plan économique, et bien que ce n’ait pas toujours été le cas, le constat est sans appel : la population française est devenue dirigiste, socialiste et centralisatrice. Pas par conviction, non. Par instinct reptilien. C’est pavlovien. Vous lui agitez une promesse de dépense publique devant le nez, un petit chèque énergie, un plan de relance climatique, ou une prime pour les propriétaires de vélos intersexués et elle salive. Elle a été conditionnée, formatée, et dressée avec une efficacité que même les sectes apocalyptiques n’osent espérer. D’ailleurs, pour la majorité des français, l’apocalypse c’est la baisse des APL, la retraite à 64 ans ou la fin de la Prim’ Machin.
C’est terminé, les amis ! Inutile de se bercer d’illusions. La France n’acceptera aucune mesure libérale. Elle ne le fera que sous la contrainte, après s’être fracassée contre le mur de la réalité, et encore, ce sera en se tordant de douleur et en dénonçant les ravages de « l’ultra-libéralisme ».
J’écoutais quelqu’un qui disait que l’Argentine a mis 10 ans entre le moment où des enfants mourraient de faim et celui où ils ont décidé de sortir la tronçonneuse.
Nous avons donc 20 a 25 ans de chute libre.
D’ici là, l’UESS et son cortège de malheurs sera en place.
@Grumpy Regis: Alors vous, on peut dire que vous êtes patient ! Moi, dans 25 ans, je ne serai plus qu’un nom gravé sur le monument à la gloire du Contribuable Inconnu, juste à côté d’un parcmètre parisien à 2500 euros de l’heure et d’un diagnostic énergétique de mon patrimoine, classé G, comme il se doit, après le passage des impôts.
Mais j’avoue que je serai tout de même curieux de suivre, depuis l’au-delà fiscal, la farandole ubuesque des dirigeants qui se succéderont entre notre «qu’ils viennent me chercher» et le futur Milei français.
À vue de nez, on aura droit à un des époux Kirchner (je mise sur Ségolin). Ensuite, viendra sûrement le vieux Lula en version EELV+, type Martine Tondez-les. Et pour le bouquet final, un clone de Maduro, Jean-Luc Ier, notre poète bolivarien et dictateur révolutionnaire préféré.
Je vous lis toujours avec beaucoup d’intérêt car votre réflexion est stimulante. Mais votre billet d’aujourd’hui me laisse perplexe.
Je partage votre constat sur ce que j’ai du mal à qualifier de « politique économique » du RN tellement l’incohérence est sa marque de fabrique.
La gauche parle souvent de porosité entre la droite et l’extrême-droite, mais en fait il y a plutôt porosité entre le RN et le PCF. Oublié le temps où Le Pen père se disait le “Reagan Français“. Sa fille a réorienté le programme du RN et elle a récupéré ceux qui votaient communiste ; sa réussite dans le Pas-de-Calais en atteste.
Tout devrait nous faire fuir ce parti.
Maintenant la situation du pays est catastrophique sur le plan économique et social. Mais elle l’est aussi sur les plans sécuritaires et culturels, à un point tel que même une soudaine croissance miraculeuse ne suffirait pas.
On sait qu’il faut aller vers moins d’Etat.
Mais on sait aussi que les libéraux sont archi-minoritaires dans notre pays, et ce d’autant plus que l’illusionniste Macron a torpillé durablement toute idée d’alternance libérale en faisant croire qu’il était libéral.
Vous montrez par ailleurs que le RN est la force politique majoritaire (relative) en France – mais le RN sait très bien qu’il n’aura jamais le pouvoir seul.
Donc, que fait-on ?
On se drape dans notre vertu de libéral et on refuse toute alliance ?
Ce faisant on prend le risque de laisser la gauche torpiller systématiquement ce qui reste de notre pays (cf. la frénésie fiscale actuelle) en se disant qu’une fois la catastrophe arrivée on tirera les marrons du feu ? C’était le plan de Chirac en 1981 ; ça n’a pas marché du tout et les conséquences désastreuses se font encore sentir.
On s’essaie à une Union des Droites sans le RN ?
Outre le fait que je vois mal Ciotti revenir chez les LR, une grosse partie de ceux qui se servent de leur vertu pour cacher leur vacuité (Raffarin, Bertrand, etc.) n’y consentira jamais.
On prend le risque d’une union à droite avec le RN ?
En se disant que le RN se concentrera sur le régalien et reniera vite ses annonces populistes en matière d’économie. Le risque est gros car le RN se sait attendu. Le risque est gros aussi, car l’aversion de la gauche pour la démocratie est telle que des émeutes sont quasi-certaines. Enfin, nommer Premier Ministre ou élire Président un gamin qui ne connaît de la vie professionnelle et institutionnelle que les arcanes de son parti et les plateaux tv me paraît pour le moins hasardeux.
Je vous avoue donc être perplexe. Mais encore une fois, étant donné l’urgence, je ne suis pas certain que la pédagogie et la patience soient suffisantes.
Je me demande si Taisson, de chez H16, a la réponse à certaines des questions que vous vous posez ?
« Taisson 5 novembre 2025, 10 h 48 min
Les immigrationnistes comme N.M.P. font le forcing pour charger le R.N. , et il n’y à la rien de surprenant.
Et focaliser sur l’absence de compétences économiques du R.N. c’est un excellent argument pour lutter contre !
Plus de 40 ans d’incompétence des précédents, ce n’était pas très grave du moment qu’ils assuraient l’invasion…
Aucune solution économique ne ou autre ne peut fonctionner dans un pays ou il n’y à plus aucun liant social, ethnique, ou simplement une unité de mode de vie et de coutumes.
Attendre des miracles du R.N. serait une erreur, mais c’est aujourd’hui le seul parti politique qui ne cherche pas à ridiculiser ceux qui sont d’ici depuis toujours, ainsi que ceux qui se sont volontairement assimilés.
Faites la fine bouche, et vos petits enfants auront tout oublié, éliminés ou « créolisés » …
Quand on est physiquement éliminés, communistes ou libéraux, il n’y à pas de différence ! »
@ Blondin :
Vous avez raison de parler de porosité entre le RN et le PCF. Il fut un temps où les communistes détruisaient des foyers d’immigrés au bulldozer (cf. histoire de Vitry-sur-Seine) pour protéger leur clientèle électorale, à savoir les travailleurs français qui redoutaient la concurrence des travailleurs étrangers.
Mais accepter un État hyperlarge et décisionnaire dans tous les domaines au motif que, placé entre les bonnes mains, il mettra un terme à une immigration jugée intenable, non.
Non, parce que selon moi, c’est prendre le problème à l’envers. Cette façon de juguler l’immigration sera forcément totalement administrative (quotas, nombre, durée, etc.) donc guidée par des considérations purement idéologiques.
Parallèlement, le modèle social ne change pas, il est toujours intrinsèquement taillé pour les déficits et le « toujours plus » d’impôts et de dépenses ; seule la « clientèle » change, l’étatisme demeure.
Il y aurait une autre façon de faire : réduire le périmètre de l’État, réformer complètement le modèle social, revenir aux prix de marché et à la réalité des échanges ; et ceci pour tout le monde, nationaux comme immigrés actuels ou potentiels. Je pense qu’à partir de là on verrait les flux s’adapter considérablement. Et quand je dis réduire le périmètre de l’État, je signifie aussi mieux accomplir ses missions fondamentales, à savoir la justice, la police et la défense. Ceci pour la question de la sécurité de tous pour tous.
Alors, en tant que libéraux, que fait-on ? Je pense pour ma part que les libéraux doivent continuer sans relâche à expliquer les bénéfices d’un retrait de l’État des affaires personnelles des gens, même si ce message n’est pas simple à faire passer. Que concrètement, lors des élections, cela passe par des choix compliqués, est évidemment l’affaire de chacun.
J’aime beaucoup votre manière de voir les choses mais je pense hélas que non seulement elle est peu partagée mais de plus soigneusement écartée des débats publics.
@Nathalie:
Expliquer quoi ?
On le fait depuis 2007, ça n’a pas marché parce que le pouvoir est verrouillé et le pays est en plein effondrement communiste dont absolument RIEN ne pourra le sortir sauf la fin de l’argent des autres qui arrive à grand pas.
.
Il est temps de retourner à la réalité:
-On va y passer comme l’URSS, mais on peut se remettre du communisme comme le démontrent la Russie et la Chine, ***pourvu que la population soit la même***.
-Le pays est submergé par l’immigration de remplacement, l’état collabo se retourne contre sa propre population et les Français vont être éradiqués par la simple natalité, et ça, on ne s’en remet jamais.
*** C’est définitif ! ***
.
Alliance, pas alliance ?
On continue à se toucher avec le sexe des anges et nos « choix électoraux pur à 1.2% » en regardant le pays devenir une république bananière africaine ?
@Nathalie
« Je pense pour ma part que les libéraux doivent continuer sans relâche à expliquer les bénéfices d’un retrait de l’État des affaires personnelles des gens, même si ce message n’est pas simple à faire passer. »
À la lecture de cet article, brillant comme d’habitude, mon pessimisme naturel en a pris un coup !😒. Les libéraux sont déjà peu nombreux, et mal compris…
Dans mon entourage (« classe moyenne ») pas particulièrement gauchiste, lorsque j’aborde le sujet (état régalien, point), les réflexions sont stéréotypées :
Bof, pour qui voter, tous les mêmes…
Bof, je m’en fous, tous les mêmes…
Ben, je travaille, moi, pas le temps de m’en occuper…
Voire aussi :
Il est trop mignon et intelligent… (argument lâché lors des dernières présidentielles).
Tu es vraiment extrémiste (sous-entendu de droite)…
@jpc1941: Cher ami, vous venez de résumer en quelques lignes le drame existentiel du libéral lucide en milieu hostile. Vous parlez d’État régalien dans un monde qui empile les taxations différentielles et exceptionnelles sur tout ce qui ressemble à un haut revenu, y compris les bénéfices éhontés tirés de la vente de cupcakes par une classe de CM2 en partance pour le Futuroscope. C’est dire.
Courage. Nous sommes comme les pandas : rares, pacifiques, et en voie d’extinction. La différence, c’est que personne ne financera un programme international pour nous sauver. Pas même le FMI.
Mais venons-en à l’essentiel de votre message. Le fameux «il est mignon» c’était pour qui au juste ? On sent là une forme d’électorat oestrogéno-centré qui vote plus pour un regard ténébreux que pour une ligne budgétaire. Alors Bardella. Zemmour ou Mélenchon ? Évidemment Bardella. Quelle classe ce type, quand même ! M’est avis que ses passages télés doivent coïncider avec des montées d’hormones et des pics de réchauffement localisés dans l’électorat féminin.
Et pendant ce temps-là, notre bon vieux président ne déclenche plus que des remontées acides. Avec lui, c’est le reflux. A tous égards. Au moins Bardella, lui, n’aura pas besoin de faire retoucher ses photos. Et sans doute ne fera-t-il pas de procès à ceux qui en font des posts satiriques sur X, qui, de mon temps, désignait autre chose qu’un réseau social et provoquait des poursuites d’un tout autre genre.
Bref, cher compagnon, tenez bon ! Nous sommes peut-être minoritaires et moqués, mais au moins, nous ne prenons pas les chèvres pour des ministres de l’éducation nationale, ni les ânes pour des ministres de l’économie. Ce qui, par les temps qui courent, est déjà une forme de clairvoyance.
@Flamby4Ever
Votre réponse m’a « consolé » (un peu…). J’ai dû mal m’exprimer en écrivant : « Il est trop mignon et intelligent… (argument lâché lors des dernières présidentielles). » C’était bien lors des deux dernières présidentielles… et on a vu le résultat. Il semble bien qu’il y ait un (gros) risque de récidive à la prochaine ? Avec une variante encore plus physiologique ?
@jpc1941: Ah mais oui, évidemment ! Le mignon, c’était Manu. Dans un sens, c’est pas faux. Entre temps, notre petit prodige a troqué son sweat à capuche pour le pourpoint d’Henri III, s’offrant au passage sa propre écurie de mignons. Ils sont moins attendrissants que ceux de Moi, Moche et Méchant, mais tout aussi hilarants dans leur genre. On a même eu droit à un revival du duel des deux mignons contre le bon sens. Combat inégal avec issue prévisible. Le bon sens n’y a pas survécu. Notre patience non plus d’ailleurs.
@ Mildred :
Je suis ravie de voir que mes textes sont discutés chez h16. Rien que pour ça, cela vaut le coup de les écrire.
Mais sérieusement, « immigrationniste » ou également « mondialiste », ce sont les équivalents d’extrême-droite du « fasciste » ou « ultra-libéral » lancé à tout bout de champ par la gauche. C’est parfaitement vide de sens ou d’un quelconque raisonnement. Cela se veut avant tout insultant et ne signifie guère plus des deux côtés que « vous êtes méchante, je vous déteste, na! »
J’en reviens à ce que je disais plus haut à Blondin : d’abord limiter l’État, revenir aux réalités du marché, et ensuite voir comment les flux s’organisent. Commencer par limiter ou assécher l’immigration, sans limiter l’État, en pensant qu’on va tout régler de cette façon, c’est la recette pour la stagnation économique et la réduction des libertés.
@Nathalie
Merci de m’avoir répondu.
Encore une fois je suis plus partagé qu’autre chose.
Mais soyons précis.
Je n’ai pas parlé d’immigration. J’ai parlé de situation catastrophique « sur les plans sécuritaires et culturels ».
Sécuritaire : pas besoin de faire un dessin. La rubrique « faits divers » explose, les zones de non-droit aussi. Et encore un attentat aujourd’hui.
Culturel : école en chute libre, laïcité attaquée sans relâche (notamment par LFI), culpabilisation permanente des Français par la quasi totalité de la sphère culturelle (surtout publique), patrimoine à l’abandon, etc.
Réduire ces points à la seule immigration serait un peu court et encore une fois je n’en fais pas mention.
Je ne suis pas sûr que le RN a quoi que soit de viable à proposer et quand j’entends que Bardella propose de rétablir le service militaire, je me dis qu’il est complètement à côté de la plaque.
Maintenant, je le répète, on est en état d’urgence.
On laisse le RN prendre les choses en main tout seul ou on fait une union pour tenter d’atténuer son autoritarisme ?
Je n’ai pas de réponse définitive sur ce point.
@Blondin: Pour ne pas changer, j’avais pondu une réponse (trop) longue. Le blog de Nathalie, pris d’un sursaut d’auto-défense, l’a expédié direct aux oubliettes. Je le prends comme un message cosmique que l’univers m’adresse : « Toi, maintenant, tu te tais. » Mais bon, c’est plus fort que moi, les grands sujets philosophiques à l’heure de « Mariés au premier regard » ça me passionne. Pour être franc, je ne sais pas si cette réponse passera. Si vous n’avez pas de nouvelles de moi dans les 48h, appelez l’ARCOM.
Ce que vous décrivez, ce sont vos aspirations, vos attentes, nobles, sincères, que nous sommes nombreux à partager. Mais Bardella, lui, pendant ce temps-là, propose le service militaire obligatoire. Une mesure que personne n’a demandée.
C’est comme la gauche : elle n’affecte jamais l’argent des nouveaux impôts aux services publics essentiels. Ces promesses on ne les entend que pendant la première étape dite d’excitation des foules. Ce que veut la gauche c’est juste financer des nouvelles dépenses, des projets verts géants, un peu comme le gars sur les boites de maïs, mais en beaucoup moins utile.
Je ne crois pas au RN. C’est un parti de gauche comme les autres, simplement moins dangereux que La Folle Insoumise et c’est probablement la seule raison qui me le ferait préférer dans une élection.
Le RN trouve ses électeurs dans les milieux populaires, un monde ouvrier appauvri, ébranlé se considérant détruit par la globalisation économique et menacé sécuritairement par l’immigration.
Les opposants se réduisent par facilité, à les qualifier d' »extrême droite » alors qu’il serait plus sérieux de parler de « conservatisme populaire » composé comme toujours en France d’une tradition égalitaire qui déteste les ultrariches et les puissants. Idiot aussi de les traiter de « fascistes » car il n’y a pour ceux-là aucun esprit de revanche territoriale ou colonialiste bref expansionniste ou racial.
Conclusion logique, Marine Le Pen dit qu’elle n’est pas de droite.
Les Français (de la gauche à la droite) restent majoritairement et logiquement coincés sur le modèle du CNR résultat d’un consensus gauche-droite (1945) étatiste par construction (modèle qui pouvait se comprendre dans un pays à reconstruire moralement et économiquement) et le constat est qu’il faudra un évènement majeur pour en sortir, la faillite avérée et palpable du modèle avec du sang et des larmes.
Je ne vois malheureusement à ce stade aucune autre issue car toutes les maigres tentatives libérales ont échoué depuis 50 ans.
Les petites solutions pour les petits entrepreneurs ou les exploitations agricoles seront vaines car ils sont eux-mêmes sous-traitants de près ou de loin des multinationales qui ont la taille nécessaire pour s’affronter à l’export sauf rares exceptions de niche.
@Tino: Je partage votre pessimisme : il n’y a pas d’issue, en tout cas pas libérale. Les idées de gauche ont tout imprégné, de la moquette au plafond. Dans 10 000 ans, les archéologues du futur en exhumeront encore les résidus idéologiques, incrustés dans l’ADN des « tous ensemble » fossilisés.
Même après s’être fracassés contre le mur de la réalité, même ruinés, affamés, expropriés, les électeurs continueront à voter pour la meule qu’ils se sont eux-mêmes joyeusement passée au cou en réclamant un petit crédit d’impôt pour compenser les frottements.
Je partage également votre pessimisme et j’ajoute que le problème du pays est beaucoup plus grave à mon sens. Il s’agit d’un état d’esprit qu’il faut changer. Depuis la révolution, la France est un pays fondamentalement étatiste et communiste. Ne jamais oublier que le communisme est né en France, pays qui a formé la plupart des leaders communistes criminels de la planète. L’égalitarisme, le collectivisme, l’étatisme sont viscéralement enracinés dans le cerveau de tous les français, même ceux qui se targuent d’être libéraux ou qui ont des patrimoines à 8 chiffres. Le changement à effectuer est copernicien et même le FMI aura du mal sans violence à redresser le pays. La voie pacifique serait longue car la tâche pour reformater les prochaines générations est immense. J’écris « serait » car je crains qu’aujourd’hui le pays ne soit plus maitre de son agenda.
Par ailleurs, comme le dit Dominique Reynié : « Il y a maintenant 40 ans que les choses se dégradent sans qu’aucun problème de fond ne soit traité. Nous sommes au stade de l’effondrement systémique. Je ne suis pas certain que notre pays ait le sens de la réforme, sinon on l’aurait montré avant. Par contre le pays a l’habitude des ruptures brutales. Il va falloir prendre des décisions extrêmement désagréables dans un pays qui a perdu l’habitude de supporter des décisions désagréables quoi qu’on en dise. C’est une révolution mentale qu’il faudrait faire en peu de temps je ne suis pas sûr qu’on en soit capable. Ce sont tous les Français qui ne sont pas raisonnables et ne sont pas suffisamment sérieux. C’est un peu facile. Vous ne pouvez pas renvoyer aux dirigeants la responsabilité de ne pas prendre les décisions que de toute façon vous ne leur laisserez pas prendre. La responsabilité tient aux 49 millions d’électeurs. »
Voilà le résultat de l’endoctrinement via l’Éducation Nationale, de la propagande incessante des médias, la reprise par la classe politique de tous bords de l’idéologie de l’assistanat gauchiste, du principe de l’état providence nounou omniscient et omniprésent. Et tout ça surtout depuis 68.
Plus de la moitié du pays est bénéficiaire de la redistribution (en fait 57% des français touchent plus de l’État que ce qu’ils donnent à l’État) et ils voteront donc toujours pour la préservation du système, même s’il est corrompu comme celui en place depuis 50 ans et en particulier depuis l’arrivée de macron.
L’avachissement décrit par Eric Verhaeghe est la caractéristique de la majorité des français qui râlent s’opposent et finalement pensent avoir agi efficacement contre le système, ce qui est totalement faux. Seule l’action individuelle au plus bas niveau, en s’investissant vraiment contre le système peut faire avancer le pays. Voir le livre de E. Verhaeghe « Traité pour le monde d’après » pour un retour à l’ordre spontané et à l’instinct vital.
Ne pas oublier qu’au communisme s’ajoute un sentiment d’envie typiquement et spécifiquement français. Les français sont remplis d’un sentiment personnel négatif face à ce que possède autrui qui les pousse à vouloir ce que l’autre a, souvent accompagnée d’un ressentiment. Ce sentiment destructeur plutôt que constructeur. Les français envieux veulent diminuer l’avantage des autres parce que cela les frustre.
@ Rob : je partage entièrement votre analyse.
Il y a aujourd’hui une majorité de la population en âge de voter qui bénéficie de la « solidarité » très au-delà de ce qu’elle contribue. Le système n’est plus réformable. Il ne se réformera que par la contrainte, dans le sang et les larmes, quand il n’y aura plus d’argent à emprunter sur les marchés ou à exproprier chez la minorité qui continue de soutenir à bout de bras ce système absurde.
Oui, c’est bien une révolution mentale qu’il faudrait accomplir. Mais je ne vois pas comment elle serait réalisable….
@Oli71: La bataille est avant tout culturelle. Les mentalités ne changeront pas tant que les principaux vecteurs d’influence (école, médias, administrations) resteront verrouillés par les marxistes. Cela n’a pas toujours été le cas, et un jour cela changera. Pas forcément pour le meilleur, d’ailleurs. Il se pourrait fort bien que nous troquions simplement un entrisme pour un autre, et que les fréristes prennent la relève.
De notre côté, nous disposons d’une arme qui inquiète le pouvoir à juste titre : Internet, l’équivalent moderne de l’imprimerie pour la diffusion du savoir et des idées. Le livre, c’est Martin Luther, Descartes, Voltaire, l’Encyclopédie. Mais aussi le Petit Livre rouge et tous ces catéchismes que les tyrans ont su détourner.
Ce que le pouvoir redoute, c’est le pluralisme, la diversité des opinions et la libre circulation des idées. Leur rhétorique, on la connaît par cœur : «Vos idées n’en sont pas, c’est de la désinformation. Nos décisions ne sont pas arbitraires, c’est de la Science.» Avec un grand «S» comme Servitude.
C’est exactement ainsi qu’il faut décrypter la dernière sortie de Macron à la COP30 : l’invocation rituelle de «la Science» pour disqualifier tout débat et s’arroger le monopole de la légitimité. Une vieille ficelle autoritaire recyclée en costume technocratique.
@Tino:
Les « maigres tentatives » se sont heurtées à une véritable révolution violente de la gauche pendant 40 ans.
1-Grèves, manifs, casses, voiture brûlée en automne et au printemps.
2-Instrumentalisation massive des jeunes via l’EDNAT et les universités (cf: 1)
3-Campagnes de haine médiatique du service publique « nazis, nazis, nazis et même raciste nazis » voir « salaud de patrons suceur de sang ».
4-Propagande massive via l’EDNAT, l’université, les médias publics.
5-Censure.
6-Condamnations judiciaire.
7-Licenciements (fonction publique, universités, « pas de haine etc »)
8-Yeux crevés, noyautage des mouvements (ex: Gilet jaune originel)
9-Magouilles électorale en deux tours.
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Tu l’ouvrais pour le Contrat Premier Embauche ou les 2 euros d’une obscure subvention ?
3 millions de gauchiasses dans les rues pendant un mois, tous les transports publics bloqués, campagne médiatique de haine, scènes de guerre de rue.
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Pendant qu’on essayait de discuter démocratiquement la gauche nous a fait LA GUERRE.
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Le pays termine sa descente dans l’islamo-communisme et personne n’a pris vraiment la mesure du danger. Le RN s’UMPSise a vitesse grand V et elle n’est même pas certaine d’arriver au second tour vu le niveau de dystopie du pays.
Attendons la catastrophe économique et financière en espérant qu’elle ne sera trop cataclysmique.
Après on pourra peut-être repartir d’un bon pied.
Je me demande, chère Nathalie, si vous et vos honorables commentateurs (et tateuses) ont eu la curiosité d’écouter Jordan Bardella sur BFM TV hier au soir ?
J’ai eu cette curiosité parce que la veille, j’avais entendu dire que sur le service public, Bardella s’était fait traiter de nazi, avait été comparé à Hitler et même ce pauvre journaliste qui avait essayé d’attirer l’attention sur un autre « crétin » – Napoléon III – qui, une fois arrivé au pouvoir, l’avait occupé pendant 18 ans, tout le monde en avait conclu qu’il avait traité Bardella de crétin !
Cette émission m’a retenue jusque tard dans la nuit et je dois avouer que la « niveau CM2 » que je suis a été bluffée par ce jeune homme de trente ans, auquel personne sur ce plateau n’avait l’intention de faire le moindre cadeau, bien au contraire !
Peut-être que l’écoutant vous trouverez même des réponses à certaines des questions que vous vous posez, et jusqu’ici demeurées sans réponse ?
« Peut-être que l’écoutant vous trouverez même des réponses à certaines des questions que vous vous posez, et jusqu’ici demeurées sans réponse ? »
Me tourner vers le cracheur de fiches Bardella pour trouver des réponses aux questions que je me pose ? Au secours !
Et si vous trouvez que cette réponse manque de fond, vous avez tout mon blog pour l’enrichir – un blog libéral, donc pas socialiste, pas étatiste, pas collectiviste, je le répète.
Limitons les pouvoirs de l’État, abandonnons le socialisme et ses deux mamelles destructrices de valeurs, l’assistanat et le nivellement par le bas, prenons la sécurité des biens et des personnes au sérieux, mettons en valeur les talents et les initiatives des personnes individuelles, et vous verrez que vous aurez aussi la réponse aux questions que vous vous posez sur l’avenir de la France.
Hélas, chère Nathalie, je serai incapable d’enrichir votre blog comme vous me le proposez si généreusement, car j’ai peur que, contrairement à ce que vous semblez croire, nous ne soyons plus dans une démocratie, telle que vous la décrivez et où chacun a droit à une parole libre.
Dans le régime où nous avons été précipités ces dernières années rien de tout ce que vous aimeriez voir se concrétise n’a la moindre chance d’advenir sans auparavant une révolte violente du peuple français. En sera-t-il capable ou préfèrera-t-il crier au secours ? Mais à qui, alors ?
@Mildred
J’ai moi aussi écouté cette tentative de « mise à mort » d’un « nazi » qui s’ignore… puis le lendemain ou le surlendemain, son intervention publicitaire sur CNews.
Je ne sais pas ce qu’il vaut réellement, mais pour un CM2, on en voudrait d’autres… Quant au « chroniqueur-Napoléon III »… à balancer aux oubliettes, tellement c’était nullissime !
La « révolution violente de la gauche pendant 40 ans », la droite et donc la majorité silencieuse a laissé faire par lâcheté ou en croyant par défaut hein, que ça finirait par s’arranger, la fuite en avant.
C’est extrêmement facile pour Bardella de répondre à des remarques (références historiques très approximatives voir fausses) ou des questions qui ne sont même pas au niveau du CM2 (attention niveau de l’époque où j’y étais moi-même). Le problème de Bardella c’est qu’il ne s’est jamais fait cogner par l’adversité (retracer la vie de De Gaulle est une référence), on peut donc douter de sa solidité pour mettre en œuvre son programme.
Oui il faut limiter l’Etat sans se polariser idéologiquement sur l’immigration. L’immigration est uniquement un problème de nombre car nous avons très largement dépassé nos capacités d’assimilation concernant travail, logement, éducation, sécurité, santé etc…Il s’agit uniquement de dignité humaine pour les nouveaux arrivants. Il faut peut-être suspendre toute immigration pendant un temps pour éponger le matelas et rétablir un minimum de sérénité dans la Cité qui est actuellement en crise.
Le panorama des votes fait par Le Figaro est spectaculairement démonstratif et permet d’observer que la seule opposition réelle à l’indigestion fiscale et de propositions de pistes chiffrées de réduction des dépenses se situe du côté de Ciotti ou Lisnard, et Knafo qui s’en rapprocherait. Sont-ils audibles, on peut rêver.