Les journalistes de France Inter Thomas Legrand et Patrick Cohen prennent un café avec deux dirigeants du Parti socialiste. Ces derniers, à l’origine de la rencontre, se plaignent du traitement trop sévère que la radio inflige à leur mouvement politique. Les journalistes s’en défendent et indiquent notamment qu’en vue des élections municipales de 2026, ils « font ce qu’il faut » contre Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture et candidate investie par Les Républicains à Paris.
Si ça se trouve, les bribes de la conversation ci-dessus, enregistrées par un journaliste du magazine l’Incorrect (droite tendance Marion Maréchal-Le Pen), témoignent peut-être tout simplement de la difficile recherche d’impartialité de MM. Legrand et Cohen dans leur gestion de l’information. On leur reproche de maltraiter tel parti politique ; ils rétorquent : mais non, pas du tout, nous ne sommes pas tendres non plus avec vos adversaires, « on fait ce qu’il faut ».
Mais peu importe, la polémique est lancée, l’affaire est entendue : on constate une fois de plus qu’il n’existe aucune once d’impartialité dans le service public de l’information ; on constate une fois de plus qu’il roule à gauche, toujours à gauche, et qu’il favorise honteusement les candidats et les politiciens de gauche tandis qu’il harcèle sans relâche les politiciens et les candidats de droite. Tout cela étant abondamment financé par les impôts des contribuables.
Dans de telles circonstances, les partisans du service public de l’information ne manquent jamais de pointer du doigt les médias de droite, ceux de la sphère Bolloré notamment, arguant qu’on y respire difficilement cette impartialité réclamée à cor et à cri pour l’audiovisuel public. Mais précisément, sauf à recevoir les fameuses subventions largement déversées par l’État sur la presse écrite (204,7 millions d’euros au total en 2023) dans le but affiché de protéger la pluralité des médias mais avec le résultat concret de formater considérablement les contenus, ces médias ne sont pas financés par l’impôt. Ils n’exigent pas la contribution de tous à des contenus qui n’intéressent que quelques-uns. C’est vrai de la presse Bolloré, c’est également vrai de l’autre côté de l’échiquier politique avec l’exemple de Mediapart.
Pour ma part, je pense que le débat centré sur l’impartialité de l’information ne répond pas au problème soulevé, pour la bonne et simple raison que l’information n’est pas et ne pourra jamais être neutre. D’où l’impérieuse nécessité de la soustraire à l’emprise unidirectionnelle de l’État.
On entend souvent dire que le service public, ses radios, son 20 h télévisé n’ont qu’à se contenter de donner les faits et que le discernement des auditeurs et téléspectateurs que nous sommes fera le reste. Cependant, même les faits sont susceptibles de manipulation : dire, ne pas dire, dire partiellement… selon que le chiffre (par exemple le nombre de véhicules incendiés pendant la nuit du Nouvel An) ou l’événement (par exemple un attentat terroriste) éclaire d’un jour plus ou moins favorable telle ou telle entité responsable que l’on souhaite protéger ou au contraire démolir.
Ou alors ils ne signifient rien en eux-mêmes s’ils ne sont pas contextualisés. Prenez la dette publique : on sait qu’à la fin du premier trimestre 2025, elle caracolait à 3 345 milliards d’euros. Mais ce seul chiffre ne permet pas de dire si la situation française est préoccupante ou, à l’inverse, réjouissante. Et une fois qu’on l’aura comparé au PIB, aux actifs, aux autres pays ou à l’âge du capitaine, il donnera lieu à de multiples interprétations très différentes, comme on le constate actuellement à travers les discussions qui entourent la construction du budget 2026 du pays.
Autre opinion répandue : le service public n’a qu’à organiser des débats dans lesquels les différentes opinions seront représentées par les invités. Mais là aussi, rien de plus simple pour orienter le débat. Il suffit de choisir des invités charismatiques et éloquents pour défendre tel côté de l’opinion et de réserver la contradiction à des invités moins nombreux, moins connus, moins éloquents, voire carrément soporifiques, inintelligibles ou mauvais débatteurs pour les autres côtés. L’animateur du débat peut même s’arranger pour limiter leur temps de parole.
On n’en est certes plus à l’époque du monopole de l’ORTF sur la radio et la télévision françaises, quand le ministre de l’Intérieur donnait chaque jour son accord pour le 20 h du soir. Une certaine concurrence s’est instaurée via l’ouverture du secteur au privé. Mais la supériorité du service public et sa prétendue « aura » de référence irréprochable de la « bonne info » et de la « bonne culture » perdurent malgré l’impossibilité d’y parvenir. Rappelons-nous que dans sa lutte contre les « fake news » et les « mauvaises » opinions qui en découlent, Emmanuel Macron rêvait tout haut d’un service super-étatique de l’information.
Mais que vaut une « bonne » opinion, si elle est la seule admise ? Comment être certain qu’une fausse nouvelle ou une « mauvaise » opinion est bien fausse ou mauvaise, si l’on ne peut pas la rejeter par nous-mêmes après analyse des différents arguments en présence ? D’ailleurs, en quoi l’acteur étatique serait-il plus à même que nous de déterminer quelles informations et quelles opinions ont droit de cité, sauf à nous prendre tous pour de véritables imbéciles ? On voit combien la pente vers la propagande est glissante.
Au fond, l’information, la vie intellectuelle, les idées… forment un marché qui, comme tous les marchés, fonctionne d’autant mieux qu’il est libre. Tout marché qui commence à subir des distorsions, que ce soit par l’encadrement des prix, la distribution de subventions, un numerus clausus ou diverses autres réglementations, est un marché faussé qui génère tôt ou tard le mécontentement de ses acteurs. Il en va de même dans le domaine des idées. À partir du moment où il est question d’encadrer certaines idées, d’en interdire d’autres et de favoriser certains thèmes, on débouche inéluctablement sur une vie intellectuelle en route pour l’appauvrissement et l’on génère de la frustration dans de nombreux pans de l’opinion publique.
En conséquence, il me semble que les efforts doivent porter non pas sur l’impartialité de l’information diffusée par un service public qui, en étant piloté par l’État, sera forcément le représentant d’une réalité limitée par les nécessités de la conservation du pouvoir ; mais sur sa pluralité dégagée de toute allégeance politique et financière, sur l’existence de nombreux organes de presse différents et privés qui entrent en débat entre eux. Pas le régime actuel de prétendu pluralisme organisé par les subventions étatiques, mais un régime de concurrence des idées dans un marché privé et ouvert.
Dans ce contexte, il importera peu que tel organe de presse ou tel journaliste au sein d’un titre défende des idées politiques de gauche ou de droite (voire libérales !) puisque des idées différentes seront défendues par d’autres titres et d’autres journalistes et puisque les éditorialistes, les commentateurs et les experts auront tout loisir de s’interpeler et de se répondre par articles interposés. Quant aux citoyens, ils auront tout loisir de choisir comment s’informer. Tels seraient en tout cas les contours souhaitables d’une liberté de la presse et des médias pleine et entière.

Bien d’accord avec vous : le débat centré sur l’impartialité de l’information ne répond pas au problème soulevé. eh oui le meilleur moyen reste la pluralité des sources d’information. Ceci dit, vu que 80 % des journalistes sont de gauche, il sera difficile d’y arriver :
Difficile, par manque de temps ou de moyens financiers, de faire le tour complet de ce qui est dit à propos d’un sujet donné. La tendance est de se limiter aux médias qui confortent ce qu’on pense déjà (biais de confirmation).
Il fut un temps pas si lointain où les journaux vivaient des encarts publicitaires achetés par des acteurs économiques, l’argent des abonnés et les dons des partis. Ce qui fait que les médias jonglaient avec la pub pour ne pas contrarier les annonceurs.
En revanche, les couleurs des médias papier étaient bien annoncées.
La chaine de télé unique bien utilisée par le général De Gaulle a fait des petits et n’est guère qu’un outil de propagande.
Retour à des médias autonomes financièrement?
Je tire de votre article, très pertinent comme d’habitude, une conclusion double qui s’impose à l’évidence :
1 – pas de « service public », instrument manifeste de propagande, même s’il n’est plus soumis à l’accord du ministre de l’Intérieur… parce que ce n’est pas la peine en raison de son noyautage ;
2 – aucune subvention assurée par les contribuables (disposition libérale) à aucun média.
Je vois d’ici la tête de l’ARCOM pour gérer cette pluralité … 🙂
Si on suit les recommandations de notre chère blogueuse, l’ARCOM est antilibérale et à supprimer au plus vite !
Un problème de moins.
@Tino: L’ARCOM, l’Autorité de Censure, de Répression et d’Oppression Médiatique ? Comme les algues vertes, ça s’étend vite, ça pue, et il y a déjà une (vraie) pétition pour s’en débarrasser : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3346
Bon retour de vacances chez vous, chère Nathalie, vous nous avez manqué, mais je suis heureuse de constater que vous avez fait ce qu’il faut avec ce brillant article.
Ainsi vous abordez un sujet que tous les media du service public auraient préféré ignorer.
Et voilà que de plus en plus de monde saura « qu’il n’existe aucune once d’impartialité dans le service public de l’information. »
Vous lisant plus avant, la « niveau CM2 » que je suis, a été ravie de constater qu’elle avait toujours échappé à la lecture de La Croix, L’Humanité et Libération, et ne parlons pas de Mediapart.
En revanche j’ai toujours été à l’aise avec la presse Bolloré et j’ai été très choquée par le traitement qui a été infligé à ses journalistes et à ses chaînes.
Qui peut dire quel sera le résultat de cette polémique, mais merci de n’avoir pas accepté de laisser retomber le couvercle !
Chère amie, contrairement à vous, j’ai eu le privilège de lire l’Humanité chaque jour pendant deux semaines, mes voisins de l’époque m’ayant gentiment proposé de récupérer leur journal durant leurs vacances. Depuis, j’ai opéré une scission avec eux, sur des bases doctrinales et géographiques non négociables. Pour revenir à l’Humanité, et comme le disent les rares journalistes ayant survécu à une interview croisée des députés EELFI Sébastien Delogu et Ersilia Soudais: « Ah. D’accord. C’était donc ça. ». Mais c’était il y a trente ans. Depuis ça a empiré.
Mille excuses mais Sébastien Delogu et Ersilia Soudais, moi y en a pas connaître !
@Mildred: Ah, mais quel dommage que vous n’ayez pas encore goûté à ces perles du spectacle vivant à la française ! Vous trouverez sans mal, sur Internet, un florilège de leurs meilleures performances oratoires. Certes, Mirabeau, Gambetta ou Clémenceau avaient déjà offert leurs heures de gloire à l’éloquence parlementaire, mais rien, absolument rien, n’atteint le niveau de ces deux prodiges, si ce n’est, peut-être, Sandrine Rousseau ou Manon Aubry. Sauf que chez elles ça a l’air (je dis bien « ça a l’air ») calculé. Chez EELFI, c’est une compétition acharnée pour savoir qui débitera le plus d’âneries à la minute. Une cadence industrielle qui menace la survie de nos humbles artisans français de l’humour burlesque.
Je partage entièrement votre constat : dans une démocratie vivante, la liberté de la presse ne consiste pas à exiger la neutralité de chaque journaliste, mais à permettre la confrontation libre d’opinions divergentes. Ce que vous décrivez, c’est un pluralisme réel, où les citoyens peuvent exercer leur discernement face à des visions du monde opposées.
Voyons. Après relecture, il s’avère que j’ai accidentellement décris un univers parallèle. Dans cette version-ci de la dystopie démocratique baptisée « état de droit », on trouve plutôt une inflation de lois et d’instances répressives (DSA, ARCOM), des sanctions extra-judiciaires contre les opposants, des subventions pour les médias « vertueux », et tous les autres médias alignés devant le peloton d’exécration gouvernementale. En prime, le pouvoir grimace dès qu’un journaliste ne s’incline pas assez bas au passage du corbillard rhétorique que les médias du régime persistent à nommer « discours présidentiel ».
Seule consolation (triviale, j’en conviens) : voir les deux tartuffes du Parti Socialiste payés par le service public se vautrer dans la fange de leurs mensonges mesquins et de leurs petites combines d’appareils. D’un autre côté, eux se consolent avec notre pognon. Pas certains qu’ils soient si accablés.
PS : Heureux de vous relire. Vous nous avez manqués. En votre absence, on en était réduits à s’échanger des blagues de « Toto milite à EELFI » ou « Toto vante la taxe Zucman ». C’était long.
Miam, miam ! Qui ne rêverait d’être capable d’écrire de tels commentaires, (les fautes d’accord de participes en moins bien entendu) ?
@MissRatched: étrange époque où l’on préfère miam-miamer sur des commentaires de blog plutôt que sur de la Chartreuse verte (par pitié ne me parlez pas du Spritz)
Le 3 juillet, sur France Inter, Patrick Cohen a profité de son édito politique pour réaffirmer le bien fondé, selon lui, des ZFE, du plan ZAN (Zéro artificialisation nette), de la fin des moteurs thermiques en 2035 et du développement de l’éolien et du photovoltaïque, et pour reprocher à Bruno Retailleau, François-Xavier Bellamy et Julien Aubert d’avoir écrit, dans Le Figaro, une tribune intitulée Rebâtir un parc nucléaire et stopper le financement des renouvelables. D’après M. Cohen, les auteurs de cette tribune auraient subi « la pression politique et médiatique du RN et de ses soutiens », parmi lesquels il compte « les chaînes Bolloré ».
Finalement, je ne sais pas si un tel édito est de gauche ou de droite, c’est la doxa de l’empire du bien qui sévit depuis des lustres !
Si les trains déraillent ou se rentrent dedans en Grande Bretagne c’est la faute à l’ultralibéralisme alors que chez nous … C’est la faute à pas assez de service public ! C’est la légende qui se perpétue dans ce domaine comme pour tant d’autres.
Abonné à quelques journaux sur internet, je constate finalement lire assez peu d’articles. Le titre est suffisant bien souvent pour connaitre d’avance ce qu’il y aura à lire sans surprise ni originalité, alors je passe au suivant sans faire l’effort de perdre du temps. Et ceci d’ailleurs quelle que soit l’orientation politique, ça raconte toujours la même chose dans un pays où il ne se passe d’ailleurs pas grand chose dans les faits autrement que sur la pente continue du déclin.
Le bilan est donc plutôt négatif, néanmoins deux ou trois articles par semaine peuvent surprendre par leur bon sens ou leur ironie factuellement argumentés, au moins c’est drôle. Heureusement quelques journalistes ou commentateurs « libres » sauvent la mise et redonnent encore de l’espoir.
Vous avez raison, Tino, il faudrait que tous les auteurs et commentateurs, conscients de ce que les termes « gauche » ou « droite » ne correspondent plus à aucune réalité tangible, ils décident de les remplacer par les termes : « wokistes mondialistes » ou « patriotes français ».
Pour ma part, je ne suis pas sûr qu’il faille enterrer l’opposition gauche / droite. Elle me semble avoir une réalité encore bien tangible et le pivot de cette opposition me paraît être le rapport des uns et des autres à l’égalité.
Pour les gens qui se revendiquent de droite (c’est mon cas), l’égalité est bien moins importante que d’autres valeurs, notamment celles de liberté, de responsabilité individuelle et de préservation de l’ordre.
A l’inverse, je constate, par exemple dans les discussions avec mes amis ou collègues qui se revendiquent de gauche une obsession de l’égalitarisme qui est une vraie constante de tout leur discours. Toute inégalité de fortune, de revenus, d’éducation, etc. est inacceptable à leurs yeux. Vous avez beau leur rappeler qu’il n’y a aucun autre pays qui a poussé autant la redistribution que la France, rien n’y fait. Pour eux, nous n’en ferons jamais assez dans la redistribution. L’évolution ne peut se faire que dans un sens, vers toujours plus d’égalité, de redistribution et de droits sociaux, de « justice sociale ». L’attitude du PS en ce moment en donne la meilleure illustration.
C’est d’ailleurs ce qui me fait penser qu’entre les différentes composantes de la gauche, les différences ne sont que de degré, mais pas de nature, car l’objectif ultime est le même : une société totalement égalitaire, fût-elle très appauvrie.
Personnellement je reviendrais plutôt aux fondamentaux : progressiste ou conservateur.
A l’aube de l’humanité, au Paléo par exemple on peut repérer des comportements humains progressistes ou conservateurs.
On peut d’ailleurs être libéral conservateur ou libéral progressiste ou les deux à la fois selon les sujets ou les thèmes abordés et le choix est loin d’être simple surtout pour un libéral qui se veut avant tout rationnel et pragmatique.
Hélas l’égalité brandie comme injustice est une manipulation française qui ronge notre pays (et d’autres), utilisée par démagogie autant par la gauche que par la droite (voir nos 2 derniers premiers ministres et celui qui vient d’arriver).
@
@Mildred : ce « @ » déposé là comme un escargot sans sa coquille, m’interpelle. La cartouche d’encre de votre clavier serait-elle à sec ? S’agirait-il d’une nouvelle émoticône insurrectionnelle balancée au visage des militants-journalistes de France Inter ? Ou bien l’expression codée d’un désaccord politique avec « oli71 » sur l’éternelle opposition entre la droite et la gauche ? Son pseudo énigmatique signifie-t-il « Olivier de Saône-et-Loire », « Au lit à 71 ans » ou « Olivetti type 71 », la machine à écrire préférée des lecteurs du blog de Nathalie ? Qui sait ? Toujours est-il que je vous soutiens pleinement : « @ » donc, moi aussi.
Merci de m’avoir sauvé la mise avec tant d’élégance et tant d’humour !
Il ne vous reste plus qu’à expliquer à oli71 pourquoi sa conception du mot « égalité » ne repose sur rien de tangible, l’égalité n’existant nulle part, même pas devant la mort !
Et d’autre part de nous expliquer quel rôle, lui et ses amis, accordent aux oligarques milliardaires de gauche, patrons de presse et de media TV, dans la manière dont ils se déterminent « de gauche » ou « de droite ».
Ainsi que vous le constaterez, j’ai du mal à m’en sortir, aussi après deux essais, je me suis dit que de meilleurs commentateurs, sauront mieux que moi, mettre oli71 devant ses incohérences, et j’ai annulé mes réponses. Aussi ai-je été très désemparée de voir que mon @ avait survécu ! Mais finalement, grâce à vous, je ne le regrette pas !
@Mildred: Je suis surpris par votre hostilité envers l’intervention d’Oli71. Son analyse selon laquelle la gauche privilégie l’égalité tandis que la droite met l’accent sur la liberté me semble tout à fait défendable et même classique.
Je n’en dirais pas autant de cette enseignante de CM2 qui expliquait récemment à ses élèves que « la gauche défend le peuple et la droite défend les riches ». Inutile de chercher sa prose sur ce blog : en l’absence de vitrine à casser ou de conteneur à incendier, l’endroit n’attire pas l’élite de l’Éducation Nationale. Ah, l’école primaire n’est plus ce qu’elle était ! Mais rassurez-vous, le collège c’est bien pire.
Autre distinction s’ajoutant à celles déjà énumérées : l’opposition entre (1) les dirigistes étatistes ennemis de la liberté individuelle, dont le rêve est de transformer la société en fourmilière soviétique et qui pensent que tous les maux viennent forcément des riches, des « boomers », des étrangers ou des intrangers, mais certainement pas d’eux. En gros c’est : le pouvoir, Renaissance, Horizon, le MoDem, les LR, le RN, Reconquête, le PS, le PC, LFI et leurs amis. J’espère n’avoir oublié personne avant de descendre le sac poubelle à la cave. Et (2) les humanistes qui voient en chaque être humain un individu souverain et un début de solution plutôt qu’un risque à dompter. En gros, plus grand monde mais l’avantage c’est que maintenant on peut s’appeler par nos prénoms (ou nos pseudos).