Vécu : le stage récup’ de points !

(ou : Tous coupables et heureux de l’être, c’est pour notre bien !)

Oui, Arnaud Montebourg pourrait battre Manuel Valls au second tour de la primaire de gauche – pardon, Primaires citoyennes, restons dignes. Oui, Emmanuel Macron attire plus de 2 000 personnes dans ses meetings (et dit son plaisir à venir en terre socialiste) quand notre ex-Premier ministre en rassemble difficilement 200. Oui, Manuel Valls nous a sorti hier le « droit d’inventivité » pour couvrir ses multiples revirements politiciens sous un concept lourd de branchitude commode. Oui, lui aussi a dû se rendre à l’évidence préférée de Vincent Peillon : le problème de la France, c’est le catholicisme qui inonde de son obscurantisme le programme du candidat de droite !

C’était un petit résumé des aventures politiciennes du week-end. Tout ceci serait prodigieusement palpitant si nous n’avions pas dans le même temps le spectacle affligeant d’une gauche largement disqualifiée qui, en fait de branchitude, ne sait se « réinventer » que dans les plis poussiéreux et déchirés des politiques 100 % keynésiennes et 100 % vouées à l’échec de nos Mitterrand, Rocard et Chirac (sauf épisode libéral de 1986, comme c’est bizarre !)

Aussi, abandonnons provisoirement tout cela en attendant le premier débat de la primaire de gauche de jeudi soir, et intéressons-nous à une expérience forcément « citoyenne » qui ne manque pas d’agrémenter parfois la vie quotidienne de certains automobilistes indisciplinés : le stage de récupération de points !

Chers lecteurs, tranquillisez-vous, votre blogueuse préférée n’est pas une délinquante multi-récidiviste des infractions de la route ! J’ai encore 7 points sur mon permis, comme je viens de le vérifier grâce au site Télépoints du ministère de l’Intérieur, une fois munie d’un courrier 48M ou 48N, de mon numéro de dossier et de mon code confidentiel.

Il est vrai que récemment les conducteurs de ma famille ont dû faire face à un tir groupé de PV désobligeants pour stationnement malencontreux (interdit mais jamais gênant) ou vitesse un peu décalée par rapport aux normes (jamais plus de 20 km/h de dépassement et en général plutôt 5 km/h). Devant l’abondante gestion administrative que tout cela commençait à représenter, j’ai été obligée d’ouvrir plusieurs petits dossiers nominatifs bien ordonnés pour m’y retrouver entre les infractions admises, celles qu’on se refile entre membres de la famille, et celles qu’on conteste avec vigueur. Très vite il est apparu que le problème était moins celui des sommes à payer (encore que …) que la propension des points à filer un à un voire quatre à quatre.

« Quatre ! Mais vous parlez au moins d’un feu rouge grillé ! » allez-vous m’objecter avec sévérité. Eh bien, oui et non. J’ai eu l’expérience personnelle qu’il est très possible de se faire retirer quatre points pour non respect d’un feu qu’on n’a absolument pas grillé.

Voici toute l’affaire : des radars de feu ont été installés à titre de test en plusieurs points de la ville, dont l’un à proximité de chez moi. J’arrive au carrefour en question, et, je l’avoue, je ne fais pas attention au feu qui vent de changer. Ma fille hurle : « C’est rouge ! » Je pile et je m’arrête. Pas harmonieusement, mais je m’arrête, bien avant d’entamer la chaussée transversale.

exemple-de-sas-veloPrécisément, je me trouve dans cet espace réservé aux deux-roues, juste avant le feu, qu’on appelle sas vélo (photo ci-contre).

Petite digression pour dire combien ces sas sont devenus le nouveau graal des municipalités. Les voies cyclables ayant été insinuées partout, à sens et à contre-sens, y compris dans des rues étroites, des impasses ou des allées à l’écart de la circulation, parfois même contre l’avis des riverains, foi d’ex-conseillère de quartier (tirée au sort) que je suis, il était urgent de trouver un nouvel aménagement urbain vert et friendly pour continuer à dépenser de l’argent public par millions. Reprenant un système qui existait à Barcelone il y a 25 ans, nos édiles se sont donc empressés de se lancer dans l’indispensable installation des sas vélo partout. Sauf qu’à Barcelone, les deux-roues se pressent aux feux par dizaines, tandis que chez moi, c’est un événement quand j’en vois un, une révolution quand j’en vois deux.

On se demande toujours comment les impôts locaux peuvent augmenter comme ils le font. Entre les embauches effrénées, l’absentéisme en hausse et certains aménagements subtils, comme des pas sur les trottoirs pour vous dire exactement où poser vos pieds, l’affaire est vite entendue.

Bref, pour en revenir à mon feu rouge, pour moi, je me suis arrêtée à temps, il ne s’est rien passé. Mais pour le radar, j’ai dépassé la ligne autorisée, je suis coupable.  Je reçois l’amende, je la conteste, non sans devoir d’abord consigner la somme due, et j’attends. Au bout de quelques semaines, je reçois un courrier du ministère de l’Intérieur : je suis convoquée au Commissariat de mon quartier « pour une affaire me concernant. »

Mon rythme cardiaque s’accélère. Qu’ai-je fait, de quoi suis-je coupable ? « Vous n’avez pas respecté l’arrêt imposé par un feu rouge » m’explique le commissaire, ajoutant qu’il est de son devoir de rencontrer tous les contestataires d’amendes afin de vérifier que ce ne sont pas des farfelus qui s’amusent à embêter les services de contravention par pure malice avec des arguments infondés. Une bonne façon d’occuper un commissaire de police, je trouve.

Je m’empresse de lui expliquer sur mon ton le moins farfelu que je ne l’ai pas vraiment grillé puisque je n’ai pas traversé le carrefour. Mais non, il reste inflexible : le radar est réglé conformément au code. Voilà comment on peut perdre quatre points pour un feu rouge qu’on n’a pas grillé.

Quand on en arrive à envisager les deux longs jours de stage de récupération de points, c’est qu’avec un solde tombé à moins de 4 points, on commence à voir arriver le retrait de permis, avec tout ce que cela comporte de compliqué en terme d’organisation quotidienne et de pénible à l’idée d’avoir à repasser intégralement code et permis. C’est d’autant plus vrai pour ceux qui sont perpétuellement au volant du fait de leur travail, comme les ambulanciers, les transporteurs, les commerciaux ou les chauffeurs-livreurs en tout genre.

Il se trouve que depuis le premier janvier dernier, les patrons ont l’obligation de dénoncer nommément les salariés en infraction. Auparavant, les entreprises payaient les amendes, mais aucun point de permis n’était retiré. Cette mesure n’a pas tellement plu au monde des entreprises, surtout chez les plus petites d’entre elles. D’une part, la perte des points met en danger le travail même du salarié, ensuite et surtout la dénonciation leur apparait comme contraire au maintien d’une ambiance sereine au sein de l’entreprise.

Si une infraction a été commise, me direz-vous, il est normal que le responsable, que ce soit dans le cadre de son travail ou pas, soit sanctionné à l’égal de tout autre contrevenant. Certes, mais l’on constate aussi que dans l’ensemble, les Français se comportent très bien au volant. Sur les 40 millions de personnes disposant d’un permis de conduire, 75 % des conducteurs ont tous leurs points et 90 % en ont plus de 10. De plus, la moitié des 8 millions d’infractions relevées en 2015 concernent des retraits de 1 point, c’est-à-dire des dépassements de vitesse inférieurs à 20 km/h. A l’autre bout, 9 % concernent le retrait de 6 points pour alcoolémie, stupéfiants et vitesse supérieure de 50 km/h à la limite autorisée.

J’ai du mal à concevoir que le fait de passer devant un radar à 100 km/h au lieu de 90, ou que rouler sur le périphérique parisien à l’ancienne norme de 80 km/h au lieu des 70 km/h exigés actuellement constituent des infractions graves qui mettent en danger le conducteur ou son environnement. Or c’est précisément l’accumulation de ces petits dépassements, plus éventuellement une histoire à quatre points comme celle que j’ai racontée plus haut, qui entraînent la fuite continue des points jusqu’au stage de récupération. Les grosses infractions graves, bien moins nombreuses, se soldent assez rapidement par le retrait du permis.

Toujours est-il que le stage dont j’ai eu des échos ce week-end comportait son petit contingent de chauffeurs professionnels prévoyants qui, sentant le vent tourner, souhaitaient reconstituer au plus vite leur capital de 12 points.

A vrai dire, tout le monde devrait se montrer prévoyant en raison d’une autre disposition également en vigueur depuis le premier janvier 2017 : la possibilité d’être dénoncé directement par les images des caméras de surveillance pour une liste élargie d’infractions telles que non port de la ceinture de sécurité, utilisation d’un téléphone portable, franchissement ou chevauchement d’une ligne continue ou non respect de la distance de sécurité (infraction rarement verbalisée jusqu’à présent). Outre la menace que ce décret fait peser sur les libertés individuelles, il est probable qu’on va se retrouver face à une explosion du nombre d’infractions, à supposer que les systèmes de traitement soient capables de suivre.

Par chance, le stage de récupération, sorte de rencontre pour automobilistes indisciplinés calquée sur les Alcooliques Anonymes, est là pour vous relever de vos péchés de mauvaise conduite. Moyennant 150 à 280 € selon les organismes et les départements, moyennant deux longues journées d’ennui à ne rien faire si ce n’est faire semblant de réfléchir dans le but « d’intérioriser votre rapport coupable à la vitesse », un duo de psychologues va vous aider à maîtriser l’horrible tentation de la performance et le sinistre esprit de compétition que vous trimbalez avec vous jusque sur la moindre route de campagne.

Ainsi, après vous être présenté et avoir expliqué à l’ensemble du groupe pourquoi vous avez décidé de rejoindre ce stage de désintoxication, vous serez invité à dévoiler les mots qui vous viennent à l’esprit quand on vous dit vitesse ou infraction. Puis, par petits groupes, vous devrez réagir à une image projetée pendant 2 secondes, temps correspondant à la perception visuelle en voiture à une certaine vitesse. Enfin, on vous fera réfléchir à la notion de prise de risque, qui fait apparaître que les accidents ont lieu quand il fait beau, quand la route est sèche, quand la route est vide. Tout ça, entrecoupé de statistiques sur les accidents.

mortalite-routiere-franceJustement, en 2015, le nombre de morts sur les routes s’est établi à 3 464, soit 80 de plus qu’en 2014. Est-ce significatif ? L’année 2015 a été marqué par un important accident d’autocar dans lequel 43 personnes ont perdu la vie. Le gouvernement y voit une fâcheuse tendance qui commande la plus extrême sévérité.

En réalité, ce chiffre s’inscrit dans une baisse tendancielle de la mortalité routière (voir schéma ci-dessus) de 16 500 morts par an en 1972 à environ 3 500 aujourd’hui, ce qui nous place peu ou prou dans la moyenne de l’Union européenne. Idem pour les blessés.

Si la prévention routière et la sanction des comportements à risque ont leur part dans ces résultats appréciables, il convient de toute façon d’y ajouter les améliorations dans la voirie et les progrès réalisés directement dans les véhicules (tenue de route, éclairage, pneus, freinage, direction assistée, régulateur de vitesse, fiabilité générale etc…)

Comme le stage de récupération s’adresse à des groupes de 20 personnes, tout ceci prend du temps, deux jours exactement. Mais inutile de chercher à aller plus vite, la préfecture veille au respect ponctuel des horaires, tant le stage est à la fois un exercice d’auto-culpabilisation et une punition similaire aux bonnes vieilles « retenues » du lycée. Il n’est pas rare qu’elle envoie des contrôleurs en début ou fin de stage pour vérifier qu’il n’y a pas de retardataires ou de tire-au-flanc. Les deux formateurs sont presque aussi prolixes sur les bienfaits d’un rapport apaisé à la vitesse que sur les roueries des inspecteurs de la préfecture pour trouver des raisons de ne pas restituer les points.

La préoccupation pour la récupération des points de permis pourrait facilement passer pour triviale. Après tout, qui a commis une infraction est responsable et doit rendre des comptes à la société. On voit cependant qu’au-delà de certains comportements délétères au volant, la question des libertés publiques se pose avec de plus en plus d’insistance. 

Les normes se durcissant tous les jours dans tous les domaines, nous finissons par être perpétuellement coupables de quelque chose aux yeux de l’administration. En conséquence,  sous couvert de promouvoir des comportements « citoyens » (sur les routes, vis-à-vis du tri des déchets, pour la santé, sur l’alimentation, pour la planète) tout est prétexte pour étendre l’intrusion de l’administration dans nos vies, tout est prétexte pour nous taxer en permanence et tout est prétexte pour recueillir toutes les informations possibles sur nos habitudes de vie, avec toutes les dérives réelles et potentielles que cette surveillance permanente induit.

L’homme moderne, l’homme « citoyen » naît coupable, il faut donc le surveiller et le punir en permanence. Voilà le credo de nos dirigeants qui nous veulent du bien. 

(Et il me vient maintenant à l’esprit que le revenu universel, qui serait censé nous libérer éternellement du souci de satisfaire nos besoins essentiels, n’est jamais qu’une forme ultra raffinée de la domestication insidieuse à l’oeuvre aujourd’hui dans l’esprit des collectivistes. Mais c’est une autre histoire.)


permis-a-pointsIllustration de couverture : le permis de conduire, un actif fragile à protéger.

12 réflexions sur “Vécu : le stage récup’ de points !

  1. Deux remarques à faire, je ferai deux commentaires.

    D’abord, quelle est bien longue l’explication nécessaire pour se disculper de tout crime !
    Il y a pourtant peu de chauffards mais plus souvent de gens distraits, endormis ou pressés.
    Oui, la voiture a été criminalisée pour mieux asservir les citoyens. Mais ces criminels n’ont pas fait la moindre victime. Ils étaient au dessus de la limite (qui est définie en tout point tout temps), y compris à 40km/h au lieu de 30 devant une école !! Une école, ma bonne dame ! Bon, à minuit, où je suis bien placé pour savoir que les enfants traversent forcément…
    Pour le feu rouge, à Marseille, il y a beaucoup de gens qui le « grillent », or il y a peu d’accidents : les gens sont cencés être maîtres de leur véhicule. Et souvent ils le sont.
    Mais ils sont criminels. D’avoir potentiellement pu causer des accidents pourtant assurés.
    Quelle est bien longue l’explication nécessaire pour se disculper de tout crime, Nathalie : j’ai détecté une typo (des aménagements subtiles – avec un e de trop) !!

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  2. Deuxième remarque souvent oubliée de ceux qui relatent la répression routière.
    La conclusion de l’articke est très juste, mais passe sous silence quelque chose de pernicieux.
    À force de déployer des radars partout et contre tout, c’est à dire un outil indirect, les vrais criminels vont utiliser de plus en plus souvent les fausses plaques. Ce n’est pas vous qui irez trop vite ou trop mal, mais votre carte grise sera topée par le préposé aux infractions. Vous contestez ? Allons, on a le droit de prêter son véhicule !
    Je précise que ceux qui usurpent les plaques utilisent celles d’un modèle identique.

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    • Toute réglementation entraîne automatiquement 1. son fromage et 2. des stratégies d’évitement.
      Pour le 1. petit témoignage : Lorsque je suis entrée dans mon premier emploi, il n’y avait pas d’éclairage dans mon bureau. Tôt le matin ou plus tard le soir en hiver, c’était gênant. La lampe promise n’arrivant pas, j’ai acheté moi-même pour une somme modique une lampe Ikéa qui selon moi faisait parfaitement son office d’éclairage. Horreur et catastrophe ! Que diraient les inspecteurs du travail ? Cette lampe n’était pas du tout aux normes ! Je fus priée de la remballer promptement et d’attendre sagement la livraison d’une lampe dûment autorisée qui, dans son marché captif, pouvait se permettre d’être vendue dix fois plus cher (dans les 2000 francs à l’époque contre les 150 ou 200 balles Ikéa).

      Et concernant votre première remarque, oui, en effet, on devient criminel par rapport à des normes, pas par rapport à des atteintes effectives aux biens ou aux personnes ; ça peut aller loin.

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  3. Bonjour,

    Merci pour ce billet qui montre comment notre société coule. A propos de feu rouge, ce matin, j’ai failli m’emplafonner un de ces abrutis à vélo qui lui, l’avait grillé son feu rouge dans un carrefour où il n’y a pas de visibilité mais lui, il est excusable, c’est un cycliste.
    Il y a deux choses qui expliquent l’imbécilité de la politique nationale en matière de « sécurité routière ». La première est une injonction européenne car dans ce domaine comme dans bien d’autres, nous sommes ou étions mauvais. Chez les anglo-saxons et les pays du nord, ceux qui dominent la construction européenne ou du moins ce qu’il en reste, on est bien moins primesautier avec la code de la route mais au pays de Descartes, il semble que personne en charge de ce dossier ne soit en mesure ou cherche à comprendre pourquoi notre fameux code de la route est si mal respecté. Il est vrai que lorsque l’on voit comment se passe la formation et le passage du permis, il y a de quoi être inquiet mais comme dit l’adage: « Qui trop embrasse mal étreint ». Comme en URSS à la belle époque, si les objectifs du plan ne sont pas atteints, c’est les objectifs n’étaient pas assez élevés et les mesures de coercition pour les récalcitrants pas assez fortes. Les dernières mesures adoptées sont d’une immense débilité en plus d’être attentatoires à la liberté individuelle. Au lieu de voter des textes iniques, j’aimerai voir l’assemblée se préoccuper un peu plus de la préservation de cette dernière, elle grandirait dans mon estimer. La seconde, c’est que le Léviathan a désespérément besoin d’argent et chez nos crânes d’œuf, à raison de plus ou moins 90 euros, la ponction est gérable et à 280 euros le stage inutile, il y a de quoi voir venir.

    Bonne journée

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    • Bonjour et merci pour votre commentaire !
      C’est en effet une manie que de vouloir tripler et re-tripler les doses quand un remède ne marche pas, plutôt que de se demander s’il ne faudrait pas plutôt changer de remède ou carrément supprimer tout remède.
      S’y ajoute de la part des idéologues cette habileté à faire passer l’extension permanente de l’intrusion de l’Etat dans nos vies pour une « politique citoyenne hautement sociale et solidaire. »

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  4. L’obscurantisme peilloniste et trotskiste de surcroit ressemble à la terreur des sans-culottes qu’il admire tant. Ces gens là trahissent tout y compris le sens des mots !
    peillon? moumou 1er le surnomme le serpent . . .

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  5. Bon, avant de vous raconter mes exploits un doute Massaï comme on dit-t-au Kenya : « ex-conseillère de quartier », ça a de forts relents de « commissaire de quartier » ou de « camarade déléguée populaire » ! alors Nathalie, hmmm ? que répondez-vous ? 😉

    Et pour les 7 points, pfff, petite joueuse ! moi, depuis 7 ans, j’oscille péniblement entre 1 et 5 ! ( que des excès de vitesse < 20 kmh ) J'avais réussi à remonter à 5 quand , pour mon plus grand malheur, je me suis pris à contresens, une rue qui devenait à sens unique au bout de 50 m, hypnotisé que j'étais par la patrouille vigipirate stationnée un peu plus loin 😉
    J'en souris aujourd'hui avec vous, mais je suis resté cloîtré 4 jours après m'être fait sermonner comme un gamin par le policier … J'attends de faire mon stage 😉
    Et Cerise sur le gatal, j'avais dans le coffre de ma commerciale, des outils, dont un sabre à cannes (machette) , j'ai failli finir au trou, car dangereux délinquant potentiel !

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  6. Et toujours plus de dialogues parent État / citoyen enfant…mais ne l’avons nous pas cherché en élisant systématiquement les étatistes ?
    « liberté implique responsabilité ; c’est pourquoi la plupart des hommes la redoutent » George Bernard Shaw

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  7. Ah les radars de feu…. Ma soeur, elle, s’est fait avoir à l’orange. Le feu est passé à l’orange à 5 mètres de la voiture, impossible de s’arrêter. Ce qui est autorisé, c’est même la raison d’exister de ce feu orange, que si on a pas le temps de s’arrêter, on puisse passer sans griller le feu. Et bien rien à faire, PV reçu. Pour etre passé à l’orange, transformé en rouge sur le PV.
    J’ai déjà vu également des feux tricolores nouvellement équipés, qui voyaient la durée de l’orange bizarrement réduite…

    Concernant les radars de vitesse, là c’est du grand comique, j’ai reçu deux PV pour excès de vitesse, mon père en a reçu un également peu de temps auparavant. Au même endroit. Trois fois pour des infractions imaginaires. Je me suis fait tauper une fois à 80 au lieu de 90. Vitesse mesuré 99. 19km/h au dessus de ma vitesse compteur. Cool. Une autre fois, un mec qui me doublait a déclenché le radar. J’ai pris le PV avec la vitesse retenue de la voiture qui me dépassait. Et il est fort probable que lui aussi ait reçu le PV. Une infraction, deux amendes, que du bonheur. Mon père s’est fait avoir de la même manière, un belge qui a déclenché le radar, c’est lui qui a reçu le PV. Ce qui est d’autant plus comique, c’est que dans les trois cas, on était sur la voie de droite, la troisième, que le radar n’est pas censé pouvoir flasher… Les flics n’ont rien voulu entendre, ils se sont vainement embrouillés dans des explications fumeuses avant de clore le sujet une fois à court d’idées.

    D’ailleurs, une autre fois, je repasse devant ce même radar, seul sur l’autoroute, et….. Surprise! Il flashe! Manque de bol j’étais trop loin du radar pour qu’il me choppe, et du reste, il n’y avait personne d’autre sur l’autoroute…. Une voiture fantome en exces de vitesse surement. Et le pire, c’est qu’après les mécréants de l’Etat vous jure leurs grands dieux que si, si, les radars sont vérifiés, ils fonctionnent! Alors s’ils fonctionnent, c’est que c’est fait exprès, c’est beaucoup mieux, en effet.

    Vous noterez également le caractère rigolo de l’excuse pourrie de Cazeneuve, qui nous explique qu’il n’y a pas assez de flics pour évacuer Notre-Dame-des-Landes, à cause de l’etat d’urgence, tout en vous expliquant que la répression routière continuera d’augmenter. C’est sur qu’avec les trois quarts des effectifs sur la route à nous traquer comme des animaux, il n’y a plus personne pour évacuer les zadistes, faire le ménage dans les cités, sécuriser les centres-ville ou lutter contre le terrorisme. On ne peut pas tout faire, et de toute évidence, le choix à été fait, depuis longtemps.

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  8. @ Zelectron : Il n’est pas exclu que Peillon mette un peu d’animation dans le débat de demain soir …
    @ Pheldge : EX-cdq et j’avais été tirée au sort ! J’ai démissionné il y a un petit moment, tant c’est une instance inutile et ennuyeuse (les réunions duraient des heures pour ne décider rien) qui relève clairement de cette domestication insidieuse dont je parlais en fin d’article. Pour le stage, trouvez un copain pour le faire avec vous, car là aussi, ennui mortel garanti !
    @ Patox : Absolument !
    @ Desproges54 : Les radars sont des monstres froids, mais parfois les gendarmes sont des amis des bêtes : grâce à ma chienne qui est venue lécher les mains du gendarme qui m’avait arrêtée pour me faire des remarques sur ma plaque d’immatriculation qui pendouillait, le dit gendarme s’est mis à me parler de ses chiens et m’a laissée partir sans verbaliser après une intéressante conversation sur l’intelligence des teckels ! J’étais assez contente car en plus je n’avais pas mes papiers, je faisais juste un petit tour de mon pâté de maisons pour trouver une place de stationnement.

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  9. Donc, le stage de rééducation citoyenne à la conduite est une espèce de psychanalyse de groupe bidon, alors qu’on pourrait en profiter pour rappeler les bases du code de la route, donner des conseils de conduite, expliquer comment se tirer d’un début de perte de contrôle, comment entretenir sa bagnole pour qu’elle soit sûre, etc.

    Mais le pognon n’est pas perdu pour tout le monde. Encore des faux emplois et des crypto-fonctionnaires qui n’apparaissent pas dans les statistiques.

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  10. C’est quoi, ce site à la con officiel pour « consulter vos points du permis de conduire » ?

    https://tele7.interieur.gouv.fr/tlp/

    Voici ce qui s’affiche sur la page d’accueil :

    Préparez les éléments indispensables pour effectuer votre demande :
    – Relevé intégral ou lettre 48N ou lettre 48M
    – N° de dossier
    – Code confidentiel

    Quelle lettre ? Quel dossier ? Quel code ? Où je le trouve, le code ? C’est un relevé intégral de quoi ? Un relevé de ma consommation de gaz ? Un relevé intégral des points que j’ai perdus ? Mais si j’ai déjà le relevé des points qui me manquent, à quoi ça me sert de me connecter à ton site de merde, connard ? Site que je paye avec la sueur de mon front ? Abruti ?

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