Radio Blogueurs de l’été 2016 (I) et Bonnes Vacances !

écoutez la radio des blogueursTRÈS BONNES VACANCES A TOUS !

On se retrouve ici le vendredi 19 août
 pour une reprise musicale en douceur avec un second Radio Blogueurs 2016, avant d’attaquer les affaires dites « sérieuses » de la saison 2016-2017 !

Ma proposition musicale du mois de juillet 2016

Janis Joplin chante « Kozmic Blues » (1969) avec le Kozmic Blues Band composé de : Sam Andrew, guitare – Richard Kermode et Gabriel Mekler, claviers – Brad Campbell, basse – Maury Baker et Lonnie Castille, percussions – Cornelius « Snooky » Flowers, saxophone baryton – Terry Clements, saxophone ténor – Luis Gasca, trompette – Sam and Snooky, chœurs – Paroles et musique de Janis Joplin et Gabriel Mekler :

Radio Blogueurs

L’an dernier, j’avais été invitée par le blogueur Le Parisien Libéral à participer à la VIème édition de la Radio de l’été des Blogueurs organisée par Lolobobo. Outre le fait que je trouve l’idée excellente et très appropriée pour les vacances, j’avais pris beaucoup de plaisir à chercher les musiques que j’allais apporter à cette radio originale.

Comme il est parfois difficile de choisir, j’avais utilisé l’aimable possibilité offerte par Lolobobo de participer deux fois dans l’été : ici et .

La saison VII a démarré depuis un mois sur le même principe : chaque blogueur participant publie sur son blog une vidéo Youtube d’une musique de son choix, écrit un petit texte en rapport et invite d’autres blogueurs (Les News du Système et Fattorius par exemple !) à contribuer également.

Je me lance donc à nouveau dans une double opération Radio Blogueurs : une première fois aujourd’hui pour conclure cette année 2015-2016, et il y aura une seconde fois fin août pour démarrer ma troisième saison de blog.

Détail pratique : Pour activer la radio ci-dessus, cliquez une première fois sur la flèche, puis une seconde fois dans la nouvelle fenêtre qui vient de s’ouvrir.

Paroles de « Kozmic Blues »
(Titre extrait de l’album I got dem ol’Kozmic Blues Again Mama ! 1969 )

Time keeps moving on, friends they turn away,
I keep moving on, but I never found out why
I keep pushing so hard a dream, I keep trying to make it right
Through another lonely day.

Dawn has came at last,
Twenty-five years, honey just one night, oh yeah
Well I’m twenty-five years older now, so I know it can’t be right
And I’m no better baby and I can’t help you no more
Than I did when just a girl.

But it don’t make no difference babe, no, no,
‘Cause I know that I could always try
It don’t make no difference baby, yeah
I’m gonna hold it now, I’m gonna need it yeah,
I’m gonna use it till the day I die.

Don’t expect any answers, dear,
Well, I know that they don’t come with age, no, no,
I ain’t never gonna love you any better baby
I’m never gonna love you right
So you better take it now, right now, oh

But it don’t make no difference baby,
I know that I could always try
There’s a fire inside of every one of us
You’d better need it now, I get to hold it yeah,
I’m gonna use it till the day I die.

Don’t make no difference, babe, no, no, no,
And it never ever will, eh,
I wanna talk about a little bit of loving, yeah,
I get to hold it, baby, I’m gonna need it now,
I’m gonna use it, say, aaaah

Don’t make no difference, babe, yeah,
Ah honey, I’d hate to be the one
I said you’re gonna live your life, and you’re better love your life
Or babe, someday you’re gonna have to cry.
Yes indeed, yes indeed, yes indeed, Ah baby, yes indeed.

I said you, you’re always gonna hurt me,
I said you’re always gonna let me down,
I said everywhere, every day, every day
And every way, every way.
Ah honey won’t you hold on to what’s gonna move
I said it’s gonna disappear when you turn your back
I said you know it ain’t gonna be there
When you wanna reach out and grab on.

.
Janis Joplin (1943 – 1970)

Janis Joplin est décédée d’une overdose d’héroïne à l’âge de 27 ans, donnant ainsi une résonance inattendue au morceau « Buried alive in the Blues » (enterrée vivante dans le blues) qu’elle devait enregistrer le lendemain pour son album posthume « Pearl » (son surnom) avec son dernier groupe le Full Tilt Boogie Band. Survenant deux semaines après la mort de Jimi Hendrix dans des circonstances assez similaires, et trois ans après celle, accidentelle, d’Otis Redding, cet événement contribua à forger la légende maudite et magnifique du rock, du blues, du Flower Power et du San Francisco des années 1960.

Janis Joplin par Richard Avedon 1969En quatre petites années de carrière musicale (de 1966 à 1970), Janis Joplin est parvenue au sommet de la gloire artistique, à tel point que le très distingué magazine de mode Vogue la qualifia de « The most staggering leading woman in rock » (la chanteuse la plus impressionnante du rock) et lui accorda sa plus haute bénédiction stylistique en la faisant photographier par le portraitiste des stars Richard Avedon (photo ci-contre, 1969).

Toute cette célébrité, soutenue par un indéniable talent, se superposait à une vie finalement assez solitaire (« friends, they turn away »), ravagée très tôt par l’alcool et la drogue (200 $ par jour de drogues dures à la fin de sa vie). Malgré de multiples aventures sexuelles avec autant d’inconnu(e)s que de musiciens illustres (parmi lesquels Eric Clapton, Jimi Hendrix, Leonard Cohen ou Kris Kristofferson), elle a eu du mal à se fixer et à engranger les bénéfices de sa philosophie hédoniste, style carpe diem, qu’elle exprimait ainsi : « Don’t live right, live right now ! » 

Janis Joplin LycéeAprès une enfance sans histoire à Port Arthur (Texas) dans une famille plutôt ouverte qui encourage ses enfants à lire et à s’instruire, elle connait une adolescence compliquée qui révèle son aspiration à sortir du conformisme ambiant (Photo ci-contre : Janis au Lycée, 1960). Mal à l’aise dans le sud profond des Etats-Unis, opposée à la ségrégation raciale, elle se reconnait dans les auteurs de la Beat Generation (Jack Kerouac notamment). Sans y mettre de militantisme politique ou féministe, elle suit leurs traces dans la libération sexuelle et l’expérimentation des drogues. Elle s’installe à San Francisco en 1963, tout en restant fidèle à la Southern Comfort, liqueur du sud dont les bouteilles ne la quittent guère.

Musicalement, ses premières influences sont le folk et le blues. Elle voue une totale adoration à la chanteuse noire Bessie Smith (1894-1937). Elle découvre qu’elle aime chanter. Sa voix naturellement rauque et cuivrée s’étire sur presque trois octaves. Elle la travaille sans relâche pour arrondir les aigus et gagner en profondeur. Elle se produit d’abord dans des bars en s’accompagnant à la guitare.

Puis un jour sa chance arrive : elle auditionne pour devenir la chanteuse du groupe de rock psychédélique Big Brother and the Holding Company dont la réputation commence à grandir dans les milieux hippies de San Francisco. Avec Janis, le groupe va atteindre une vraie célébrité, notamment lors du festival pop de Monterey de juin 1967 (qui lance aussi Jimi Hendrix et Otis Redding), puis avec la sortie de l’album Cheap Thrills (incluant Summertime, voir ci-dessous) qui se place rapidement en tête des ventes.

Janis Joplin et sa Porsche 356 (1964)Janis Joplin est devenue incontournable. Elle s’achète une Porsche qu’elle repeint entièrement selon les canons fleuris de l’époque (photo ci-contre) et elle impose son style vestimentaire baroque fait de plumes, fanfreluches, velours et colifichets (d’où son surnom Pearl).

Malheureusement, l’alcool et l’héroïne sont également de plus en plus incontournables dans sa vie. Elle a quitté Big Brother and the Holding Company pour créer son propre groupe, le Kozmic Blues Band, et tenter une expérience musicale personnelle. L’unique album enregistré (I got dem ol’Kozmic Blues Again Mama ! 1969) est un grand succès immédiat, mais son apparition au festival de Woodstock la même année est plus mitigée. Elle monte sur scène complètement défoncée, tient à peine debout, mais s’en tire à peu près sous les acclamations du public qui la rappelle deux fois.

La vie brève, tumultueuse et talentueuse de Janis Joplin a donné lieu à plusieurs films et documentaires. Le film le plus connu, The Rose, avec Bette Midler dans le rôle titre, est cependant très éloigné de sa biographie réelle.

Récemment, Kozmic Blues a été repris par Katie Melua (dans une version passablement ennuyeuse, selon moi) et fait partie de la bande-son du film Les petits mouchoirs de Guillaume Canet avec Marion Cotillard et François Cluzet (2010).

Janis Joplin est aussi l’une des innombrables artistes ayant donné son interprétation de Summertime, cette berceuse devenue un grand classique qui commence l’opéra Porgy and Bess (1935) de George Gershwin. Janis ouvre sa version par une mélodie adaptée du Clavier bien tempéré de Bach :

TRES  BONNES  VACANCES  A  TOUS  !  

On se retrouve ici le vendredi 19 août 2016
pour un second Radio Blogueurs 2016,
puis la troisième saison de ce Blog.


Janis JoplinIllustration de couverture : Janis Joplin.

4 réflexions sur “Radio Blogueurs de l’été 2016 (I) et Bonnes Vacances !

    • Pourquoi nous parler de gauchistes pour faire référence à Janis Joplin. On pourrait croire que ces gens on un sens critique affiné, ils ne sont pas la référence, c’est leur faire trop d’honneur
      Oublions un peu la politique et réécoutons sa discographie. J’ai apprécié Janis dés que je l’ai entendue à l’époque, et je l’écoute toujours avec la même émotion

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