Donner sa chance à Macron, oui. A en perdre la tête, non.

Quel génie ce Macron ! En nommant Edouard Philippe à la tête de son gouvernement, il réussit le prodige de faire rentrer à Matignon un politicien jamais ministre auparavant et néanmoins chevronné, un « nouveau visage » passé bien classiquement par l’ENA, un élu Les Républicains (LR) qui a fait ses classes politiques avec Rocard au Parti socialiste, un proche de Juppé qui s’est revendiqué hier « homme de droite » tout en couvrant d’éloges son prédécesseur Cazeneuve « homme de gauche », un converti récent au macronisme qui ne s’était pas privé il y a seulement quelques semaines de brocarder férocement son patron d’aujourd’hui !  Lire la suite

Yannick Jadot veut sauver le climat, mais sauvera-t-il EELV ?

contrepoints-2Maintenant que le suspense de la présidentielle américaine a livré son formidable résultat, maintenant qu’il ne fait plus de doute qu’une dynamique d’esprit Brexit Trump, mélange de rejet des élites installées et de demande de protectionnisme, est à l’oeuvre en occident, il serait naïf de s’imaginer que le nuage de ce Tchernobyl politique va s’arrêter gentiment aux frontières de la France.  Lire la suite

Rentrée 2016 : Macron garde le haut et siffle la fin des vacances

MAJ du 7 mai 2017 : Emmanuel Macron a été élu ce jour Président de la République. Pour analyse et résultats, voir : Macron Président : la tâche sera immense.

MAJ du 12/12/2016 : Hollande et Juppé sont maintenant hors course, et Macron, toujours adoré par la presse et toujours adepte des couv Paris Match malgré ses dénégations sur le sujet, est plus frétillant que jamais, mais pour quel projet ?

Mise à jour du mercredi 16 novembre 2016
: Emmanuel Macron a annoncé aujourd’hui qu’il était candidat à la présidence de la République. Quelle surprise ! On ne s’en doutait vraiment pas ! Bonne occasion de faire le point sur ce candidat grâce à mon petit dossier Macron. En plus de cet article du 1er septembre 2016, vous pouvez lire (cliquer sur l’image) :

Emmanuel MacronEmmanuel Macron, les 35 heures et la suite de sa carrière (30/08/2015)

En Marche ! capture d'ecranMacron : Je suis ministre et je n’ai rien fait, alors « En Marche ! » (20/04/2016)

renaud-dutreil-2014Renaud Dutreil : « Macron est un transformateur » (article du 16/09/2016) 


Executive Summary : Emmanuel Macron est un homme de gauche qui fera de la social-démocratie comme Hollande (avec les mêmes échecs) s’il arrive au pouvoir. Sa démission, précédée de la création bien médiatisée du mouvement « En Marche ! » est l’indice certain qu’il prépare une candidature présidentielle. Ses chances de succès en 2017 sont minces, mais s’il réussit par la suite, il se sera montré meilleur coureur de fond que beaucoup d’autres. 

contrepoints-2Nos chers enfants reprennent l’école aujourd’hui. Mais pour une Lilloise comme moi, la rentrée, la vraie, celle où l’on sent que maintenant on arrête de parler des vacances et on se met au travail, eh bien cette rentrée a toujours lieu après le week-end de la Braderie avec un B majuscule : 2,5 millions de visiteurs et 500 t de moules, qui dit mieux ? Mais bien que programmée pour les 3 et 4 septembre prochains, elle a été annulée pour cause de menace terroriste. Cette année, la Braderie n’aura pas lieu*. Quelle perte de repères !  Lire la suite

Mélenchon fut 20 ans sénateur et se prétend « insoumis » !

Les mises à jour sont en fin d’article.

contrepoints-2Si vous en avez par-dessus la tête d’entendre parler du burkini, les projets présidentiels nettement anti-libéraux de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), pourront peut-être vous apporter une distraction bienvenue ! Lui aussi en a assez des « guerres de religion » et de « la surenchère sécuritaire. » Les polémiques de l’été ont malheureusement pris le pas sur l’espace social qui se construisait contre la loi Travail, mais il importe de revenir sans tarder au vrai sujet : la « barbarie sociale effrayante » annoncée par la droite et pratiquement déjà mise en oeuvre par François Hollande. Selon son analyse livrée mercredi dernier dans une grande interview au journal Le Monde :

« Les privilèges de l’argent sont la cause de tous nos maux. De l’écosystème à la démocratie, l’argent détruit tout ! Voilà ce qu’il faut régler. » (Le Monde, 24 août 2016)

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Hamon / Primaires : Aïe, encore un « vrai » candidat de gauche !

Mise à jour du dimanche 29 janvier 2017 : Benoît Hamon remporte les primaires de gauche avec environ 59 % des voix contre 41 % à Manuel Valls. Portrait et péripéties du premier tour ci-après. Lire la suite

Elections régionales : 2017 au banc d’essai ?

—> Cet article a également été publié le mercredi 30 septembre 2015 sur   

Mise à jour du vendredi 9 octobre 2015 : Une étude sur le vote FN relatée par Le Point le 8 octobre 2015 tend à confirmer, cartes à l’appui, ce que je disais moi-même ci-dessous : le vote FN reflète la fragilité économique des votants, certainement pas leur proximité effective avec des populations immigrées. On observe du reste une stabilité géographique très forte du vote FN depuis le milieu des années 1960, époque où les problèmes du « vivrensemble » n’étaient pas à l’ordre du jour.


Les élections régionales des 6 et 13 décembre prochain approchent à grands pas, dans un contexte de forte impopularité du gouvernement, de poussée du Front national, d’une opposition de droite tout en égos et sans véritable programme, et de probable abstention record, fréquente pour ce type d’élection. Que faire, mon Dieu que faire, se lamentent nos hommes politiques sur tous les tons. Vote obligatoire, front républicain, souverainisme anti européen et fermeture des frontières, voici les thèmes agités en vrac devant des Français hagards, sur fond de dégringolade des comptes publics, de croissance en berne et de  montée ininterrompue du chômage. Pourtant, le sondage Odoxa publié par Le Parisien dimanche 27 septembre dernier, en plus de fournir un premier aperçu des forces politiques en présence, donne la marche à suivre : loin des thèmes anti-immigration sur les racines blanches ou judéo-chrétiennes de la France, la solution à nos déprimes de cinquième puissance mondiale fatiguée est avant tout économique.  Lire la suite

Le cas Juppé : les promesses d’une cohabitation à lui tout seul

——>     Cet article a également été publié le jeudi 28 mai 2015 sur       icone_redacteur3

Mise  jour du dimanche 27 novembre 2016 : François Fillon a remporté la primaire de droite contre Alain Juppé avec 66,5 % des voix pour une participation au second tour d’environ 4,3 millions de votants. Les deux hommes se sont serrés la main, et Alain Juppé a appelé ses partisans à se ranger derrière le candidat désigné par la droite pour la Présidentielle de 2017. 

Mise à jour du dimanche 20 novembre 2016 : Fillon en tête de la primaire de droite ! (Voir tout le détail du premier tour de la primaire de droite ici)

Bien que largement distancé (28 % contre 44%), Juppé reste dans la course. A la peine pour sa désignation finale, il attaque Fillon avec force éléments de langage chers aux socialistes et les mêmes méthodes qui consistent à créer des polémiques bruyantes mais infondées : avec son projet de supprimer 500 000 emplois publics en cinq ans, son programme est d’une « grande brutalité sociale » et la société qu’il propose est désespérément « traditionaliste », notamment en ce qui concerne « l’égalité entre les hommes et les femme » à propos de laquelle il est prié de clarifier sa position sur l’avortement.
Disons tout de suite que François Fillon, hostile à l’avortement à titre personnel, n’a jamais envisagé de remettre en cause la loi Veil. Et disons aussi que si toute la gauche est derrière lui (Marine Le Pen comprise, qui attaque Fillon sur son programme éco), nombre de ses soutiens, passablement choqués par sa petitesse, commencent à prendre ses distance avec lui et l’appellent à élever le débat ! Pas jolie jolie, la sortie de M. Juppé.
L’article ci-dessous (de mai 2015) montre en quoi il ne fait pas le poids et méritait sur le fond d’être aussi loin derrière, malgré le coaching médiatique honteux dont il a bénéficié (et continue de bénéficier) depuis deux ans.

Mise à jour du Lundi 4 janvier 2016
: En ce début d’année 2016, Alain Juppé continue d’avoir le vent en poupe, au moins dans les sondages. Un sondage Odoxa du 2 janvier indique en effet que 74 % des Français ne veulent pas de Sarkozy ou Hollande comme candidats à la présidentielle de 2017, tandis que la candidature de Juppé est souhaitée par 56 % d’entre eux.
Curieusement, les personnes interrogées semblent aussi vouloir de nouvelles têtes en politique, ce qui colle assez mal avec Alain Juppé, septuagénaire arpentant les couloirs de la République depuis plus de quarante ans et condamné en 2004 pour les emplois fictifs de la mairie de Paris.
La suite de l’histoire racontée ci-dessous est à lire chez h16 aujourd’hui.


Le week-end de Pentecôte nous a valu une riche moisson de sondages (*) concernant tant l’exécutif que l’opposition. A propos de cette dernière, selon une étude Odoxa pour le journal Le Parisien réalisée les 22 et 23 mai, il ressort que les Français qui se déclarent prêts à participer à la primaire UMP de novembre 2016 donneraient leurs voix à parts égales à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé au premier tour (39 %) ne laissant que 12 % à Bruno Lemaire, puis 5 % à François Fillon. Au second tour, les mêmes choisiraient sans hésitation Juppé à 55 % contre 45 % pour l’ancien Président.  Lire la suite