Chine 1989-2019 : de Tiananmen au contrôle social intensif

REPLAY du 14 août 2019 : (2/2) Alors que les habitants de Hong Kong manifestent en masse depuis plusieurs mois pour conserver leur indépendance judiciaire face à la Chine, petit rappel supplémentaire tout aussi glaçant sur la façon dont, il y a 30 ans, le « réformateur » Deng Xiaoping avait lancé ses chars sur les étudiants contestataires de la place Tiananmen.

La Chine s’est éveillée mais le régime chinois ne lui a jamais permis d’atteindre le stade supérieur des libertés civiles. Premier soubresaut paroxystique de la remise au pas marxiste, la répression de Tiananmen se prolonge aujourd’hui « en douceur » dans le contrôle social intensif des citoyens.

Il y a 30 ans, dans la nuit du 3 au 4 juin 1989 et les jours suivants, le dirigeant communiste chinois Deng Xiaoping mettait brutalement fin à la contestation qui enflait dans le pays depuis le mois d’avril précédent en envoyant l’armée massacrer les milliers d’étudiants massés sur la place Tiananmen de Pékin ainsi que ceux qui tentaient de fuir dans les rues adjacentes. La vidéo d’un mystérieux jeune homme se dressant seul devant une colonne de chars est devenue emblématique du courage et de la détermination des manifestants face à l’implacable répression (26″) : Lire la suite

Pour en finir avec Karl Marx

Il y a 200 ans, le 5 mai 1818 à Trèves en Allemagne, naissait Karl Marx. Curieux anniversaire que celui-ci : dans sa ville natale, les vitrines des confiseurs se sont garnies de chocolats Karl Marx et le maire a fait accrocher aux feux tricolores des petits bonhommes barbus à l’effigie du philosophe. Très consensuel, ce Marx, alors que son nom ne cesse de faire retentir communisme avec goulag et Lyssenko. A moins qu’il ne soit tout simplement tombé bien bas dans les mémoires pour n’être plus qu’une sorte d’objet promotionnel touristique évidé de tout contenu dérangeant. Lire la suite

Cambodge : Marx 0 – Jésus 1

En ce dimanche des Rameaux, nous les chrétiens commémorons l’arrivée, triomphale mais sur un âne, de Jésus à Jérusalem. Comme beaucoup de ses compatriotes, Jésus venait y fêter la Pâque en souvenir de la libération du peuple juif de l’esclavage qui fut le sien en Egypte. En hébreu, la Pâque se dit Pessah et signifie passage. Il s’agissait bien en effet d’un passage de l’esclavage à la liberté. Après une Semaine Sainte riche en rebondissements qui verra Jésus laver les pieds de ses apôtres, être trahi par Judas, puis arrêté, jugé, torturé, condamné à mort, mis en croix, mort et introuvable dans son tombeau, nous fêterons Pâques, un autre passage, celui de la résurrection, celui de la mort à la vie.

Le passage de l’esclavage à la liberté, de la mort à la vie, c’est celui que Christian et Marie-France des Pallières, fondateurs en 1995 de l’association Pour un sourire d’enfant ou PSE ont proposé aux enfants du Cambodge qui subissaient encore à cette date les effets épouvantables du régime communiste totalitaire des Khmers rouges, régime dont on peut dire sans crainte d’exagérer qu’il constitua pour sa part un passage de la liberté à l’esclavage et de la vie à la mort.  Lire la suite