Moralisation de la vie politique : APRÈS « l’affaire FILLON », tout continue comme AVANT !

Trois ans après les premières révélations du Canard enchaîné sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari François Fillon, ancien Premier Ministre et candidat présidentiel de la droite en 2017, ce qu’il est convenu d’appeler « Affaire Fillon » ou « PenelopeGate » est entré la semaine dernière dans sa phase procès. Chef d’accusation retenu contre les protagonistes, essentiellement : détournement de fonds publics. Lire la suite

Delevoye ou la MÉDIOCRITÉ ordinaire du « modèle » français

Ouf, je suis rassurée ! Pendant quelques terribles secondes, j’ai cru que si Jean-Paul Delevoye quittait le gouvernement, c’était pour avoir enfreint gravement la Constitution et les règles de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Mais non ! Seul le « courage » chevillé au corps de ce gouvernement « cou-ra-geux » dicte la « décision courageuse » de M. Delevoye dont le CV repris ces jours-ci dans la presse grâce à l’AFP bruisse soudain de ses immenses talents d’ « habile négociateur » (ici, ici, ici). Même les syndicats FO, UNSA et CFDT s’y sont mis ! 😉 Lire la suite

Mediapart dégomme Rugy : encore une affaire de trop d’État

Avis : En raison de l’actualité, les solutions des Énigmes et jeux du 14 juillet 2019 qui devaient être publiées ce matin le seront samedi 20 juillet.

Mediapart, c’est le site d’Edwy Plenel, donc l’extrême-gauche. Mediapart, c’est ce média qui pense qu’Emmanuel Macron mène une politique de casse du service public au nom d’un ultra-néo-libéralisme autoritaire et destructeur. Et Mediapart, c’est aussi cette entreprise de presse florissante qui avait décidé en toute illégalité de s’appliquer une TVA de 2,1 % au lieu des 19,6 % (puis 20 %) prévus pour la presse en ligne tout en pourchassant de sa vindicte tous ces « riches » qui se livrent en toute légalité à une optimisation fiscale a-bo-mi-nable. Lire la suite

Comptes de campagne : quand la transparence reste opaque…

Mise à jour du mardi 13 février 2018 : La Commission des comptes de campagne (CNCCFP) a publié ce jour au Journal officiel ses conclusions sur la campagne présidentielle 2017. Alors que le rapporteur chargé des comptes de Jean-Luc Mélenchon estimait les factures litigieuses à 1,5 millions d’euros, la CNCCFP a approuvé les comptes avec une réformation de 435 000 € seulement. Le rapporteur Jean-Guy de Chalvron, qui a claqué la porte de la Commission en novembre suite à cette divergence de vue, a confirmé dans un entretien au Monde les critiques qu’il avait formulées en début d’année au Parisien (voir ci-dessous).

En ce dimanche 7 janvier 2018 déjà bien occupé par la galette des rois, le décès de France Gall a pris rapidement le pas sur toutes les autres informations du jour, même sur l’hommage anniversaire aux victimes des attentats de janvier 2015.

Mais tout en bas des pages web de nos journaux, on pouvait découvrir hier que la validation des comptes de campagne des candidats à l’élection présidentielle de 2017 ne se passait pas trop bien, malgré l’existence d’une très sérieuse CNCCFP ou Commission nationale des comptes de campagne et financements publics censée nous garantir, à nous contribuables, que notre argent n’est pas dépensé n’importe comment. Lire la suite

Et il paraît qu’on a moralisé la vie politique…

Réjouissons-nous. Les sombres affaires Thévenoud, Cahuzac ou Fillon, c’est du passé ! Cette impression prégnante que la classe politique a tous les droits, surtout celui de se remplir les poches sur le dos du contribuable, c’est terminé ! Les conflits d’intérêt, passe-droits et abus de pouvoir petits et grands, c’est bien fini ! Aujourd’hui, nous vivons enfin dans une République irréprochable, véritable paradis politique où l’on marche sereinement, sans craindre les ampoules douloureuses et les cors aux pieds disgracieux. Lire la suite

Vous avez dit « bulle de savon » ? #Bayrou

J’ai du mal à dire ce que François Bayrou a accompli dans toute sa vie politique. Mon seul souvenir concerne son passage comme ministre de l’Education nationale (1993 – 1997) qu’il avait mis à profit pour redonner de l’actualité à la suppression* des devoirs écrits à la maison en primaire. Une très mauvaise idée, à mon avis. Mais à part ça, je ne vois pas. Lire la suite