Insolite : le Medef renonce à l’argent du « paritarisme » !

La semaine dernière, Geoffroy Roux de Bézieux a présenté les grandes pistes de la réforme qu’il compte mettre en oeuvre pour moderniser le Medef qu’il préside depuis un an. Fait inédit – et potentiellement ravageur dans l’univers passablement opaque du financement des partenaires sociaux – l’organisation patronale se dit prête à renoncer progressivement aux recettes qu’elle perçoit au titre du « paritarisme » et se donne l’objectif d’être financée à 100 % par les cotisations des adhérents d’ici 4 ans. Une question d’indépendance et de déontologie, selon son président : Lire la suite

Emmanuel Macron, les 35 heures et la suite de sa carrière

—->   Cet article a également été publié le dimanche 30 août 2015 sur    logo-cp

Mise à jour du samedi 19 septembre 2015 : Il a récidivé ! Après le temps de travail, le statut des fonctionnaires, dont Emmanuel Macron semblait penser hier (vendredi 18 septembre 2015) qu’il ne serait plus « adéquat » au monde d’aujourd’hui. Le schéma, bien rodé maintenant, s’est reproduit à l’identique : Emmanuel Macron fait des déclarations vaguement fracassantes à tendance vaguement libérale à une assemblée privée, le Medef pour les 35 heures, le Think Tank « En temps réel » (de gauche) cette fois-ci, le premier ministre ou le Président de la République « recadrent » et Emmanuel Macron dit qu’il n’avait jamais dit ça !

L’Université d’été du MEDEF a un effet prodigieusement euphorisant sur nos ministres socialistes. Ils ne sont pas plus tôt entrés sous le grand chapiteau patronal qu’ils sont soudain pris d’une passion dévorante pour l’entreprise. Rappelons-nous que l’an dernier à la même époque, Manuel Valls, Premier Ministre, avait eu l’insigne honneur d’une « standing ovation » de la part des patrons car il avait déclaré tout feu tout flamme que, lui, il aimait l’entreprise :

« La France a besoin de ses entreprises, de toutes ses entreprises (…), car ce sont les entreprises qui, en innovant, en risquant les capitaux de leurs actionnaires, en mobilisant leurs salariés, en répondant aux attentes de leurs clients, créent de la valeur, génèrent de la richesse qui doit profiter à tous. Et moi, j’aime l’entreprise ! »

Comme c’est beau ! On croirait presque qu’il a appris par coeur mes articles sur la Baraque à Frites !   Lire la suite