Hollande s’emmêle les pompes dans ses pseudo-réformes

Le calendrier fait plutôt mal les choses. À un an de la prochaine élection présidentielle, il était couru d’avance que notre exécutif, dans l’espoir de voir son camp se maintenir au pouvoir, entamerait les grandes manoeuvres du « Ça va mieux », ripolinant en rose brillant quatre ans sans saveur, sauf celle, amère, de la hausse du chômage, des impôts, des cotisations sociales, de la dette et des expatriationsLire la suite

Macron : Je suis ministre et je n’ai rien fait, alors « En Marche ! »

Les mises à jour sont en fin d’article.

La scène se passe dans la salle de bain d’Emmanuel Macron, car on sait bien que c’est en se rasant qu’on y pense, et on sait bien que cette opération transposée au champ politique exige moult miroirs complaisants :

Emmanuel Macron (chaque matin) : Sondages, sondages, dites-moi que je suis le plus beau et le plus fort.
Les sondages (invariablement) : En cherchant à la ronde, dans toute la vaste France, on ne trouve pas plus beau et plus fort que toi. 

Lire la suite

Le 49.3 amuse la galerie, arrange les députés et occupe les tribuns. Mais sur le fond …

Les mises à jour sont en fin d’article.

Le vote solennel des députés sur la loi Macron aurait dû avoir lieu mardi 17 février dernier, mais en dépit de nombreuses heures de discussion en commission et en séance, en dépit de tous les efforts du gouvernement pour convaincre les députés socialistes récalcitrants, il est apparu mardi matin que le compte n’était pas bon. Entre les députés qui avaient clairement annoncé leur intention de voter non et ceux qui ne souhaitaient pas révéler leur vote, Manuel Valls a senti que la majorité risquait de lui échapper et a finalement pris la décision de faire adopter le texte sans vote comme le lui permet l’article 49 alinéa 3 de la Constitution.   Lire la suite

La loi Macron ou le supplice de la liberté

Le projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, plus connu sous le nom de Loi Macron (*), a été annoncé en octobre 2014, présenté en Conseil des Ministres le 10 décembre 2014 et adopté en Commission spéciale de l’Assemblée nationale le 19 janvier 2015. Il est actuellement en cours d’examen par les députés depuis le 26 janvier. Compte tenu des très nombreux amendements déposés, le vote solennel à l’Assemblée a été reporté du 10 au 17 février. Selon les termes même de Manuel Valls, Premier Ministre, le sens de cette loi, « c’est tout faire pour la compétitivité et l’emploi, pour lever les blocages ». Lever les blocages, oui, c’est bien ce qu’il faudrait faire. Mais lesquels ?  Lire la suite