Collomb : élu et réélu pendant quarante ans. Que dire de plus ?

Mardi 2 octobre 2018 : Finalement, Gérard Collomb n’attend pas. Il rentre à Lyon et retrouve toutes ses prérogatives de « parrain » de la ville. Les mises à jour, dignes du burlesque le plus abouti, sont en fin d’article.


Gérard Collomb innove en introduisant un nouveau produit sur le marché de la survie politique à tout prix : la démission à terme !

« Collomb a pu être un bon maire, mais il faut renouveler les hommes » déclarait récemment Alexandre Vincendet, 35 ans et maire LR de Rillieux-La-Pape dans le Rhône. On sent que ce jeune homme court à la déception. Au détour d’un entretien fleuve publié mardi 18 septembre dernier par le magazine l’Express, Gérard Collomb, 71 ans, actuel ministre de l’Intérieur et ancien maire de Lyon de 2001 à 2017, a annoncé sa candidature à la mairie de Lyon et à la présidence de la métropole en 2020. Lire la suite

From beautiful France, with love !

Mise à jour du lundi 15 mai 2017 : François hollande a officiellement cédé sa place à Emmanuel Macron. Il en a profité pour répéter qu’il laissait un pays en bien meilleur état que celui qu’il a trouvé en 2012. Comme il a renoncé à se représenter, on peut s’aventurer à lire entre les lignes d’un bilan qui, en réalité, nous laisse loin derrière de nos grands voisins comparables. (Pour le détail des mesures du quinquennat écoulé, voir ici.)


Article de peu de mots, mais quelques chiffres, pour comparer notre beautiful France avec ses premiers voisins, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

La France est un pays magnifique. On ne manquera jamais d’angles saisissants pour imprimer de belles cartes postales en hommage à sa beauté, sa douceur de vivre, la diversité de ses paysages, ses petites églises nichées partout, ses fleuves et ses châteaux, son Chanel N°5, son foie gras, son Aloxe-Corton et ses gratins dauphinois.  Lire la suite

Recherche « Intérêt général » désespérément

—->   Cet article a également été publié le lundi 12 octobre 2015 sur      Logo CP

Terrible révélation, ce week-end : je suis une « jouvencelle effarouchée » (page 8). A mon âge, c’est dramatique. J’ai consacré la matinée d’hier à la lecture du livre de Copeau Les rentiers de la gloire(*) qui, d’après son expérience directe, nous propose une anthropologie sombre et désabusée des élus assortie d’une galerie de cinq portraits, tous plus têtes à claques les uns que les autres. Lecture synthétique (excellent point) et passionnante, que je recommande, autant le dire tout de suite, à tous ceux qui s’interrogent sur la seule question qui vaille en politique, celle de la place de l’Etat. Et lecture amusante pour moi, car de page en page j’ai eu comme l’impression de me faire taper sur les doigts par le professeur Copeau pour mon penchant infantile à croire les « fariboles » sur « le courage, la ténacité, le dévouement » des élus (p. 40).  Lire la suite

Faire de la Politique : le difficile combat du dévouement contre la tentation des manquements

En ce lendemain du premier tour des élections départementales qui ont vu se présenter pas moins de 18 194 candidats pour lesquels à peine plus de 50 % des électeurs se sont déplacés aux urnes, il me parait intéressant d’approfondir la question des motivations et des pratiques des élus. Il ne vous aura pas échappé que la photo que j’ai installée en couverture de cet article présente les principaux personnages de la série américaine « House of Cards » dont la Saison 3 a débuté en France à la fin du mois de février dernier. Et vous pourriez à juste titre me soupçonner de ne voir, dans l’expression « Faire de la Politique », que sa face la plus manipulatrice et la plus sombre. Dans « House of Cards » (vidéo ci-dessous), le couple formé par Francis et Claire Underwood parvient au plus haut sommet de l’Etat. Derrière la parfaite ordonnance du pouvoir, symbolisée par les cérémonies organisées et rassurantes de la vie démocratique, on devine les craquements, les terreurs et les folies sous-jacentes qui finissent par transformer l’homme motivé au départ par le goût légitime de la chose publique en un monstre à la fois calculateur et aux abois, qui se croit dans un espace sans règle ni conscience où toutes les fins justifient tous les moyens. « We are murderers, Francis », dit Claire à son mari avec une certaine lucidité. « We are survivors », répond-il, sans lucidité aucune. Lire la suite