Message à la Droite : c’est le moment de choisir la Liberté

 Nous avons donc enfin les résultats des élections régionales. Non pas, je me répète, que ces élections auront un impact colossal sur nos vies quotidiennes. Les régions gèrent un budget qui représente 2,5 % du budget total de la France et leurs compétences principales, transports et lycées, dépendent largement de décisions nationales. Mais « enfin », car elles ont pris une tournure politique particulièrement aigüe lors du premier tour qui a placé le Front national en tête des partis avec 28 % des suffrages exprimés et plus de 6 millions de voix, l’abstention se situant à 50 %. Cependant, comme on commençait à le pressentir pendant l’entre-deux tours, le formidable score du Front national a finalement débouché sur un échec assez retentissant : le parti de Marine Le Pen, présent dans toutes les régions au second tour, n’en a décroché aucune. La gauche en obtient cinq en métropole et la droite sept. L’abstention recule à 41,6 %.  Lire la suite

Régionales 2015 : mon petit journal de l’entre-deux tours

     Après les résultats du premier tour qui, sur un fond d’abstention à 50 %, ont placé le Front national en tête des forces politiques françaises avec presque 28 % des suffrages exprimés, la France vient de vivre une folle semaine de complète effervescence régionale. Nous sommes tous appelés à revoter demain dans toutes les régions afin de donner une composition définitive à nos nouveaux conseils régionaux. Pour des élections qui auront finalement assez peu d’impact sur nos vies quotidiennes, compte-tenu du faible poids des régions dans les dépenses des collectivités territoriales (12,5 % en 2014) et encore moins dans l’ensemble du budget de la France (2,5 %), quel suspense !   Lire la suite

Régionales 2015 : auprès de ces blondes, fera-t-il si bon vivre ?

Mise à jour du vendredi 11 décembre 2015 : Après les résultats du premier tour des régionales 2015 présentés dans l’article ci-dessous, les différentes forces en présence ont fait leurs comptes et repartent pour le second tour de la façon suivante :
– Deux duels Droite / FN : Le PS arrivé troisième au premier tour en Nord PDCP et en PACA a retiré ses listes, laissant s’affronter la droite arrivée seconde et le FN arrivé premier. Les derniers sondages font état d’une victoire à droite.
Voter pour le loup– Dix triangulaires Droite / FN / PS : dans ces régions, que la Droite soit arrivée en premier ou en second (et en troisième position en Languedoc Roussillon MP) rend les choses difficiles pour elle dans la mesure où le PS peut compter sur des fusions ou des reports venant de EELV et du Front de Gauche, tandis que la droite ne peut compter sur rien sauf mobilisation de certains abstentionnistes. Il n’est finalement pas du tout exclu que la haute présence du FN dans toutes les régions permette au PS de sortir grand vainqueur de ces élections. Beau résultat, si c’était le cas, super stratégie, cette idée (voir dessin ci-dessus) de « voter pour le loup pour donner une leçon aux bergers » !
– Corse : quatre listes candidates, mélanges de régionalisme, de Droite et de PS. Pas de FN.
– Outre-Mer : Des duels Droite / Gauche ou Gauche / Gauche.


 Peu de surprise hier soir : le premier tour des élections régionales a bien eu lieu et les résultats sont à peu près comme prévus. Si l’on fait abstraction de l’abstention plutôt moindre (50 %) que lors du précédent scrutin régional de 2010 (54 %), le Front national a confirmé qu’il était bien le premier parti de France en recueillant 28 % des suffrages exprimés (soit 6 millions de voix) contre 27 % pour le bloc Les Républicains, UDI, Modem et alliés, et 23 % pour le Parti socialiste et apparentés. EELV obtient 6,5 %, le Front de gauche environ 4 % et Debout la France de Saint-Aignan 3,9 %.  Lire la suite

« Vendredi 13 » : Je m’associe à l’Hommage national (mais …)

Logo CPCe matin, j’oublie la politique. J’ai pavoisé mon blog aux couleurs de la France et je m’associe à l’Hommage national qui va être rendu dans quelques heures aux cent trente morts et aux nombreux blessés dans les attentats commis « Vendredi 13 » par les terroristes islamistes de Daesh. A tous ceux qui ne voient dans cette cérémonie qu’une vulgaire récupération électoraliste, j’aimerais dire ceci : ne nous trompons pas, ce n’est pas François Hollande qu’on honore, ce n’est pas le Parti socialiste ou des ministres ou des hommes politiques, ce sont bien les victimes de Daesh, et elles méritent tout notre hommage. Mais … je n’en pense pas moins. Il existe en effet toute une série de « mais » et de réserves en suspens qui méritent examen. L’un n’empêche pas l’autre.  Lire la suite

« Vendredi 13 » : sous la grandeur, l’opportunisme

Mise à jour du samedi 28 novembre 2015 : Il y avait donc bien tout lieu de s’inquiéter des possibles dérives d’un état d’urgence prolongé de trois mois après les douze jours décrétés immédiatement après les attentats islamistes du « Vendredi 13 ». On apprend en effet ce matin par un article du Figaro que le gouvernement a utilisé les possibilités offertes par l’état d’urgence pour assigner à résidence 24 militants écologistes pendant toute la durée de la précieuse COP21 de Hollande afin de les empêcher de perturber cette dernière. Il me semble qu’on est très loin de la lutte contre le terrorisme de Daesh. La conclusion s’impose d’elle-même : on ne rogne sur nos libertés que pour le pire. 


Publié par Contrepoints le 19 novembre 2015

Publié par Contrepoints
le 19 novembre 2015

Quand François Hollande a pris place vendredi soir au Stade de France pour assister à un match de foot amical entre la France et l’Allemagne, c’était une soirée bien classique qui débutait pour lui. En plus de l’intérêt du jeu, il pouvait seulement espérer ne pas se faire trop huer par le public, contrairement à ce qui s’était passé à plusieurs reprises lors de déplacements antérieurs. Malgré les sombres prévisions des services de renseignements français quant à une nouvelle attaque depuis les attentats Charlie, il n’imaginait certainement pas qu’il en sortirait en urgence, exfiltré par ses gardes du corps, pour échapper à titre personnel à la boucherie répandue dans Paris par des terroristes islamistes à la fois très à l’aise pour agir et totalement déterminés à tuer et à mourir.  Lire la suite

Panique et café-théâtre au sommet

L’action politique du gouvernement français s’est déplacée récemment sur le terrain du café. Et vu la façon dont les choses se passent on est fortement tenté de parler de café-théâtre. Remarquez que les expressions « café-concert de couacs » ou « café du commerce électoral » marchent très bien aussi. Lire la suite

Parti socialiste : CAMBADÉLIS et son référendum de pacotille

Les mises à jour sont en fin d’article.

Pour le Parti socialiste et le gouvernement, qui nous entourent constamment de leur sollicitude fiscale et morale, nous vivons environnés de deux périls cataclysmiques majeurs : le réchauffement climatique anthropique qui va nous engloutir, nous, les îles des mers du sud et les ours polaires, à brève échéance si nous n’y prenons pas garde, et le Front national, suivi de près par la droite, qui va engloutir notre « vivrensemble » et détruire notre République, à ultra-brève échéance pour le coup, puisque ce malheur pourrait survenir dès le 13 décembre prochain à vingt heures, instant précis où seront proclamés les résultats des prochaines élections régionales.  Lire la suite

Elections régionales : 2017 au banc d’essai ?

—> Cet article a également été publié le mercredi 30 septembre 2015 sur   

Mise à jour du vendredi 9 octobre 2015 : Une étude sur le vote FN relatée par Le Point le 8 octobre 2015 tend à confirmer, cartes à l’appui, ce que je disais moi-même ci-dessous : le vote FN reflète la fragilité économique des votants, certainement pas leur proximité effective avec des populations immigrées. On observe du reste une stabilité géographique très forte du vote FN depuis le milieu des années 1960, époque où les problèmes du « vivrensemble » n’étaient pas à l’ordre du jour.


Les élections régionales des 6 et 13 décembre prochain approchent à grands pas, dans un contexte de forte impopularité du gouvernement, de poussée du Front national, d’une opposition de droite tout en égos et sans véritable programme, et de probable abstention record, fréquente pour ce type d’élection. Que faire, mon Dieu que faire, se lamentent nos hommes politiques sur tous les tons. Vote obligatoire, front républicain, souverainisme anti européen et fermeture des frontières, voici les thèmes agités en vrac devant des Français hagards, sur fond de dégringolade des comptes publics, de croissance en berne et de  montée ininterrompue du chômage. Pourtant, le sondage Odoxa publié par Le Parisien dimanche 27 septembre dernier, en plus de fournir un premier aperçu des forces politiques en présence, donne la marche à suivre : loin des thèmes anti-immigration sur les racines blanches ou judéo-chrétiennes de la France, la solution à nos déprimes de cinquième puissance mondiale fatiguée est avant tout économique.  Lire la suite