Problème n° 6 : Bercy et la chasse aux milliards ! #JeuxDu14Juillet

Quelle négligence de ma part ! Dans mon précédent article « spécial 14 juillet » que je consacre traditionnellement à cinq énigmes de chiffres et de lettres, j’ai complètement oublié de vous proposer un ultime problème d’une actualité brûlante, the problème qui agite fébrilement le microcosme politico-gouvernemental en ce début d’été :

Problème n° 6 : Comment faire pour limiter l’inextinguible déficit de nos comptes publics ?

Et pour s’en tenir à l’avenir immédiat, à propos duquel il semblerait que nous soyons vaguement liés par deux-trois promesses régulièrement repoussées à l’égard de l’Union européenne, comment parvenir à boucler 2017 en rentrant dans les clous d’un déficit maxi de 3 % et éviter de trop se gameller en 2018 ?  Lire la suite

La lèpre de la démocratie, c’est d’abord celle d’un Etat à 57 %

contrepoints-2Pour Emmanuel Macron, en meeting à Lyon samedi 4 février dernier, l’affaire des emplois présumés fictifs de Mme Fillon est un symptôme de cette « lèpre démocratique » qui s’installe et contre laquelle il entend agir de toutes ses forces de preux chevalier blanc (et bien nourri) pour « restaurer la dignité de la vie publique. »  Lire la suite

Des « techniques » de campagne à vous dégoûter d’aller voter

Ayant passé une bonne partie de la semaine le nez plongé dans les comptes des banques et la régulation bancaire pour alimenter ce blog, j’ai craint hier d’avoir loupé des événements importants de notre vie publique. Eh bien, oui et non.

contrepoints-2Plutôt non, parce que la France est maintenant totalement engagée dans le rythme de la campagne électorale pour 2017, que plus rien ne s’y passe en dehors des objectifs liés à cette formidable échéance et que les techniques de campagne restent manifestement des plus classiques.

Et plutôt oui, parce que si les techniques sont bien connues, déjà vues et largement éventées, elles ont pris cette semaine une ampleur inédite en millions d’euros, en mensonge et en populisme le plus hypocritement racoleur.  Lire la suite

Comptes publics 2015 : les chiffres, et les mots pour le dire

Mise à jour du vendredi 8 juillet 2016 : En prévision du budget 2017, un débat d’orientation sur les finances publiques a eu lieu hier avec les députés et le gouvernement n’a pas caché qu’il ne pourra pas tenir sa promesse de compenser ses nombreuses nouvelles dépenses promises depuis le début de l’année par des réductions équivalentes. Au-delà, c’est le fameux plan « 50 milliards d’économie en trois ans » qui est abandonné en rase campagne. Mais on sait qu’en réalité, il n’a jamais été question de réaliser des économies, des vraies économies. Tout juste de faire croître les dépenses un peu moins vite qu’avant. Maintenant, le gouvernement ajoute à cette martingale grossière toute sortes de montages lui permettant de décaler ses dépenses sur 2018. Sympa pour la suite !


La semaine pascale avait commencé mardi 22 mars dernier dans l’horreur des attentats de Bruxelles, puis elle s’était enlisée dans la « naïveté » que Michel Sapin avait cru bon de reprocher aux dirigeants belges et les étonnements politiques plus ou moins simulés à propos de l’existence de communes type « Molenbeek » en France. La publication des chiffres du chômage, faisant état d’une hausse particulièrement forte des demandeurs d’emploi de catégorie A en février 2016, est tombée le jeudi 24 mars ajoutant son lot de pessimisme et de découragement à une ambiance déjà sinistre. Mais le vendredi 25, enfin la bonne nouvelle, le miracle, la multiplication des bons résultats qu’on n’attendait plus ! C’était au tour de l’INSEE de communiquer ses statistiques sur les comptes publics de l’année 2015. Sans faire durer le suspense plus longtemps, je vous livre l’essentiel : tout est « meilleur que prévu » ! Alleluia ? Lire la suite

Le cas Sarko : pas aimé, pas voulu, et pourtant bouge encore

Contribution à un commentaire critique sur le programme économique de Nicolas Sarkozy pour 2017.

 Très convenablement élu Président de la République en 2007, porteur d’une grande espérance de changement après le long statu quo chiraquien, Nicolas Sarkozy a rapidement connu le désamour des Français. Entre comportements « bling-bling » peu appréciés et crise économique brutale débouchant sur la montée du chômage, de la dépense et de la dette publique, sa cote de popularité est passée sous les 50 % dès 2008 pour s’enfoncer jusqu’à 20 % avant de regagner un peu de terrain en 2012, pas assez cependant pour assurer sa réélection. Lire la suite