Une autre écologie est possible (V) Et le tri « sélectif » ?

Article écrit en commun par   h16 et Nathalie MP.

Les fêtes sont finies et si on espère que vos neurones, vos tubes digestifs et vos tours de taille n’ont pas trop souffert, on se doute que vos poubelles, en revanche, se sont gavées de papier cadeaux, d’emballages cartonnés, de bouteilles de champagne, de nombreux bouchons en liège et autres confettis agréables. Mais les vapeurs éthyliques disparaissant, la trompeuse confiance s’évaporant, le doute s’installe : avez-vous choisi le bon réceptacle pour ces déchets ? Avez-vous songé à rincer les bouteilles, les conserves, les barquettes pour avoir cette poubelle bien propre seule capable d’assurer son recyclage correct ? Car oui, si le « vivrensemble » est un art, le tri « sélectif » est son sacerdoce !  Lire la suite

Une autre écologie est possible (IV) Et les produits bio ?

Mise à jour du mercredi 30 août 2017 : Ça se confirme, les produits bio ne sont pas meilleurs que les autres pour la santé (ni moins bien). C’est la conclusion à laquelle nous arrivions dans cet article à partir d’une méta-étude de l’INRA de 2014. Elle est totalement corroborée par les études réalisées depuis dans le monde entier et qui ont été analysées par l’Académie d’agriculture lors d’un colloque fin 2016.


Article écrit en commun par   h16  et Nathalie MP.

Anne Hidalgo, la Duchesse de Cambridge et José Bové ont un point commun et contrairement aux apparences, ce n’est ni leur couturier ni leur coiffeur, mais bien leur amour du bio. Ainsi, le maire de Paris s’est donné comme objectif de servir 50 % de produits bio dans les cantines scolaires parisiennes d’ici 2020. La seconde, jeune maman royale et attentionnée, a décidé de développer une marque de produits bio pour bébés. Quant à José Bové, fort en gueule écolo, il fait furieusement frémir sa moustache pour éradiquer tout ce qui pourrait ressembler à un produit chimique de synthèse.  Lire la suite

Une autre écologie est possible ! (III) Et les abeilles ?

Article écrit en commun par          h16 et Nathalie MP.

Et les abeilles ? Vous y pensez, vous, aux abeilles ? Non ? Eh bien vous devriez ! Parce que d’après Ségolène Royal le 13 avril dernier sur I-télé, « les Français ont envie de revoir des papillons et des abeilles. » Pour la ministre de l’Écologie, des Petits Oiseaux et des Petites Abeilles, il semble en effet que ces dernières aient disparu. Plus exactement, Ségolène explique, en vrac, la situation ainsi :

« (ces abeilles) ont dramatiquement disparu et qui sont en voie de réduction dramatique parce que c’est ce qui porte atteinte à la pollinisation. » 

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Une autre écologie est possible ! (II) Et les ondes ?

Article écrit en commun par   h16 et Nathalie MP,  et publié par    

Mise à jour du jeudi 15 décembre 2016 : L’ANSES, notre Agence nationale de la sécurité sanitaire, a rendu ce jour un avis sur les risques liés à l’exposition aux champs électromagnétiques (CEM) du fait des compteurs intelligents type « Linky » et conclut « à une faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants, dans la configuration de déploiement actuelle, engendre des effets sanitaires à court ou long terme. » Comme expliqué dans l’article ci-dessous, une réelle souffrance existe, mais son lien avec les CEM n’a jamais été établi.

Mise à jour du jeudi 11 août 2016 : Le premier ministre Manuel Valls a signé au début du mois un décret « relatif à la protection des travailleurs contre les risques dus aux champs électromagnétiques. » Il s’agit d’une transposition en droit français d’une directive européenne de 2013. Une telle sollicitude de la part de l’UE est touchante. Mais il y a un petit problème : les symptômes mis en avant par les « malades présumés » n’ont jamais été reliés de manière formelle à l’exposition aux champs électro-magnétiques, ainsi que l’explique l’article ci-dessous. 


Si le terroriste, l’inspecteur du fisc ou l’homme politique qui « vient aider » déclenchent très logiquement la terreur chez l’homme de la rue normalement constitué, le progrès technique peut parfois, lui aussi, instiller la peur lorsqu’il s’appuie sur des connaissances et des pratiques scientifiques inédites, sophistiquées et mal connues.

On l’a vu jadis, au milieu du XIXème siècle, lorsque le chemin de fer était taxé de « bête humaine » crachante et mugissante. Soupçonné de provoquer des fluxions de poitrine, la tuberculose, le décollement de la rétine ou l’épilepsie, le train fut longtemps accusé des pires maux (l’astronome François Arago s’était même ridiculisé à son sujet). En 2015, le chemin de fer est toujours là, et sa vitesse, sans cesse croissante à l’exception des jours de grève, n’a pas provoqué les délires sanitaires qu’on lui prédisait.  Lire la suite

Une autre écologie est possible ! (I) Ces OGM qui nous font du bien

Article écrit en commun par   h16 et Nathalie MP, et publié par   

Mise à jour du jeudi 30 juin 2016 : Plus de 100 lauréats du Prix Nobel dans le monde, dont les Français Claude Cohen-Tannoudji, Roger Guillemin, Serge Haroche et Jean-Marie Lehn, viennent d’adresser une lettre ouverte « A l’attention des dirigeants de Greenpeace, des Nations Unies et des Gouvernements à travers le monde. » Ils demandent qu’il soit fait un plus grand usage des techniques modernes de sélection végétale (OGM) et que les organisations telles que Greenpeace cessent de s’y opposer systématiquement. Ils soulignent notamment l’importance du riz doré (voir article ci-dessous) pour les personnes qui ont des carences graves en vitamine A. Ici, traduction de la lettre en français.


Parce que c’est facile, parce que c’est à la mode et parce que la pression sociale est maintenant immense, l’écologie est trop souvent l’occasion de s’abandonner à la peur, la culpabilité et l’idéologie décroissante anti-capitaliste dans laquelle l’humain est une toute petite variable d’ajustement. Or une autre écologie est possible, qui envisage le rapport entre l’homme, les autres êtres vivants et notre milieu de vie sans mépriser une saine rationalité, les études scientifiques et les progrès techniques dans le domaine de la protection de l’environnement et de la santé. 

Alors que la Conférence Climat COP21 s’ouvre aujourd’hui à Paris avec pour modeste objectif de sauver les fleurs, les koalas et toute la planète sous les rires des enfants, peut-être serait-il bon de rappeler que toute nouveauté, toute évolution technique ou technologique n’est pas forcément à écarter d’emblée en dépit du principe de précaution inscrit depuis 2005 dans notre Constitution.  Lire la suite