Le revenu universel de base : « the » solution ?

Mise à jour du dimanche 18 décembre 2016 : L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a fait une étude sur l’application du revenu universel à la France. Pour que la situation actuelle des bénéficiaires de minima sociaux ne soit pas dégradée, il faudrait que le montant mensuel par personne soit de 315 euros de 0 à 18 ans, 785 euros jusqu’à 65 ans et 1100 euros au-delà. Le coût net d’une telle mesure serait de 480 milliards d’euros par an, soit 22 % du PIB, auquel il faudrait ajouter l’ensemble des prestations retraite, chômage et maladie. Pour l’OFCE, c’est extrêmement coûteux et « irréaliste en pratique. » Il préconise cependant d’autres mesures (politique de relance économique, réduction de la durée du travail) qui sont typiquement keynésiennes et ont déjà montré leur inefficacité.


Les Suisses, grands adeptes des votations sur des initiatives populaires contraignantes pour les pouvoirs publics, étaient appelés hier 5 juin 2016 à voter pour ou contre l’instauration d’un « Revenu de base inconditionnel. » Comme prévu par les sondages, et, dirais-je, mais je m’avance un peu, dans un déferlement de bon sens, cette proposition a été rejetée par les électeurs avec un score massif d’environ 77 %. Il est cependant intéressant de regarder de près de quoi il s’agit, car c’est un thème qui, pour n’être pas nouveau, fait un retour en force dans le débat public occidental. Tentative pour y voir plus clair. Lire la suite