Comparé à la France, le Royaume-Uni pourrait presque passer pour un as du sérieux budgétaire : sa dette publique tourne autour de 100 % du PIB quand nous sommes déjà à 113 % et en très bonne voie de dépasser les 115 % dès la fin de l’année. Il n’empêche que pour l’office britannique en charge de la « responsabilité budgétaire » (ou OBR), un tel niveau ne sera pas soutenable éternellement. Lire la suite
#UK
UK : Boris made it brilliantly !
Mise à Jour du 1er février 2020 : Le Brexit a bien eu lieu le 31 janvier 2020 à minuit.
Mes plus anciens lecteurs le savent, je vois le rapprochement des pays d’Europe comme une sorte de « prodige » historique à préserver – et améliorer. Mais à choisir entre le Brexit avec Boris Johnson et le Remain avec Jeremy Corbyn, je n’hésite pas : Bravo Boris !
Quelle magnifique victoire pour le Premier ministre conservateur du Royaume-Uni Boris Johnson ! À l’issue des élections législatives anticipées du jeudi 12 décembre 2019 qu’il avait convoquées afin de sortir de trois ans d’impasse intenable sur le Brexit, il offre à son parti une majorité absolue en sièges d’une ampleur inconnue depuis l’époque de Margaret Thatcher, il dynamite en beauté le Parti travailliste de son premier opposant Jeremy Corbyn et il se retrouve les mains libres pour faire ratifier par le Parlement l’accord de sortie qu’il a négocié cet automne avec l’Union européenne (UE). Lire la suite
UK : Jeremy Corbyn ou la gauche stalinienne et antisémite
Replay du mardi 7 juin 2022 : Découvrez Jeremy Corbyn, leader travailliste déchu de son propre parti pour complaisance antisémite et charmant soutien empressé des candidates NUPES Danielle Simonnet et Danièle Obono pour les Législatives de dimanche prochain :
Pourquoi s’intéresser à Jeremy Corbyn ? Selon les sondages les plus récents sur les intentions de vote en vue des élections législatives anticipées du 12 décembre prochain au Royaume-Uni, les troisièmes en 4 ans, le Parti travailliste britannique (Labour Party) qu’il dirige depuis septembre 2015 est distancé par le Parti conservateur du Premier ministre Boris Johnson d’une bonne dizaine de points : Lire la suite
Essayons de PARLER de Margaret THATCHER sans nous FÂCHER !
Brutalité. Tel semble être aujourd’hui le maître-mot qui rassemble tous les candidats à l’élection présidentielle de 2017 contre François Fillon, candidat désigné par la droite en novembre dernier. De Le Pen à Mélenchon en passant par Bayrou, Peillon ou Macron, on a soudain découvert que l’ancien Premier ministre avait l’odieuse intention de supprimer 500 000 emplois publics en 5 ans et qu’il comptait réformer notre système de santé, pour citer deux de ses mesures les plus cruelles. Pire, il ne s’en cache même pas ! Et il profite de toutes les occasions pour dire combien il « aimerait bien laisser dans l’histoire une trace aussi forte que celle de Mme Thatcher. » Le gros mot est lâché. Fillon = Thatcher = Brutalité, CQFD. Lire la suite
Brexit et conséquences : Theresa May sera-t-elle Prime Minister ?
Theresa May fut en effet Prime Minister après David Cameron, mais après trois ans de tentatives infructueuses pour obtenir du Parlement britannique un accord sur le Brexit qu’elle a négocié auprès de l’Union européenne, et dans le contexte d’élections européennes ravageuses pour son parti, elle a donné sa démission ce vendredi 24 mai 2019. Flash Back :
Le verdict est tombé hier soir (jeudi 7 juillet 2016) : après deux tours de vote, les députés conservateurs britanniques ont sélectionné Theresa May, actuelle ministre de l’Intérieur (199 voix), et Andrea Leadsom, actuelle ministre de l’Energie (84 voix), dans la course pour la tête du Parti conservateur et le poste de Premier ministre. Le ministre de la Justice Michael Gove (46 voix) est éliminé. Il reste maintenant aux 150 000 adhérents du Parti à départager les deux candidates par correspondance pendant l’été. Le successeur effectif de David Cameron, une dame en l’occurrence, sera officialisé le 9 septembre 2016. Une dame de fer ? Lire la suite
BREXIT : « Boris is after my job » Cameron says
Juillet 2019 : « Boris is after my job » disait Cameron en 2016. Trois ans plus tard, voilà le pétulant Boris Premier Ministre de sa majesté en remplacement de Theresa May. Portrait.
Le vote britannique sur le Brexit, c’est-à-dire sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), aura lieu dans moins de deux semaines, le jeudi 23 juin 2016 prochain. Depuis le fameux « I want my money back » de Margaret Thatcher en 1979, depuis la possibilité obtenue dans le Traité de Maastricht de 1992 de rester en dehors de la zone euro, depuis le statut particulier relativement à l’espace Schengen sur la libre circulation (1997), l’adhésion britannique à l’Europe ne s’est pas faite sans de nombreuses réticences intérieures et de tout aussi nombreuses concessions de la part des partenaires européens. A l’affiche de cette nouvelle confrontation inédite, les deux meilleurs ennemis du monde : David Cameron pour le maintien et Boris Johnson pour la sortie. Lire la suite
Royaume-Uni : Elections générales, UKIP et murmure persistant des cornemuses
—–> Cet article a également été publié le mardi 5 mai 2015 sur ![]()
Mise à jour du 8 mai 2015 : CHIFFRES DEFINITIFS Les élections ont eu lieu et les résultats sont très clairs. Y aurait-il eu un « shy tory vote » comme en 1992 pour John Major ? Faisant mentir les sondages, les électeurs ont validé les bons résultats économiques du gouvernement sortant : les conservateurs de David Cameron remportent la majorité absolue avec 331 sièges sur 650 tandis que les travaillistes sont les grands perdants avec seulement 232 sièges. Le SNP réalise sa grande percée en Ecosse avec 56 sièges, les Lib Dem deviennent anecdotiques (8 sièges) et l’UKIP est dans l’épaisseur du trait (1 siège). A noter : Miliband, Clegg et Farage, leaders battus, ont tous démissionné de la présidence de leur parti.
Mise à jour du 4 mai 2015 : Les élections générales britanniques ont lieu ce jeudi 7 mai. Même si les chiffres des derniers sondages ont légèrement évolué (les conservateurs devanceraient de peu les travaillistes), cet article du 16 février reste d’actualité : l’issue du scrutin est incertaine. Qui formera le gouvernement britannique, Ed Miliband (labour) ou David Cameron (tories) ?
Comme en France, le jeu électoral du Royaume-Uni est bousculé depuis quelque temps par un parti populiste d’extrême-droite arrivé en tête aux dernières élections européennes de mai 2014. Mais contrairement à la situation française, de plus en plus bloquée dans un tripartisme ravageur, s’y ajoute la nouvelle donne obtenue à l’issue du referendum (raté) sur l’indépendance de l’Ecosse, avec la consolidation du parti indépendantiste écossais qui pourrait détenir les clefs du scrutin britannique. Lire la suite