Faut-il vraiment hurler pour se faire entendre ?

contrepoints-2Depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, l’indignation bat son plein. On imagine bien le cher Stéphane Hessel, père, grand-père et arrière-grand-père des « indignés », se retourner deux fois dans sa tombe, une première fois horrifié par l’affreux résultat qui a donné la victoire à un ultra-riche décomplexé, et une seconde fois ravi de voir que son injonction à 3 € fonctionne aussi pavlovement bien.  Lire la suite

Attention, un « camp du bien » peut en cacher un autre !

contrepoints-2Nous sommes en France, pays aux 600 000 élus, moult fromages (au propre comme au figuré) et une propension au millefeuille administratif, mais une seule religion pratiquée avec ferveur par 99,9 % de la population, la religion du Dieu Etat. De ce fait, lorsque vous tenez un blog avec l’ambition de suivre l’actualité à travers une lunette libérale, vous êtes confronté à deux situations en apparence opposées mais aussi ambigües et désespérantes l’une que l’autre.  Lire la suite

Des « techniques » de campagne à vous dégoûter d’aller voter

Ayant passé une bonne partie de la semaine le nez plongé dans les comptes des banques et la régulation bancaire pour alimenter ce blog, j’ai craint hier d’avoir loupé des événements importants de notre vie publique. Eh bien, oui et non.

contrepoints-2Plutôt non, parce que la France est maintenant totalement engagée dans le rythme de la campagne électorale pour 2017, que plus rien ne s’y passe en dehors des objectifs liés à cette formidable échéance et que les techniques de campagne restent manifestement des plus classiques.

Et plutôt oui, parce que si les techniques sont bien connues, déjà vues et largement éventées, elles ont pris cette semaine une ampleur inédite en millions d’euros, en mensonge et en populisme le plus hypocritement racoleur.  Lire la suite

Dilma et Lula : la telenovela politique de la gauche brésilienne

Les mises à jour sont en fin d’article.

Mercredi 24 janvier 2018 : La condamnation de l’ex-président brésilien Lula pour corruption a été confirmée en appel et sa peine a été allongée à 12 ans et 1 mois de prison. Une telle décision signe en principe (mais des recours sont encore possibles…) la fin de sa carrière politique et l’impossibilité pour lui de se présenter à l’élection présidentielle d’octobre pour laquelle il est le favori. 

« Quand un pauvre vole, il va en prison. Quand un riche vole, il devient ministre. » C’est ainsi que s’exprimait Luiz Inácio Lula da Silva (dit Lula) en 1988, alors que, leader charismatique de l’opposition de gauche et fondateur du Parti des Travailleurs (PT) il briguait la présidence du Brésil. Aujourd’hui, le pays s’enfonce dans une grave crise économique et politique sur fond (et fonds) de corruption généralisée au plus haut niveau de l’Etat.   Lire la suite

Royaume-Uni : Elections générales, UKIP et murmure persistant des cornemuses

—–>     Cet article a également été publié le mardi 5 mai 2015 sur        icone_redacteur3

Mise à jour du 8 mai 2015 :  CHIFFRES DEFINITIFS  Les élections ont eu lieu et les résultats sont très clairs. Y aurait-il eu un « shy tory vote » comme en 1992 pour John Major ? Faisant mentir les sondages, les électeurs ont validé les bons résultats économiques du gouvernement sortant : les conservateurs de David Cameron remportent la majorité absolue avec 331 sièges sur 650 tandis que les travaillistes sont les grands perdants avec seulement 232 sièges. Le SNP réalise sa grande percée en Ecosse avec 56 sièges, les Lib Dem deviennent anecdotiques (8 sièges) et l’UKIP est dans l’épaisseur du trait (1 siège). A noter : Miliband, Clegg et Farage, leaders battus, ont tous démissionné de la présidence de leur parti. 

Mise à jour du 4 mai 2015 : Les élections générales britanniques ont lieu ce jeudi 7 mai. Même si les chiffres des derniers sondages ont légèrement évolué (les conservateurs devanceraient de peu les travaillistes), cet article du 16 février reste d’actualité : l’issue du scrutin est incertaine. Qui formera le gouvernement britannique, Ed Miliband (labour) ou David Cameron (tories) ? 


Comme en France, le jeu électoral du Royaume-Uni est bousculé depuis quelque temps par un parti populiste d’extrême-droite arrivé en tête aux dernières élections européennes de mai 2014. Mais contrairement à la situation française, de plus en plus bloquée dans un tripartisme ravageur, s’y ajoute la nouvelle donne obtenue à l’issue du referendum (raté) sur l’indépendance de l’Ecosse, avec la consolidation du parti indépendantiste écossais qui pourrait détenir les clefs du scrutin britannique.  Lire la suite