Hidalgo : sous les pavés, les taxes!

Je crois que je l’ai déjà écrit ici à plusieurs reprises : la politique très en vogue actuellement du « quoi qu’il en coûte » financé par de la dette publique à gogo accompagnée de la promesse jurée crachée qu’il n’y aura pas de hausse d’impôt se traduira inéluctablement un jour par l’augmentation de la pression fiscale.

Et quand je dis « un jour », je ne parle nullement des élusives calendes grecques mais du Conseil de Paris d’après-demain (17 novembre 2020) qui doit se prononcer sur la « création de recettes budgétaires » quatre mois après la réélection d’Anne Hidalgo sur la promesse de geler les impôts lors de son nouveau mandat. Lire la suite

Au secours, Thomas Piketty veut encore TAXER les RICHES !

« Que faire de la dette Covid-19 ? » Ainsi s’interrogeait récemment notre star mondiale de l’économie Thomas Piketty dans sa dernière chronique mensuelle pour le journal Le Monde. Excellente question. Quant à sa réponse, nul besoin de lire l’article pour la deviner à coup sûr tant ce sujet a tourné chez lui (et quelques autres) à l’obsession égalitariste : il faut taxer, retaxer et surtaxer encore plus les riches ! Lire la suite

PLF 2021 : et la DETTE s’empile…

Mise à jour du 18 novembre 2020 : En raison du second confinement, Bercy a revu sa prévision de croissance pour 2021 de 8 % à 6 %. En 2020, le PIB reculerait de 11 % au lieu de 10 % et notre économie ne devrait retrouver son niveau de décembre 2019 que fin 2022.

Quand on s’appelle l’Allemagne, pays habitué aux excédents budgétaires et donc à un endettement public en baisse depuis quelques années (de 80 % du PIB en 2010 à 60 % en 2019) suite à un train de réformes structurelles très importantes dans les années 2000, la violente crise économique consécutive aux confinements anti-Covid se solde par un recul du PIB de 5,8 % en 2020 et un niveau de dette publique de 75 % à l’horizon 2021.

Mais quand on s’appelle la France Lire la suite

Coronabonds ou la FARCE de l’appel à la « solidarité » dans l’UE

Info du 6 mai 2020 : Dans un jugement rendu hier 5 mai 2020, la Cour constitutionnelle allemande jette un froid sur le programme de rachat de dette (quantitative easing ou QE, c’est-à-dire in fine planche à billets qui lèse les épargnants) initié par la BCE après la crise de 2008 – politique poursuivie aujourd’hui dans le contexte du Covid-19. Une pierre de plus dans le jardin des pays, comme la France, qui comptent sur les QE et sur les surplus budgétaires des autres pays via des coronabonds par exemple pour poursuivre leur politique budgétaire laxiste. Replay :

Publier le 1er avril, jour des farces et attrapes, ou repousser au lendemain eu égard au « sérieux » terriblement technocratique véhiculé par le terme Coronabonds ?

Je me décide finalement pour ce mercredi 1er avril car si la demande pour l’émission d’une dette européenne est effectivement en train d’atteindre un volume sonore non négligeable dans les débats entre Lire la suite

2020 ou l’année budgétaire qui hollandise Macron définitivement

RETOUR vers l’ANCIEN MONDE pour Emmanuel Macron. Rien ne peut le dire plus clairement qu’un budget et celui qui se profile pour 2020 nous enferre inéluctablement dans la spirale « dépenses impôts dette » si caractéristique de l’exception française !

Le projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2020 sera présenté en Conseil des Ministres le 27 septembre prochain. J’aurai l’occasion d’en reparler lorsqu’il sera officiellement dévoilé (ici), mais ce ne sera jamais que pour préciser des chiffres dont on sait déjà qu’ils consistent à enterrer définitivement tous les engagements de campagne du candidat Macron qui auraient pu avoir un effet structurel appréciable alors que la conjoncture économique mondiale s’annonce morose. Lire la suite

DETTE : et c’est reparti pour la grande illusion keynésienne !

C’est le tube économique de ce début d’été : Vive les déficits et vive la dette ! Ainsi le veut la modern monetary theory (MMT) ou « nouvelle politique monétaire » popularisée aux États-Unis par Stephanie Kelton, la conseillère économique de Bernie Sanders (démocrate d’extrême-gauche), et ainsi le proclame chez nous l’ancien chef économiste du FMI Olivier Blanchard.

Une ritournelle qui ne manquera pas de tintinnabuler plaisamment aux oreilles d’Emmanuel Macron, alors qu’il échoue comme ses prédécesseurs à maîtriser les dépenses publiques, ainsi que la Cour des Comptes vient de nous le rappeler, et alors que notre dette publique frôle dangereusement les 100 % du PIB d’après la dernière publication de l’INSEE. Lire la suite

PLF 2019 : Garder le cap. Ah oui, mais lequel ?

C’était l’un des leitmotive de la rentrée : le bouclage du budget 2019 s’annonçait compliqué en raison d’une croissance redevenue souffreteuse. De 2,2 % en 2017 grâce à une fin d’année dynamique portée par la conjoncture mondiale, il est maintenant difficile d’envisager plus que 1,7 % pour 2018 et 2019. Mais souriez, Françaises, Français, le gouvernement « garde le cap ». Mieux, il accélère, ainsi que nous l’assurent les ministres de Bercy en introduction du Projet de loi de finances pour 2019 (PLF 2019) présenté hier en Conseil des ministres. Lire la suite

Et le prix du gnangnan politique est décerné à … Bruno Le Maire !

Complément du 23 novembre 2018 : BRUNO LE MAIRE, mon préféré ! Et ce n’est pas un compliment ! Le 5 novembre chez Bourdin : « Les Français aiment la voiture et j’aime la voiture ! » Mais apparemment, ça ne suffisait pas dans le parler-faux et le grand n’importe quoi : aujourd’hui, Bruno Le Maire nous déclare sans rougir : « Les impôts et les taxes, ça suffit ! » Au fait, Bruno, c’est qui le ministre de l’économie ?

Parmi les séquences médiatiques du week-end, on a surtout retenu l’étrange amnésie mâtinée de connivence calculée qui a saisi Jean-Luc Mélenchon lorsqu’il s’est retrouvé plus ou moins inopinément face au Président de la République. Quelle injustice pour Bruno Le Maire ! Son registre est certes moins sexy puisqu’il parle de comptes publics et de projet de loi de finances, mais à écouter le festival de petites phrases creuses et de platitudes politiquement correctes qu’il nous a servi ces derniers jours, c’est à se demander si côté langue de bois ce ne serait pas lui le meilleur d’entre tous. Lire la suite

Dette SNCF : la finance publique, c’est vraiment magique !

Alors que la participation des cheminots à la grève SNCF semble s’émousser au fil des jours, alors que les Français continuent à estimer majoritairement que la réforme de la SNCF est justifiée (62 %) tandis que la grève ne l’est pas (57 %), les syndicats, CGT en tête, durcissent le ton et menacent d’étendre les belligérances à toute la période estivale si le Premier ministre persistait à ne pas les recevoir.

Ne voulant pas apparaître comme le responsable d’un éventuel blocage, Edouard Philippe les a donc conviés par lettre à des réunions bilatérales à Matignon le 7 mai prochain. Une lettre des plus intéressantes, car elle soulève la question de la dette SNCF en des termes qui ne peuvent pas laisser les contribuables indifférents. Lire la suite

En 2017, la France toujours en tête – pour taxer et dépenser !

Mise à jour du mercredi 23 mai 2018 : La Cour des Comptes a rendu aujourd’hui son rapport sur les comptes publics 2017 et constate que les inquiétudes qu’elle avait manifesté il y a plus d’un an sur la sincérité du budget étaient des plus fondées. Comme je le titrais en mars dernier lors de la première publication des comptes 2017 par l’INSEE : « La France toujours en tête – pour taxer et dépenser ! »

Lundi 26 mars dernier, l’INSEE a publié ses chiffres provisoires concernant les comptes publics 2017. Ô merveille, le déficit public est repassé nettement, et pour le première fois depuis des siècles, sous la barre fatidiques des 3 % demandés par l’Union européenne ! La Macronie ne se tient plus de joie. A entendre les ministres concernés (tweets ci-dessous), cette bonne nouvelle est le résultat simple et direct du pur génie macronien insufflé dans tous les recoins du pays : la confiance est de retour, les dépenses baissent et l’économie repart ! Lire la suite