Les Français craignent la dette… mais veulent du quoi qu’il en coûte

Plus de doute possible. Dans leur vaste majorité, les Français sont manifestement affligés d’une schizophrénie politique, économique et sociale qui ne se résorbe pas, bien au contraire. Déjà en 2018, une enquête(*) révélait qu’ils aimaient bien la liberté… mais qu’ils préféraient incontestablement que l’État s’occupe de tout. Aujourd’hui, on apprend que le niveau atteint par notre dette publique les inquiète beaucoup… mais qu’ils jugent le « quoi qu’il en coûte » prioritaire. Lire la suite

3. Se débarrasser des 3 % : tel est le vrai projet européen d’Emmanuel Macron – et ce n’est pas nouveau

Quand j’écrivais mon article consacré à la folle dérive des comptes publics 2020 il y a une semaine de cela, j’étais loin de me douter que je me lançais en fait dans une trilogie.

En revanche, tout indiquait déjà que les beaux discours complaisamment ressassés par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire sur l’impérieuse nécessité de réduire notre dépense publique pour revenir dans les clous d’un déficit de 3 % n’étaient que babillage énarchique de façade (second article) dressé devant le véritable objectif européen d’Emmanuel Macron : se débarrasser définitivement des 3 % (article du jour). Lire la suite

1. Comptes publics 2020 : et la dette bondit… à 115,7 % du PIB

L’INSEE a publié le 26 mars dernier sa première évaluation des comptes publics de la France pour l’année 2020. Des chiffres qui confirment en tout point ce à quoi on pouvait s’attendre dans le cadre des restrictions d’activité imposées face à la pandémie de Covid-19 conjuguées à la politique du « quoi qu’il en coûte » déversée par le gouvernement sur un tissu économique et social à la merci de ses décisions de confinement : le PIB s’est effondré de 8,3 %, le déficit public s’est creusé à 9,2 % du PIB et la dette s’est envolée de 98,1 % à… 115,7 % du PIB. Lire la suite

France : PETIT ATLAS d’un pays vraiment pas comme les autres…

Article écrit en commun par h16 et Nathalie MP.

Frappé d’un trop rare éclair de lucidité, Emmanuel Macron écrivait « La France n’est pas un pays comme les autres » au début de sa Lettre aux Français de janvier 2019. Ô combien il avait raison ! Au point qu’on en vienne souvent à le regretter… Lire la suite

Hidalgo : sous les pavés, les taxes!

Je crois que je l’ai déjà écrit ici à plusieurs reprises : la politique très en vogue actuellement du « quoi qu’il en coûte » financé par de la dette publique à gogo accompagnée de la promesse jurée crachée qu’il n’y aura pas de hausse d’impôt se traduira inéluctablement un jour par l’augmentation de la pression fiscale.

Et quand je dis « un jour », je ne parle nullement des élusives calendes grecques mais du Conseil de Paris d’après-demain (17 novembre 2020) qui doit se prononcer sur la « création de recettes budgétaires » quatre mois après la réélection d’Anne Hidalgo sur la promesse de geler les impôts lors de son nouveau mandat. Lire la suite

Au secours, Thomas Piketty veut encore TAXER les RICHES !

« Que faire de la dette Covid-19 ? » Ainsi s’interrogeait récemment notre star mondiale de l’économie Thomas Piketty dans sa dernière chronique mensuelle pour le journal Le Monde. Excellente question. Quant à sa réponse, nul besoin de lire l’article pour la deviner à coup sûr tant ce sujet a tourné chez lui (et quelques autres) à l’obsession égalitariste : il faut taxer, retaxer et surtaxer encore plus les riches ! Lire la suite

PLF 2021 : et la DETTE s’empile…

Mise à jour du 18 novembre 2020 : En raison du second confinement, Bercy a revu sa prévision de croissance pour 2021 de 8 % à 6 %. En 2020, le PIB reculerait de 11 % au lieu de 10 % et notre économie ne devrait retrouver son niveau de décembre 2019 que fin 2022.

Quand on s’appelle l’Allemagne, pays habitué aux excédents budgétaires et donc à un endettement public en baisse depuis quelques années (de 80 % du PIB en 2010 à 60 % en 2019) suite à un train de réformes structurelles très importantes dans les années 2000, la violente crise économique consécutive aux confinements anti-Covid se solde par un recul du PIB de 5,8 % en 2020 et un niveau de dette publique de 75 % à l’horizon 2021.

Mais quand on s’appelle la France Lire la suite

Coronabonds ou la FARCE de l’appel à la « solidarité » dans l’UE

Info du 6 mai 2020 : Dans un jugement rendu hier 5 mai 2020, la Cour constitutionnelle allemande jette un froid sur le programme de rachat de dette (quantitative easing ou QE, c’est-à-dire in fine planche à billets qui lèse les épargnants) initié par la BCE après la crise de 2008 – politique poursuivie aujourd’hui dans le contexte du Covid-19. Une pierre de plus dans le jardin des pays, comme la France, qui comptent sur les QE et sur les surplus budgétaires des autres pays via des coronabonds par exemple pour poursuivre leur politique budgétaire laxiste. Replay :

Publier le 1er avril, jour des farces et attrapes, ou repousser au lendemain eu égard au « sérieux » terriblement technocratique véhiculé par le terme Coronabonds ?

Je me décide finalement pour ce mercredi 1er avril car si la demande pour l’émission d’une dette européenne est effectivement en train d’atteindre un volume sonore non négligeable dans les débats entre Lire la suite

2020 ou l’année budgétaire qui hollandise Macron définitivement

RETOUR vers l’ANCIEN MONDE pour Emmanuel Macron. Rien ne peut le dire plus clairement qu’un budget et celui qui se profile pour 2020 nous enferre inéluctablement dans la spirale « dépenses impôts dette » si caractéristique de l’exception française !

Le projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2020 sera présenté en Conseil des Ministres le 27 septembre prochain. J’aurai l’occasion d’en reparler lorsqu’il sera officiellement dévoilé (ici), mais ce ne sera jamais que pour préciser des chiffres dont on sait déjà qu’ils consistent à enterrer définitivement tous les engagements de campagne du candidat Macron qui auraient pu avoir un effet structurel appréciable alors que la conjoncture économique mondiale s’annonce morose. Lire la suite

DETTE : et c’est reparti pour la grande illusion keynésienne !

Replay du 16 mars 2021 : Avec la crise économique consécutive aux restrictions anti-Covid, la modern monetary theory (MMT) qui postule aimablement que « le déficit et la dette ne posent aucun problème » fait son grand retour. Pour le meilleur… ou pour le pire ?

C’est le tube économique de ce début d’été 2019 : Vive les déficits et vive la dette ! Ainsi le veut la modern monetary theory (MMT) ou « nouvelle politique monétaire » popularisée aux États-Unis par Stephanie Kelton, la conseillère économique de Bernie Sanders (démocrate d’extrême-gauche), et ainsi le proclame chez nous l’ancien chef économiste du FMI Olivier Blanchard. Lire la suite