Couvre-feu : la LIBERTÉ, cette coquetterie d’un ancien monde…

Oui, je sais, les Français sont très majoritairement favorables aux couvre-feux et autres restrictions de la vie sociale annoncés par Emmanuel Macron dans son interview télévisée de mercredi 14 octobre dernier (vidéo complète en fin d’article) pour lutter contre la propagation du Coronavirus : 73 % des personnes interrogées approuvent les mesures, 94 % sont prêtes à les respecter, 60 % ont trouvé le Président convaincant et 56 % le jugent courageux.

On dirait que la posture de l’homme fort et chef de guerre a encore une fois fait merveille ! Lire la suite

Macron et les « Jours Heureux »

Dans son allocution du 13 avril dernier, Emmanuel Macron a exprimé sa conviction qu’après les difficultés du Covid-19, « nous retrouverons les Jours Heureux ». Une allusion explicite mais peu réjouissante au programme collectiviste du Conseil national de la résistance qui a fondé notre modèle social.

À voir la façon dont s’enclenchent les discussions sur le monde de l’après-Covid-19 dans notre pays, je crains que l’épidémie ne soit bien partie pour nous assommer trois fois plutôt que deux. La crise sanitaire ne fait aucun doute, non plus que le brutal ralentissement économique résultant directement des mesures de confinement prises pour enrayer la contagion. Mais voilà que se profile aussi une sorte de mystique politique sur le thème « rien ne pourra plus être comme avant » qui ressemble pourtant comme deux gouttes d’eau à l’étatisme que la France pratique avec délectation depuis 1945. Lire la suite

« La route de la servitude » (II)

Publié sur Contrepoints le 27 octobre 2015

Publié sur Contrepoints
le 27 octobre 2015

Ce texte fait suite à l’article « La route de la servitude » (I) que j’ai publié vendredi 23 octobre dernier, et dans lequel j’ai entamé une revue chapitre par chapitre du livre du même nom(*) publié en 1944 par Friedrich Hayek. Comme indiqué dans l’article précédent, Hayek se donne pour objectif de montrer que toutes les politiques économiques à base de planisme, de collectivisme et d’interventionnisme de l’Etat, même entreprises avec les meilleures intentions du monde, tracent une route de servitude car elles débouchent inéluctablement sur l’arbitraire de l’Etat et la destruction des libertés individuelles, bien au-delà du seul champ économique.

« Ce qui fait de l’Etat un enfer, c’est que l’homme essaie d’en faire un paradis. » Friedrich Hoelderlin, cité par Hayek en exergue de son chapitre II, La grande utopie (voir article précédent).

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« La route de la servitude » (I)

Le mois dernier, dans une sorte de croisière libérale que mes enfants s’amusent à appeler mon speed-dating ferroviaire (17 h à Montparnasse, puis 19 h à Saint-Lazare, puis retour maison à 21 h par la Gare du Nord), j’ai fait successivement la connaissance réelle de deux personnes du monde libéral avec lesquelles je discutais jusque-là exclusivement sur les réseaux sociaux. Dans les deux cas, mes interlocuteurs m’ont demandé comment j’étais venue au libéralisme. J’ai expliqué que lorsque j’étudiais encore au lycée, mon père m’avait fait lire La route de la servitude de Friedrich HayekLire la suite