Problème n° 6 : Bercy et la chasse aux milliards ! #JeuxDu14Juillet

Quelle négligence de ma part ! Dans mon précédent article « spécial 14 juillet » que je consacre traditionnellement à cinq énigmes de chiffres et de lettres, j’ai complètement oublié de vous proposer un ultime problème d’une actualité brûlante, the problème qui agite fébrilement le microcosme politico-gouvernemental en ce début d’été :

Problème n° 6 : Comment faire pour limiter l’inextinguible déficit de nos comptes publics ?

Et pour s’en tenir à l’avenir immédiat, à propos duquel il semblerait que nous soyons vaguement liés par deux-trois promesses régulièrement repoussées à l’égard de l’Union européenne, comment parvenir à boucler 2017 en rentrant dans les clous d’un déficit maxi de 3 % et éviter de trop se gameller en 2018 ?  Lire la suite

Budget 2017 : pirouettes et cacahuètes avant les élections

Mise à jour du mardi 31 janvier 2017 : la croissance française aura été de 1,1 % en 2016, loin des 1,5 % prévus à l’origine et sans rapport avec les félicitations que Michel Sapin a encore cru bon de décerner au gouvernement « L’année 2016 aura ainsi confirmé la reprise amorcée en 2015 » !!! Ah ah, en 2015, la croissance fut terne mais de 1,2 %, soit un peu supérieure à celle de 2016 !

Mise à jour du jeudi 6 octobre 2016 : L’INSEE a publié aujourd’hui une note de conjoncture sur la fin de l’année 2016. Sa prévision de croissance pour la France a été rabaissée à 1,3 %. Cette nouvelle confirme que les inquiétudes qu’on pouvait avoir sur le sérieux du budget 2016 sont fondées. Ne parlons même pas de 2017 !

Mise à jour du mercredi 28 septembre 2016 : Le PLF 2017 de Sapin et Eckert a été validé en Conseil des ministres aujourd’hui. Les deux ministres maintiennent tous leurs objectifs, dont un déficit public à 2,7 % du PIB, et revendiquent avec un aplomb incroyable un « sérieux budgétaire » que le Haut conseil des finances publiques présidé par Didier Migaud (PS) est très loin de leur accorder. Le retour à un déficit public de 2,7 % est jugé « improbable », les prévisions france-plf-2017de croissance à 1,5 % sont trop optimistes, les économies envisagées dans certaines dépenses de l’Etat (Unedic notamment) sont « irréalistes » et la petite magouille consistant à décaler les décaissements sur 2018, comme expliqué dans l’article ci-dessous, « fragilise la trajectoire des finances publiques à compter de 2018. »
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