Inde / Intouchables : « Combattez les castes avec du capital ! »

L’article ci-dessous, dont j’ai fait une traduction pour Contrepoints, est vraiment passionnant. J’ai eu l’occasion d’en parler récemment dans un article sur la main invisible d’Adam Smith car il montre comment la libéralisation de l’économie indienne a permis à de nombreux « intouchables » de sortir de la pauvreté, de devenir des chefs d’entreprise à succès, et parfois des millionnaires, alors même que le système extrêmement rigide des castes les condamnait auparavant à demeurer prisonniers d’une « trappe à pauvreté » de génération en génération.  Lire la suite

Brexit et conséquences : Theresa May sera-t-elle Prime Minister ?

Theresa May fut en effet Prime Minister après David Cameron, mais après trois ans de tentatives infructueuses pour obtenir du Parlement britannique un accord sur le Brexit qu’elle a négocié auprès de l’Union européenne, et dans le contexte d’élections européennes ravageuses pour son parti, elle a donné sa démission ce vendredi 24 mai 2019. Flash Back :

Le verdict est tombé hier soir (jeudi 7 juillet 2016) : après deux tours de vote, les députés conservateurs britanniques ont sélectionné Theresa May, actuelle ministre de l’Intérieur (199 voix), et Andrea Leadsom, actuelle ministre de l’Energie (84 voix), dans la course pour la tête du Parti conservateur et le poste de Premier ministre. Le ministre de la Justice Michael Gove (46 voix) est éliminé. Il reste maintenant aux 150 000 adhérents du Parti à départager les deux candidates par correspondance pendant l’été. Le successeur effectif de David Cameron, une dame en l’occurrence, sera officialisé le 9 septembre 2016. Une dame de fer ? Lire la suite

Sic Brexit Gloria Mundi ? *

contrepoints-2Nous, les Européens, venons probablement de vivre l’événement pacifique le plus incroyable et le plus bouleversant que nous ayons connu depuis bien longtemps dans notre histoire, depuis la signature du traité de Rome qui donnait forme à la CEE en 1957, en fait. En se prononçant à 51,9 % en faveur du Brexit, c’est-à-dire pour une sortie de l’Union européenne, les citoyens britanniques tournent le dos à un projet inédit, exaltant, prodigieux, mais pas sans défaut, de presque 60 ans, déclenchant chez les autres pays membres un sentiment d’échec mêlé du besoin de resserrer les rangs pour se conforter dans l’idée européenne et de la nécessaire introspection pour analyser ce qui cloche et qui pousse ainsi un grand pays, parmi les moins liés au sein de l’Union, à la quitter aussi radicalement.  Lire la suite

BREXIT : « Boris is after my job » Cameron says

Juillet 2019 : « Boris is after my job » disait Cameron en 2016. Trois ans plus tard, voilà le pétulant Boris Premier Ministre de sa majesté en remplacement de Theresa May. Portrait.

contrepoints-2Le vote britannique sur le Brexit, c’est-à-dire sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), aura lieu dans moins de deux semaines, le jeudi 23 juin 2016 prochain. Depuis le fameux « I want my money back » de Margaret Thatcher en 1979, depuis la possibilité obtenue dans le Traité de Maastricht de 1992 de rester en dehors de la zone euro, depuis le statut particulier relativement à l’espace Schengen sur la libre circulation (1997), l’adhésion britannique à l’Europe ne s’est pas faite sans de nombreuses réticences intérieures et de tout aussi nombreuses concessions de la part des partenaires européens. A l’affiche de cette nouvelle confrontation inédite, les deux meilleurs ennemis du monde : David Cameron pour le maintien et Boris Johnson pour la sortie. Lire la suite

Pour l’UNESCO, le Mur des Lamentations est musulman !

L’UNESCO est l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, les sciences et la culture. Tout un vaste programme qui incline à penser que l’esprit des Lumières souffle sur cette institution théoriquement vouée à accompagner les peuples le long de l’exaltant chemin qui mène à l’émancipation par l’accroissement et la propagation du savoir. Lire la suite

Ma petite bougie pour l’Ethiopie et les contrées oubliées

icone_redacteur3 En plus d’être marquée par la léthargie parisienne des congés scolaires de printemps, l’actualité française a beaucoup de mal à sortir de ses grands classiques : plan de sauvetage pour la gauche, plan de sauvetage pour EDF, grève à la SNCF en attendant le prochain plan de sauvetage, voilà en gros ce qui nous occupe, et ne manquera pas d’occuper nos feuilles d’impôt à relativement brève échéance. Lire la suite

Après Bruxelles : antiracisme de Valls et terrorisme des islamistes

Article également publié sur le site Contrepoints  le mercredi 23 mars 2016.

Que pouvait bien penser Manuel Valls hier matin lorsqu’il a compris que la capitale de la Belgique, pays voisin, allié, ami, venait de subir deux attentats meurtriers de la main de terroristes se réclamant de l’islam radical ?

Lorsqu’il a réalisé que ceux qui versent le sang, ceux qui tuent en masse dans nos contrées occidentales, ceux qui font des morts et des blessés bien concrets qu’on peut dénommer et dénombrer, ce sont des djihadistes, des guerriers musulmans, des fous de Dieu et de la Charia ?  Lire la suite

Dilma et Lula : la telenovela politique de la gauche brésilienne

Les mises à jour sont en fin d’article.

Mercredi 24 janvier 2018 : La condamnation de l’ex-président brésilien Lula pour corruption a été confirmée en appel et sa peine a été allongée à 12 ans et 1 mois de prison. Une telle décision signe en principe (mais des recours sont encore possibles…) la fin de sa carrière politique et l’impossibilité pour lui de se présenter à l’élection présidentielle d’octobre pour laquelle il est le favori. 

« Quand un pauvre vole, il va en prison. Quand un riche vole, il devient ministre. » C’est ainsi que s’exprimait Luiz Inácio Lula da Silva (dit Lula) en 1988, alors que, leader charismatique de l’opposition de gauche et fondateur du Parti des Travailleurs (PT) il briguait la présidence du Brésil. Aujourd’hui, le pays s’enfonce dans une grave crise économique et politique sur fond (et fonds) de corruption généralisée au plus haut niveau de l’Etat.   Lire la suite

Equation espagnole : croissance, corruption et indépendance

Les mises à jour sont situées en fin d’article. 

Samedi 2 juin 2018 : Mariano Rajoy (PP, droite) a été mis en minorité suite aux affaires de corruption de son parti. Pedro Sanchez du PSOE (parti socialiste espagnol) lui succède avec des alliés qui n’ont qu’un seul point commun : l’opposition à Rajoy.
Rajoy laisse un pays en meilleure situation que celle qu’il avait trouvée en 2011 : le chômage est redescendu à 16,1 % contre plus de 20 % en 2011 (et 26 % en 2013) et le déficit public a été ramené de 8 % en 2011 à 3,1 % fin 2017.


Novembre 2010 : je voyage avec ma famille sur la toute nouvelle autoroute à péage Madrid Tolède. Pas une voiture à l’horizon. Nous sommes tellement seuls que nous nous arrêtons au milieu de la chaussée pour nous prendre en photo et faire galoper notre chienne. Dans la portion proche de Madrid, le paysage est constitué d’une suite ininterrompue de complexes immobiliers de grande ampleur, certains achevés mais inoccupés, d’autres inachevés et manifestement abandonnés. Cette anecdote résume bien l’image qu’on a de l’Espagne depuis la crise de 2008 : un pays en grande difficulté économique qui se noie dans sa folie immobilière des années 2000. En Espagne, écrit alors le quotidien El Pais, on pourrait loger toute la Norvège dans les résidences vacantes.  Lire la suite

Une autre écologie est possible ! (IX) Et la COP21 ?

Article écrit en commun par   h16 et Nathalie MP.

C’est vraiment ballot : tout bousculés par les attentats, l’état d’urgence, les élections régionales et le remaniement ministériel de jeudi dernier, nous n’avons pas réalisé pleinement combien la France avait été au cœur de l’Histoire avec un grand H inspiré et au centre d’événements Zistoriques avec un grand Z qui dépassent largement tout ce qui précède. Comme l’a dit François Hollande en ouverture de la conférence sur le climat COP21 qui s’est tenue à Paris début décembre 2015 :

« C’est un jour historique que nous vivons. (…) Jamais l’enjeu d’une réunion internationale n’avait été aussi élevé, car il s’agit de l’avenir de la planète, de l’avenir de la vie. »

Oui, de la Vie tout entière, rien de moins. Et lorsque les 195 pays présents ont adopté l’accord final, le Président des États-Unis Barack Obama en a lui aussi souligné le caractère unique et indispensable. Notre planète, a-t-il déclaré en substance, est menacée par le réchauffement climatique, il faut la sauver car nous n’avons qu’elle, et l’accord international obtenu à l’issue de la COP21 est notre seule chance d’y parvenir.

Ah bon. Vraiment ?  Lire la suite