Macron : un Président très occupé … à ne rien faire

Calendrier politique chargé en ce mardi 4 septembre 2018. Qui oserait dire que le gouvernement ne fait rien ? C’est tout le contraire et ça décoiffe ! Voyez plutôt : on s’attend à tout moment à ce que le Président de la République rende sa décision finale concernant le prélèvement à la source et l’on s’attend de façon tout aussi imminente à l’annonce d’un remaniement ministériel devenu inévitable après la démission-spectacle de Nicolas Hulot de son poste de ministre de l’écologie.  Lire la suite

Réformer la France : la méthode Macron peut-elle suffire ?

La France est un pays qui a crucialement besoin, depuis des années, de changer son logiciel « dépenses publiques – impôts – dette ». Extrêmes mis à part, tous les politiciens en parlent sans jamais y parvenir, parfois même sans jamais rien tenter pour y parvenir. Et Macron ?

Quand on se veut « ni de gauche ni de droite », quand on a cultivé le flou sur son programme électoral le plus longtemps possible pour n’effaroucher personne, quand on a surtout compté sur l’enthousiasme, la jeunesse et la nouveauté pour susciter l’adhésion et qu’on a fini par promettre qu’on allait libéraliser « et en même temps » continuer à jouer à l’Etat stratège et à l’Etat providence, quel niveau de réforme peut-on espérer faire aboutir une fois qu’on se retrouve au pouvoir ? Lire la suite

Macron pris au piège du discours de la réforme

Il y a un an, Emmanuel Macron faisait les délices des unes de la rentrée 2016 en annonçant bruyamment sa démission du gouvernement de François Hollande. « En marche ! » depuis quelques mois dans le but de surmonter « les limites de notre système politique qui pousse aux compromis et aux peurs », il laissait alors planer un doute cousu de fils blancs sur sa candidature présidentielle en nous servant le refrain politicien connu selon lequel les Français se fichent pas mal de qui va se présenter et « se préoccupent surtout du contenu, des propositions. »  Lire la suite

Le message de l’U. E. à la France : de la réforme avant toute chose

Pour réaliser pleinement combien le quinquennat de François Hollande a fait perdre cinq ans à la France, alors que de nombreux facteurs externes étaient favorables pour permettre un redressement structurel de notre économie (taux, pétrole et dollar bas), il suffit de s’intéresser à l’affaire des 3 % de déficit public. Il se trouve qu’elle est revenue récemment sur le tapis à travers les « Recommandations pays par pays » que la Commission européenne a livrées à tous ses membres lundi 22 mai dernier. Lire la suite

Présidentielle 2017 : J’aime bien la politique, mais là …

contrepoints-2Il est assez étourdissant de se dire que passé le printemps, la France aura scellé son sort pour cinq ans supplémentaires. L’élection présidentielle de 2007 avait soulevé un vrai enthousiasme (la participation fut de 84 %) car on avait hâte de sortir de l’immobilisme chiraquien. Celle de 2012 a généré un vrai suspens politique : la gauche laminée en 2002 allait-elle revenir au pouvoir ? Qu’attendre de celle de 2017 ? J’aime la politique, mais là … Ni nouveauté, ni suspens (♣), ni débat de fond (♠). Lire la suite

Réformer la France : tout un programme !

Comment parvenir à réformer la France ? Eternelle question. Elle vient aujourd’hui spontanément sur les lèvres alors que le pays est en pleine confusion. Les manifestations étudiantes, les violences des casseurs, les pénuries d’essence orchestrées par les blocages de la CGT, et maintenant les grèves votées dans nos 19 centrales nucléaires visent à faire plier le gouvernement sur la loi Travail, alors que cette loi, copieusement modifiée pour mieux passer (par 49.3 !) auprès des contestataires, n’apporte que des changements minimes par rapport à ce qui existe déjà dans le code du travail actuel. Lire la suite

Hollande s’emmêle les pompes dans ses pseudo-réformes

Le calendrier fait plutôt mal les choses. A un an de la prochaine élection présidentielle, il était couru d’avance que notre exécutif, dans l’espoir de voir son camp se maintenir au pouvoir, entamerait les grandes manoeuvres du « Ça va mieux », ripolinant en rose brillant quatre ans sans saveur, sauf celle, amère, de la hausse du chômage, des impôts, des cotisations sociales, de la dette et des expatriationsLire la suite