À propos du rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l’Église

Je trouve l’Église de France extrêmement courageuse. Beaucoup d’institutions s’en tiendraient à cacher la poussière sous le tapis et c’est du reste ce qu’elle a fait pendant de nombreuses années. Mais on dirait que les temps ont changé.

Dieu sait que les chiffres du rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l’Église depuis 1950 publiés hier (5 octobre 2021) ne prêtent guère à l’allégresse. Dieu sait qu’ils enterrent définitivement la thèse d’actes isolés Lire la suite

Pédophilie : urgent, relire B16

Mise à jour du mardi 5 octobre 2021 : À la demande de la Conférence des évêques de France, une commission, la commission Sauvé, a été mise en place en 2018 pour évaluer les abus sexuels commis dans l’Église de France depuis 1950 et faire des recommandations. Les chiffres publiés par la commission sont accablants  : 216 000 victimes, 330 000 si on inclut les victimes de laïcs travaillant avec l’église, et 3 000 « abuseurs ». L’affaire Preynat dont je parle ci-dessous n’est pas un cas isolé, loin de là.

Mise à jour du jeudi 7 mars 2019 : Jugé en janvier pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs ainsi que pour non-assistance à personnes en péril, le cardinal Barbarin a été condamné à 6 mois de prison avec sursis. Il a annoncé qu’il allait remettre sa démission au pape (acceptée en mars 2020) tandis que ses avocats ont fait part de leur volonté de faire appel (il sera finalement relaxé en appel pour prescription). Retour sur cette affaire : 


Comme beaucoup de catholiques, j’ai reçu ces derniers temps différents appels afin de « soutenir » le cardinal Barbarin qui se trouve aujourd’hui (avril 2016) dans la difficile position d’affronter plusieurs accusations de pédophilie visant des prêtres ou religieux de son diocèse de Lyon. Le reproche qui lui est adressé, celui qui revient toujours dès lors qu’il est question de pédophilie au sein d’une organisation qui met des éducateurs au contact d’enfants, concerne le mélange de négligence et de volonté de couvrir les faits avec lequel il aurait traité ces affaires. Lire la suite