Dilma et Lula : la telenovela politique de la gauche brésilienne

Les mises à jour sont en fin d’article.

Mercredi 24 janvier 2018 : La condamnation de l’ex-président brésilien Lula pour corruption a été confirmée en appel et sa peine a été allongée à 12 ans et 1 mois de prison. Une telle décision signe en principe (mais des recours sont encore possibles…) la fin de sa carrière politique et l’impossibilité pour lui de se présenter à l’élection présidentielle d’octobre pour laquelle il est le favori. 

« Quand un pauvre vole, il va en prison. Quand un riche vole, il devient ministre. » C’est ainsi que s’exprimait Luiz Inácio Lula da Silva (dit Lula) en 1988, alors que, leader charismatique de l’opposition de gauche et fondateur du Parti des Travailleurs (PT) il briguait la présidence du Brésil. Aujourd’hui, le pays s’enfonce dans une grave crise économique et politique sur fond (et fonds) de corruption généralisée au plus haut niveau de l’Etat.   Lire la suite

Equation espagnole : croissance, corruption et indépendance

Les mises à jour sont situées en fin d’article. 

Samedi 2 juin 2018 : Mariano Rajoy (PP, droite) a été mis en minorité suite aux affaires de corruption de son parti. Pedro Sanchez du PSOE (parti socialiste espagnol) lui succède avec des alliés qui n’ont qu’un seul point commun : l’opposition à Rajoy.
Rajoy laisse un pays en meilleure situation que celle qu’il avait trouvée en 2011 : le chômage est redescendu à 16,1 % contre plus de 20 % en 2011 (et 26 % en 2013) et le déficit public a été ramené de 8 % en 2011 à 3,1 % fin 2017.


Novembre 2010 : je voyage avec ma famille sur la toute nouvelle autoroute à péage Madrid Tolède. Pas une voiture à l’horizon. Nous sommes tellement seuls que nous nous arrêtons au milieu de la chaussée pour nous prendre en photo et faire galoper notre chienne. Dans la portion proche de Madrid, le paysage est constitué d’une suite ininterrompue de complexes immobiliers de grande ampleur, certains achevés mais inoccupés, d’autres inachevés et manifestement abandonnés. Cette anecdote résume bien l’image qu’on a de l’Espagne depuis la crise de 2008 : un pays en grande difficulté économique qui se noie dans sa folie immobilière des années 2000. En Espagne, écrit alors le quotidien El Pais, on pourrait loger toute la Norvège dans les résidences vacantes.  Lire la suite