Affaire MILA : Il ne manquait plus que Belloubet ! C’est grave.

Je ne pensais plus aborder « l’affaire Mila » moi-même car beaucoup avait déjà été dit et bien dit, tant sur les inacceptables menaces de mort reçues par l’adolescente suite à sa virulente critique de l’Islam que sur le lamentable silence gêné de toutes ces belles âmes généralement de gauche qui font pourtant profession de dénoncer partout les atteintes aux droits de l’homme. Mais c’était sans compter sur le véritable génie de Nicole Belloubet, ministre de la Justice, pour relancer avec brio polémique et confusion malsaine. Lire la suite

Pour la liberté de conscience #AsiaBibi #Ouïgours

Les mises à jours sont en fin d’article.

Il y a une semaine exactement, le vendredi 12 octobre 2018, les fondamentalistes islamistes du Pakistan manifestaient bruyamment dans les rues du pays, proférant des menaces contre les juges de la Cour suprême pour les obliger à rendre un verdict de pendaison à l’encontre d’Asia Bibi, chrétienne de 47 ans condamnée à mort pour « blasphème » en 2010. A peu près au même moment, la Chine tentait de retomber sur ses pieds à propos des camps de « rééducation » pour les musulmans de la région du Xinjiang en reconnaissant leur existence mais en minimisant leur portée. Lire la suite

Jawad relaxé : laxisme ou justice ?

Mise à jour du vendredi 29 mars 2019 :  Comme je le disais dans l’article ci-dessous, sitôt connu le jugement de relaxe de Jawad Bendaoud (fév. 2018), le parquet avait décidé de faire appel. C’est chose faite aujourd’hui : la cour d’appel vient de le condamner à 4 ans de prison pour « recel de malfaiteurs terroristes ». Cerise sur le gâteau, pendant son procès en appel, Jawad a cru bon de proférer des menaces à l’encontre d’une victime des attentats du 13 novembre qui venait de témoigner. Sur ce point-là, il écope d’un an ferme. Détails de l’affaire ci-dessous :

 Ainsi donc, Jawad Bendaoud a été relaxé. C’est ce qu’a annoncé avant-hier (mercredi 14 février 2018) Isabelle Prévost-Desprez, la Présidente de la XVIème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris au terme d’un énorme procès très médiatisé qui a rassemblé pendant trois semaines quelque 140 avocats, 650 parties civiles et trois prévenus : Jawad Bendaoud, Youssef Aït Boulahcen et Mohamed Soumah. Lire la suite

Quelle surprise, le ministère de la Justice manque de moyens !

On se demande parfois qui nous gouverne. Quand, de bon matin, je lis dans la presse certaines déclarations de membres éminents du Parti socialiste, j’en viendrais presque à croire que Sarkozy « le barbare », est encore aux commandes en 2016 et qu’il s’évertue comme par le passé à organiser la « casse » du service public. Ce week-end par exemple, Jean-Jacques Urvoas, socialiste de longue date en Bretagne comme à l’Assemblée nationale, a confié au Journal du Dimanche ses alarmes sur les moyens absolument miséreux du ministère de la Justice. Non seulement les factures impayées s’amoncèlent par millions d’euros, mais, ajoute-t-il, pour mieux frapper les esprits :

« Je connais même un tribunal où on n’imprime plus les jugements, parce qu’il n’y a plus d’argent pour les ramettes de papier. »

« Oh, wait ! » écriraient à juste titre des blogueurs plus jeunes que moi. M. Urvoas n’est-il pas Garde des Sceaux, depuis peu certes, mais dans une majorité présidentielle qui a la charge de notre exécutif depuis mai 2012 ?  Lire la suite

Jacqueline Sauvage, grâce présidentielle et légitime défense

Mise à jour du mercredi 28 décembre 2016 : Le Président de la République François Hollande a accordé une grâce totale à Jacqueline Sauvage, estimant que « sa place n’était plus en prison mais auprès de sa famille. »

Mise à jour du vendredi 12 août 2016 : Conformément à la grâce partielle accordée par le chef de l’Etat à Jacqueline Sauvage, celle-ci a pu demander immédiatement une libération conditionnelle au lieu d’attendre d’avoir déjà purgé sa peine pendant plusieurs années. Or aujourd’hui, les magistrats du tribunal d’application des peines de Melun ont rejeté sa demande de libération conditionnelle.
Son procès et sa condamnation confirmée en appel avaient déclenché une vague d’émotion et de soutien dans toute la France pour atterrir finalement sous forme d’une demande de recours en grâce sur le bureau de François Hollande.
Cette affaire, très (trop) médiatisée, souvent présentée au public entièrement à charge pour le mari violent et assassiné de Jacqueline Sauvage, est en réalité beaucoup plus complexe que ce que le tribunal de la rue a bien voulu retenir (voir article ci-dessous). Les effets de la pétition, les multiples soutiens « people », politiques et/ou féministes, ainsi que l’intervention « partielle » du Président de la République semblent avoir définitivement soustrait ce cas douloureux à la sérénité et à la mesure qui devraient primer dans les débats judiciaires. 
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