Et si 2021 devenait l’année où la France arrêtait de se détruire elle-même ?
Vidéo :
[Cette vidéo a été enregistrée entre deux chutes de neige à Cervières, Hautes-Alpes, le 30 décembre 2020 – Durée : 04′ 57″]
Texte :
Chers lecteurs, bonjour ! Je suis Nathalie MP Meyer et comme chaque année à la même époque, c’est depuis les pentes enneigées des Hautes-Alpes que j’ai l’honneur et le plaisir de vous adresser, ainsi qu’à vos proches, mes meilleurs vœux de bonheur pour la nouvelle année.
Tout le monde en conviendra, je pense : 2020 fut une année horrible que personne ne regrettera.
Associée à jamais à l’irruption soudaine d’un virus inconnu qui s’est avéré très contagieux, dangereux pour le système respiratoire et trop souvent mortel, elle ne fut qu’une longue suite de destructions :
En France, 64 000 morts du fait de la maladie, puis mise à l’arrêt administrative de l’économie entraînant à sa suite faillites, chômage et pauvreté ; destruction de la vie sociale et culturelle jusqu’à l’absurde ; destruction méthodique de nos libertés civiles, Noël et Nouvel An sous surveillance – tout ceci du fait des confinements mis en place pour tenter d’enrayer la circulation du virus (et masquer les carences de notre système de santé).
L’année 2021 en sera-t-elle plus agréable à vivre pour autant ?
Sur le plan purement médical de la pandémie de Covid-19, c’est probable – encore faudrait-il que la logistique française de vaccination se montre à la hauteur. Mais pour tout le reste, c’est douteux, pour trois raisons :
· D’abord parce que beaucoup des mesures de soutien à l’économie prises en 2020 « quoi qu’il en coûte » pour compenser les décisions de fermetures administratives commenceront à faire sentir leurs effets négatifs en 2021 et dans les années suivantes. Ce qui a pu apparaître sur le moment comme un baume nécessaire et bienvenu sera forcément payé un jour par quelqu’un, même si le gouvernement assure qu’il n’augmentera pas les impôts et financera le tout par de la dette.
Sauf que même la dette doit être remboursée, ce qui signifie qu’il y aura de nouveaux impôts futurs (ou des épargnants lésés) donc moins de capitaux disponibles pour soutenir la création de richesse, les embauches et le pouvoir d’achat.
Et sauf que les hausses d’impôt sont déjà à l’ordre du jour, quoique masquées sous l’aimable prétexte de la protection du climat et de la planète : le malus CO2 automobile est durci en seuil et en montrant dès aujourd’hui et le malus poids entrera bel et bien en vigueur au 1er janvier 2022. Sachant que la France est déjà le pays qui taxe le plus parmi les pays développés…
· Douteux, ensuite, parce que les habitudes dirigistes prises par le gouvernement en temps de Covid seront très difficiles à éradiquer, plus que le virus lui-même, je le crains.
Le Président et les ministres se sont emparés avec délice de préoccupations sanitaires très valorisantes ainsi que du pouvoir associé qui consiste à décréter qui peut faire quoi à quel moment sur présentation de quelle autorisation dérogatoire. Pratiquement un pouvoir de vie et de mort économique et sociale sur nous autres, les citoyens.
Le fait que le scandaleux projet de loi « instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires » déposé par le Premier ministre la semaine dernière ait été provisoirement retiré ne pourra pas faire oublier que le gouvernement cherche un moyen de disposer à long terme des mesures coercitives de l’état d’urgence sanitaire, exactement comme il l’a fait pour l’état d’urgence tout court.
· Et douteux, enfin, parce que même sans parler des conséquences délétères de la pandémie de Covid-19, il est difficile de prendre la France pour un pays qui valorise la liberté et l’excellence :
Rien qu’en 2020, on a pu se rendre compte que la réforme des retraites envisagée par le gouvernement consistait à étatiser encore plus un système malade de son étatisme.
La fermeture définitive de Fessenheim nous a confirmé ensuite que notre électricité nucléaire très climatiquement décarbonée serait bel et bien sacrifiée sur l’autel de l’écologie mal comprise.
Puis on a constaté que si Emmanuel Macron vantait partout l’esprit des Lumières qui anime la France, il ne voyait aucun inconvénient à réduire la liberté scolaire et la liberté d’informer.
Et finalement, on a appris que les élèves pris en charge par notre mastodonte éducatif figuraient parmi les moins performants du monde développé.
Ça promet…
Je crois qu’au-delà de la pandémie de Covid-19, la France souffre d’un acharnement à se détruire elle-même. Trop de gens, Emmanuel Macron le premier, pensent que notre modèle économique et sociale inspiré dès 1944 par l’égalitarisme forcené du Parti communiste – qui s’en vantait encore ces jours-ci alors qu’il fêtait un 100ème anniversaire peu glorieux – doit être défendu à tout prix, quitte à le moderniser dans le nouveau discours sur la « justice climatique ».
Alors voici le vœu que je forme pour 2021 : et si la France, enfin convaincue par la dramatique expérience des confinements que l’encadrement abusif des activités humaines signifie enfer psychologique, faillites, chômage et pauvreté galopante, arrêtait de se détruire elle-même dans des dystopies prétendument justes mais réellement désastreuses ?
Rétrospective de l’année 2020 en 12 articles (sélection centrée sur l’actualité politique et économique de la France) :
Janvier :
Février :
Mars :
Avril :
Mai :
Juin :
Juillet :
Août :
Sept :
Oct :
Nov :
Déc :
