PAS D’AMALGAME : critique et contre-critique

A la suite des attentats terroristes du « Vendredi 13 », indiscutablement perpétrés au cri d’Allahu akbar, c’est-à-dire « Dieu est le plus grand » dans la religion musulmane, on a vu refleurir un autre cri bien de chez nous : « Pas d’amalgame ! », ainsi que toutes les réactions ironiques orthographiées Padamalgam qu’il ne manque jamais de susciter tant il est devenu une formule automatique de la bien-pensance sociétale de gauche.

Mais à l’instar de cette dernière, l’ironie sur le Padamalgam, qui se veut clairvoyante, tend aussi à tomber dans l’automatisme, celui de la mal-pensance réactionnaire et identitaire fièrement revendiquée.  Lire la suite

Sauver « Palmyre »

——>   Cet article a également été publié le samedi 29 août 2015 sur   icone_redacteur3

Parmi tous les articles que j’ai écrits ici depuis février, il en est un qui domine très nettement tous les autres en nombre de vues. Il s’agit de Daesh et Boko Haram : barbarie superlative à domicile et à l’export. Le texte qui vient en second concerne EELV et ses idées baroques pour « sauver le climat », mais il ne se hisse jamais qu’à 60 % du premier en nombre de vues. Pour EELV, je constate une cohérence entre les nombreuses lectures, l’existence de commentaires et des partages sur les réseaux sociaux. De plus cet article avait bénéficié au départ d’un sympathique relais. Pour le premier, rien de tel. Des lectures absolument tous les jours, mais par ailleurs, un silence assourdissant, des visiteurs fantomatiques : jamais un commentaire, jamais un partage, pas de référant identifié, par de relais puissant, nada. J’en suis venue à observer ce phénomène que je ne m’explique pas avec une certaine inquiétude. Mais au-delà de ma petite énigme statistique, c’est aussi une invitation à un questionnement plus large, relancé récemment par l’attentat raté du Thalys : en dépit des petits nombres qui règnent ici, l’intérêt marqué pour le thème du terrorisme islamiste serait-il un indice de plus qu’il constitue bel et bien le grand défi politique de ce début de XXIème siècle ? Lire la suite