Que faut-il combattre : la pauvreté ou les inégalités ?

—->    Cet article a également été publié le mardi 2 juin 2015 sur       logo-cp

Mise à jour du jeudi 15 octobre 2015 : Le prix Nobel d’économie a été attribué lundi 12 octobre 2015 à Angus Deaton pour ses travaux sur la consommation, la pauvreté et le bien-être. Cet économiste de l’université de Princeton a développé ses thèses à partir d’une approche microéconomique très fine des comportements de consommation, par opposition aux analyses macroéconomiques de Keynes par exemple.

Parmi ses conclusions, présentées dans un article de Contrepoints, notons la défiance à l’égard des grands programmes de développement à base de subventions des pays occidentaux vers les pays en développement, politique qui tend à enfoncer ces derniers pays dans la corruption et la pauvreté, même si elle donne bonne conscience aux pays riches (thèse que je partage et que j’ai mise en avant dans cet article).

Notons également son optimisme à l’égard de l’économie de marché qui, avec les changements de régimes politiques qui l’ont accompagnée, a permis à des millions de personnes de sortir de la pauvreté.

Notons enfin ses doutes quant aux effets de la lourde redistribution fiscale préconisée par Piketty pour gommer les inégalités (autres thèses que je partage et dont je parle ci-dessous).


Dans un rapport publié mercredi 27 mai dernier, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) nous apprend que sur une période de 25 ans, le nombre de personnes en situation de sous-alimentation est passé pour la première fois sous la barre des 800 millions. En termes relatifs par rapport à la population mondiale, elle souligne que :

Le nombre de personnes souffrant de la faim est passé de 23% en 1990 à un peu moins de 13% en 2015, « soit 216 millions de personnes en moins au total », malgré une hausse continuelle de la population avec 1,9 milliard d’humains supplémentaires depuis 1990.

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