Pas de Justice sans État de droit

Fameux pataquès que celui déclenché le week-end dernier par le tout nouveau ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau (LR) à propos de l’État de droit. Dans un court entretien avec les journalistes du JDD, dans lequel il confie d’abord son chagrin et sa colère face à l’effroyable meurtre de la jeune Philippine survenu au moment où il prenait ses nouvelles fonctions, il conclut crûment, crânement, en affirmant que :

« L’État de droit, ça n’est pas intangible ni sacré. (…) La source de l’État de droit, c’est la démocratie, c’est le peuple souverain. »

Dans le même article, le ministre explique qu’il s’est juré de « dire la vérité aux Français, de façon brutale, non diplomatique. » Pour ce qui est de la brutalité non diplomatique, la mission est brillamment accomplie. Mais est-ce bien « la vérité » ? Lire la suite