JE VOUS SOUHAITE DE GRANDES ET BELLES VACANCES 2018 !
On se retrouve ici quelque part vers la fin du mois d’août pour une nouvelle saison de ce Blog !
Mais avant cela, c’est sur une note musicale – que dis-je, sur tout plein de notes très musicales et très virtuoses, vous allez voir ça ! – que je vous abandonne provisoirement pour me mettre au vert des montagnes et recharger mes batteries.
C’est ainsi que de mon côté vous avez pu faire connaissance ou réentendre : 1. Maddie et Melody Gardot, 2. Véronique Sanson, 3. Janis Joplin, 4. Chabuca Granda et Violeta Para, 5. Lianne La Havas et, après toutes ces voix féminines, 6. un instrumentiste aussi talentueux qu’original, le harpiste Xavier de Maistre dans une oeuvre du compositeur argentin Alberto Ginastera.
Cette année, je conserve l’occasion offerte par Radio Blogueurs mais j’ai décidé de faire les choses en grand, car c’est carrément à un CONCERT que je vous convie ! Un petit concert, certes – il ne dure que 19 minutes – mais un vrai concert néanmoins, comme vous allez le découvrir avec ravissement et admiration, j’en suis convaincue !
Si vous vous souvenez, je vous avais parlé des Tiny Desk Concerts l’an dernier lorsque je vous avais présenté dans ce cadre la chanteuse Lianne La Havas et sa chanson « What you don’t do ».
L’idée de ces petits concerts est née il y a 10 ans, alors que deux animateurs musicaux de la radio américaine NPR (National Public Radio), toujours en quête de nouveaux talents, sortaient plutôt dépités d’un bar dans lequel le bruit ambiant ne leur avait pas permis d’apprécier correctement la musique de la chanteuse qu’ils étaient venus écouter.
Par blague, l’un a suggéré à l’autre de réarranger son bureau en mini salle de concert pour la recevoir dans de bonnes conditions. Aussitôt dit, aussitôt fait. Depuis, les concerts sont enregistrés en live et les vidéos, d’une quinzaine de minutes en général, sont publiées sur internet.
Tout le charme, toute la qualité de ces séances qui tiennent plus de l’audition que du spectacle vient de ce que la musique y est pratiquée en direct et au plus près des spectateurs. Pas de mise en scène compliquée, pas d’effets spéciaux, seulement la musique à son meilleur et sans filet.
Les musiciens qui s’y croisent sont souvent encore peu connus du public, mais les Tiny Desk Concerts reçoivent aussi parfois des visites éclatantes comme celle d’Adele en 2011 par exemple.
Aujourd’hui, je vous propose d’écouter quatre jeunes musiciens américains, quatre jeunes talents de la musique classique. Repérés par le Programme « From The Top » qui s’attache à encourager les jeunes instrumentistes et à montrer que l’effort et la passion peuvent accomplir de grandes choses, ils se sont produits le mois dernier dans un Tiny Desk Concert.
Voici le programme
· Scherzo Tarantelle Op. 16 de Henryk Wieniawski (1835-1880) – Violon.
· Julie-O de Mark Summer (né en 1958) – Violoncelle.
· Sonate pour Clarinette, 2ème mouvement, de Francis Poulenc (1899-1963).
Et voici les musiciens
Kaia Selden (violon), Noah Lee (violoncelle), Javier Morales-Martinez (clarinette). Ils sont accompagnés au piano par Derek Wang.
A noter que si les garçons sont des adolescents ou de jeunes adultes, Kaia Selden, qui ouvre le concert sur une tarentelle échevelée, est âgée de 12 ans seulement !
Après sa remarquable prestation, elle explique que la tarentelle est une danse italienne dont le rythme endiablé est inspiré de la croyance que lorsqu’on est mordu par une tarentule, il faut se démener comme un beau diable pour évacuer le poison de son corps ! [→ Anecdote publiée sur le site « Se Coucher Moins Bête » le 8 août 2018]
La pièce suivante, peut-être ma préférée, donne un aperçu de la façon dont le violoncelle s’est imposé en soliste dans la musique contemporaine, dans une utilisation sonore qui met à contribution non seulement les cordes mais également le manche et la caisse de résonance.
Quant à la sonate pour clarinette de Poulenc, elle a été écrite pour le clarinettiste Benny Goodman surnommé le « King of Swing » (écouter ici), ce qui explique la présence de certains petits accents swing et jazzy dans le premier mouvement. Elle fut donnée pour la première fois en concert au Carnegie Hall de New York en 1963 avec Benny Goodman à la clarinette et Leonard Bernstein au piano.
Je m’excuse d’avoir été un peu longue avec mes explications, mais maintenant vous savez tout ou presque ! Je ne vous tourmente pas plus longtemps, place au talent et à la musique !
TRÈS BONNES VACANCES À TOUS !
On se retrouve ici fin août pour avancer ensemble dans une nouvelle saison de ce Blog !Je relis ce que j’écrivais en cet endroit il y a exactement un an :
« Avis de tempête sur la Macronie. D’ici à ce que la foudre tombe sur Jupiter ! Après une série de couacs retentissants à propos des comptes publics, il vient de décrocher brutalement de 10 points de popularité. Au-delà des apparences du pouvoir et de la proximité médiatique recherchée avec tous les people de la planète, Emmanuel Macron parviendra-t-il à combler son amateurisme et à retrouver un peu de sa crédibilité perdue en proposant de vraies bonnes réformes ? »
Un an après, peu de mots à changer, sauf peut-être Ferrand en Benalla, mais ça se confirme, plus que jamais notre roi de la com’ est un roi nu.
Alors que le doute s’installe, et malgré la promesse de « Révolution » annoncée par le candidat Macron en campagne, ce quinquennat fragilisé est-il parti pour s’enliser dans une forme de colberto-chiraquisme ?
À découvrir ici dès la rentrée ! À très bientôt !

