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[Vidéo] Bonne Année 2018 !

Vidéo :

[Le bruit du torrent est toujours là, mais je crois que le son est cependant bien meilleur que la dernière fois ! Et j’ai fait court : 05′ 02″ !]

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Texte :

Bonjour ! Je suis Nathalie MP. Nous sommes le 31 décembre 2017, je me trouve, une fois de plus, en vacances dans les Hautes-Alpes et, comme vous pouvez voir, le paysage a bien changé depuis cet été. Abondance de neige, ciel bleu, plaisir du ski, les festivités du Nouvel An s’annoncent tout à fait prometteuses de mon côté ! Mais aujourd’hui où nous enterrons 2017, j’aimerais beaucoup vous parler de 2018.

Si vous me lisez, vous savez que d’article en article, depuis mon point de vue libéral, je me livre à une critique passablement acerbe de l’actualité politique. Mes cibles sont d’abord les hommes qui ont le pouvoir, Hollande et Macron depuis que j’ai commencé mon blog – et c’est assez naturel puisque ce sont leurs décisions qui impactent nos vies. Mais je ne ménage guère leurs opposants (Mélenchon, Le Pen, Wauquiez) non plus.

On pourrait facilement en déduire que rien ne me convient ni ne me conviendra jamais, quoi que les uns ou les autres disent ou fassent, et que je suis aveugle aux bonnes choses qui se passent quotidiennement sous nos yeux.

Alors sachez d’abord que je suis intimement convaincue que le monde va mieux. Depuis 1990, le pourcentage de la population mondiale vivant sous le seuil international de pauvreté est passé de 35 % à 9 %. Ce sont des millions et des millions de personnes qui sont sorties de la faim et de la pauvreté. Le continent asiatique a été central dans cette évolution, mais toutes les régions du globe ont été touchées et pourraient l’être encore plus – je pense à l’Afrique – si l’on voulait bien reconnaître que ce sont les échanges, la mondialisation, la libéralisation de l’économie, le progrès technique … qui ont permis ces bons résultats, certainement pas le protectionnisme et le dirigisme étatique.

Sachez ensuite que je prends la France pour un pays libre. Pas tout à fait pour le pays le plus libre du monde, peut-être même pour l’un des moins libres(*) parmi les pays libres – et c’est là que j’estime que ma critique acérée est parfaitement justifiée – mais néanmoins pour un pays libre dans lequel les libertés individuelles de base sont respectées. Nous n’en sommes pas à octroyer le permis de conduire aux femmes comme si c’était un privilège incroyable, les blogueurs dissidents ne vont pas en prison, les opposants politiques ne sont pas obligés de s’expatrier, Wikipédia est en accès libre et les manifestations contre le pouvoir ne se soldent pas par des dizaines de morts dans les rangs des manifestants.

Ceci étant, il ne faudrait pas oublier que la France a une caractéristique qui en fait une sorte d’anomalie au sein des pays libres : l’emprise de l’Etat dans toutes les activités de ses citoyens y est non seulement exorbitante, mais parmi les plus élevées du monde. Les dépenses publiques représentent chaque année 57 % du PIB et doivent être couvertes par des impôts et par une dette eux aussi parmi les plus élevés du monde (par rapport au PIB). Cette situation qui perdure et augmente depuis des années est une lèpre pour la démocratie. Elle fait peser un risque énorme sur la prospérité du pays et elle limite considérablement son degré de liberté. J’ai eu l’occasion d’en parler dans plusieurs articles.

J’ignore quels voeux Emmanuel Macron va former pour la France ce soir, mais je suis obligée de constater que l’année 2018 est pour ainsi dire déjà bouclée dans la mesure où son budget a été présenté et voté et qu’il ne dessine aucun changement par rapport à notre modèle français : dépenses, prélèvements et dette continuent à augmenter. Une fois de plus, la réforme et la liberté attendront.

Macron ne s’est pourtant pas montré avare de belles paroles. À de multiples reprises, il a expliqué que l’Etat ne pouvait pas tout faire, qu’il fallait baisser les dépenses – il prétend même qu’il le fait, mais c’est inexact – qu’il fallait encourager l’initiative, la créativité, qu’il fallait penser printemps etc. Mais dans les faits, on cherche vainement les mesures de recul de l’Etat qui iraient franchement dans ce sens.

Pour ma part, voici le voeu que je formule pour la France d’aujourd’hui : qu’Emmanuel Macron passe vraiment des paroles aux actes, de la méthode Coué à la réalité, de l’effet placebo à la vraie vie, bref, de la com’ à la réforme libérale, seule apte à préserver prospérité et liberté.

Et à vous personnellement, chers amis, chers lecteurs, j’adresse tous mes voeux de bonheur pour cette année 2018 qui pointe son nez frisquet ! Il est d’usage – et c’est assez naturel – de se souhaiter mutuellement une bonne santé et toute la réussite possible, mais je trouve encore plus important de vivre entouré d’affection et de bienveillance, en bonne entente avec ses proches, malgré les inévitables disputes et les possibles divergences d’opinion. C’est ce que je vous souhaite du fond du coeur.

Rendez-vous d’ici quelques jours
pour la suite des aventures de ce blog !


(*) Il n’est que de citer nos lois mémorielles, notre presse subventionnée, notre audio-visuel public, notre goût pour l’interdiction des idées divergentes, avec tout ce que cela implique de coups de canif dans la liberté.


Illustration de couverture : Nathalie MP, photo personnelle, 31 décembre 2017.

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