[Vidéo] Bonne Année 2022 !

Et si l’on plaçait 2022 sous le signe de l’homme curieux et créateur ?

Vidéo :

[Cette vidéo a été enregistrée le jeudi 30 décembre 2021 vers 13 heures au Fort des Trois Têtes (Vauban) de Briançon – Durée : 05′ 10″]

Texte :

Chers lecteurs, bonjour ! Je suis Nathalie MP, nous sommes le 30 décembre 2021 et c’est une fois encore depuis mon petit paradis perché et enneigé des Hautes-Alpes que j’ai le plaisir de vous adresser mes vœux de bonheur les plus chaleureux pour 2022.

S’il est d’usage en ces circonstances de se souhaiter mutuellement une bonne santé, je trouve encore plus important, et je vous souhaite du fond du cœur, de vivre entouré d’affection et en bonne entente avec vos proches, malgré les inévitables disputes et les possibles divergences d’opinion. 

Il n’en reste pas moins qu’en ces temps de Covid, la santé demeure au centre de nos préoccupations. La nôtre, bien sûr, mais peut-être plus encore celle de notre système de santé. Force est de constater qu’au fil de la pandémie, ce dernier s’est dramatiquement imposé comme le premier malade de France ; celui qu’il fallait sauver à tout prix, même au prix de l’effacement de quelques libertés essentielles.

L’extrême faiblesse du patient était connue depuis longtemps. Mais inutile de dire que les nombreux plans de sauvetage de l’hôpital, toujours vécus comme l’adrénaline de la dernière chance et toujours réduits à la facilité immédiate du « plus de moyens », n’ont pas eu sur lui le moindre effet roboratif.

Dernier en date, le Ségur de la santé dont Emmanuel Macron est si fier n’a pas dérogé à la règle d’or de l’exception sociale française qui consiste à déverser les milliards à la pelle sur un système qui souffre pourtant au premier chef de sa structure absurdement collectivisée et bureaucratique. Résultat immédiat, en ce mois de décembre 2021, les grèves se succèdent dans les services hospitaliers du pays pour dénoncer… « le manque de moyens » ! (à Maubeuge, à Rouen).

Vu les profils en compétition, peu de chance hélas que nos candidats présidentiels identifient les raisons profondes du malaise. Notre glorieux modèle social semble figé dans le marbre, même aux yeux des plus audacieux, dont le comble de l’audace (qui était celle d’Emmanuel Macron en 2017) consiste tout au plus à « mieux gérer » l’existant, certainement pas à le transformer et encore moins à le libéraliser. 

Du reste, pourquoi libéraliser un système dont certains valeureux économistes et nombre de politiciens de droite et de gauche estiment qu’il est justement en perdition du fait de son désastreux « néolibéralisme » assumé depuis plus de 40 ans ? Dernièrement, le sympathique économiste de la France insoumise Jacques Généreux nous expliquait gentiment que « la compétition débridée, ça rend con ».

Que dire, alors, de l’absence de compétition qui caractérise notre envahissante administration, santé, retraite et éducation comprises ? Certainement pas qu’elle est synonyme d’excellence. Ou alors il faudrait en conclure que tout va pour mieux à l’école et à l’hôpital. On sait pourtant ce qu’il en est. Et je ne parle même pas de nos célèbres records mondiaux en matière de prélèvements et de dépenses publiques.

Bref. Nous vivons en France dans un tel embrouillamini de malentendus sur la réalité de notre système économique et social que j’hésite à formuler le moindre souhait un tant soit peu libéral pour les années à venir. Rien n’a évolué dans ce sens depuis sept ans que je tiens ce blog et le « quoi qu’il en coûte » pandémique opportunément complété par une véritable débauche de chèques-cadeaux en tous genres à la veille de l’élection présidentielle devrait déniaiser tous les Jacques Généreux du pays sur le prétendu tropisme libéral d’Emmanuel Macron.

Mais par bonheur, la vie n’est pas que Covid et joutes politiciennes.

Malgré tous les efforts des tenants de l’autoritarisme vert ou sanitaire ou religieux ou culturel ou économique ou que sais-je encore – il y a toujours trop de mauvaises raisons de faire acte d’autoritarisme sur ses semblables – il existe aussi de fabuleux moments de grâce et des réussites discrètes ou spectaculaires qui apportent des réponses indispensables à l’insatiable curiosité humaine et des progrès irremplaçables dans la vie des hommes. 

C’est précisément ce que je me disais le jour de Noël en regardant le décollage de la fusée Ariane 5 avec à son bord le télescope spatial James-Webb missionné depuis la terre pour en savoir plus sur les débuts de l’univers  il y a 13,8 milliards d’années !

J’adore Lamartine qui sait comme personne dire en quelques mots poétiques ce que d’autres ont du mal à expliquer en un volume épais. Mais la poésie mise à part, j’ai un petit désaccord avec lui. Borné dans sa nature, infini dans ses vœux, l’homme est un dieu tombé qui, de temps en temps, fait un petit peu plus que seulement « se souvenir » des cieux.

Il lui arrive, parfois, de réaliser effectivement de grandes et belles choses. Malgré leurs débuts semés de nombreux revers, malgré un champ éternellement ouvert d’améliorations et d’adaptations, le nucléaire civil, l’aérospatial et la technologie de l’ARN messager(*) en font partie.

Alors voici le vœu que je formule pour 2022 et les années à venir : que l’homme, raisonnablement guidé par son sens inné de la prudence et de la précaution, n’oublie pas totalement qu’il est aussi un créateur.


Rétrospective de l’année 2021 en 12 articles (Sélection centrée sur l’actualité politique et économique de la France – Cliquer sur l’image pour accéder à l’article) :

Janvier : Et maintenant, le confinement à titre préventif !

Février : La France, cet ENFER néolibéral… Non mais vraiment ?

Mars :      Et en plus, la France a les VERTS les plus BÊTES du monde !

Avril :      COVID : la variable d’ajustement des carences de l’État… c’est nous

Mai :         Il y a 40 ans, François Mitterrand devenait Président…

Juin :        GREENPEACE : 50 ans et toujours aussi, heu, disons… JEUNE ?

Juillet :    Pass sanitaire : Macron parle mais c’est Billy Wilder qui a raison

Août :      Rentrée 2021 : autosatisfaction bercynoise à gogo… et À CRÉDIT

Sept :      Marseille I : situation à la grecque, résolution à la française…

Oct :        PRÉSIDENTIELLE 2022 : et si l’on parlait de LIBERTÉ économique ?

Nov :        SOCIAL : Macron, la théorie, la pratique et les élections de 2022

Déc :        Le Pr Delfraissy aux sénateurs : le PASS SANITAIRE ne protège pas !

Sans oublier ma page Spécial Présidentielle 2022 – Sondages, prédictions et analyses.


(*) On m’objectera peut-être que je parle de succès éventuellement développés sur fonds publics, le nucléaire notamment. Outre que mon point ne porte pas sur le financement mais sur les capacités créatrices de l’esprit humain, on remarquera aussi, par exemple, que l’étatisation étroite de la recherche française, sa fonctionnarisation exacerbée, tendent aujourd’hui à faire partir les meilleurs chercheurs à l’étranger, ainsi que l’a bien montré le prix Nobel de chimie 2020.


Illustration de couverture : Très bonne année 2022 à tous et rendez-vous ici prochainement pour de nouvelles aventures !

12 réflexions sur “[Vidéo] Bonne Année 2022 !

  1. Qu’il est beau notre pays avec ses régions au caractère marqué, rattachées souvent avec violence pour en faire notre maison commune comme ce traité de Villers-Cotterêts imposant la langue française comme langue administrative. Il y a encore une dizaine d’année je prenais un sac à dos une petite tente, un kilo de bouquins et je me baladais une quinzaine le long des canaux historiques, une merveille tant pour les paysages que pour les rencontres. Hélas, tous ces monuments attirent notre attention comme un livre d’histoire sur la fragilité de nos systèmes politiques et de nos alliances passées. Autant de clivages toujours actuels me ramenant souvent à la lettre de Victor Hugo au capitaine Batler relative au sac du palais d’été : « … les autorités sont parfois des bandits, les peuples jamais… ».

    Cette pandémie n’est ni la première ni la dernière de notre tragique histoire et comme du temps de la peste les confinements les plus strictes furent inefficaces. La solution passe par la médecine, la recherche fondamentale en particulier et la cohésion du corps social. Nous devrions nous interroger sur les effets pervers attachés à toutes ces contraintes sanitaires qui portent haut le sceau d’une bureaucratie à l’œuvre dans tous les domaines de notre société.

    Bonne année 2022 chère Nathalie ainsi qu’à tes lecteurs et que cette année d’élection nous amène à la barre un bon timonier et pas un Prince enfant.

  2. Merci Nathalie ! Très belle prise de vue depuis le fort des têtes ! Vive le briançonnais et les Hautes-Alpes ! Tous mes meilleurs vœux pour la nouvelle année à vous et à votre famille ! Je souhaite à nos contemporains de découvrir l’intelligence et la pertinence de vos analyses à travers votre site et vos articles !

    Très belle conclusion, très optimiste. Vous m’avez fait penser à ce passage d’Antigone dans lequel le coeur dit que l’homme est l’animal qui a tous les chemins. Ou comme le disait Bruno Bettelheim « les hommes ne sont pas fourmis ».

  3. Eh bien nous voilà revenus, cette fois pour vous souhaiter une bonne année 2022, en dépit de toutes les mauvaises surprises que notre Président nous prépare.
    Que cela nous nous empêche pas de vous remercier pour le travail que vous effectuez sans relâche pour améliorer notre compréhension de ce qu’on nous prépare, en haut lieu.
    Bonne année à tous et que Dieu nous protège !

  4. Bonne année 2022 Nathalie. Surtout avec la santé.

    Cette année promet d’être émaillée d’évènements que votre acuité ne manquera pas de commenter.

    Mon fils m’a offert le 1984 d’Orwell en anglais. Bien que lu en français, je gage que j’en apprécierai d’autant plus la pensée en langue originale.

    C’est d’une telle actualité que sa portée en sera encore plus saisissante.

    Bonne année à toutes et tous. Qu’elle soit signe d’espoir et la réalisation de vos projets.

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