Le Pr Delfraissy aux sénateurs : le PASS SANITAIRE ne protège pas !

Voilà, l’idée est lancée : face à la pandémie de Covid-19, peut-être faudra-t-il recourir à une quatrième dose vaccinale. Oh, rien n’est certain, ce n’est qu’une simple possibilité dont le Pr Jean-François Delfraissy qui préside le Conseil scientifique Covid-19 s’est ouvert avec la plus grande prudence et moult « je ne sais pas » auprès des membres de la Commission des affaires sociales du Sénat qui l’auditionnaient mercredi 8 décembre dernier afin de s’informer sur la situation sanitaire.

Qu’un vaccin s’accompagne de doses de rappel au cours du temps (cas du vaccin antitétanique) ou de renouvellements saisonniers pour les publics à risque (cas du vaccin antigrippal) n’a rien de bien nouveau ni de choquant en soi, et peut-être est-ce en effet un schéma qui pourrait s’installer au sein des mesures de prévention anti-Covid pour les personnes fragiles.

Mais là n’est pas mon propos. Le problème, le grave problème, réside dans l’instauration du pass sanitaire, outil strictement administratif qui limite la circulation et les accès des personnes non-vaccinées en différents lieux très fréquentés où l’on suppose qu’elles pourraient transmettre le virus.

L’expérience montre que même si le Président de la République en personne a affirmé (et répété, agacé qu’on lui repose la question) que le vaccin ne serait pas obligatoire et qu’il ne serait « jamais un droit d’accès qui différencie les Français », chaque étape vaccinale a été systématiquement suivie par la mise en place dudit pass comme ne l’a que trop bien montré récemment le traitement de la troisième dose. Dans ces conditions, vous pensez bien que la quatrième dose qui pointe son nez dans le débat public conduira elle aussi à la désactivation du pass sanitaire tant qu’elle ne sera pas faite dans les délais prévus par le gouvernement.

Il n’empêche que des questions sur la réalité de la protection apportée par le pass sanitaire commencent à émerger « officiellement ». Chez les sénateurs, par exemple. Lors de l’audition évoquée plus haut, la Présidente de la Commission des affaires sociales du Sénat Catherine Deroche (LR) s’est adressée au Pr Delfraissy en ces termes :

« On a vu l’effet du pass sanitaire sur l’incitation à se faire vacciner. Ça, c’est indéniable. En revanche, maintenant que l’on sait que les personnes vaccinées contaminent, beaucoup se disent : ‘Mais finalement, à quoi sert ce pass sanitaire’. Quel est votre avis à ce sujet ? »

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Réponse sans fard du Pr Delfraissy (vidéo ci-dessous, 01′ 02″) :

« Est-ce que le pass protège réellement ? Eh bien, vous avez donné la réponse, la réponse est non. Il y a des limites puisqu’on peut être vacciné et être porteur du virus. »

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L’affaire a l’air entendue. D’où question : puisque le pass sanitaire ne protège pas réellement, pourquoi le garder, pourquoi toujours chercher à l’étendre de dose en dose de rappel ?

Supprimons une bonne fois pour toutes cet instrument médicalement inutile qui défigure profondément notre État de droit et tournons-nous plutôt vers une politique publique d’information large et sans tabou sur la pandémie qui laisse à chacun, avec l’assistance de son médecin, le soin de déterminer les meilleures protections possibles face au virus en fonction de sa situation personnelle et de ses circonstances de vie. Comme disait Emmanuel Macron avant de tourner brutalement casaque :

« Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur, la raison et la science doivent nous guider. »

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Eh bien, non, ce serait trop simple.

Vous noterez que comme Mme Deroche, le Pr Delfraissy souligne le « rôle majeur » du pass sanitaire pour « pousser à la vaccination ». Il ajoute même que c’est pour cela que le Conseil scientifique l’avait recommandé initialement et il continue à penser qu’on « en a besoin, un peu, dans une certaine mesure, pour la troisième dose ».

Dans les faits, le pass sanitaire est bien un outil qui pousse à la vaccination. C’est un pur chantage sur le droit de revivre « comme avant » auquel il est extrêmement difficile de se soustraire. À partir du moment où vous constatez que vous ne pourrez plus aller au cinéma ou au restaurant sans ce laissez-passer, que vous ne pourrez plus accéder aux déplacements en TGV, que parfois même vous ne pourrez plus travailler, grande est la tentation de foncer se faire vacciner, indépendamment de votre situation personnelle au regard de la pandémie. 

C’est du reste exactement ainsi qu’Emmanuel Macron avait présenté l’affaire dans son allocution du 12 juillet 2021 qui marquait le début de l’ère du pass :

« La vaccination n’est pas tout de suite obligatoire pour tout le monde, mais nous allons étendre au maximum le pass sanitaire pour pousser le maximum d’entre vous à aller vous faire vacciner. » (Adresse aux Français du 12 juillet 2021)

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Dans la foulée, on avait vu tous les ministres concernés, les Castex, Véran, Djebbari (transports) s’aligner sur la parole présidentielle pour faire le service après-vente de ce pass présenté comme un formidable accélérateur de liberté. Notamment, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal soulignait dès le lendemain que s’il n’y avait pas d’obligation vaccinale, il y avait une « incitation maximale. »

De plus en plus curieux. Il se trouve en effet que dans son avis du 19 juillet 2021 sur le pass sanitaire, le Conseil d’État a spécialement indiqué que :

« L’application du ‘passe sanitaire’ à chacune des activités pour lesquelles il est envisagé de l’appliquer doit être justifiée par l’intérêt spécifique de la mesure pour limiter la propagation de l’épidémie, au vu des critères mentionnés précédemment et non par un objectif qui consisterait à inciter les personnes concernées à se faire vacciner. »

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Un avis purement consultatif que le gouvernement n’a pas jugé utile de retenir mais qui donne cependant une bonne évaluation du pass sanitaire relativement à l’ambition de la France d’être à jamais « la patrie des droits de l’homme » qui éclaire le monde : la réduction des libertés individuelles induite par le pass est telle que ce dernier ne peut décemment s’appliquer que s’il offre une vraie valeur médicale, c’est-à-dire s’il permet effectivement de circonscrire l’épidémie.

Grâce à M. Delfraissy, nous venons d’apprendre « officiellement » que ce n’est nullement le cas.

Dans ce contexte, impossible de ne pas voir que la prolongation du pass sanitaire répond uniquement au besoin de conservation arbitraire d’un instrument de pouvoir gouvernemental sur les citoyens. Les justifications médicales font défaut, mais le discours de la peur savamment instillé autour de la cinquième vague – « fulgurante », évidemment – et autour des variants delta puis maintenant omicron en tiendra lieu. Et si Emmanuel Macron supprime le pass, au hasard au printemps, un peu avant le 10 avril 2022, les Français lui diront merci. 

Résumons :

· D’après Le Pr Delfraissy, le pass sanitaire ne protège pas réellement puisqu’on peut être vacciné et porteur du virus, mais il est utile pour inciter à la vaccination.

· D’après le Conseil d’État, le pass sanitaire ne doit s’appliquer que s’il permet de limiter la propagation de l’épidémie, pas pour inciter à la vaccination.

D’après moi, il est donc temps d’y mettre fin car il s’avère inutile sur le plan sanitaire, dangereux pour nos libertés, et même dangereux pour notre santé car il véhicule un faux sentiment de protection contre le coronavirus.

Ajoutez à cela le précédent du traçage numérique étatique qu’il banalise comme si cela était une bonne chose, et il n’est plus seulement temps mais absolument urgentissime de rejeter clairement la politique de contrôle social vers laquelle tend immanquablement cette expérience de pass sanitaire en vertu du phénomène inexorable de la « pente glissante. »


Illustration de couverture : Le Pr Delfraissy, président du Conseil scientifique Covid-19, auditionné par la Commission des affaires sociales du Sénat le mercredi 8 décembre 2021.

41 réflexions sur “Le Pr Delfraissy aux sénateurs : le PASS SANITAIRE ne protège pas !

  1. Le (bon ?) calcul est :
    Suspension du passe (un peu) avant (juste assez…) les élections pour un effet choc, suivi d’un retour à son obligation en vue de la quatrième injection, et hop, le tour est joué ; il est ré-élu. Un pari : ça marchera, on est tellement peureux !

  2. Vous démontrez parfaitement le manque de logique médicale à l’œuvre dans l‘instauration de ce passe. Et plus il apparaît inutile, plus on le rend contraigant. C‘est l’instrument idéal du pouvoir celui qui donne à la fois l‘impression qu‘on fait quelque chose tout en permettant d‘augmenter l‘emprise de l‘Etat sur les citoyens. Oui il faut que cela cesse.

  3. Hier soir 19h le métro bondé.
    Mes voisins venant de recevoir leur 3ème dose ne se sentant pas bien, la femme se sentant fiévreuse avec disait-elle un symptôme grippal.
    Est-ce que les gens venant de se faire vacciner sont plus contaminants que les autres?
    Ce pass sanitaire permet d’éviter les indésirables qu’on est sûrs de ne jamais rencontrer: les vaccinés contre les non-vaccinés, les non-vaccinés contre les vaccinés?

  4. Il y a la médecine et l’argent, les deux choses sont liées. Lorsque les sommes dépassent les hypothèses les plus audacieuses, les comptables s’effacent devant l’impératif de santé publique et les chiffres s’emballent à 20 euros la dose ? – vaccine, vaccinons, vaccinez. Mais tout est clair et il n’y a jamais de conflits d’intérêts. Le document ci-dessous est uniquement à titre de réflexion.

    PS : si vous êtes faiblards comme moi, faites vous vacciner.

    https://www.profession-gendarme.com/enquete-explosive-dun-journaliste-roumain-sur-ursula-von-der-leyen-et-pfizer/

  5. Tout d’abord la réponse du Pr Delfraissy est ambiguë : « non le passe ne protège pas réellement » ne veut pas dire la même chose que « il a ses limites ». Problème de l’expression orale. Conclure qu’il ne sert absolument à rien est une interprétation qui dépasse ses propos. Ensuite, la question et sa réponse portaient sur la protection individuelle. Sur le plan collectif le passe permet de limiter les cas graves et donc une moindre saturation des hopitaux et des services de réanimation, pour ceux qui ont le COVID comme pour ceux qui ont d’autres pathologies. Autrement dit, chacun d’entre nous sera mieux pris en charge en cas d’hospitalisation si la vaccination est généralisée. Et le passe est très incitatif sans rendre pour autant la vaccination obligatoire. On peut vivre sans être vacciné, il faut juste assumer ses choix.
    Enfin sur le plan statistique, l’état de l’épidémie aux Antilles montre à grande échelle ce que peut donner un faible taux de vaccination et justifie cette mesure.
    Enfin, rappelons-nous que nous vivons dans un pays où 18 mois après l’apparition d’une épidémie grave, un vaccin a été disponible gratuitement pour tout le monde. Je ne crois pas que cela soit déjà arrivé dans l’histoire. Le vaccin n’est pas totalement efficace mais très efficace quand même et son degré d’efficacité dépend du taux de vaccination. Malgré cela des enfants gâtés font des caprices.

    • Je pe permets de ne pas être d’accord.
      Pourrait-on m’expliquer quelle loi ou quel règlement quelqu’un de non vacciné à enfreint ?

      C’est à ma connaissance la seule fois dans l’histoire contemporaine que l’on sanctionne des individus pour avoir fait usage de la liberté de choix qui leur était accordée.

      Ce passe est non seulement d’une hypocrisie dans nom, mais en plus une régression monumentale de l’état de droit et du caractère libre de notre société.

      A ce train-là, pourquoi le pas pourrir l’existence des fumeurs, des buveurs d’alcool, des automobilistes roulant au diesel des chasseurs, des mangeurs de doue gras, j’en passe et des meilleures, au nom de toute une série de bons sentiments, comme c’est le cas pour le covid ?

      Je ne crois pas au théâtre de la bienveillance de l’État.
      Nous savons tous où mènent les chemins que l’on pave de bonnes intentions.

      • @Jeeves : effectivement, vous faites bien de signaler ce point. Le passe sanitaire est un mécanisme dont le but est de contraindre à un comportement que la loi n’oblige pas. La boite de Pandore ainsi ouverte la voie est toute tracée pour obliger dans le futur les citoyens à renoncer à des comportements qui bien qu’étant légaux ne plairont pas au pouvoir. Tout le monde a en tête ce qui va se passer lors de la transition écologique.

    • des enfants gâtés font des caprices.

      J’exige qu’on respecte la liberté de chacun à disposer de son corps. J’exige qu’on respecte l’égalité de droits entre les personnes, quelle que soit leur situation vaccinale. J’exige qu’on respecte la fraternité plutôt que de dresser les Français les uns contre les autres en pointant du doigt le non-vacciné comme un mouton noir. Vous appelez ça un caprice? J’appelle ça le respect des valeurs fondamentales de notre pays.

    • Comment voulez vous prouver que la vaccination protège des cas graves c’est une affirmation sans fondement médical,le virus actuel circulant est beaucoup moins agressif que le wuhan d’origine et les résultats des études Pfizer se gardent bien d’intégrer les sujets âgés dont on sait qu’ils répondent mal par baisse de l’immunité ce qui aurait biaisé encore plus leurs résultats.

    • @herederien : n’oublions pas que le passe sanitaire a été instauré sur une contre vérité, à savoir que le vaccin empêchait la transmission, ce que les essais cliniques n’avaient jamais démontré. On sait d’ailleurs depuis que ce n’est pas le cas.

      Ainsi, moi qui suis vacciné, je peux aller où bon me semble sur la foi d’une injection que j’ai reçu l’été dernier, mais quelqu’un qui s’est fait tester il y a seulement 25h ne peut pas aller dans les mêmes lieux que moi, alors que son test plaide davantage en sa faveur que mon passe.

      Votre rhétorique sur les enfants gâtés est indigne et insultante. Vous reprenez sans même les paraphraser les éléments de langage de la propagande gouvernementale, ce qui prouve simplement que vous êtes « compliant » comme le dit si bien notre président.

      S’ils avaient été honnêtes les autorités auraient dit ce que le fabricant a prouvé lors des essais : que le vaccin réduit les formes graves ce qui est déjà pas si mal. Le vaccin aurait été alors réservé à ceux qui sont susceptibles de développer des formes graves. Mais pourquoi l’imposer à tout le monde par le biais d’un chantage à la relégation sociale ?

      Et vous avez tort de parler de liberté. Quelle est la liberté des adolescents qui ne se vaccinent pas ? On leur interdit les activités sportives et artistiques, les bibliothèques, les cinémas et les théâtres, etc. Alors qu’ils ne risquent rien et qu’ils ne sont pas plus contaminants que les autres.

      M. Herderrien vous êtes bien à l’image de cette époque déshumanisée et sans coeur, nul doute que vous serez dans les premiers rangs pour réclamer des mesures encore plus drastiques contre ces non-vaccinés.

      • @ Lionel

        « @herederien : n’oublions pas que le passe sanitaire a été instauré sur une contre vérité, à savoir que le vaccin empêchait la transmission, ce que les essais cliniques n’avaient jamais démontré. On sait d’ailleurs depuis que ce n’est pas le cas. »

        Encore une fois : c’est faux. Vous jouez sur les mots. C’est très malhonnête de votre part. Je dis bien malhonnête, car vous avez l’air d’être éduqué, de savoir écrire, etc. Vous ne pouvez pas prétendre être handicapé par un QI de 90, et ne pas comprendre.

        Les anti-vaccin dans votre genre utilisent la phrase « le vaccin empêche la transmission », qui ne veut rien dire.

        Vous suggérez que le vaccin (les vaccins, en réalité : il y en a plusieurs, et ils sont différents) devrait empêcher la transmission à 100 %, et que « les chefs » (le gouvernement, les savants…) ont prétendu que c’était le cas.

        Et vous suggérez que si les vaccins n’empêchent pas la transmission à 100 %, alors c’est qu’ils ne servent à rien, et que « les chefs » nous ont menti.

        C’est un mensonge. C’est vous qui mentez.

        Les vaccins ne sont pas efficaces à 100 %. Aucun vaccin contre aucune maladie ne l’est, à ma connaissance.

        Ils sont plus ou moins efficaces. Aussi bien pour protéger les vaccinés, que pour empêcher la transmission du virus du vacciné vers autrui.

        Cela ne les empêche pas d’être globalement efficaces contre l’épidémie, au niveau d’une population entière. Et c’est cela qui compte.

        Après, suivant les vaccins, les variants et la durée écoulée depuis la vaccination, le pourcentage de protection est plus ou moins grand. C’est à étudier cela que s’attachent les savants, et c’est en fonction de ces constatations (qui varient constamment, l’épidémie est évolutive) qu’ils prennent des décisions : 3e dose, développement de vaccins spécifiques à de nouveaux variants, mesures de prophylaxie par le comportement, etc.

        Si vous voulez critiquer les décisions prises, vous devez descendre à ce niveau de détail. Si vous vous contentez de dire : « le vaccin n’empêche pas la transmission », vous êtes malhonnête.

        Vous prétendez que « les adolescents ne risquent rien ». C’est un mensonge. Il y a deux jours, le Daily Mail annonçait la mort d’un garçon de 14 ans, et d’un autre de 15 ans, qui fréquentaient la même école. Ils devaient se faire vacciner dans quelques jours.

        https://www.dailymail.co.uk/news/article-10299219/Two-St-John-Fisher-College-pupils-died-catching-Covid-WEEK-other.html

        Aux Etats-Unis, 992 enfants sont morts du Covid. 230 avaient 16 ou 17 ans, 239 avaient entre 12 et 15 ans, 210 entre 5 et 11 ans, et 313 entre 0 et 4 ans. Oui, des bébés meurent du Covid.

        https://covid.cdc.gov/covid-data-tracker/#demographics

        Vous dites que les adolescents « ne sont pas plus contaminants que les autres ». Et donc ? Il faudrait qu’ils soient plus contaminants que les adultes pour qu’il soit nécessaire de les vacciner ? Vous avez une drôle de logique, et une drôle de morale.

        « M. Herderrien vous êtes bien à l’image de cette époque déshumanisée et sans coeur. »

        Ah, voilà : le chantage gauchiste au coeur. Vous n’avez pas le monopole du coeur, Monsieur Lionel. Une épidémie ne se combat pas avec le « coeur ». Elle se combat avec la froide rigueur de la science.

      • @Robert : je sais bien qu’un vaccin ne protège pas à 100%. Et je sais bien qu’il y a des jeunes qui meurent du COVID, ceci dit ils sont rares et le plus souvent ils sont atteints de comorbidités qui expliquent leur état. Il y a moins de jeunes qui meurent du COVID que de la grippe.

        Le fait est que la balance bénéfice/risques n’est pas la même pour toutes les classes d’âge. Les vaccins ont été développés rapidement, de l’aveu même des fabricants. D’ailleurs certains vaccins sont désormais interdits à certaines fractions de la population: l’AZ pour les femmes de moins de 50 ans et le moderna pour les moins de 30 ans. C’est bien qu’il y a des effets secondaires sérieux pour ces personnes. On n’a jamais vu une interdiction du DT polio par exemple.

        Je n’ai pas de problème avec le fait que les vaccins aient été développé rapidement, je trouve même ça bien et j’applaudis la réussite industrielle et scientifique des fabricants. Ce qui m’embête c’est qu’on oblige tout le monde à la vaccination alors que le fameux principe de précaution voudrait qu’on réserve le vaccin à ceux pour qui le risque de développer des formes graves de la maladie est plus élevé que celui de développer un effet secondaire du vaccin.

        Enfin, je maintiens que l’exécutif a menti : ils ont affirmé que le vaccin empêchait la transmission et cela à plusieurs reprises et au plus haut niveau. Et ils ont menti en affirmant que le vaccin ce serait le retour à la vie normale et que c’était la garantie de ne pas attraper la maladie. Toutes ces prédictions se sont révélées fausses. Nous sommes dans une religion vaccinale dont les hérétiques sont ceux que l’on nomme les « complotistes ».

        Et comme avec tous les dogmes idéologiques et religieux, lorsque la réalité ne correspond pas à la belle idée qu’on s’en fait, on désigne des boucs émissaires, en l’occurence les non-vaccinés dont la validité des tests ne cesse de diminuer et dont les espaces de libertés ne cessent de se restreindre. Je propose qu’on cesse cette hystérie et qu’on revienne à une gestion moins politico-religieuse et plus médicale de la pandémie. Mais je sais que nous sommes en désaccord sur ce point.

        Enfin pour terminer sur le prétendu gauchisme de ma critique envers M. Herderrien : je suis un humaniste, je suis pour le respect et la compassion entre les hommes et les femmes, voire même pour l’amour chrétien auquel je crois, même si ça doit vous faire rigoler. Je pense que dans les réponses politiques au COVID, on est loin de l’humanisme, on est dans le ressentiment haineux.

      • @ Lionel. Merci pour tout ces compliments et pour ces prophéties sur ce que je ferai ou pas. Mais vous ne dites rien sur la comparaison entre un territoire français où le taux de vaccination est faible, les Antilles, et un territoire francais où il est fort, la Métropole. La différence des deux situations traduit la baisse de circulation du virus causée par le vaccin. La réalité derrière votre position est que vous ne voulez pas vacciner vos enfants, et c’est tout à fait respectable, mais que vous êtes contrarié par le fait qu’il n’aillent plus au CDI de leur bahut et qu’ils aient dû arrêter leurs activités culturelles et sportives. Ca se comprend aussi. Et en plus ils sont jeunes et ne risquent pas grand chose. Et l’homme de cœur que vous êtes se dit : il faudrait que la loi leur permettent de vivre normalement car je me moque bien des dégâts qu’ils pourraient causer : contaminations, décès de personnes vulnérables, saturation des hôpitaux… Mais vous pourriez aussi leur expliquer que cette periode est provisoire, qu’il faut être solidaire avec les plus faibles, qu’en période de crise chacun doit prendre sa part, qu’avec Internet l’accès à la culture est beaucoup plus facile que de votre temps (du mien aussi ne le prenez pas mal) et qu’il peuvent momentanément faire du jogging dans la rue ou dans les parcs pour rester en forme.
        Avoir du coeur c’est donc vouloir votre bien et celui de vos proches au détriment des autres ?

    • Je trouve que nous marchons sur la tête car au- lieu de laisser chaque individu faire librement ses choix et en assumer toutes les conséquences ce pouvoir ennuie ( c’est un euphémisme) tout le monde : vaccinés et non vaccinés.
      Que celle ou celui qui n’est pas vacciné s’il se trouve atteint par la maladie ne soit pris en réanimation que s’il y a de la place au lieu de déprogrammer et condamner des personnes vaccinées qui ont besoin de soins. Évidemment ce pouvoir hypocrite se garde bien d’en oublier les statistiques.
      Nous sommes scandaleusement des enfants gâtés face aux pays qui ne peuvent s’offrir ces vaccins.

    • 1) Lorsqu’on est un expert gouvernemental on lit son texte comme les autres pour ne pas faire d’écarts, les mots ont un sens..

      2) Quels sont les buts de cette folie (principal et secondaires) protéger les habitants, éviter la saturation des hôpitaux qui en temps normal n’en peuvent plus, améliorer le quotidien des P’tits copains..

      3) le vaccin est gratos à 20 euros la dose ?? et c’est la dette qui trinque, quelle sera la vie de ma petite fille dans un pays ruiné..

      4) ce n’est n’est pas la première pandémie de notre histoire et il y en aura d’autres. Cependant elle présente les faiblesses de nos systèmes connectés, une folie qui met en péril notre humanité.

  6. Il ne faut pas non plus pousser trop loin cette idée de « danger pour nos libertés ». Le port de la ceinture de sécurité dans les voitures, le port du casque pour les motards, les limitations de vitesse sur les routes, la défense de fumer dans les lieux publics et plus récemment le port du masque buccal lors d’une pandémie sont toutes des mesures qui ont été et sont décriées par certains pour des raisons qui leur sont propre.

    Dans ce nouveau monde de vax et antivax (irréductibles pour la plupart) je ne peux qu’observer ce qui se passe autour de moi et déduire que oui, le pass crée une pression sur les antivax et pour une bonne raison : si vous êtes vacciné, vous réduisez la propagation du virus de X% (50% ?) et c’est le plus évident à faire pour maitriser ce grand bazar de pandémie.

    • Il y a juste une nuance : la ceinture est obligatoire, fumer dans un lieu public est interdit etc.
      Ce vaccin n’est pas obligatoire. Point. Il serait bon de comparer des choses comparables.

      Par conséquent, les restrict6pesant sur les non-vaccinés sont non seulement illégitimes, mais constituent également un précédent dangereux.

      Sans compter le fait de faire des non-vaccinés (dont je ne fais pas partie) des boucs émissaires est lamentable et indigne. Cliver est apparemment une méthode de gouvernement pour cette majorité. Une manière sans doute de faire oublier les déclarations martiales de début 2019 « nous sommes prêts, l’hôpital est prêt etc., façon Mac-Mahon en 1870), les mensonges sur les masques, en bref, un mélange d’arrogance et bien souvent, d’incompétence. Personne ne niera la difficulté d’une telle crise, mais ne jamais reconnaître ses erreurs et désigner à la meute des boucs émissaires est navrant, toxique et indigne.

      Pas étonnant que le fossé séreuse entre des politiques élus avec des parts d’inscrits toujours plus réduites.

  7. Vous jouez sur les mots. Le passe sanitaire permet de limiter les cas graves car il incite à la vaccination.
    Quant à votre comparaison avec l’apartheid, elle est tout à fait déplacée. Le vaccin est proposé à tout le monde, gratuitement et le passe s’applique à tous de la même façon. Rien à voir avec l’apartheid. C’est le genre de comparaisons fallacieuses qui visent à faire perdre toute mesure et tout repère.

  8. @ fm06 reponse 2e commentaire : vous exigez beaucoup et vous n’êtes prêt à rien. La liberté de vous faire vacciner vous l’avez. L’égalité de traitement, vous l’avez aussi. Vous choisissez et ensuite vous assumez (c’est la que se trouve semble-t-il votre problème) La fraternité n’est pas remise en cause à ma connaissance.
    Commencer toutes ces phrases par j’exige est tout à fait ce qui caractérise les enfants trop gâtés. Vous oubliez toutefois une exigence à votre liste : vous exigez de vous faire soigner si jamais ça tourne mal.

  9. Le vaccin est gratuit ! … Big-pharma engrange des milliards alors d’où vient tout cet argent ?
    Il y a des traitements moins chers parait-il mais pas BONS les vaccins c’est le TOP… enfin presque.
    Le père NOEL n’existe pas .Quand allons nous nous réveiller ?

  10. Les deux doses de vaccin n’ont strictement aucune efficacité contre Omicron,il faut donc une troisième injection.
    Les trois injections de vaccin n’auront aucune efficacité contre le nouveau variant Umicron, il faudra donc une quatrième dose, etc, etc,..;
    Devant cette inflation de doses, le Japon met en garde contre les effets secondaires dangereux et demande un consentement éclairé pour leur inoculation.Pas en France.

  11. @Herderrien, parlons des Antilles. Je vous invite à taper « gaudeloupe covid » ou « Martinique covid » sur google et regarder les courbes. 2 mois d’épidémies et plus rien.
    Pour info, le taux d’incidence (covidtracker) actuellement en Guadeloupe est de 45 pour 100000 (plus de 500 pour 100000 en France). Je serais intéressé par votre analyse scientifique froide sur ces chiffres et une explication.
    @Robert Marchenoir On peut aussi regarder les pourcentages de covidtracker pour les âges des personnes hospitalisées et en réanimation. Au 29 novembre (curieusement les chiffes ne sont plus donnés après cette date), 84% des personnes en réanimation avaient plus de 50 ans (88.5% des hospitalisés). On peut trouver des cas de jeunes qui meurent du covid (avez-vous trouvé des cas de jeunes ayant des crises cardiaques subites sur des terrains de foot, je vous conseille h16 à ce sujet). Mais il y a aussi des jeunes qui meurent du cancer, et on ne sait rien des comorbidités de ces jeunes décédés du covid.
    Non, les risques sont surtout pour des personnes identifiées et ce sont celles qui devraient se faire vacciner.
    Le taux de positivité des enfants est inférieur à celui des autres classes d’âge (https://covidtracker.fr/covidtracker-france/). S’il y a beaucoup de positifs, c’est just qu’ils sont plus testés que les autres (2 tests récents « pour rien » pour mon fils car cas dans sa classe). Donc, je pense que l’on devrait 1) laisser les enfants tranquilles car on ne vaccine pas un enfant pour protéger un adulte (surtout si le vaccin fonctionne), 2) supprimer le passe qui, de l’aveu du Pr Delfraissy n’empêche pas la diffusion de l’épidémie, et induit une discrimination incroyable. On n’est pas libre de se faire vacciner si cette « liberté » est exercée pour éviter un un retrait de liberté. En droit des contrats, cela s’appelle la violence (article 1130 du Cde civil). Le consentement libre et éclairé nécessaire pour ces vaccins en phase expérimentale ne peut l’être si on se fait vacciner pour « regagner » des droits et si les effets secondaires possibles sont cachés.
    Dans l’attente de votre analyse scientifique et froide sur la situation aux Antilles…

  12. Suède et Finlande, jamais de confinement, pas de pass (occasionnel depuis le 1er décembre) et toujours beaucoup moins de morts que chez nous.
    Et épargnez moi la discipline légendaire des nordiques, c’est une bouffonnerie !

  13. M’est avis que les honorables commentateurs n’ont pas fini de s’étriper au sujet du Covid, des vaccins et du pass, puisque en pleine 5ème vague, « des scientifiques alertent déjà l’arrivée de une sixième vague en janvier » et surtout, surtout, que ça ne vous gâte pas les fêtes d’hiver, puisque je crois que c’est ainsi qu’on nous demande de nous exprimer :

    https://www.sudouest.fr/sante/covid-19-des-scientifiques-alertent-deja-sur-une-6e-vague-en-janvier-7338706.php

    • @Mildred : le commerce de la peur c’est ce qu’ils savent faire de mieux. Plut au ciel que les vaccins fussent aussi efficaces que leur propagande ! Et toujours le même chantage : on veut nous faire croire que l’état délabré de l’hôpital et l’épuisement des soignants c’est la faute à ceux qui vont danser. Vraiment ?

      Et ceux qui sont aux commandes ? Oui, ceux qui ont réduit le nombre de lits de plusieurs milliers PENDANT une crise sanitaire, ceux qui ont viré manu militari les soignants non-vaccinés, ceux qui ont étouffé l’hôpital avec leur bureaucratie, ceux qui ont créé les dispendieux ARS dont personne ne sait dire à quoi ils servent vraiment, quelle est donc leur responsabilité à ceux là ? C’est comme le lien entre les vaccins et les effets secondaires : circulez, il n’y en a pas.

      Mais rien n’est perdu car grâce au journal d’investigation Sud Ouest, nous savons la Vérité : tout ça c’est la faute aux noceurs qui fréquentent les boites de nuit. Ils seraient pourtant bien avisés de rester chez eux pendant le réveillon s’ils ne veulent pas que le méchant croquemitaine leur file le variant Omicron sur le parking. Ils sont vraiment inconscients. Comme cette femme qui est décédée avec son faux passe sanitaire, et cette autre qui avoue dans son auto-critique signée sur son lit de réanimation qu’elle est une véritable ennemie du peuple, peut-être même une complotiste. Ah, Saint Vychinsky priez pour eux, parce que de notre côté notre patience a atteint ses limites, comme l’écrivait notre camarade légionellisée d’honneur de Marianne !

      Non mais, sans blague. Comme le disait naguère le regretté Jérôme Cahuzac, trop de mauvaise foi tue la mauvaise foi.

  14. Voici une étude du Lancet et que nous dit-elle ?
    https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(21)00648-4/fulltext

    « Vaccination reduces the risk of delta variant infection and accelerates viral clearance. Nonetheless fully vaccinated individuals with breakthrough infections have peak viral load similar to unvaccinated cases and can efficiently transmit infection in household settings, including to fully vaccinated contacts »

    En français : « La vaccination réduit le risque d’infection au variant DELTA et accélère l’élimination de la charge virale. Toutefois, les individus pleinement vaccinés ont une charge virale similaire aux personnes non vaccinées et peuvent transmettre l’infection dans les foyers, y compris aux personnes vaccinées ».

    C’est écrit : les personnes pleinement vaccinées peuvent transmettre l’infection y compris aux personnes vaccinées. Donc quand je vais au resto avec mon passe sanitaire, que je ne me suis pas fait testé depuis l’été dernier, ce qui est le cas, en quoi suis-je moins dangereux pour les autres que celui à qui on refuse l’entrée parce que son test PCR date de plus de 24h ?? Ce n’est pas un secret et c’est ce genre d’infos qui explique pourquoi selon un Delfraissy le passe est inefficace.

    Et oui, j’ai bien lu également que la vaccination réduit le risque d’infection au variant DELTA et accélère l’élimination de la charge virale, ce qui est très bien, ça prouve que le vaccin est utile. Mais ce n’est pas l’arme absolue qui justifie la vaccination à marche forcée des gamins de 5 ans et des adolescents ainsi que la relégation sociale des non-vaccinés. Ca c’est un choix politique qui est à la fois injuste et dangereux, pas pour les patients, mais pour la démocratie.

    • Votre traduction est erronée. Vous avez omis de traduire « with breakthrough infections », ce qui change tout. Une « breakthrough infection », c’est une infection qui intervient malgré le vaccin.

      Le texte anglais que vous citez dit que les personnes vaccinées qui sont infectées par le variant Delta ont une charge virale maximale aussi élevée que les non vaccinés, et donc PEUVENT (ce n’est qu’une possibilité) transmettre la maladie.

      Mais il dit aussi que la vaccination réduit le risque d’être infecté pour commencer, et accélère l’élimination du virus une fois qu’on l’a attrapé.

      Donc, TOUS COMPTES FAITS, la vaccination réduit bel et bien le risque de transmettre le virus. Conformément à ce que l’on sait de la vaccination en général depuis, euh… plusieurs siècles.

      « C’est écrit : les personnes pleinement vaccinées peuvent transmettre l’infection y compris aux personnes vaccinées. »

      Phrase malhonnête. Eternel jeu de mots des négationnistes covidiques. Lesquels confondent probabilité et possibilité.

      Le truc de propagande des négationnistes, c’est de sous-entendre (sans jamais le dire) que le vaccin anti-Covid devrait avoir une efficacité totale. Dès lors que celle-ci n’est pas de 100 %, alors ils annoncent que les vaccinés PEUVENT transmettre la maladie, et que DONC le vaccin est inefficace.

      Ce qui est un mensonge.

      Ce qui compte, en épidémiologie, c’est la PROBABILITE. Le cas individuel de la personne qui parle n’a aucune importance. Vérité très difficile à admettre pour un libéral dogmatique (moi je, moi je, moi je).

      Delfraissy ment lorsqu’il prétend que le passe sanitaire ne protège pas. Ou plutôt, ce sont les négationnistes le font mentir. Ce qu’il veut dire, c’est qu’il ne protège pas TOTALEMENT.

      C’est l’éternelle malhonnêteté des politiciens qui font dire aux savants ce qu’ils n’ont jamais dit. Le savant va vous dire : le passe ne protège pas réellement, car il est honnête, lui. En tant que savant, il est entraîné à penser contre lui-même, à mettre en valeur les défauts de sa propre théorie, à gonfler les cas où ça ne marche pas.

      Et le politicien, au lieu de prendre ces mots pour ce qu’ils signifient, les déforme. Il dit : vous voyez bien, même les savants qui nous ont cassé les couilles avec le passe reconnaissent, ces cons, que ce sont des cons et que leur daube ne marche pas.

      C’est la magie du copier-coller et de l’inculture. Et de la mauvaise foi. Et du sectarisme.

      • @Robert: si les vaccins étaient des compagnies aériennes tout le monde voyagerait sur “DT polio” mais peu de gens se bousculeraient au guichet de Cominarty. Le bureau enquêtes et accidents aurait du pain sur la planche mais de nombreux médias et personnalités feraient tout pour nier l’existence même des accidents. D’ailleurs sans bruit le gouvernement a retiré sa licence à Astra Zenecca après avoir claironné que c’était une compagnie sûre et que les remontées d’accidents étaient des mensonges complotistes.

        Je suis doublement vacciné et ça ne m’a pas empêché d’attraper le Covid seulement 4 mois après ma deuxième injection. Du coup j’ai un certificat de rétablissement mais le gouvernement m’explique que mon immunité ainsi acquise est moins efficace que l’immunité du vaccin, une première dans l’histoire de la vaccination.

        Aujourd’hui il y a des gens qui cherchent à se faire contaminer en vue de ne pas être obligé à prendre le traitement contre cette maladie. Qui ferait ça si c’était la peste? Qui ferait ça si le vaccin était sûr et efficace?

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