Libérons la CULTURE !

Souvenir de mon adolescence. Je suis en classe de première. En cet automne 1977, notre ville est en pleine effervescence car la pièce de Victor Hugo Hernani va être créée au Centre d’action culturelle local avant de poursuivre sa carrière à Paris. Effervescence littéraire, bien sûr, pour la plupart des spectateurs, et aussi pour nous, les élèves, car notre géniale et adorable professeur de Français a eu l’heureuse idée de nous faire assister à une représentation. 

Mais effervescence politique également, car très rapidement, de bruyants appels à l’annulation du projet ont commencé à se faire entendre depuis le fin fond de la gauche de l’époque au motif que, comme vous le savez certainement, Hernani est une pièce effroyablement « bourgeoise » dont il est incompréhensible qu’elle puisse être donnée dans la salle… publique d’une ville… socialiste avec l’aide d’un metteur en scène… communiste !

La situation a vite tourné au burlesque. Dans mon souvenir, c’est finalement le metteur en scène lui-même qui a sifflé la fin de la récré en disant qu’il adorait Hugo, que la pièce était pour lui un monument du répertoire empreint de modernité, et que rien ne l’empêcherait de la monter, point. 

Cela me rappelle la stupeur catastrophée du peintre Hervé Di Rosa quand des militants antiracistes ont dénoncé en 2019 la « Banalisation du racisme à l’Assemblée nationale ». En cause, une de ses toiles célébrant la première abolition législative de l’esclavage exposée à l’Assemblée nationale. Cœur de la polémique, les « lèvres surdimensionnées » des esclaves nous ramèneraient honteusement à une « vision humiliante et déshumanisante » des noirs.

Quand on sait d’une part que le graphisme incriminé est typique du travail de l’artiste depuis des années, et d’autre part que Di Rosa est lui-même un militant antiraciste engagé à gauche, on mesure à quel point la course à la vertu progressiste a touché le point de non-retour du ridicule le plus achevé.

Dans le même ordre d’idée, des catholiques pas très au fait de la notion de liberté d’expression mais incontestablement acteurs d’une « cancel culture » à connotation conservatrice ont empêché cette semaine la tenue d’un concert de musique post-métal nécessitant un orgue qui devait avoir lieu dans une église de Nantes. L’ironie de la chose réside dans l’accord qui avait été donné par l’évêché et dans le fait que la musicienne, accusée de pratiquer une musique sataniste, n’avait pas prévu de paroles dans le spectacle empêché.

Si je repense à tout cela, c’est aussi parce que j’ai lu récemment dans la presse que le contrat de Borja Sitja, directeur du Théâtre de l’Archipel – scène nationale de Perpignan, n’avait pas été renouvelé par le conseil d’administration du lieu.

Vous n’êtes pas sans savoir que la ville de Perpignan était gérée par Les Républicains jusqu’aux dernières élections municipales de juin 2020, date à laquelle Louis Aliot, également vice-Président du Rassemblement national (RN), leur a ravi la mairie. Et vous n’êtes pas sans savoir non plus qu’entre le monde de la culture et le RN, les relations ne sont pas des plus apaisées.

Il était donc « tout naturel » pour Borja Sitja de dénoncer immédiatement une mise à l’écart strictement politique, une cabale orchestrée contre lui sans raison, par pure hostilité d’une mairie clairement engagée dans un processus de censure artistique :

« Il s’agit d’une attaque menée par le RN contre le service public et contre la culture. »

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Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) n’a pas tardé à renchérir sur le même ton :

C’est « la tête de Sitja qui a été coupée par la ville et son maire, Louis Aliot. Nous sommes interloqués par cette décision violente et unilatérale. »

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Mais vous vous doutez bien que la réalité est beaucoup plus complexe que cela et qu’elle mérite quelques explications et nuances.

Commençons par dire que Louis Aliot a donné les verges pour se faire battre. En juillet 2020, lors de son premier Conseil municipal, il a profité de l’émotion provoquée par la mesure d’augmentation de son salaire de maire de 17 % de plus que son prédécesseur pour nommer sa compagne artiste peintre au conseil d’administration du Théâtre de l’Archipel. Ça commençait mal. Devant le tollé, il a dû faire machine arrière peu de temps après. Mais disons que cela ne risquait pas d’amadouer les milieux culturels en sa faveur.

Pour en revenir plus directement à notre affaire, il faut savoir que le conseil d’administration du théâtre comprend seize membres représentant la commune (8), la communauté urbaine de Perpignan (1), la région socialiste Occitanie (3), l’État (3) et le personnel du théâtre (1). Or seules deux voix, appartenant à deux représentants de l’État sur trois, se sont exprimées positivement pour la reconduction du directeur. Les représentants de la ville ont voté contre mais, plus inattendu, ceux de la région ainsi que le représentant du personnel se sont abstenus.

Il s’avère finalement que ce vote négatif n’a pas été motivé le moins du monde par le projet artistique de Borja Sitja, mais par une série de dysfonctionnements en matière financière et en matière de souffrance au travail qui existaient avant l’arrivée de M. Aliot à la mairie et qui avaient donné lieu à des enquêtes diligentées dès 2019.

Pour le Syndeac néanmoins, la région a fait montre en cette occasion d’une détestable collusion culturelle avec le RN :

« L’abstention de la région Occitanie lors du Conseil d’administration constitue un renoncement à l’ambition culturelle régionale, par cet appui contre-nature à l’équipe municipale dirigée par le RN. »

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Et de se lamenter ensuite sur les coupes budgétaires et les entorses à la liberté artistique que certaines collectivités territoriales pratiqueraient de plus en plus à l’encontre de lieux bénéficiant de labels nationaux comme c’est le cas du Théâtre de l’Archipel. Bref, estime le syndicat, la non-reconduction de Borja Sitja est typique des attaques incessantes subies de plus en plus souvent par « le modèle de la décentralisation culturelle »

Dans une logique qui ne manquera pas de vous faire sourire, le même syndicat s’est empressé ensuite de réclamer « l’intervention et l’arbitrage de Roselyne Bachelot, pour ne pas laisser aux collectivités locales un tout-pouvoir dangereux » ! Il faudrait donc que la puissance étatique représentée par la ministre de la Culture impose la décentralisation culturelle par dirigisme centralisé sur les subventions et les choix artistiques.

Autrement dit, la liberté artistique selon le monde de la culture subventionnée consiste à exiger des enveloppes financières dodues prises dans la poche des contribuables sans avoir à rendre le moindre compte en retour. L’appel à Mme Bachelot est très significatif de l’oreille attentive et compatissante que cette dernière doit sans nul doute prêter aux insistantes revendications des artistes.

Que ceux-ci n’aient pas envie de justifier leur art, je le comprends très bien. Qu’ils veuillent disposer à leur gré de leurs capacités de création, parfait. Qu’ils souhaitent échapper à des décisions politiques concernant leurs œuvres, fort bien – même si certains artistes passent leur temps à politiser leurs travaux et se plaignent ensuite d’être incompris ou censurés.

Mais dans ce cas, qu’ils cessent de penser que la collectivité doit obligatoirement les soutenir via des subventions qui leur seraient dues en vertu de leur seul statut d’artiste et des relations dont ils disposent dans les milieux de la rue de Valois. Qu’ils s’interrogent plutôt sur ce paradoxe de l’exception culturelle française qui fait que l’art déployé sur nos scènes nationales est si subtilement qualitatif qu’il faut le subventionner lourdement pour le faire vivre.

Et qu’ils soient au contraire prêts à accepter que leurs créations puissent plaire… ou pas. Qu’ils soient prêts à trouver des acheteurs, des mécènes, des producteurs, des directeurs de théâtres privés qui leur apporteront leur soutien financier en fonction de l’intérêt de leurs créations.

Car une subvention est une somme d’argent prélevée par l’impôt auprès des entreprises et des particuliers assujettis pour être ensuite dépensée selon des fins sociales et économiques décidées par l’État. Les mêmes sommes pourraient être laissées à la discrétion des contribuables afin qu’ils en disposent selon leurs préférences, mais le système lourdement redistributeur actuel opère une canalisation étroite des fonds disponibles dans l’unique direction des projets validés par l’État.

Et c’est ainsi que les contribuables se retrouvent à financer sans le vouloir des œuvres d’art ou des spectacles (dont certains d’une indigence affligeante) dont rien ne dit qu’ils les auraient achetés si on leur avait laissé le choix.

En réalité, les subventions à la culture – idem pour la presse, les entreprises, les particuliers – ne sont pas des aides. Ce sont d’abord des arguments électoraux, ce sont ensuite des renvois d’ascenseurs et des instruments de servilité, ce sont au bout du compte des moyens politiques de pression et de censure.

Bref, libérons la culture, libérons la création, retrouvons le respect de la liberté d’expression, seule façon de respecter à la fois le génie créatif des artistes et les choix du public. 


Illustration de couverture : Affiche de la pièce de Victor Hugo Hernani (1830). Archive BnF/Gallica.

16 réflexions sur “Libérons la CULTURE !

  1. Comme vous l’écrivez fort justement dans la conclusion de cet article passionnant, les aides publiques ne sont pas désintéressées, elles concourent à amplifier la mainmise idéologique du pouvoir sur la population.

  2. Les subventions et aides de toutes sortes servent aussi à s’acheter une paix sociale provisoire, à échapper momentanément aux plaintes, gémissements, cris, agitations enfantines ou faussement puériles, tout en se donnant bonne conscience.

  3. L’octroi de subventions publiques est un véritable piège pour la liberté artistique.
    J’ai un bel exemple chez moi avec le Hellfest, festival de musique métal et extrêmes: son créateur, Ben Barbaud a toujours rechigné à recevoir des subventions publiques pour qu’il soit libre de sa programmation.
    le CG du 44 trouvait que ça manquait de diversité et lui a coupé ses aides, mais le festival n’en a eu cure car c’était un montant presque symbolique.
    Idem pour des associations « catholiques » qui ont appelé au boycott du festival car trouvant les paroles de certains groupes, blasphématoires: j’en rigole encore, ils ont traduit les paroles de chansons de certains groupes. Certes, ce n’est pas du Victor Hugo, mais qu’est ce qu’on en a à faire?
    Ces associations ont donc aussi réclamé l’arrêt des subventions, mais là aussi, aucun effet car le festival ne vit que grâce à ses recettes propres.
    Pour ce festival, tout est fait pour que le spectateur en ait pour son argent (l’entrée n’est pas donnée mais c’est le jeu), en terme d’accueil, de confort etc…
    Un bel exemple de réussite.

  4. La culture est à nos sociétés ce que sont les fleurs dans un jardin mais hélas là comme ailleurs s’exerce la chose politique, la culture sacrée est un relais magique pour les élections à coups de subventions donc d’argent gratos c’est la dette qui trinque, cela se vérifie même pour des petits bourgs. Notons aussi les effets pernicieux des puissances de l’argent dans un marché de l’art devenu complètement fou comme le pointe parfois Bansky avec beaucoup d’humour et de lucidité. A l’issue de ces confinements je me suis précipité sur ces merveilleux films que sont : Eugénie Grandet, Délicieux, Les illusions perdues, Eiffel, qui bénéficièrent à mon avis de peu de publicité par rapport à d’autres œuvres d’une « indigence affligeante » et sur ce point nous sommes d’accord il y a de l’art et du gribouillage et la musique ce n’est pas du bruit. Hélas, là comme ailleurs où il devrait y avoir une éducation pour affûter un sens critique je vois souvent du néant et des magouilles pour obtenir des financements pour des projets d’une grande nullité comme cet escalier qui ne mène nulle part hissé au rang d’œuvre d’art et érigé sur un rond-point.

    Même si je ne suis pas un grand libéral sur au moins une chose nous pouvons nous entendre : supprimons brutalement toutes les subventions..

  5. De nombreux réalisateurs et acteurs de cinéma (et non des moindres) français doivent leur carrière au flot ininterrompu de subventions. Ils suffit de regarder le générique de tous les films pour voir « avec la participation « de la région, du département, du conseil général etc, etc, organismes publics qui n’ont en réalité pas vocation à filer du fric à des officines privées. L’idée initiale était de résister au cinéma anglo-saxon, et de favoriser une création artistique de bon niveau. Résultat : on est envahis pas les séries américaines ET on a une création affligeante dans la plupart des cas.
    Et ces films ne devraient pas recevoir l’argent du contribuable, puisqu’ils font, dans leur très large majorité, la promotion des clopes et de l’alcool. L’argent des cigaretiers devrait leur suffire ! On ne compte plus le nombre de films où les acteurs fument en permanence et où finalement l’acteur principal est la clope, toujours au premier plan. Belle création artistique !

    • C’est vrai qu’on a l’impression que parmi les quelques 70 films produits chaque années, certains ne tiennent que par la grâce des subventions qu’ils perçoivent, la qualité étant proportionnellement inverse au montant perçu.

  6. Chaque fois qu’on parle d’exception, qu’il s’agisse de la culture, de la santé (tellement importante qu’on ne saurait la laisser au marché) ou d’autres sujets, il s’agit en réalité de s’affranchir de la dure loi de la concurrence. Etre meilleur que les autres, se battre pour produire quelque chose pour lequel le consommateur est prêt à payer, c’est difficile. Il est tellement plus confortable de profiter des avantages d’une bonne subvention !

  7. Et ça remonte à de Gaulle. A ma grande stupéfaction, j’ai entendu, l’autre jour (la source est donc incontestable), André Malraux lui-même prononcer les mots suivants : « La France est le pays le plus culturel du monde », et c’était pour annoncer le lancement des fameuses maisons de la culture.

    Phrase ahurissante à double titre. D’abord parce qu’André Malraux est censé être le parangon de la culture, celui qui incarne le bon vieux temps, lorsque tous les écoliers français étaient capables de vous réciter par coeur le Misanthrope suivi de L’Iliade et de l’Odyssée (paraît-il).

    Or, cette phrase est du français de cochon. Ça ne veut rien dire. C’est digne de Marlène Shiappa. Un pays n’est pas « culturel ». On voit là que le culte imbécile de la « culture » en tant que substance, production, marchandise, valeur politique et vernis snobinard, ne date pas des gauchistes, des « bobos » et des étatistes modernes.

    Il date précisément d’André Malraux. Qu’il y ait eu, au sortir de la guerre, un effort louable pour disséminer la haute culture au sein du peuple, c’est indubitable. Mais cette phrase montre que le ver était déjà dans le fruit, et la subvention dans le creuset gaulliste.

    Et puis il est stupide de prétendre qu’un pays peut être plus ou moins « culturel ». Et encore plus d’affirmer que la France (bien sûr !), est, de tous les pays qui participent à cette course existant dans la seule imagination de Malraux, le plus « culturel » de tous.

    C’est l’infinie prétention française consistant non seulement à penser, mais encore à proclamer, que nous sommes les meilleurs du monde, et que si nous ne le sommes pas, c’est la faute à de perfides ennemis (essentiellement « anglo-saxons ») qui s’ingénient à nous tirer le tapis sous les pieds et à nous infliger une « concurrence déloyale ».

    Propension plus vive que jamais de nos jours où tout le monde est « gaulliste », manifeste chez Zemmour mais en réalité vivace d’un bout à l’autre du spectre politique et social.

    Certes, la culture française est infiniment plus riche et précieuse que celle du Bongo-Bongo Land (pour ne vexer personne en particulier). Mais enfin, cette assertion selon laquelle la culture serait un truc un peu comme le pétrole, ou les hôpitaux (plus on en a, mieux c’est), c’est vraiment une conception de marchand de chaussettes.

    Toutes les nations ont une culture, on trouve des artistes de niveau mondial dans de nombreux pays (certes en plus ou moins grand nombre ici ou là), et surtout, chaque peuple tient à sa culture. Même lorsqu’il n’en fait pas un fromage, tel Malraux ou les obligatoires ministres de la Culture qui désespèrent de pouvoir l’égaler. Ou les subventionnaires, associatifs et autres fonctionnaires de droit ou de fait, intouchables du fait qu’ils sont des cultureux.

    Pas touche à la Culture ! pas touche à la Santé ! et ainsi de suite…

    On se rappelle que l’un des plus consternants Gilets jaunes était un fonctionnaire « travaillant » dans le domaine de la culture, qui fut complaisamment invité à la radio pendant un temps, alors que son malheur personnel consistait à être littéralement payé à ne rien faire par le contribuable : il avait été, tout à fait légalement, dispensé de travailler par son « employeur » pour le motif… qu’il ne s’entendait pas avec son supérieur hirérachique. Et ça durait… depuis dix ans.

    Pire : il n’a pas été copieusement insulté, menacé voire frappé par ses honorables collègues Gilets jaunes, contrairement à d’autres porte-parole du mouvement qui se sont fait littéralement casser la figure parce qu’ils émergeaient au-dessus des autres (je pense en particulier à une femme, aide-soignante si je me souviens bien, qui a eu le tort de ne pas balancer de cocktails Molotov, mais de faire de la banale politique revendicative socialiste, et d’envisager une candidature aux élections).

    Toute la population française a jugé que ce monsieur était un porte-parole parfaitement légitime de la juste colère du peuple méprisé par les élites, et mon cul sur la commode.

    J’ajoute que le discours de Malraux auquel j’ai fait allusion déplorait déjà que tout foutât le camp, que c’était bien mieux avant et que la France sombrait dans l’inculture et dans l’illettrisme. Ce qui remet un peu à sa place la légende si vivace selon laquelle les Trente Glorieuses et le temps béni du général de Gaulle étaient le paradis sur terre, auquel il conviendrait de revenir.

  8. Ah ah Malraux, ce bandit, trafiquant, pilleur d’angkor exfiltré de prison, nombriliste, mythomane, misogyne, pillant sa femme Clara (fortune et inspirations), ne pourrait à coup sûr être ministre de la culture aujourd’hui.
    https://sisyphe.org/spip.php?article984

    Et pourtant, nous voilà grâce à lui affublés d’un ministère de la culture inutile et dépensier. Les pays qui n’en n’ont pas ne sont pourtant pas les moins productifs ou les moins en vue sur le marché de l’Art !

    Christhine Sourgins, la spécialiste du domaine, nous fait un panorama de notre culture hyper imprégnée de wokisme :
    https://www.causeur.fr/264-projets-pour-des-mondes-nouveaux-ou-une-culture-orwellienne-218853

    264 projets que vous avez payé 30 millions, de quoi vous plaindre !

    • Comme disait Jacline Mouraud : où est passé le pognon ?

      C’est du vol pur et simple. De l’achat de voix.

      Si les Gilets jaunes avaient eu un peu de bon sens, ils auraient réclamé la suppression du ministère de la Culture. Mais non : ils ont demandé plus d’impôts pour les autres. Zemmour a dit que Jacline Mouraud lui ferait des « propositions fiscales ». A part faire payer les riches, je vois mal ce que cette grande fiscaliste pourra proposer d’autre. Ou alors, baisser les impôts sans contrepartie : c’est également très à la mode.

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