Profs absents NON remplacés : L’organisation et le mammouth, ça fait deux…

Quel parent n’a jamais eu à subir le « syndrome » du professeur absent non remplacé ? Au fil des rentrées scolaires, notre presse régionale égrène la complainte de familles désespérées par les heures d’enseignement que leurs enfants n’auront pas (par exemple en 2019, ou en 2021). Suivent des pétitions en ligne puis des articles dans les grands médias nationaux lorsque la situation devient franchement intenable.

Comme le souligne la Cour des Comptes dans un énième rapport sur le sujet publié hier 2 décembre 2021 sous le titre « la gestion des absences des enseignants » :

« Alors que les familles se contentaient, jusqu’à présent, de manifester leur désapprobation lors des rentrées scolaires ou par l’intermédiaire des fédérations de parents d’élèves, elles n’hésitent plus à engager la responsabilité de l’État devant les tribunaux pour défaut de continuité du service public de l’Éducation. »

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Force est de constater cependant que malgré les avertissements répétés du vénérable établissement dédié au contrôle de l’utilisation des deniers publics, la situation n’évolue guère. Ou plutôt, elle se dégrade : en 2018-2019, les heures perdues pour absences d’enseignants dans les collèges et lycées ont représenté près de 10 % des heures d’enseignement dues, soit une augmentation de 24 % par rapport à l’année scolaire précédente.

Si 80 % des professeurs absents sont remplacés dès le premier jour dans les écoles primaires et maternelles où il existe une garantie de l’accueil des élèves et où il est également possible de répartir les élèves dans d’autres classes, la situation du secondaire est nettement plus préoccupante. 96 % des absences de plus de 15 jours y sont remplacées, mais tout se met à déraper avec les absences de courte durée. Ces dernières représentent 2,5 millions d’heures dont seulement 500 000 (20 %) sont effectivement remplacées.

Coût pour le contribuable, tout compris : 4 milliards d’euros par an selon la Cour des Comptes, soit 2,5 milliards correspondant à la masse salariale des heures remplacées et 1,5 milliard correspondant à la rémunération des enseignants absents non remplacés qui n’ont donc pas assuré le service pour lequel ils ont été payés.

Il s’avère tout d’abord que l’emploi du temps calculé sur une période hebdomadaire ainsi que le calendrier des vacances scolaires compliquent considérablement la comparaison des temps de travail des enseignants avec d’autres salariés du public ou du privé. Il s’avère ensuite que la mesure de ce temps de travail avec suivi des absences, surtout pour ce qui concerne les absences de courte durée dans le secondaire, est mal appréhendée par le ministère de l’Éducation nationale. Notamment, il ne contrôle pratiquement pas les arrêts maladie.

Les données partielles dont le ministère dispose permettent de dire que les enseignants ne sont pas plus absents que les autres agents de la fonction publique d’État et seraient même plutôt moins absents que les agents des fonctions publiques territoriales et hospitalières. Ils seraient également moins absents que les salariés du privé sur une journée donnée pour cause de maladie ordinaire. Mais la Cour précise néanmoins que :

« Pour autant, ces analyses ne prennent pas totalement en compte la spécificité du service des enseignants, caractérisé notamment par un nombre différent de semaines travaillées. »

et que : « Les données recensées aujourd’hui sont incomplètes, notamment pour les absences de courte durée. »

Bref, rien de bien étayé dans ces comparaisons plutôt flatteuses.

Il serait cependant erroné de conclure à un absentéisme délirant des salles de classe du seul fait des motivations (ou plutôt démotivations) personnelles des enseignants telles que maladie ou obligations familiales diverses.

Faute de disposer d’un outil fiable pour suivre, et encore moins piloter les absences, l’Éducation nationale s’en remet donc à une enquête interne pour évaluer les heures d’enseignement perdues.

On apprend ainsi que sur les 10 % d’heures perdues dans le second degré en 2018-2019 comme indiqué ci-dessus, un tiers relève d’absences pour des raisons individuelles et les deux autres tiers résultent du fonctionnement même de l’Éducation nationale, de ses rigidités comme de son pilotage à vue. En matière de coût, cet aspect « institutionnel » des absences des enseignants correspondrait à un tiers des 4 milliards évoqués plus haut.

Un enseignant absent devant ses élèves peut néanmoins être au travail parce qu’il sera engagé dans d’autres activités pédagogiques réclamées par l’institution. Citons en particulier la formation continue, la fermeture des établissements pour cause d’examen, la participation à des jurys d’examens ou de concours, les sorties et voyages scolaires ainsi que divers systèmes de « décharge » pour compenser la lourdeur de certains enseignements (zone d’éducation prioritaire, préparation aux grandes écoles).

Sachant que les obligations réglementaires de service des enseignants vont de 540 heures annuelles pour un professeur agrégé du secondaire à 972 heures pour un professeur des écoles, et sachant que d’autres tâches telles que conseils de classe et réunion pédagogiques sont listées mais pas quantifiées dans le secondaire, la Cour des Comptes estime que :

« L’écart entre les obligations réglementaires de service et le temps de travail annuel dû par les enseignants en tant que fonctionnaires (1 607 heures)(*) laisse des plages temporelles suffisantes pour que les absences dues à l’institution ne s’imputent pas sur les temps d’enseignement. »

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Du côté des recommandations visant à limiter le nombre d’heures perdues par les élèves, la Cour des Comptes préconise d’abord d’annualiser le temps de travail des enseignants afin de limiter les absences institutionnelles et mieux anticiper les besoins de remplacement. Elle pousse en outre à encourager la bivalence voire la polyvalence des enseignants (capacité à enseigner plusieurs matières). Deux mesures déjà évoquées à de multiples reprises dans le passé, mais que les syndicats d’enseignants n’apprécient guère…

Ce qui frappe le plus dans cette affaire d’absentéisme qui pèse directement sur le volume d’enseignement reçu par les élèves, et donc assez logiquement sur leur niveau éducatif, c’est qu’on en revient toujours aux carences d’organisation du mammouth.

Au moment où l’on parlait du projet d’Anne Hidalgo de doubler le salaire des enseignants sur la durée du prochain quinquennat si elle accédait à l’Élysée (risque faible), on s’est aperçu en effet et en moyenne que les professeurs français étaient moins bien payés que leurs homologues de l’Allemagne et des Pays-Bas (graphe ci-dessous à gauche) :

  

Comment est-ce possible alors que la France consacre à l’Éducation (comme à la santé, du reste) une part de sa richesse nationale tout à fait comparable voire supérieure à celle des pays précités (graphe ci-dessus à droite), tout en ne parvenant pas à faire cesser l’effondrement du niveau éducatif des élèves tel que mesuré par une succession accablante de tests internationaux ?

Comme le disait déjà l’ancien Premier président de la Cour des Comptes Didier Migaud en 2013 à l’occasion du rapport « Gérer les enseignants autrement » – et Dieu sait que le site Café pédagogique, aimable relais des revendications des syndicats d’enseignants estampillés à gauche, en était tout retourné :

« L’Éducation nationale ne souffre pas d’un manque de moyens ou d’un nombre trop faible d’enseignants, mais d’une utilisation défaillante des moyens existants. »

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La remarque reste donc toujours d’actualité huit ans après, en 2021. Et la question qui émerge est simple : le mammouth tel qu’il est, à la fois hyper-centralisé et brouillon, rigide sur certains points et laxiste sur d’autres, confondant excellence et illusion égalitaire sous l’effet d’une domination syndicale typique de l’esprit réactionnaire de gauche, pourra-t-il un jour s’adapter dans son format actuel ? 

Personnellement, je n’en crois rien. Et je prédis à ce nouveau rapport de la Cour des Comptes sur les causes structurelles des heures d’enseignement perdues pour les élèves le même sort que tous les précédents rapports du même style : un intérêt poli suivi de l’oubli et du néant. 

Tant que le monopole de l’Éducation nationale restera inviolable, tant qu’il n’y aura pas de mise en concurrence de tous les établissements scolaires, rien ne se passera. Il suffit de voir comment a été accueillie la proposition d’Emmanuel Macron de tester dans 50 écoles marseillaises la possibilité de donner aux directeurs d’école la liberté de composer eux-mêmes leur équipe éducative plutôt que d’être tributaires des allocations administratives de postes venues du ministère.

Ce n’était pourtant pas la révolution, mais c’était niet quand même. Ça promet.


(*) L’horaire légal de 1 607 heures par an correspond aux 35 heures hebdomadaires et s’applique à tous les salariés.


Illustration de couverture : Salle de classe désertée. Photo du rapport de la Cour des Comptes.

13 réflexions sur “Profs absents NON remplacés : L’organisation et le mammouth, ça fait deux…

  1. Ah, Nathalie ! Votre article tombe à point nommé, je me bats en ce moment pour que mon fils ait un prof de techno (pas une seule heure depuis le début de l’année) et que les absences de la prof de français soient compensées. Dans notre collège, certaines élèves n’ont pas eu de prof de français ou d’allemand pendant une année complète. Je connais des parents qui ont compensé en payant des cours particuliers auprès de profs à la retraite.

    Je n’ai aucun problème avec les arrêts maladie, tout le monde peut tomber malade. Mais il faut voir toutes les autres raisons pour lesquelles les cours sont annulées et que vous mentionnez au passage. C’est impressionnant. Au lycée les cours s’arrêtent 3 semaines avant la fin de l’année à cause du bac, au collège c’est à cause du brevet. Ils ont toujours plein de raisons valables pour ne pas faire cours : formation, déplacement, demi-journées « banalisées » pour on ne sait quoi, sorties scolaires, etc.

    J’aimerais bien connaitre le pourcentage effectif de cours assurés par matière et par classe. Sur 100 heures théoriques de cours de Français, combien une classe donnée en reçoit-elle vraiment ? Qu’ils commencent par communiquer les chiffres par département et par établissement, et qu’ils les rendent publics, ça serait un bon début. Pas une semaine sans que des cours ne soient annulés ou sautent. Et jamais, jamais remplacés. Ce n’est pas une fatalité, nos voisins européens ne font pas la même chose que nous.

    En tant que parent, on est rarement entendu, si ce n’est écouté : silence ou langue de bois, c’est la seule réponse qu’on obtient. Tout le monde semble impuissant : l’établissement, les associations de parents d’élève, le rectorat, etc. Le seul moyen de faire bouger les choses c’est comme toujours d’impliquer la presse, là bizarrement les choses bougent, ce qui était bloqué se débloque soudain. J’en ai fait l’expérience.

    • Bonjour Lionel,

      ce que vous racontez me fait l’effet de quelqu’un qui finalement, valide le process « éducation nationale ».
      Vous vous battez (ouch, carrément) pour que votre fils ait un prof de techno. Ca me fait l’effet de quelqu’un qui se bat pour avoir une nouvelle dose de soma.

      A mon sens, vous commettez une erreur, une grosse erreur.

      Au contraire, réjouissez-vous que votre fils ait un peu plus de temps pour se consacrer à lui-même et par là même, profitez-en pour travailler avec lui son instruction. Les méthodes, les données, les cours, les partages de connaissances sont légion sur internet aujourd’hui. Pour quelqu’un avide d’instruction et de réflexion, on peut passez des heures fantastiques, suffit de chercher un peu.

      Peut-être craignez vous pour son niveau scolaire ? Le niveau Ednat n’ayant rien à voir avec la qualité de l’instruction réelle, c’est encore là tout bénef.

      Et ne vous en faites pas pour le bac : l’état lui donnera même si votre fil est nul (selon les critères Ednat je précise). L’objectif étant 100% de réussite, il n’y a plus rien à tirer de ce diplôme.

      A moins que vous ne vouliez faire de votre gamin un cadre de la République Socialiste Soviétique Française (de droite ou de gauche, peu importe), il a tout intérêt à ce que les absences de son prof de techno fasse des émules et qu’il se retrouve à devoir s’instruire à la maison.

      En se retrouvant à la maison, il s’ouvrira sur le monde (et accessoirement, il n’aura pas à passer ses journées avec un masque étouffant sur le museau).

      • @BobRazovski: d’un point de vue pratique, le temps libre dégagé par l’absence des profs c’est souvent du temps entre deux cours, temps que mon fils passe en étude parce qu’il n’y pas assez de place au CDI (acronyme bureaucratique pour bibliothèque). L’étude c’est la punition parce qu’une fois les devoirs faits, les enfants s’y ennuient. Et en plus ils n’ont pas le droit de parler.

        Sur le fond, étant curieux et autodidacte moi-même sur pas mal de sujets, je ne peux qu’être d’accord avec vous. Mais je ne sais pas si un enfant de 11 ans a suffisamment de ressources pour se lancer dans un apprentissage autonome, d’autant plus qu’à cet âge ils ont d’autres centres d’intérêt, notamment les copains et les jeux vidéos. L’enseignement académique c’est encore bien efficace à cet âge.

        Par ailleurs, étant moi-même un pur produit de l’école méritocratique (avec tous les défauts de ce parcours), je tiens à ce que mes enfants aient les mêmes chances que moi. Ne vivant pas à Paris et ne faisant pas partie de la nomenklatura d’Etat, je ne peux pas les mettre à l’école alsacienne.

        Ceci dit j’aime bien votre idée même si le rabat-joie conformiste qui sommeille en moi n’y croit qu’à moitié. Je constate que c’est une idée qui fait son chemin, dans tous les domaines : santé, éducation, justice, …. Par exemple, dans mon petit désert médical, c’est pas une mauvaise idée de s’intéresser aux médecines naturelles plutôt que de compter sur des médecins qui ne sont de toutes façons plus là ou alors tellement débordés qu’ils en deviennent inaccessibles. Avec les médecines douces, pas d’effets secondaires, pas de maladies nosocomiales. Mais pour les grosses pathologies, on a encore besoin de la médecine d’Etat, et c’est là que l’inquiétude commence.

  2. L’un des soucis est l’enveloppe annuelle pour chaque catégorie de professeur (vous citez 540h pour un agrégé). Or ce sont les heures de cours. Ce n’est qu’une partie du travail réel effectué par les professeurs : préparation de cours, corrections, et une inflation de réunions inquiétante. L’un des vices du système est de laisser perdurer des méthodes d’organisation datant, en l’occurrence, de 1950.

    • C’est effectivement toute une organisation qui est à revoir – et toutes les « zones grises » ardemment défendues par les syndicats d’enseignants qui vont avec.
      Je lisais par exemple dans le rapport de la Cour des Comptes que les obligations réglementaires de service des professeurs comprennent non seulement les heures de cours face aux élèves avec un forfait d’heures pour la préparation et la correction, mais aussi la participation aux conseils de classe, les réunions pédagogiques, les conseils d’orientation, etc.. Dans le primaire, ce volume d’heures supplémentaires est quantifié (108 heures annuelles) mais dans le secondaire il ne l’est pas. De ce fait, un prof absent à un conseil de classe par exemple ne sera pas compté comme absent. Etc.

  3. on m’avait rapporté que dans notre académie il y avait une bonne centaine de profs « inemployables » pour des raisons diverses, sur environ les 9000 enseignants du secondaire. Le statut avec ses avantages, n’encourage pas à la responsabilité …

  4. Sans remettre en cause cet article, très factuel, je voudrais insister sur un phénomène saisonnier, ce qui aggrave le problème.
    En effet, le taux d’absentéisme est souvent plus important juste avant ou juste après les vacances.
    Là, je ne veux pointer du doigt personne, car la perspective de repos mérité (quand on voit la difficulté de certaines classes) peut entraîner une chute, une maladie, etc.
    Au final, l’absentéisme ponctuel, durant ces periodes critiques, devient supérieur à l’absentéisme global, et, là, il devient vraiment impossible aux autorités éducatives de faire face. Évidemment, le centralisme, la bureaucratie, le soviétisme de cette institution n’arrange pas les choses…

  5. Une boutique de quelque 979 800 personnes (Janvier 2020) avec une gestion centralisée c’est ingérable et comme la nature déteste le vide les syndicats complètent. Je m’étonne souvent de la très belle architecture de nos nouveaux établissements tout en m’interrogeant sur leurs emplois. Actuellement j’observe tel un péquin moyen que l’ensemble des filières sont en crise en commençant par Sciences-Po ou cet engorgement des Facs avec un Bac qui n’est plus que le souvenir d’une époque révolue ou une minorité décrochait les deux parties du Bachot. Nous aurions du écouter Claude Allègre, que de temps perdu. L’évolution se fera avec une montée en gamme des écoles privées pour le reste… Pourtant cette école pour tous mériterait sa réforme, gestion par les régions, des chefs d’établissement qui choisissent leurs personnels, Etc…

  6. Bonjour Nathalie.

    Je m’étonne que vous passiez tant de temps et d’énergie pour un tel article. Car s’il est, comme à l’accoutumé, efficace dans sa forme, je me pose la question de son efficacité quant au déclenchement de la réflexion, c’est à dire sur son fond.

    Car hormis le fait de nous montrer que ce « machin » nous coûte un bras pour un résultat ridicule, ce qui de toute façon n’est pas l’apanage de l’Ednat, qu’en déduire ?

    La seule chose qui me vient à l’esprit à la lecture du titre est :

    Profs absents NON remplacés : C’est si grave que ça ?

  7. Le probleme des professeurs absents non remplaces n’est pas nouveau. C’etait aussi le cas dans les annees 80 quand j’allais a l’ecole. Vivant maintenant a l’etranger, je constate des manieres de faire tres differentes et dont la France pourrait s’inspirer.
    A Taiwan lorsqu’un prof a une absence courte (moins d’une semaine) il ou elle va echanger ses heures avec d’autres profs. Ainsi, au lieu d’avoir un cours de maths ou d’histoire, la classe aura un cours supplementaire de Chinois ou d’ Anglais. La semaine suivante, les cours de maths ou d’histoire manques seront rattrappes sur les heures d’Anglais ou de Chinois. Les absences plus longues sont toujours remplacees.

    • C’est beaucoup trop pragmatique, responsable, autonome et centré sur l’intérêt des élèves !

      Vous pourriez aussi bien demander aux professeurs de l’Education nationale française de faire leurs cours en marchant sur les mains, ou de jeûner une semaine sur deux en hommage aux « valeurs de la République » !

  8. Les sondages qui mettaient V. Pécresse à 11% il y a encore quelques jours, la positionnent désormais à 20% des intentions de vote. Ce saut illustre la sensibilité des sondages aux événements, leur côté contingent, en l’occurence la désignation de V. Pécresse par le congrès LR.

    Tirer des leçons à plusieurs mois des sondages faits aujourd’hui est hasardeux comme le prouve l’exemple ci-dessus qui est loin d’être unique. Par contre, l’utilisation tendancieuse des sondages en vue d’influencer les électeurs explique la pléthore de sondages qui sont diffusés, notamment ceux qui sont communiqués par le pouvoir en vue de légitimer le duel Macron-Le Pen.

    Je suis curieux de voir comment l’équipe Macron va réagir à ses nouveaux sondages. Qu’est ce qu’ils vont bien pouvoir nous inventer cette fois-ci?

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