Attention DANGER : l’exception sanitaire s’installe dans nos vies

Mise à jour du jeudi 21 octobre 2021 : Le texte de « vigilance sanitaire » qui prolonge la possibilité de recourir à l’état d’urgence sanitaire et au pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022  a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale.

Même si c’était presque couru d’avance – « presque » parce que je garde toujours en moi un petit fond d’optimisme en me disant : non, ils n’oseront pas, ils ne le feront pas – c’est triste à dire : il semblerait bien que l’état d’urgence sanitaire instauré en mars 2020 au moment où le Coronavirus nous tombait dessus va connaître les mêmes prolongements subrepticement liberticides que l’état d’urgence terroriste décidé en novembre 2015 puis intégré dans le droit commun en 2017 par les bons soins d’Emmanuel Macron.

Ainsi que je l’écrivais déjà il y a un mois, en matière de Covid-19, le gouvernement s’y entend pour souffler perpétuellement le chaud et le froid. À l’époque, le pass sanitaire était en vigueur depuis plusieurs semaines déjà et l’on voyait le Président de la République, tout empreint d’une sollicitude des plus suspectes, évoquer auprès des uns la possibilité « d’alléger un peu les contraintes » et assurer aux autres qu’il serait « le plus heureux des hommes » si l’on pouvait y mettre fin :

« Je vais vous dire, le premier qui voudrait se passer du pass sanitaire est devant vous. Si on peut demain arrêter le pass sanitaire, je suis le plus heureux des hommes. » (Emmanuel Macron, 17 sept. 2021)

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Résultat, alors que la population est maintenant largement vaccinée et alors que la pandémie marque très nettement le pas, aussi bien en incidence qu’en hospitalisations, réanimations et décès, aucune levée des restrictions n’est venue confirmer les propos médiatiquement compassionnels de M. Macron.

Tout au contraire, alors que les dates du 15 novembre et du 31 décembre 2021 approchent, dates qui marquent la fin des régimes juridiques autorisant le recours au pass sanitaire pour la première et le recours à l’état d’urgence sanitaire pour la seconde, le gouvernement a reporté tout aménagement éventuel du pass sanitaire au-delà du 15 novembre et s’est surtout empressé de concocter un projet de loi « portant diverses dispositions de vigilance sanitaire » afin de disposer à sa guise de toute les mesures d’exception sanitaire possibles jusqu’au… 31 juillet 2022 ! 

Oui, vous avez bien lu, au-delà des élections présidentielle et législatives d’avril et juin 2022 !

Oh, bien sûr, le storytelling mis en avant par le gouvernement consiste à dire que ses intentions sont parfaitement pures et désintéressées. Seule compte la lutte acharnée contre le virus, un virus qui nous a « tant de fois surpris », un virus « diabolique » (comme disait le professeur Delfraissy), un virus qu’il s’agit de pouvoir terrasser à tout moment pour peu que de nouvelles conditions ou de nouveaux variants inconnus à ce jour viennent relancer la pandémie. 

Il ne serait donc question que de se donner dès maintenant les moyens de parer à toute éventualité. Instaurer le pass sanitaire si nécessaire – mais peut-être faudrait-il déjà le lever – et revenir à l’état d’urgence sanitaire si nécessaire sans avoir à en passer par un nouveau vote du Parlement, lequel va cesser ses activités à la fin du mois de février prochain en prévision de la campagne présidentielle. Gouverner, c’est prévoir, n’est-ce pas ?

Pour le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, dont on se souvient qu’il vendait le pass sanitaire en disant que c’était un instrument de liberté alors qu’on voit tous les jours un peu plus que ce n’est rien d’autre qu’un instrument de contrôle social, toute autre interprétation des actes du gouvernement serait le fait de « professionnels de l’indignation » qui ont fait de la pandémie leur « fonds de commerce » (vidéo, 01′ 29″) :

Il faut une belle dose de mauvaise foi pour tenir de tels propos. Des opportunistes vociférants qui cherchent leur quart d’heure de célébrité, il y a en aura toujours, mais fondamentalement, si indignation il y a, elle est avant tout la conséquence de la marche gouvernementale systématique vers plus de coercition, quoi qu’il se passe réellement sur le plan de la pandémie.

Pour commencer, si le texte, qui sera examiné à partir de demain par l’Assemblée nationale, est voté en l’état, le gouvernement en place disposera de la panoplie complète de l’exception sanitaire au moment où doivent se tenir des élections de première importance dans notre Vème République. Sans même insinuer quoi que ce soit quant aux intentions réelles d’Emmanuel Macron, il semble particulièrement malsain en règle générale d’envisager un tel scrutin dans des conditions démocratiques réduites et menacées à tout moment de réductions supplémentaires.

Quant à prévoir, que le gouvernement se penche plutôt sur les aberrantes rigidités de notre système de soin mises en évidence de façon criante par la pandémie avant que de vouloir protéger ce système branlant en dépouillant les citoyens de leurs libertés individuelles.

Je ne sais si vous avez déjà eu l’occasion de lire en quoi consiste exactement le régime de l’état d’urgence sanitaire sous lequel nous vivons de façon complète ou transitoire depuis le mois de mars 2020, mais je vous invite vivement à le faire car du point de vue de la restriction des libertés, c’est véritablement énorme :

« La déclaration de l’état d’urgence sanitaire autorise le Premier ministre à prendre par décret :

• des mesures limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion (y compris des mesures d’interdiction de déplacement hors du domicile) ;

• des mesures de réquisition de tous biens et services nécessaires pour mettre fin à la catastrophe sanitaire ;

• des mesures temporaires de contrôle des prix. »

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Tel est donc le cadre qui permet au gouvernement d’imposer confinement et couvre-feu, de restreindre les déplacements, d’interdire les réunions de plus de tant de personnes, de réquisitionner les masques chirurgicaux, de les rendre obligatoires, de fixer administrativement le prix du gel hydroalcoolique, de décider quels biens sont essentiels et quels autres ne le sont pas, d’interdire à certaines entreprises de fonctionner, d’obliger certaines autres à passer au télétravail, de fermer ou d’ouvrir les établissements scolaires, d’imposer le pass sanitaire, etc. 

Et tel est donc le cadre juridique que le gouvernement souhaite garder à sa totale discrétion jusqu’en juillet 2022. Les députés de la majorité présidentielle lui donneront-ils satisfaction ? C’est hélas fort probable, même si l’on peut s’attendre à un peu de résistance au Sénat.

Il est vrai que vendredi dernier, les députés qui examinaient le nouveau texte en Commission des lois ont adopté (d’une courte voix) un amendement déposé par le député LREM Pacôme Rupin visant à lever le pass sanitaire dans les départements où l’incidence serait inférieure ou égale à 50 cas par semaines pour 100 000 personnes – ce qui, à la date d’aujourd’hui, concernerait plus de 80 départements sur 96 en France métropolitaine. (À noter du reste que certains « frémissements » locaux récents de l’incidence hâtivement cités en faveur de l’autoritarisme gouvernemental n’impliquent nullement une hausse des hospitalisations et des décès.)

Personne ne s’attend à ce que l’amendement passe le cap du débat parlementaire. Il suffit d’entendre la députée LREM Anne Genetet envisager tranquillement de faire du pass sanitaire un instrument de droit commun pour comprendre qu’on entre lentement mais sûrement dans la mise en place d’un régime de contrôle social qui n’a plus aucun rapport avec la réalité de la pandémie, qui s’avance masqué derrière le doucereux prétexte d’assurer la protection des individus, qui joue sur les peurs, génère de la dépendance chez les citoyens et n’a que faire des libertés publiques :

« Le pass sanitaire a été mis en place dans le cadre d’une loi d’urgence, et il a démontré son efficacité. Aujourd’hui, il pourrait rentrer dans le droit commun, comme le carnet de vaccination pour les enfants ou le permis de conduire, c’est-à-dire comme un outil qu’on doit avoir sous la main, et qu’on peut sortir en cas de besoin. »

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On se rappellera en outre qu’à la veille des vacances de Noël 2020, le Premier ministre Jean Castex avait déjà tenté de « normaliser » les situations d’exception en déposant un projet de loi en procédure accélérée « instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires. » Il y était notamment question, déjà, de limiter les déplacements des personnes qui ne présenteraient pas une preuve de non-contamination (tests, vaccins, etc.) Face au tollé, le gouvernement avait finalement retiré son texte et réaffirmé que la vaccination ne serait pas obligatoire. On a vu ce qu’il en a été…

On est donc largement fondé à s’attendre au pire, et ce d’autant plus que le gouvernement continue à avancer ses pions. La troisième dose de vaccin n’est pas au programme du nouveau texte, mais l’on sait d’ores et déjà que le gouvernement étudie comment elle pourrait conditionner la validité du pass sanitaire. Donc potentiellement prolonger son existence de nouvelle dose en nouvelle dose. (Pourtant, en l’état actuel des observations, la protection supplémentaire qu’elle accorde, réelle pour les personnes âgées et vulnérables, semble néanmoins peu marquée pour les formes graves de la maladie pour lesquelles la protection des deux doses initiales serait apparemment suffisante.)

Comme vous voyez, la cavalcade liberticide est irrémédiablement en route et trouve toujours prétexte à se renforcer. Ça promet.


Illustration de couverture : Le Président de la République Emmanuel Macron en juillet 2020. Photo AFP.

24 réflexions sur “Attention DANGER : l’exception sanitaire s’installe dans nos vies

  1. Bonjour Nathalie,

    C’est proprement et simplement terrifiant. La « naïveté » (j’utilise volontairement un terme poli) de la majorité des habitants de ce pays est simplement confondante. J’ai bien peur que pas grand chose ne soit désormais possible contre les ignorants, ceux qui par confort ne veulent rien savoir, ceux qui s’en accomodent et ceux que ça arrange. Ce billet, posté ce jour sur CP, explique bien comment on en est arrivé là : https://www.contrepoints.org/2021/10/18/408881-comment-on-manipule-pour-avoir-le-consentement

  2. Tres juste ! On est en plein contrôle social. S’agissant de la 3ème dose, le Canard de la semaine dernière a publié un article expliquant que c’est déjà décidé : le passe à 2 doses deviendra caduque au bout de 7 mois.

    Avez-vous par ailleurs entendu Mme Wargon nous dire qu’il faudra en finir avec les maisons individuelles ? Décidément ce gouvernement que ses opposant taxent d’ultra libéralisme est fort peu libéral. C’est très grave ce qui se passe en ce moment.

    • Qu’on ne vienne pas me parler de séparation des pouvoirs.

      Le seul moyen, à court terme, d’éjecter l’individu (moi aussi j’édulcore) Macron est le 1er tour avec réédition 2002. J’avoue que j’éprouverais une joie extatique à voir sa g…mine déconfite.

      Il est nuisible et doit être écarté.

      Quant aux « pastèques », ils sont encore plus dangereux que les gauchos. Mme Wargon a à cœur de normer les habitations; je présume donc que le trois-pièces-cuisine qu’elle occupe dans une ZUP bienheureuse doit pouvoir accueillir une ou deux autres familles et qu’elle montrera l’exemple, tout naturellement.
      Une petite nostalgie style ex-RDA.

      J’ai toujours adoré tous ces sages de l’orthodoxie boboïde qui vous expliquent comment vivre avec 1500 € / mois alors qu’ils gagnent 10 fois cela, avantages et défraiements en sus.

      Je sens surtout une prochaine colère jaune poindre.

      • D’après sa déclaration auprès de la HA de la Transparence, Mme Wargon est l’heureuse propriétaire … d’une maison individuelle : https://www.hatvp.fr/fiche-nominative/?declarant=wargon-emmanuelle

        C’était ça la nomenklatura à l’époque de l’URSS : ils avaient leurs magasins privatifs où ils pouvaient trouver tous les produits qui faisaient défaut à leurs contemporains, y compris les produits importés.

        Tous les signaux sont au rouge : on se rapproche d’un régime à la soviétique, avec cette fois-ci une idéologie marxiste-écologique.

  3. Rien d’étonnant, les français vont dans leur sens systématiquement, on leur a ordonné de se faire vacciné ils l’ ont fait bêtement sans même rien comprendre à rien sans même s’informer correctement car pour eux leur Etat c’est parole d’évangile donc la clique d’escroc et de déglinguée qu ils ont allégrement mit au pouvoir ( je les suspecte d’avoir mit cette individu, Macron au pouvoir par snobisme) vont leur faire payé très chère leur grégarisme et leur manque évident d’intelligence politique car le fumeux passe sanitaire n ‘est que le prélude à ce que Macron vise réelement qui n’est rien d’autre que leur fric, donc prochaine étape si ce type est réélu se sera le passe financier (restriction financières ) et ensuite le néant et la dictature . Pour eux 2022 denier sera arrêt avant l’enfer ( le bucher des vanités) il ne reste plus qu’a dire à mes très chers concitoyens,  » Inch Allah « 

  4. Sans pour autant minimiser l’aspect liberticide et ses prolongements qui s’installent insidieusement dans nos vies, on peut toutefois imaginer un autre état d’esprit moyen terme, « terme » étant l’élection…car c’est bien ça qui compte avant tout, non ?

    Le gouvernement toujours désemparé se ménage ses arrières ou plutôt un avenir incertain. Il est inutile de rappeler une fois de plus tous les égarements depuis début 2020 mais finalement à quoi se raccrocher ?

    Les modèles de simulations de l’épidémie se sont révélés à chaque fois faux après coup. Tous s’appuyant sur le « modèle SIR » (catégories, « sain, infecté, rétabli » ; équations de Kermack et McKendrick qui date de 1927 initialement conçu pour la peste), amplifiant démesurément les prévisions catastrophiques, a fait l’objet de nombreuses critiques venant des scientifiques eux-mêmes. Le problème du modèle SIR vient de l’usage exclusif des moyennes, nombre moyen d’individus qu’une personne infectée contamine pendant la durée moyenne de contagiosité (tant qu’elle est contagieuse), c’est le fameux R0. L’approche SIR n’imagine pas qu’il puisse exister des individus qui ont un grand nombre de contacts (plutôt les jeunes et les urbains) et d’autres qui en ont très peu (provinciaux à la campagne ou ailleurs) : « très peu ont beaucoup et beaucoup ont très peu », en définitive.

    Et pour les vaccins « magiques » rendus disponibles en un éclair et toujours en phase 3, ils démontrent tous les jours dans le monde entier, leurs limites, ce qui est loin de rassurer.

    Du coup la communication gouvernementale, révèle le décalage entre le discours plein de certitudes sur les prévisions et les vaccins. Et la réalité demeure têtue.

    L’angoisse actuelle du gouvernement peut donc se comprendre. Le pass qui est tout sauf sanitaire, est d’abord devenu un enjeu politique primordial ; il s’agit de ne pas perdre la face surtout qu’un certain nombre de procédures judiciaires pour attaquer son obligation de fait, sont en cours.

    Le texte de loi sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire ne se contente pas de proposer la prolongation du pass, il demande aussi une autorisation pour pouvoir promulguer dès que nécessaire et sans contrôle des « décrets pour un état d’urgence sanitaire pour trente jours ».

    Une majorité indolente et servile se sent dûment protégée et en redemande. La popularité d’Emmanuel Macron progresse de 2 points ce mois-ci pour atteindre 40% des Français. Depuis septembre 2020, soit un an, sa cote oscille entre 37% et 41% de Français satisfaits.

    Donc politiquement, « ça roule » et on se ménage l’avenir au cas où !

    Et le pass lui non plus n’a pas fini de montrer toutes ses fragilités juridiques mais aussi techniques…
    Trop neuf, trop simpliste !

    • Vous faites bien de rappeler l’essentiel : la réélection de Macron qu’il faut garantir à tous prix : par le contrôle social du passe sanitaire qui fait planer l’ombre du vote à distance et donc de la fraude et par le déferlement quotidien de promesses clientélistes financées sur budget COVID.

      Sauf que ces promesses ne seront pas tenues car la première chose que fera le nouveau gouvernement, macroniste ou pas, ce sera une loi de finances rectificative qui réduira à néant l’ensemble des cadeaux du président en campagne. Et ainsi, les électeurs auront été bernés deux fois.

      Par contre, je ne crois pas trop à l’argument selon lequel ils voudraient éviter de perdre la face. Ils n’ont aucun scrupule pour dire à deux semaines d’intervalles une chose et son contraire. Ils sont d’un cynisme à toute épreuve et ça ne les gène pas parce que lorsqu’un opposant se dresse ils lâchent les chiens de garde de la presse et des fact-checkers qui lancent leurs fatwas progressistes. Notre époque ressemble à une révolution culturelle chinoise imaginée par des mollah iraniens. Gasp !

    • C’est effrayant de constater qu’il demeure 40% de « satisfaits » de la politique de ce fossoyeur.

      Il se sent pratiquement réélu dans des pantoufles, en l’absence de tout programme, qu’il n’a jamais eu puisqu’il affirmait, rappelons-le, qu’il fallait plutôt avoir une vision. Commode, n’est-ce pas ?

      Avec le trublion Zemmour, qui rebat les cartes, pourrait bousculer MLP et l’ensemble des impétrants, c’est du pain bénit qui le conforterait au second tour.

      J’espère, tout simplement, l’imprévisible, genre élections 1995, dont les estimations misaient Balladur cheval gagnant ou mieux, 2002, comme je le disais, avec le même sort que Jospin.

  5. Les mafias fonctionnent sur le principe de causer un trouble et d’être la solution à ce trouble. On y est semble-t-il.
    Pass Sanitaire, Pass Climat, Pass CO2, Pass oxygène, Pass Vie…?

    https://www.amazon.fr/COVID-19-Great-Reset-Klaus-Schwab/dp/2940631123/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=ÅMÅŽÕÑ&crid=3JPUNG9KT94W7&dchild=1&keywords=covid-19+the+great+reset&qid=1634667989&sprefix=Covid+19+great%2Caps%2C167&sr=8-1
    Résumé ici par Philippe Herlin :
    https://philippeherlin.blogspot.com/2020/11/le-great-reset-une-menace-pour-nos.html

    Tout est dit.

    • Non, rien n’est dit. D’abord, le passe sanitaire est destiné à empêcher les autres de mourir. Si vous vous y opposez, vous êtes un assassin.

      Ensuite, le passe sanitaire n’est pas obligatoire. Vous n’en avez pas besoin. Vous pouvez très aisément vous passer de bistrot, de restaurant et de train. Etes-vous un alcoolique ? Buvez chez vous et ne nous cassez pas les pieds. Vous avez besoin de vous déplacer ? Achetez une voiture.

      Enfin, il n’y a pas de grand rissette. Klaus Schwab n’est pas plus le maître du monde que vous, et d’ailleurs sont livre le grand rissette ne dit pas ce que les gens prétendent qu’il y a dedans.

      En particulier Philippe Herlin. Philippe Herlin est un libéral qui ne dit pas que des conneries, mais c’est quelqu’un qui se fait de l’argent en prédisant la fin du monde, petit métier fort à la mode dans les temps troublés.

      Philippe Herlin publie ses articles sur le site d’un marchand d’or, comme par hasard les gens achètent de l’or lorsqu’ils sont inquiets, comme par hasard Philippe Herlin passe son temps à nous annoncer la fin du monde, et comme par hasard Philippe Herlin publie régulièrement des articles où il conseille aux gens d’acheter de l’or.

      Mais à part ça, Philippe Herlin est un expert parfaitement objectif et indépendant.

      Et bien sûr, si jamais les prédictions de Philippe Herlin se réalisaient (fin du monde, fermeture des banques, etc.), les gens qui auraient suivi ses conseils et acheté des pièces d’or pourraient aisément se procurer du pain et de l’essence en découpant leurs pièces d’or en miettes. C’est évident.

      • « le passe sanitaire est destiné à empêcher les autres de mourir. Si vous vous y opposez, vous êtes un assassin. »

        N’importe quoi. Ce que l’on sait des vaccins, c’est qu’ils sont très efficaces pour empêcher les formes graves du Covid. Mais leur capacité à réduire la transmission du virus est toujours en débat.

        En revanche, d’accord avec vous à propos du ridicule barouf super alarmiste fait autour du grand reset, complot mondial d’une élite cachée qui tire toutes les ficelles genre Spectre, réduction organisée de la population etc… Les marchands de peur sont de tous les côtés.

      • @Nathalie : je partage votre point de vue comme d’habitude mais je voudrais toutefois préciser que l’écueil du conspirationnisme, puisque c’est de ça qu’il s’agit, ne doit pas nous empêcher de penser la situation en termes politiques.

        De ce point de vue, on peut légitimement parler d’une dégradation certaine de la situation démocratique en France. Le passe sanitaire est un outil de contrôle social et d’oppression politique qui s’ajoute aux multiples lois qui au cours de la dernière décennie ont restreint les libertés et l’état de droit.

        Certes nous ne sommes pas en dictature, ni même en démocrature, mais nous ne sommes déjà plus dans une démocratie libérale. Au-delà du pouvoir personnel que toutes ces mesures procurent aux différents maillons de la chaine rattachée au président et à son clan, quel analyse pouvons-nous faire de l’idéologie à l’oeuvre en France, mais également dans les autres pays occidentaux ?

        Penser la situation en termes politiques, c’est aussi se donner la possibilité de prêter des intentions aux pouvoirs en place, qu’ils soient politiques ou financiers, qu’ils agissent en France, ou ailleurs. C’est accepter l’idée que derrière les décisions ponctuelles existe une logique du pouvoir dont nous avons du mal à percevoir les contours.

        Je refuse qu’on me dénie le droit de réfléchir à l’envers du décor ou à la généalogie de la servitude sous prétexte qu’il existe des gens qui pensent que la terre est plate ou que les attentats du 11 septembre n’ont jamais eu lieu. C’est la thèse d’un Bronner. C’est la thèse du pouvoir.

      • @ Lionel :
        Loin de moi l’intention d’empêcher quiconque de réfléchir. Je porte pour ma part une opposition totale au pass sanitaire et à bien d’autres mesures liberticides qui s’infiltrent peu à peu dans notre quotidien, mais je considère que cette opposition ne sera pas audible, qu’elle prêtera trop facilement le flanc à la critique, si elle ne fait pas le tri entre les arguments faux et/ou délirants et les arguments tangibles. On sait que le gouvernement a vite fait de qualifier de complotiste tout ce qui ne va pas dans son sens, ça l’arrange bien, mais on sait aussi que les croyances farfelues et/ou conspirationnistes existent (depuis que l’homme est homme, du reste ; et le marxisme qui fait tout remonter à un complot des classes possédantes en fait partie).
        Quant au tri, bien d’accord avec vous, nul besoin de la commission Bronner pour nous dire comment le faire. A chacun, précisément, d’exercer son sens du discernement.

      • @Lionel

        Vous écrivez assez péremptoirement « …Car nous ne sommes pas en dictature, ni même en démocrature… »
        D’où sortez-vous, et que signifie ce mot de : « démocrature » dont je n’ai pas trouvé trace dans le dictionnaire de M. Littré ?
        Seriez-vous en train de nous inventer une « novlangue » de plus, par laquelle il faudrait que nous remplacions notre français de toujours ?

      • @Mildred : « démocrature » désigne les formes hybrides entre démocratie et dictature, ce terme s’applique essentiellement à des pays comme la Russie et la Turquie qui ménagent certaines formes démocratiques tout en ayant des aspects franchement dictatoriaux. Je ne sais pas qui en est l’auteur mais je l’ai souvent entendu dans la bouche de Nicolas Baverez entre autres, mais peut-être ce terme date-t-il un peu et ne s’est pas imposé. Le terme « démocraties illibérales » désigne plutôt les jeunes démocraties d’Europe de l’Est, la Hongrie par exemple. On sent bien qu’il faudrait trouver un terme spécifique pour ce qui se passe dans les pays occidentaux.

      • @Nathalie : oui vous avez entièrement raison. Les interprétations farfelues desservent clairement la cause et ça c’est de la responsabilité de chacun, d’être rigoureux dans ses convictions, de ne pas tomber dans le fantasme, l’illusion. Il y a également une responsabilité du gouvernement et de certains acteurs de la santé qui est d’instrumentaliser toutes ces croyances pour discréditer toute opposition rationnelle, ça s’est beaucoup vu quand même, mais rassurez vous je ne rouvre pas le débat.

      • @Lionel

        Et pendant que vous cherchez le terme adéquat, je me demande si nous ne sommes pas entrés dans cette forme de pouvoir post-politique dont rêvait pour nous, Jean Monnet ?
        Et que Friedrich Engels (cité par Philippe de Villiers) prévoyait, une fois la révolution prolétarienne accomplie :

        « Le gouvernement des personnes fera place à l’administration des choses et conduira ainsi l’extinction progressive de l’État. L’État ne sera pas aboli, il dépérira. »

        Eh bien, il semblerait que nous y sommes, sans avoir eu besoin d’inventer de nouveaux mots !

      • @Mildred : je ne partage pas cette analyse. L’état est loin de dépérir bien au contraire ! Il ne faut pas confondre l’Etat et les services qu’il rend à la population, lesquels services sont en décrépitude pour différentes raisons. Mais l’Etat lui ne s’est jamais porté si bien, il n’a jamais autant étendu son emprise sur la société. De la même manière, il ne faut pas confondre Etat et nation, les deux sont bien distincts, quoiqu’en dise la propagande médiatico-gouvernementale.

  6. Ce qui me dérange un tantinet c’est que pour une mesure importante pour les citoyens seulement 230 députés ont participé au vote où étaient les autres, j’estime mais je dois être le seul que les lois devraient être votées en séances plénières et non en catimini à 3 heures du matin. Facteur aggravant, ce Pass. ne s’appliquerait pas aux députés qui accèdent à l’hémicycle – Exemplarité ?

  7.  »
    En revanche, d’accord avec vous à propos du ridicule barouf super alarmiste fait autour du grand reset, complot mondial d’une élite cachée qui tire toutes les ficelles genre Spectre, réduction organisée de la population etc… Les marchands de peur sont de tous les côtés.
     »

    Lors de la 2de GM, des gens traitaient de farfelus d’autres gens qui disaient que des Juifs étaient déportés et éliminés de manière industrielle en masse dans des camps.

    L’idée n’est pas de vendre de la peur, l’explication de Philippe Herlin, même s’il est économiste et consacre son temps au conseil financier n’en demeure pas moins entendante et cohérente. Macron suit en tous cas exactement ce chemin et le pass Sanitaire, Climatique, Vital…en fait partie semble-t-il.

    En tous cas, si quelqu’un était totalement dénué d’empathie, avec un égo stratosphérique, après avoir trahi tous les gens qui l’ont poussé vers le haut (Le traitre et le néant), qui va prendre la direction Européenne (Tout de la France), qui désosse la France à tout va (affaire Alsthom, Nouvelle Calédonie, Sous Marins, Pfizer, Economie à Genoux au profit d’intérêts privés, Dézingage des Hôpitaux (Voir la chaine Juste milieu sur YT), Anéhantissment des institutions, de la justice, de l’éducation, pouvoir infiniment centralisé autour de sa Personne en France (puis après en Europe ?), Maintenant prêt à suivre des gens comme Swhab et son magnifique programme, Il est peut-être Farfelu de penser ça, mais peut-être pas.

    On peut aussi traiter de Farfelus les gens qui croient en un Dieu, en Gaia, tout en étant incapable de démontrer son existence car c’est impossible, il faut le vire pour le croire. Il est préférable de ne pas vivre ce que nous proposent ces gens là. Ils développent des concepts qui transcendent les libertés individuelles pour les ériger en postulats indémontrables aussi : Climat, Pandémies, Traitement des minorités, Cancel Culture, Woke, Open Society, etc etc….On ne peut décidément pas faire mieux pour tracer cette voie. Ce n’est jamais démenti, et pour cause, tout est expliqué. Les faits sont têtus.

    Possible que la folie guette les gens comme moi, mais partir de ce postulat est préférable, vrai principe de précaution.

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