Non, l’IMMIGRATION ne pousse pas les SALAIRES vers le BAS

L’irruption d’Éric Zemmour dans le débat public relatif à l’élection présidentielle de 2022 a puissamment dirigé les projecteurs sur la question migratoire. Marine Le Pen n’est évidemment pas en reste, qui envisage d’instaurer la priorité nationale dans l’emploi via une refonte de la Constitution. Or parmi tous les reproches qui sont généralement formulés à l’encontre de l’immigration – le risque civilisationnel, le risque démographique – figure également l’idée qu’elle pousserait les salaires à la baisse pour le plus grand bonheur des élites patronales mondialisées.

On pourrait en effet se dire que si l’offre de travail augmente via l’arrivée de nouvelles populations sur le marché du travail, les prix, donc en l’occurrence les salaires, vont baisser, comme sur tout marché régit par la loi de l’offre et de la demande. Et l’on pourrait notamment nourrir quelques inquiétudes pour les travailleurs domestiques les moins qualifiés et les chômeurs, premiers concernés – pensons-nous – par la concurrence des migrants.

Ce n’est pourtant pas ce que nous révèle l’analyse grandeur nature d’un évènement migratoire d’ampleur connu sous le nom d’exode de Mariel.

En 1980, la situation économique et politique de Cuba atteint un niveau de dégradation tel que de plus en plus de Cubains font des demandes d’asile dans les pays environnants. Fidel Castro, éructant de haine contre ce qu’il appelle des « déchets » et des « vermines » contre-révolutionnaires, finit par autoriser le départ de tous ceux qui le souhaitent.

Résultat, du 21 avril au 30 septembre 1980, avec un pic notable en mai et juin, ce sont 125 000 « boat people » cubains qui ont quitté précipitamment le port de Mariel à Cuba pour rejoindre les côtes de la Floride (photo de couverture). La population active de Miami s’en est trouvée accrue de 7 % en quelques semaines par un afflux de main d’œuvre étrangère globalement peu qualifiée.

Premier à s’intéresser à cette situation inédite, l’économiste David Card de l’Université de Californie (Berkley) en 1990. À très court terme, durant l’été 1980, on pouvait voir à l’œil nu le chômage des nouveaux arrivants s’étaler dans les rues de Miami, laissant craindre qu’ils constitueraient rapidement une menace pour les salaires et les emplois des salariés natifs les moins qualifiés, mais l’analyse des données indique que l’afflux de main d’œuvre cubaine fut très promptement absorbé par le marché du travail de Miami, ce qui permit à Card de conclure que : 

L’exode de Mariel « n’a eu pratiquement aucun effet sur les salaires ou les taux de chômage des travailleurs moins qualifiés, même parmi les Cubains qui avaient immigré plus tôt. »

.
En 2017, cependant, le Professeur George Borjas de l’Université de Harvard montrait dans une étude similaire que le salaire des travailleurs natifs « qui avaient quitté le lycée sans diplôme » avait chuté de 10 à 30 % peu après le flux des arrivées de Mariel.

Une conclusion invalidée rapidement dans une autre étude (Peri et Yasenov, 2017) qui mettait en évidence le fait que le salaire des lycéens décrocheurs de Miami n’avaient pas changé après 1980 comparativement aux salaires des décrocheurs dans d’autres villes américaines qui n’avaient pas connu de vague migratoire sur la même période. Les auteurs reprochaient en outre à Borjas d’avoir utilisé de trop petits groupes de travailleurs pour obtenir des résultats significatifs.

D’autres événements du même type, comme l’arrivée de 600 000 juifs russes en Israël en 1990 dans le contexte de l’effondrement de l’URSS ou celle de plus de 1,3 million de réfugiés syriens en Jordanie entre 2011 et 2015 pour une population jordanienne de 6,6 millions de personnes, ont également donné lieu à des études d’impact sur l’emploi et les salaires. 

Dans le cas israélien, une première étude a conclu à l’absence d’impact tandis qu’une seconde étude a mis en évidence une brève période de baisse de salaire des travailleurs locaux en raison de l’arrivée de travailleurs russes hautement qualifiés, baisse qui s’est rapidement résorbée. Côté Jordanien, une étude de 2019 constate que « les Jordaniens vivant dans des zones à haute concentration de réfugiés n’ont pas rencontré plus de difficultés sur le marché du travail que leurs compatriotes moins exposés aux flux de réfugiés. »

La vraie vie invaliderait-elle les principes les plus assurés de la science économique ? La loi de l’offre et de la demande serait-elle purement théorique ? Non, bien sûr. 

L’erreur vient du fait que lorsqu’on dit que l’offre supplémentaire de travail va forcément faire baisser les prix, on ne voit qu’une partie du phénomène économique à l’œuvre quand quelqu’un arrive dans un pays pour y vivre. Car précisément il y arrive pour y vivre, ce qui signifie qu’il ne va pas seulement y travailler comme salarié mais éventuellement y ouvrir sa petite entreprise (de restauration, de réparation, de construction…) et également y consommer. Autrement dit, il va créer une demande pour des biens et services qui, à son tour, va générer une demande pour du travail, etc…

Mais l’erreur est fréquente et elle repose essentiellement sur l’idée fausse, mais très en vogue chez Gérard Filoche, Martine Aubry et leurs amis, que la quantité de travail disponible est un gâteau fini, une grandeur fixe déterminée à jamais.

Dans cette optique, l’immigration, mais aussi l’automatisation de la production ou le recul de l’âge de départ en retraite constituent des chocs externes de nature à entraîner un excès de travail disponible donc une baisse des salaires et une hausse du chômage. Pour bien faire, il faudrait donc se partager harmonieusement le travail, de préférence à salaire inchangé. Toute ressemblance avec nos 35 heures qui n’ont rigoureusement rien fait pour enrayer notre chômage de masse n’est absolument pas fortuite.

Il est finalement assez amusant de constater que quand la gauche appelle avec enthousiasme à l’ouverture des frontières et à la régularisation sans condition de tous les sans-papiers pour des raisons purement idéologiques liées à sa nouvelle conception des damnés de la terre, elle entérine implicitement le fait que la quantité de travail n’est pas fixe, en parfaite contradiction avec ses théories de partage du travail !

Quant à moi, je pense, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire ici, que le modèle social français basé sur les folles dépenses d’un État providence toujours plus englobant et toujours plus déresponsabilisant, constitue une distorsion complète de nos échanges économiques et de notre marché du travail comme en témoignent notre chômage élevé, notre faible productivité et notre terne croissance depuis de nombreuses années. D’abord le réformer avant de conclure quoi que ce soit vis-à-vis de l’immigration et en faire un sujet constitutionnel.


Illustration de couverture : des migrants de Mariel (Cuba) arrivent à Miami, 1980.

36 réflexions sur “Non, l’IMMIGRATION ne pousse pas les SALAIRES vers le BAS

  1. Voila une contribution à contre courant qui remet les pendules à l’heure. Comme vous semblez l’indiquer, bien que ce ne soit pas le coeur de votre argumentation, l’immigration extra-européenne en France est principalement constituée de main d’oeuvre peu qualifiée, même si on connait des exceptions dans la santé avec les très nombreux médecins nord africains ou libanais qui viennent combler les sous-effectifs artificiellement créés par le numerus clausus.

    Or, grâce à la performance inégalée de son système éducatif, la France compte déjà naturellement environ 450 000 jeunes adultes sans qualification (http://www.cnesco.fr/fr/decrochage-scolaire/indicateurs/), dans une économie qui a de moins en moins recours à la main d’oeuvre non qualifiée et qui manque au contraire d’employés qualifiés. Ces personnes non-qualifiées pèsent sur les dépenses sociales, elles contribuent peu, il faut les aider ce que je trouve justifié pour ma part dans une certaine mesure.

    Le problème c’est qu’avec l’afflux de travailleurs immigrés le stock de personnes non qualifiées augmente ce qui pèse encore plus sur les dépenses sociales. Sans compter qu’en comparaison des standards dans les pays d’origines, les minima sociaux en France représentent des niveaux de revenu attractifs. Il faudrait a minima « gérer » l’immigration afin de favoriser l’entrée de ceux qui ont des qualifications. Et pour ma part je plaide également pour privilégier l’immigration intra-européenne.

    Nous aurions tort de répéter l’erreur des anglais qui ont confondus immigrés polonais et extra-européens dans un même mépris de tous les étrangers qui percevaient des allocations familiales. Ils ont perdu sur tous les tableaux : 1) ils ont substitué les immigrés peu qualifiés en provenance d’Asie (Pakistan, Afghanistan) aux immigrés formés d’Europe et l’Est, et 2) ils sont confrontés à de graves pénuries en raison du départ des européens de l’Est.

    Et ceci sans même parler des aspects sociétaux de l’immigration.

  2. Une chose est certaine, dans une économie ouverte les salaires sont régulés par l’offre et la demande. Moins il y a de travail plus les salaires baissent, c’est mécanique. Par conséquent, en laissant rentrer des milliers de chômeurs potentiels on peut en déduire que l’offre de travail non qualifié augmente. La conclusion est simple à comprendre.

      • Si François a lu l’article, visiblement il ne l’a pas compris…

        Le marché de l’emploi n’est pas tout à fait un marché comme les autres. Celui qui cherche du travail cherche une rémunération bien entendu, mais en contrepartie il apporte sa capacité de production de biens et / ou services. En d’autres termes il n’est pas seulement demandeur d’emploi, il est aussi offreur de richesses.

        On sait depuis 200 ans (Loi des débouchés de J.-B. Say) que l’économie que ce sont des producteurs qui s’échangent leurs produits. Plus il y a de producteurs plus il y a de richesses!

        Par conséquent, en laissant rentrer des milliers de travailleurs on peut en déduire que la création de richesses augmente. La conclusion est simple à comprendre.

    • Le marché n’est pas quelque chose de fixe que l’on peut expliquer rationnellement. C’est une expression de notre humanité. Parfois elle progresse, parfois elle regrette.

      L’emploi en est une composante, une constante même.

      Vous avez raison de dire que l’afflux subit de travailleurs est préjudiciable aux salaires. Ils baissent effectivement. Mais cela ne dure qu’un moment et l’article, par de nombreux exemples, dit que l’impact est souvent modéré voire nul.

      On pourrait objecter de nombreux économistes ou sociologues. Là n’est pas la question.

      Chaque jour des entreprises naissent et disparaissent à travers le monde. C’est un cycle continu et incroyablement libéral.

      Quand un secteur est demandeur les salaires augmentent, quand il ne l’est pas ils diminuent.

      Ce n’est pas difficile à comprendre et c’est le principe le plus beau au monde : La liberté d’entreprendre.

  3. BTP : Beaucoup de Travailleurs Pauvres
    Comment peut-on accepter dans une société qui affiche des valeurs de civilisation et de progrès une disparité des salaires qui se fonde uniquement sur le niveau d’étude ?
    On devine bien que, pour la classe dominante qui profite presque exclusivement de l’ascenseur social et dont les enfants obtiennent massivement un accès aux grandes écoles, cette discrimination est une garantie de continuation de l’injustice de classe.
    Je m’indigne à chaque fois que je passe devant un chantier et que je vois des hommes confrontés au bruit, à la poussière, aux intempéries et au danger et qui reçoivent pour le prix d’un travail d’une dureté incroyable un salaire de gagne misère, un Smic le plus souvent et qui selon bien d’autres « philosophes » de leurs acabits est bien trop élevé.
    Oui, ces hommes, sans lesquels rien ne se bâtirait, sont trop payés. C’est la seule chose qu’il faut retenir …
    Ils n’ont pas de diplôme, alors ce sera la misère pour le reste de leur vie.
    C’est si facile, c’est parfaitement abject.
    C’est fermer les yeux sur l’importance de leur action.
    Et quand des cravatés, portant fièrement le casque, passent leur rendre visite avec condescendance et mépris, c’est tout juste si ces distingués personnages jettent un œil sur la lie de notre société.
    Simples ouvriers sans qualification, rien que cette appellation résonne du mépris de cet oxymore insupportable.
    Ils n’ont aucune certification reconnue alors on attribue une absence de qualification porteuse d’une ironie amère, d’un mépris absolu pour ce qu’ils font pourtant chaque jour.
    Honte à ceux qui usent encore de cette façon de dire l’absence de formation diplômante.
    Mais qui sont ces gens qui forment les bataillons obscurs du sous-prolétariat de la misère salariale ?
    Ce sont les éclopés de la scolarité, l’échec scolaire de notre incapacité à prendre en compte la diversité et la massification de l’enseignement.
    Ce sont les éclopés du Monde, l’échec du partage des richesses à l’échelle de la planète.
    Exilés de l’intérieur ou de l’extérieur, ils passeront leur vie à ployer sous le joug d’un travail de forçat pour un salaire à ne pouvoir vivre dignement.
    Voilà ce que nous acceptons sans honte ni mauvaise conscience.
    Voilà ce qui nous permet de profiter de toutes les infrastructures et bâtiments qui ont été construits par ces fourmis invisibles.
    Combien d’entre nous ont pris la peine de s’enquérir des conditions de vie et de travail de ces hommes qu’on couvre désormais de vêtements de travail de plus en plus ridicules !
    Puisque nous ne voulons pas les voir lorsqu’ils travaillent pour notre confort, il faut les vêtir de tenues fluorescentes.
    Étonnant !
    Au nom de quelle loi divine, au nom de quel principe légitime, est-il décrété que ceux qui travaillent à la sueur de leur front ne méritent que les miettes des richesses qu’ils produisent.
    Jamais je n’entends des voix s’élever pour dénoncer ce nouvel esclavage moderne.
    Regardez bien autour de vous, ces travaux pour un tramway, cette nouvelle autoroute, cet hôpital ultra-moderne qui sort de terre, ces bâtiments et constructions en tous genres …
    Sans eux, rien de ce qui fait encore notre confort collectif n’aurait vu le jour.
    Ils sont si transparents que nous ne les regardons pas.
    Ce sont pourtant des hommes et parfois des femmes tout comme vous.
    Ils n’ont qu’une simple gamelle pour manger le midi dans la poussière et l’inconfort.
    Nous avons décidé de les effacer de nos consciences.
    Pourtant chacun doit savoir qu’ils sont les nouveaux damnés de la terre.
    Rien ne justifie les écarts de salaire qui existent dans notre pays.
    Rien vraiment ne devrait permettre cet écart incroyable qui condamne certains à tirer le diable par la queue toute leur vie quand d’autres reçoivent des sommes colossales.
    Mais c’est surtout notre comportement vis à vis de ces travailleurs des durs labeurs qui devraient changer du tout au tout.
    S’il est des individus qui méritent notre estime, notre reconnaissance et notre admiration, c’est à eux que nous les devons et non à cette élite indécente qui tient les leviers du tous les pouvoirs

    • Je ne dirais pas que les employés du bâtiment sont les nouveaux damnés de la terre. Certes leurs conditions de travail sont pénibles mais ce sont souvent des professionnels qualifiés. Et si vous alliez un peu plus sur les chantiers vous sauriez que désormais beaucoup de tâches sont rendues moins pénibles par les grues. Mon grand-père paternel était maçon, je peux vous garantir qu’à l’époque c’était autre chose.

      Les nouveaux prolétaires sont plutôt à rechercher dans le deuxième segment du marché du travail, là où les salaires, les conditions de travail et les protections sont particulièrement basses. Ce sont principalement des secteurs du tertiaire : employés de caisse, ménage, gardiennage, etc. Pour eux pas de RTT et pas d’intéressement. Si ça vous intéresse, vous pouvez lire « Le quai de Ouistreham » de Florence Aubenas. Elle explique tout ça très bien.

      • Bonjour Lionel , je suis compagnon dans le bâtiment 10 ans en tant que peintre en lettres et dans la partie secondaire étant peintre en bâtiment ( BTS maitre ouvrier peintre en rénovation), cela fait 40 ans que je travail sur les chantiers, j’ai vue passé la décadence des métiers ou l’on devait restreindre les normes de qualité ( réglés procédures d’exécutions et respect des corps de métiers,, ordre et temps de de préparation des chantiers,… ) sur le temps de travail sur le chantier ( qualité, moyenne, courant ) en banalisant l’exécution ce qui mets un frein sur l’évolution ( évolution des salaires ) j’ai travailler avec des intérims qui venait de l’est et magrébins ( sous payes, qui dormait sur les chantiers en travaillant le double horaires .. ) j’ai été intérim sur les chantier en sachant que mon taux horaires était trop élèves pour les entreprises qui rechercher des manœuvres sous payes, trop de diplômes pour un travail qui ne demandes plus les mêmes normes de préparations sur les fonds et subjectiles,.. Donc je peux me permettre de dire que cela n’as pas changer.

      • La pénurie de main-d’œuvre fut une grosse farce entretenue et alimentée par le patronat afin que le gouvernement finance la venue massive de migrants permanents et de travailleurs étrangers temporaires afin de faire baisser encore plus la rémunération des employés ordinaires. Le cycle infernal de la montée des inégalités économiques et de la profitabilité des agents économiques put continué de plus belle avec la complicité des élus. Selon la théorie chérie des capitalistes, si la demande de travailleurs excède l’offre, alors les salaires sont censés augmenter. Mais pour les ouvriers au bas de l’échelle, pénurie de travailleurs rime dans leur cas avec salaires inférieurs en raison de la venue de gens de l’étranger, donc voilà la cause de la pénurie de mains d’oeuvre de proximité.

      • @ Alamaalain
        C’est votre commentaire qui est une grosse farce : dans votre premier message introductif de ce fil vous vous présentez comme un spectateur, un qui décrit son ressenti vu de l’extérieur…pour ensuite nous apprendre qu’en fait vous êtes (ou étiez) une de ces fourmis et donc que rien de ce que vous avez écrit avant n’était objectif mais plutôt de parti pris.
        ====
        Un gros lol sur le lien causal (erreur courante) que vous faites entre niveau d’études et salaire, comme si c’était une cause (un principe), alors qu’en fait c’est une conséquence (offre/demande, employabilité)

        Un 2ème lol quand vous voulez nous tirer les larmes des yeux au sujet de ceux sans qui « rien de ce qui fait encore notre confort collectif n’aurait vu le jour. » : car là vous vous trompez, sans eux d’autres l’auraient fait, ce sont juste des exécutants (sans que ce terme soit péjoratif), fait par X ou Y le bâtiment serait identique au plan: c’est le plan du concepteur qui fait la spécificité du bâtiment et c’est la que X ou Y fait une différence.

        Un 3ème lol (mais il y en a d’autres dans votre commentaire fait de stéréotypes) sur l’hôpital ultramoderne : ce n’est pas le contenant (le bâtiment) qui en fait un hôpital ultramoderne, mais son aménagement et son contenu.

        Un dernier pour la route : votre commentaire sur leur tenue fluorescente pour en faire des parias 😀

  4. Les statistiques ethniques sont interdites en France, mais pas en Allemagne. Où une étude sur les immigrés turcs émanant du Ministère de l’Education et de la Recherche, montre que les Turcs restent moins qualifiés que les autres immigrés, même après plusieurs générations, que les femmes restent mères au foyer, qu’on parle pas allemand à la maison, ce qui handicape les enfants, décrocheurs et peu diplômés à la sortie du système scolaire.
    Les autres, plus qualifiés, ont 2 salaires qui rentrent et font tourner l’économie en consommant davantage.

    https://www.ojim.fr/dossier-medias-allemands-les-turcs-ne-sont-pas-une-chance-pour-leconomie-allemande/

  5. Deux points pour aller vite:
    ‘l’armée de réserve du capitalisme » idée énoncée par Marx pour essayer d’expliquer la fin du capitalisme par la chute des salaires et ‘la baisse tendancielle du taux de profit » est une erreur totale.
    Maintenant, la science économique ne peut s’en tenir qu’aux seuls chiffres de population car les hommes ne sont pas seulement interchangeables. Ils constituent des peuples avec leurs traditions, leurs mœurs, leurs religions, etc. et alors l’analyse économique doit se compléter par des analyses anthropologiques, sociologiques qui montrent qu’un afflux massif d’immigrants – disons, pour faire court, d’origine extra-européenne – ne peut être supportée par la population d’accueil sans modifications profondes de son « tissu » social, de ce qui la constitue.
    Les 125.000 cubains ont pu être assez rapidement assimilés par la taille de la population Etats-Unienne même si les cubains sont « latinos » plutôt catholiques. Les 600,000 juifs de Russie soviétique n’ont pas posé trop de problèmes puisqu’ils partagent la même religion et des traditions très proches. De même, pour le cas des boat-people du Vietnam qui fuyaient le communisme. Ceux qui sont venus en France ont fini par s’intégrer en adoptant notre mode de vie. J’en ai connu au Canada, a Montréal ou je travaillais alors, qui devenaient très vite canadiens et même québécois; c’était différent pour les maghrébins qui devenaient « immigrants reçus » au Québec parce qu’ils parlaient Français. Ironie de l’histoire, le fils d’un de mes amis vietnamiens, entre a la GRC, Gendarmerie Royale du Canada, avait appris l’arabe pour écouter les prêches des imans radicaux dans certaines mosquées jugées dangereuses pour la sécurité du pays.
    Derrière les chiffres de l’économie, il y a le poids de l’histoire des peuples dont on ne peut faire abstraction.
    Jacques Carbou

  6. Ce n’est pas sérieux. Vous prenez, pour étayer votre thèse, deux exemples parfaitement atypiques, extrêmement limités et complètement différents de la situation française, européenne et occidentale plus généralement : un train unique (et ancien) d’émigrés cubains vers les Etats-Unis, et l’exil des juifs soviétiques vers Israël.

    Les Juifs, soit l’une des races les plus intelligentes, inventives et entreprenantes de la terre, ceux précisément qui ont tendance à réussir partout où ils vont.

    Présentez-nous plutôt des études sur la contribution des Algériens, des Somaliens, des Maliens et des Pakistanais à l’évolution des salaires.

    Et tant que vous y êtes, ajoutez les Polonais, les Ukrainiens, les Roumains, les Moldaves, les Kosovars, les Tchétchènes…

    Il y en a un qui n’est pas du tout d’accord avec vous : c’est le ministre de l’Economie britannique. Son objectif est de sortir du modèle « immigration de masse plus bas salaires », pour passer à un modèle « immigration restreinte plus salaires élevés » :

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-10051143/Firms-rely-foreign-workers-wages-undermine-new-immigration-system.html

    https://www.msn.com/en-gb/news/uknews/petrol-crisis-part-of-brexit-transition-away-from-low-wage-economy-says-minister/ar-AAP2kFk

    Au passage, il s’appelle Kwasi Kwarteng, il est noir comme un four et il est d’origine ghanéenne.

    Bizarrement, la loi de l’offre et de la demande semble marcher. Les salaires explosent pour des métiers manuels, occupés en masse par des immigrés avant le Brexit. Des chauffeurs de camion se voient proposer des revenus d’avocat, des cueilleurs de fruits et légumes des revenus de dentiste :

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-10025373/Britains-blue-collar-workers-earning-MEGA-BUCKS-jobs-crisis-seen-salaries-DOUBLE.html

    • Vous mélangez tout.
      Ici je réponds à l’argument mille fois ressassé et faux : l’arrivée de migrants pèse à la baisse sur les salaires et l’emploi des natifs. Je parle de l’effet des flux migratoires sur les salaires et l’emploi des travailleurs natifs ou déjà dans le marché du travail des pays d’accueil, pays qui ne souffrent nullement d’un désordre économique ou d’une pénurie provoqués par un tout autre facteur. Les études (pas seulement les exemples que je prends) montrent qu’il n’y a pas d’impact à la baisse sur les salaires et l’emploi, notamment des travailleurs les moins qualifiés.
      Dans vos exemples, vous parlez de salaires qui explosent pour des postes précédemment occupés par des immigrés avant le Brexit. Le Brexit crée une pénurie spécifique qui fait monter les salaires. Oui, en effet, mais où est le problème ? Je ne vois pas le rapport avec le phénomène examiné dans mon article.

      • Le rapport est très simple : quand les chefs d’entreprise n’ont plus la possibilité d’employer des immigrés à la place des indigènes, avec des salaires bas et de mauvaises conditions de travail, ils tentent d’attirer la main d’oeuvre nationale avec des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail.

        De même, les fameux « emplois que les Français » (ou les Anglais) « ne veulent plus faire », par conséquent les patrons sont « obligés » d’importer des immigrés, tendent à disparaître dès lors que les salaires et les conditions de travail correspondantes s’améliorent.

        Cela dit, ce dernier phénomène est réel, et il ne faut pas le cacher : il est exact qu’en Angleterre, comme en France, les agriculteurs ont tenté de faire travailler des nationaux pendant le confinement, et que la plupart de ces nouveaux embauchés ont renoncé après quelques jours de travail.

        Il n’y a pas qu’une question de salaire. Beaucoup de facteurs se combinent : une certaine pénibilité irréductible du travail, un moindre goût de l’effort chez les nationaux, les allocations sociales qui permettent de faire la fine bouche…

        Le rapport, c’est cet ouvrier du bâtiment cité par le ministre de l’Economie britannique, dans l’article cité en lien, qui lui a expliqué : j’ai voté pour le Brexit (et donc contre l’immigration) parce que mon salaire n’a pas augmenté depuis 15 ans.

        Ou bien le témoignage d’alamaalain ici même :

        « Je suis peintre en bâtiment […], cela fait 40 ans que je travaille sur les chantiers, j’ai vu passer la décadence des métiers où l’on devait restreindre les normes de qualité […] en banalisant l’exécution, ce qui met un frein sur l’évolution des salaires. »

        « J’ai travaillé avec des intérimaires qui venaient de l’Est et des Maghrébins (sous-payés, qui dormaient sur les chantiers en travaillant en double horaire). J’ai été intérimaire sur les chantiers, en sachant que mon taux horaire était trop élevé pour les entreprises qui recherchaient des manœuvres sous-payés. »

        « [J’avais] trop de diplômes pour un travail qui ne demande plus les mêmes normes de préparation sur les fonds et les subjectiles. »

        Où sont les études qui prennent systématiquement en compte ces données ?

        Ce que j’aimerais voir, ce sont des études sur la France et l’Europe, avec le type d’immigration que nous connaissons effectivement, et qui cherchent à rendre compte de la réalité évoquée par alamaalain et par l’électeur de Kwasi Kwarteng.

        Elles devraient intégrer les conditions de travail et la qualité du travail produit, et pas seulement les salaires.

        Mais existent-elles seulement ?

    • Ne vous arrêter pas dans votre raisonnement. La hausse des salaires ne durera qu’un temps. Rassurez-vous. L’afflux de main d’œuvre vers ces métiers va de facto faire baisser mécaniquement les salaires. Vous semblez oublier que ces métiers ne nécessitent pas ou peu de qualifications.

  7. L’immigration profite surtout aux passeurs et aux ONG de mèche avec les passeurs, style SOS-Méditerranée et son vaisseau-amiral, l’Aquarius. Entretenir un tel navire, payer le personnel, quand les ONG vantent leur désintéressement, leur quasi-bénévolat, et n’ont que le mot « humanitaire » à la bouche, il n’y aurait pas comme une contradiction ?

    Sur les zones d’ombre (et les couilles en or)
    https://tsg-referendum.ch/fr/aquarius-operation-tartuffe-en-mediterranee/

  8. On a un contre exemple très claire avec le Brexit : les frontières se ferment et les salaires montent.

    https://www.theguardian.com/business/2021/aug/29/so-whats-so-wrong-with-labour-shortages-driving-up-low-wages

    Sinon vos deux exemples sont très particuliers et un peu hors sujet : il s’agit à chaque fois de réfugiés politiques, plutôt de droite, quittant un pays communiste et ayant pour projet de vie de s’établir définitivement dans un pays dont ils se sentent proches politiquement et civilisationnellement. Des vrais réfugiés politique, pas des polygames souhaitant toucher des allocs et ou mettre de l’argent de coté en vivant sans consommer dans l’espoir de rentrer un jour au pays.

    L’idée que l’immigration ne fait pas baisser les bas salaires et une idée qui plait beaucoup à des intellectuels ou à à des employeurs, mais que je n’ai jamais vu un seul ouvrier défendre sincèrement.

    • « L’idée que l’immigration ne fait pas baisser les bas salaires est une idée… »
      Ce n’est pas une idée c’est une constatation à travers différentes études qui ne se limitent pas aux cas Mariel ou juifs russes de 1990, mais à d’autres situations de migrations en un point précis, en nombre et en peu de temps. J’ai également évoqué le cas des Syriens qui sont arrivés massivement en Jordanie.
      Du reste l’article que vous citez le dit :
      « That is not quite the end of the story, because increasing the supply of overseas workers also boosts demand. The new employees are also consumers and spend the money they earn like everybody else. »

      Pour la situation particulière du UK, qui ne correspond en rien aux situations dont j’ai parlé plus haut, j’ai fait un peu de recherche depuis hier et il semblerait que l’aspect immigration soit relativement minime :
      Edit : Actuellement, les chauffeurs routiers travaillant aux UK sont 272 000 dont 244 000 britanniques et 28 000 étrangers.
      1. les étrangers travaillant dans le secteur du transport routier sont des nationaux de l’UE.
      2. Parmi eux, 10 000 environ sont repartis dans leur pays d’origine depuis le Brexit (2016-17)
      3. tandis que le nombre de chauffeurs de nationalité britannique chutait sur la même période d’environ 35 000 personnes.
      4. et tandis que le « shortage » est évalué depuis plusieurs années par la profession à 100 000 chauffeurs.

      Voir Office for National Statistics (INSEE du UK) : https://www.ons.gov.uk/employmentandlabourmarket/peopleinwork/employmentandemployeetypes/adhocs/13633hgvdriversbynationality
      et voir également : https://www.telegraph.co.uk/news/2021/09/28/blame-haulage-industry-not-brexit-fuel-shortage-says-tory-mp/

      De la lecture de ce dernier article du Telegraph, il ressort que la pénurie actuelle alimente un énorme débat sur les conséquences du Brexit, mais les chiffres semblent pointer plus vers des problèmes d’équilibre interne à la profession (attractivité, formation, salaire, horaires, comme chez nous en restauration) que vers une question d’ouverture et de fermeture des frontières aux travailleurs étrangers.
      De ce fait, je ne me prévaudrais pas de ce contexte particulier pour en déduire quoi que ce soit sur les impacts de l’immigration.

      • Mais le fait que les chauffeurs de camion viennent de l’Union européenne ne signifie pas qu’ils ne soient pas des immigrés… Légalement, ils avaient peut-être le droit de venir sans accomplir de formalités d’immigration, mais dans les faits, il s’agissait bien d’étrangers occupant des emplois.

        Certes, l’immigration polonaise est moins néfaste que l’immigration pakistanaise, mais tout est une question de nombre. Lorsqu’on voit apparaître des villages peuplés essentiellement de Polonais, ou qu’émerge une délinquance spécifiquement polonaise (escroquerie à l’assurance par des collisions automobiles volontaires), la couleur de peau et la religion communes cessent d’être une excuse.

        Une spécificité du débat britannique sur l’immigration, c’est justement que le gouvernement avait assuré qu’il y aurait peu de ressortissants de l’Union profitant de la liberté de circulation pour s’installer, et que le chiffre réel a été largement supérieur.

    • Attention sur le secteur particulier de la construction dans le bâtiment, de ne pas mélanger les remèdes aux difficultés du secteur. Les sources de distorsions sont à chercher ailleurs que sur les salaires prétendument tirés à la baisse par l’emploi de main d’œuvre étrangère.

      Les coûts de construction sont trop élevés en France mais c’est une dérive dont les pouvoirs publics sont en partie responsables : les années passant, ils ont multiplié les normes. En matière de construction, il en existe 3 700 ; Ajouter la fiscalité : Pour 2014, il y a 2,2 fois plus de prélèvements obligatoires que d’aides publiques au logement, et 3,7 fois plus de prélèvements obligatoires que d’aides au logement de nature budgétaire.
      http://www.atlantico.fr/decryptage/logement-depenses-publiques-importantes-mais-encore-bien-davantage-impots-pierre-francois-gouiffes-2803358.html/page/0/2
      Du coup entre 1996 et 2007, les coûts de construction ont augmenté d’environ 7 à 8% plus vite que la hausse des revenus des ménages, alors que celle des terrains a atteint 500.

      Donc évidemment ce secteur particulier pourrait chercher à rétablir des marges s’il veut encore exister.
      Et pourtant d’après DARES, FFB ou INSEE, à fin 2012, la progression des salaires mensuels ressort aux environs de 12 à 15 % sur cinq ans dans le bâtiment, de 32 à 40 % sur dix ans et de 50 à 60 % sur quinze ans. Il faut noter que l’effort aura été plus important que dans l’ensemble de l’économie puisque, selon la DARES, L’évolution du salaire mensuel de base de l’ensemble des salariés hors secteur agricole s’établit à 11,8 % sur cinq ans, 27,2 % sur dix ans et 40,7 % sur quinze ans.
      En conclusion les salaires et les conditions de travail n’ont pas baissé dans le secteur du bâtiment !

      Plus largement (donc sans focaliser sur le bâtiment), Quel est l’impact de l’immigration sur les non-immigrés ?
      D’après les études existantes, il serait de faible ampleur en France. Un accroissement de 1 % de la main-d’œuvre dû à l’immigration se traduirait, selon les études empiriques, par une variation de l’emploi des non-immigrés comprise entre -0,3 % et +0,3 %, et une variation des salaires comprise entre -0,8 % et +0,5 %.
      Donc l’impact est faible sur les salaires et encore c’est dans le bâtiment qu’il est le plus sensible :
      https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-rapport-2019-immigration-juillet-2019_1.pdf

      Donc la thèse de Nathalie semble être la bonne malgré les difficultés à prouver tant les facteurs sont nombreux et varient dans le temps. En tout cas rien ne prouve le contraire si ce n’est le sentiment ou l’amertume de tel ou tel directement concerné mais ce n’est guère suffisant !

  9. Je ne fais pas de généralités mais un cubain qui débarque en Floride arrive sans doute et le plus souvent avec un different état d’ esprit qu’ un algérien qui débarque en France.

    Pour beaucoup d’ immigrés africains, la France est le pays qui a colonisé et mis en esclavage la moitié de l’ Afrique, rajoutter le contexte religieux ( islam/christianisme) et vous comprenez que l’ immigré et ses descendants pourront développer un esprit revanchard………Pour le Cubain, les USA sont le pays de la liberté qui combat le communisme point barre

    Alors vous pouvez écrire tout ce que vous voulez mais comparaison n’ est pas raison.

    • Votre raisonnement contient un certain nombre de biais qu’il vous faudra prendre en compte dans votre réponse. La liste est bien entendue non-exhaustive. Je vous en cite quelques-uns ; biais de confirmation d’hypothèse, biais d’évaluation de probabilités, biais de représentativité, biais de disponibilité, biais d’appariement….

      Votre raisonnement consiste en une diversion, en effet, vous utilisez un des exemples cité pour questionner la motivation des immigrés (leur état d’esprit) alors que l’auteur de l’article argumentait sur la neutralité de l’impact des immigrés sur les salaires. Selon vous, l’état d’esprit est une valeur mesurable ? Pouvez-vous nous indiquer comment comptez-vous y prendre pour que cette mesure puisse être prise en compte ?

      Pouvez-vous corriger ce passage ? Vous écrivez islam/christianisme, dois-je vous rappeler que la France est laïque et anti-cléricale.

  10. Il n’est jamais facile de quitter sa famille pour se jeter dans l’aventure abominable d’un voyage dans l’inconnu vers le néant. Dans ma ville du grand ouest nous observons ces gens livrés à eux mêmes qui déambulent par deux dans les rues le portable à la main. Si l’économie est importante elle ne fait pas une politique et ces humains déshumanisés souffrent de situation qui les dépassent parfois je vois sous mes yeux se dérouler les conditions d’un nouvel esclavage. Vous parlez des salaires, sans doute, mais serait-ce la conséquence d’un cynisme politique ou autre. Qui finance ces bateaux et autres structures indispensables à ces migrations, qui en tire profit, pourquoi.

    • A votre question : « Qui finance « ces bateaux… », il me semble qu’en 2018, Matteo Salvini, patron de la Ligue, vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur italien, avait déjà répondu :

      « Soros veut remplir l’Europe de migrants parce qu’il aime les esclaves ! »

  11. Ce qui est sûr c’est que certains sont libéraux quand ça les arrangent.De plus si on leurs démontrent que ce qu’ils avancent est faux ils le réfutent.
    La vérité n’est que dans un seul sens le leurs . Le problème actuel c’est que tout le monde a ses certitudes et si le voisin à une autre opinion l agressivité surgit.Ce n’est pas ma conception du dialogue.
    La peur de l’immigration je l’ai connu dans mon enfance à l’égard des Portugais certains bons Français faisaient la chasse au Portugais
    Autour de moi ce que j’entends ce sont surtout de nombreux assistés que j’ai retrouvé sur les ronds-points .
    Il ressort de leurs discussions que les immigrés ont plus qu’eux et que s’ils n’étaient pas là ils pourraient encore mieux vivrent sur le dos de la société
    Ce n’est pas du travail qu’ils veulent désolé mais plus d’assistanat
    Les enfants de notre femme de ménage n’ont pas de diplôme d’ailleurs je les ai aidé à faire leurs CV ceux ayant de grandes difficultés pour s exprimer.
    Mais ils voulaient travaillés et ils en ont trouvé.

  12. Le raisonnement de cet article fonctionne pour des vagues d’immigrations temporaires (juifs russes et cubains). En effet le ralentissement de l’immigration finit par rétablir la balance offre/demande de main d’oeuvre et de service. En revanche , quand le phénomène migratoire est continu ,cela maintient une offre élevée de main d’oeuvre , donc cela maintien les salaires bas.

    • Transposons votre raisonnement : si au lieu de parler d’augmentation de la population par l’immigration on parlait d’augmentation de la population par augmentation des naissances (en phénomène continu comme vous dites): imaginons donc que le taux de reproduction soit largement supérieur à 2 et qu’on se retrouve avec une population doublée : suivant votre raisonnement les salaires baisseraient vu l’augmentation à terme de main d’œuvre ?
      Ça ne tient pas la route 😀 et c’est donc que le problème des bas salaires est ailleurs…

      • je pense au contraire que le commentaire d’Anthony est très pertinent.
        Par rapport au commentaire de samplayers, une augmentation de la population due à une vague continue d’immigration est différente de celle observée par la reproduction « endogène » : par définition un nouveau-né doit attendre une vingtaine d’années avant de rejoindre le marché du travail, pendant lequel il reçoit une éducation qui faisait qu’un certain nombre pourra prendre des métiers qualifiés et que la force de travail sur les métiers non qualifiés ne sera pas 100 % de cette « nouvelle population créée ».
        En revanche, une très grande majorité des immigrants est peu qualifiée, donc la force de travail disponible pour les métiers non-qualifiés est plus importante et tire les salaires vers le bas (surtout si elle passe son temps à se renouveler par un afflux continu).
        Je me pose la question de savoir si les deliveroo, uber eats et autres auraient pu se développer aussi vite et bien sans une immigration prête à prendre ses jobs de livreur (et que l’on vienne pas me parler des étudiants qui sont une faible part des livreurs de ses services et qu, seuls, n’auraient pas permis de mettre en place un modèle viable). J’ai quand même conscience que la maîtresse des lieux me rétorquera que cela a donc permis la naissance d’un nouveau service, ce que j’accepte, mais dont on peut discuter de la viabilité sans immigrés (dont on sait aussi qu’un certain nombre sont illégaux).

      • @ Onurb
        1/ Vous avez bien avalé la propagande sur la nécessité de formation pour rendre employable une certaine catégorie de personnes… alors que des millions d’emplois ne nécessitent aucune qualification ou formation
        La dernière en date est la formation qui a été proposée à une de mes connaissances : préparatrice de commande (drive, Amazon etc…), durée 8 mois ! : pour apprendre à faire quelque chose que l’on fait chaque semaine : faire ses courses !
        C’est un des «métiers » les plus demandés (en tension) actuellement ainsi que manutentionnaire, maçon, espace verts etc… ainsi que serveur juste avant la pandémie
        Maintenant si savoir lire et écrire est une qualification ?
        2/ il n’y a pas de bas salaires depuis qu’il y a le smic qui est une entorse à la concurrence : il y a juste des emplois perdus car le salaire payé serait en pure perte du travail effectué. Forcer un constructeur à vendre des voitures à 5000€ et il ne vendra plus de voitures

      • Préparateur de commande est d’ailleurs un emploi, pas un métier…
        C’est quoi votre métier : préparateur de commandes… MDR moi à ce tarif je suis laveur de voiture, technicien des sols et de la vaisselle, cuisinier, chauffeur, critique de télévision 😀

Laisser un commentaire