Doctolib : vers un destin de mal-aimé à succès comme Amazon ?

On ne sait jamais. Au train où vont les choses, la plateforme française de prise de rendez-vous médicaux sur internet Doctolib pourrait bien devenir un jour un acteur majeur de l’économie numérique européenne. Il est donc urgent de bien faire comprendre à notre opinion publique nationale qu’une entreprise qui combine initiative privée, service client, données de santé et cloud d’Amazon dans un succès insolent ne peut en aucune façon s’inscrire harmonieusement dans notre fabuleux modèle de développement économique et social.

C’est précisément ce à quoi le quotidien Le Monde s’est employé hier en publiant coup sur coup deux articles intitulés respectivement « Sécurité des données, position hégémonique… Faut-il avoir peur de Doctolib ? » et « Les ambitions dévorantes de Doctolib ». Toute ressemblance avec le traitement hystérico-dédaigneux servi par la gauche au géant de la vente en ligne Amazon n’est absolument pas fortuite.

Curieusement, il y a six mois, le même média déplorait le sous-développement de la France en matière de numérique et pointait combien elle avait été incapable de saisir la vague de la transformation digitale imposée par les restrictions d’activité et de déplacement face à la pandémie de Covid-19.

Mais dans l’esprit des éditorialistes du Monde, peut-être faudrait-il que la révolution numérique passât exclusivement par des fonds souverains, des clouds souverains, des startups souveraines et des licornes souveraines. Le vocabulaire est certes nouveau, il fait moderne et branché comme la « startup nation » à la Macron se rêve de l’être, mais dès lors qu’on y ajoute « souverain », il n’évoque rien d’autre que l’implication intense de l’État dit stratège dans l’activité économique. Et de ce côté-là, il suffit de dire Minitel souverain ou, plus récemment, TousAntiCovid souverain pour comprendre immédiatement que l’échec est au bout du chemin.

Le fait est que Doctolib n’est pas complètement indépendant du pouvoir étatique dans la mesure où BPI France, la banque publique d’investissement de l’État, participe à son capital à hauteur de 10 % ou presque. Mais difficile d’imaginer que les investisseurs allemands et le fonds d’investissement américain General Atlantic qui ont rejoint la plateforme en 2019 lors d’une levée de fonds de 150 millions d’euros ne l’aient fait que pour plaire au gouvernement français, sans critères de risque et de rentabilité bien à eux.

Quoi qu’il en soit, nous voilà prévenus :

Malgré une valorisation qui dépasse maintenant le milliard d’euros et fait de l’entreprise la 6ème licorne française, malgré les 50 millions de patients utilisateurs (dont 5 millions en Allemagne) acquis depuis sa création en 2013, malgré ses 140 000 professionnels de santé partenaires et ses 1 700 salariés, sans compter quelques 200 offres d’emplois en ligne actuellement, Doctolib, c’est purement et simplement l’horreur d’Amazon appliquée à votre santé.

C’est purement et simplement du capitalisme sans foi ni loi ni concurrence ni préférence nationale. Tout pour le profit (qui n’a pas encore montré le bout de son nez), rien pour le bien commun. Vous verrez ce qu’il adviendra de vos données de santé ; vendues au plus offrant ! Comme twittait Jean-Luc Mélenchon au début de la campagne de vaccination anti-Covid :

« #Macron décide d’un partenariat officiel avec #Doctolib pour gérer les centres de vaccination. Une entreprise privée pourra donc ficher toute personne passée par ses mains. Encore une fois, mépris des services publics, choix contraint du privé et des données de santé privatisées. » 

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En attendant, les utilisateurs et les médecins plébiscitent les deux grands services offerts, c’est-à-dire la prise de rendez-vous à raison d’un forfait de 129 euros par mois payé par le professionnel de santé et la téléconsultation à raison d’un forfait mensuel supplémentaire de 79 euros. Lancé début 2019, ce dernier service a été proposé gratuitement au plus fort de la pandémie et il est certain qu’il a nettement contribué à attirer l’attention des médecins et des patients sur la plateforme.

D’où une certaine « hégémonie » dans les nouvelles habitudes des Français : Doctolib est pratiquement devenu un terme générique dans le domaine de la prise de rendez-vous médical, position qui s’est incontestablement renforcée avec la campagne de vaccination.

Mais parler de situation de monopole serait grossièrement exagéré. D’un façon générale, rien n’empêche l’arrivée d’un concurrent motivé et imaginatif sur le marché, mais plus concrètement, Doctolib est concurrencé en France par deux autres entreprises similaires, Maiia et KelDoc, les trois ayant été retenues par le gouvernement dans le cadre des rendez-vous pour la vaccination anti-Covid. À partir de là, que le meilleur gagne, pour le plus grand profit des utilisateurs.

Il est vrai que Doctolib est réputé extrêmement persévérant sur le plan commercial et qu’il a pris quelques longueurs d’avance sur ses concurrents, notamment en décrochant tout le système de prise de rendez-vous des hôpitaux publics de Paris et de l’île-de-France (AP-HP) en 2017. Mais au regard des services apportés, il n’est guère avisé de se plaindre de la persévérance d’un entrepreneur, sauf à vouloir jouer l’égalitarisme dans le nivellement du service par le bas.

La question de la protection des données personnelles (nom, adresse, mail, etc.) et des données de santé (médecin consulté et spécialité) est nettement plus sérieuse et mérite que les sites en question ainsi que leurs utilisateurs lui consacrent toute leur attention. De fait, Doctolib a subi l’an dernier un piratage qui a entraîné la fuite des données administratives de 6 000 rendez-vous. Après enquête, il ressort qu’il ne s’agissait pas de RDV pris directement sur doctolib.fr mais sur des sites spécialisés qui se connectent à Doctolib.

Il n’en demeure pas moins que cet événement ajouté au fait que Doctolib est hébergé sur le cloud de l’américain Amazon (AWS ou Amazon Web Services) est typiquement de nature à lui attirer la défiance des inconditionnels de l’étatisme souverain. Et peu importe qu’AWS soit devenu le fournisseur attitré d’un nombre grandissant d’entreprises françaises comme Axa, Engie ou encore Bonduelle. On pourrait très bien imaginer que les données stockées chez Amazon finissent par atterrir chez les autorités américaines en vertu des lois d’extraterritorialité des États-Unis. 

Mais il se trouve que Doctolib et AWS ont signé un avenant spécifique permettant justement de protéger ces données de la mainmise des autorités américaines, disposition qui a paru suffisante au Conseil d’État pour valider la présence de Doctolib dans la campagne de vaccination. De son côté, le dirigeant et fondateur de l’entreprise Stanislas Niox-Chateau assure que toutes les données sont chiffrées de bout en bout, qu’aucune n’est revendue à quiconque et que le modèle économique de Doctolib repose exclusivement sur les forfaits rendez-vous et téléconsultation payés par les médecins.

Je pense hélas que Doctolib pourra apporter toutes les preuves possibles de sa bonne gestion, faire état de protocoles particulièrement soigneux quant aux données déposées sur son site et attirer de plus en plus d’utilisateurs et de clients satisfaits, ainsi va la France : les initiatives commerciales privées sont éminemment suspectes, elles procèdent forcément d’un goût maladif pour l’argent et le profit, surtout si elles ont du succès, et elles ne peuvent en aucun cas se prévaloir du désintéressement efficace que nombre de Français continuent à attribuer au secteur public malgré son talent inégalé pour transformer le « dynamisme » de l’impôt en fiascos carabinés.

Dans l’esprit des utilisateurs, Doctolib a l’air bien parti mais dans l’esprit des faiseurs d’opinion, on dirait plutôt que c’est le destin d’éternel mal-aimé à succès qui l’attend. Exactement comme Amazon. Ça promet.


Illustration de couverture : Logo Doctolib. Photo PQR – Le Parisien.

26 réflexions sur “Doctolib : vers un destin de mal-aimé à succès comme Amazon ?

  1. Ce que votre article montre bien c’est la proximité idéologique entre le Monde et la frange la plus extrême de la gauche. On pourrait y ajouter une grande partie de la presse subventionnée d’ailleurs. J’y vois deux conséquences : 1) ne nous étonnons pas que la culture économique en France soit faible et 2) quand donc allons-nous enfin exiger que le gouvernement cesse ses subventions à des entreprises de presse adossés à de grands groupes ?

  2. Merci pour ce billet qui fait du bien. Dommage juste que Bpifrance se soit immiscée dans cette réussite (ils ne peuvent pas s’en empêcher, persuadés qu’ils sont si utiles)… Quant au soi-disant « désintéressement efficace que nombre de Français continuent à attribuer au secteur public », c’est exactement ça.

    • La « caution morale » de BPI dans le capital de nos PME donne souvent envie à des investisseurs d’apporter des capitaux pour financer la croissance de ‘l »entreprise. Moins de 10 % c’est loin de la minorité de blocage. Sur un autre thème, le journal Le Monde critique aussi ouvertement C News. Et oui toute vérité n’est pas bonne à dire pour ce journal, seules ses propres idées sont les bonnes…. et je ne suis pas un supporteur du partie R.N. . Juste du bon sens quand je vois la situation catastrophique des relations humaines dans certains coins de France pour parler sans froisser quiconque.

  3. Mon médecin n’est pas sur Doctolib. Elle veut garder sa liberté et avoir les demandes de rendez-vous en direct.
    Mon kiné me donne des rendez-vous en dehors de Doctolib, pour gérer les « trous » de Doctolib.
    Vous défendez le capitalisme et l’entreprise privée mais ne faites pas de Doctolib un modèle de vertu.

      • Très juste, comme toujours. Dans le même ordre d’idée : je suis opposé à la sempiternelle stigmatisation de McDo, chargé de tous les maux et notamment d’une malbouffe qu’on trouve aussi en grande surface, mais en tant que consommateur je n’y vais jamais.

  4. Doctolib c’est privé donc c’est mal et piratable. Mais combien d’informations on été piratées à la Sécu dont le système informatique n’a pas la réputation d’être à la pointe du progrès et dont les cartes de crédit (dites vitales) sont largement distribuée aux fraudeurs avec accès direct au porte monnaie ?

    • Doctolib c’est piratage et modifiable par n’importe qui. J’ai eu le problème avec un rv de vaccination pris par mon médecin pour moi, dans un centre de vaccination, dont les deux dates prévues pour les deux injections. Cela a été modifié sans qu’on m’informe par la personne chargée de l’accueil au centre de vaccination qui a supprimé un rendez-vous.

      • Le patient et le médecin (ou centre de vaccination) ont un rendez-vous, il me parait évident que les deux peuvent avoir accès pour modification ou annulation du rendez-vous.
        Dans votre cas, je suis prêt à parier que c’est le médecin qui a reçu un avis de modification par le centre de vaccination, ou bien le centre a changé ses dates sans les répercuter sur Doctoblib, ou bien la liaison Orange ne marchait pas comme le 15/18/212 hier.
        Moralité : toujours se prendre en charge soi-même.

  5. Depuis le début de son histoire je balance ces bidules à coté d’Amatruc dans la boite à SPAM.. Toujours cette petite musique de Michelet: »Lorsque l’État est faible les sorcières apparaissent ».

    • @Jacques : « y-a-t-il encore beaucoup de monde pour lire ce torchon ? » Cette presse n’a pas besoin de lecteurs, elle est largement subventionnée, à travers des financements directs et à travers tous les abonnements que les différents services de l’états et des collectivités achètent.

      Je ne suis pas opposé à ce que le Monde exprime son point de vue, ce qui me gêne c’est que le Monde, Libération, l’Humanité et consorts, reçoivent des fonds publics. ça me gêne parce que cette presse achetée n’a aucune indépendance éditoriale et ça me gêne parce que le poids de cette presse est disproportionnée par rapport à son importance réelle.

  6. Ah, ne dites pas du mal du Minitel, hein ! C’était très bien, le Minitel. Côté matériel, c’était facile à utiliser et incassable (rien à voir avec les merdes chinoises qui commencent parfois à se détruire une semaine après l’achat), et côté services, ça marchait du feu de Dieu : pratique, rapide et 100 % fiable (rien à voir avec l’informatique qui marche quand ça veut).

    Renseignements téléphoniques, taxis, services divers… le Minitel m’a rendu d’immenses services le temps de son existence, et je ne suis pas le seul.

    Je me rappelle seulement la grosse aranque de France Télécom quand il a finalement débranché le bouzin : tout le monde a reçu une belle lettre à domicile, disant vous allez rire, tout ce temps-là on vous a loué gratuitement le Minitel, maintenant que le service est terminé, on va être extrêmement généreux et on va vous le donner. Faites-en ce que vous voulez.

    Déjà, à l’époque, on parlait écologie et recyclage, mais naturellement l’Etat est exempté des conseils qu’il donne aux autres, et les PTT (comme on ne disait déjà plus à l’époque) se sont auto-autorisés à faire un énorme doigt d’honneur aux baleines et aux ours blancs (qui mangent les Minitel, et puis meurent).

    60 millions de Français ont donc fait comme moi : à contre-coeur, j’ai doucement déposé dans ma poubelle un joyau technologique en parfait état de marche, mais qui ne servait plus à rien.

  7. La Cour des Comptes vient de sortir son rapport sur les aides publiques à l’innovation des entreprises. Beaucoup de pognon et des retours sur investissements difficiles à évaluer comme toujours.
    https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2021-05/20210520-aides-publiques-innovation-entreprises_0.pdf
    Sur la période 2016-2019, 15 613 opérateurs ont bénéficié de 14 Md€ de soutiens publics sous diverses formes, dont 4,6 Md€ provenant de Bpifrance et 7,7Md€ d’exonérations fiscales et sociales.
    Les classements internationaux positionnent la France au 10èmerang de l’Union européenne et au 12èmerang mondial en matière d’innovation. Suède et Suisse font toujours beaucoup mieux que nous !
    « Les retombées économiques de l’innovation sur l’emploi et sur les ventes apparaissent relativement plus faibles que dans les pays voisins… »

    L’hébergement chez AWS n’a aucune espèce d’importance car on peut changer d’hébergeur dans la semaine au moindre faux pas de celui-ci. Les hébergeurs sont dans une concurrence extrêmement féroce mais ça les journaleux du Monde ne peuvent capter l’ambiance de ce monde impitoyable cocoonés qu’ils sont dans leur ouate de subventions.

    • L’hébergement chez AWS n’a aucune espèce d’importance car on peut changer d’hébergeur dans la semaine au moindre faux pas de celui-ci.

      Euh… non, c’est un peu plus compliqué que ça. Il y a des contraintes techniques qui rendent la migration d’un hébergeur à l’autre très délicate.

      Les hébergeurs sont dans une concurrence extrêmement féroce

      Oui. Ce qui les conduit à développer des tas de choses très utiles pour se différencier les uns des autres… et c’est pour cela qu’il est difficile de passer de l’un à l’autre.

      • Ah ouais des contraintes techniques lesquelles ? Délicat certes mais il suffit de savoir faire et je pense que doctolib en a les moyens.
        Ils se différencient normalement, objectif de toutes concurrences, techniquement cela ne change rien à la migration.

  8. Personnellement je n’utiliserai jamais les services de Doctolib, mais je n’ai nulle intention de stigmatiser qui que ce soit.
    Cependant quand je tombe sur une information telle que celle-ci, je ne peux m’empêcher de penser que cette conversion au Big Data dans tous les domaines, représente un grave danger pour notre démocratie !

  9. J’ai découvert Doctolib récemment pour voir en urgence un rhumatologue. Ceux que l’on me conseillait n’avaient aucun RDV avant deux ou trois mois. Sur Doctolib j’ai trouvé plusieurs créneaux disponibles dans la semaine, voire même dès le lendemain.

    Sur ce point la plateforme est vraiment géniale.

  10. Doctolib est un très bel exemple de l’efficacité prouvée de l’ultra-libéralisme. A tel point que c’en est indécent. Un autre monde est possible !

    C’est mille fois plus pratique que tous les services publics qui s’en approchent, qu’ils soient en ligne ou non. C’est beaucoup plus réactif.

    Et ils viennent même de lancer, mine de rien, un concurrent frontal à l’un des plus gros serpents de mer du système de santé français : le dossier médical centralisé !

    Ca fait des décennies que l’Etat tente de faire ça, sans y arriver. La dernière version disponible, en ligne, par la Sécu, est une immonde usine à gaz où j’ai refusé d’ouvrir un compte : certes, médicalement, c’est intéressant, mais cela permet au médecin traitant de découvrir qu’on lui fait des infidélités pour consulter ailleurs, ce qui est gênant.

    Et le système d’autorisation de consultation par les professionnels de santé est incompréhensible, ce qui est plutôt inquiétant : rien ne dit que n’importe quel pignouf indiscret ne va pas mettre son nez dans des trucs qui ne le regardent pas.

  11. Utile complément à cette insupportable glorification de l’ultra-libéralisme par Doctolib : la preuve par Guillaume Rozier, l’étudiant en informatique qui a créé tout seul, gratuitement et avec ses petites mains les sites de service public sur le Covid que l’Etat n’a pas été capable de créer en un an : Covid Tracker, Vaccin Tracker et Vite ma dose.

    Il suffit de les utiliser cinq minutes pour se rendre compte qu’ils sont mille fois meilleurs que tout ce que le gouvernement a pu faire par lui-même.

    En particulier, l’efficacité pour trouver un rendez-vous de vaccination est décuplée — y compris par rapport à Doctolib.

    Après avoir démarré seul, il s’est entouré de plus d’une centaine de programmeurs, tous bénévoles, comme lui.

    Je serais d’ailleurs curieux de savoir comment il finance l’hébergement de ses sites. Vu la fréquentation, il ne le paye sûrement pas de sa poche !

    Il vient d’être décoré de l’Ordre du mérite, à 25 ans, et reconnaissons que ce fut un député LREM qui l’a demandé pour lui. Je ne suis pas sûr que cela aurait été le cas sous l’une des présidences précédentes.

    https://www.lci.fr/societe/covid-19-coronavirus-guillaume-rozier-createur-de-covidtracker-et-vite-ma-dose-recoit-l-ordre-national-du-merite-2186730.html

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Rozier

    Imaginons cinq minutes ce que pourraient faire, je ne sais pas, moi… seulement 10 000 Guillaume Rozier… libres de créer… comparés à 5,7 millions de fonctionnaires…

    Même France TV Info, site d’Etat, conclut, en se basant sur une dépêche de l’AFP, agence de presse d’Etat :

    « Le succès des créations privées du jeune ingénieur a conduit nombre d’observateurs à dresser un constat cruel pour la puissance publique : celui de l’incapacité de l’Etat à produire de tels services, efficaces et simples, à destination du grand public. »

    Tu l’as dit, bouffi.

    • En effet.
      Il est alors d’autant plus regrettable de constater que ces succès ont souvent été interprétés non pas comme la preuve des hautes capacités des initiatives privées pour bien servir les citoyens, mais comme l’indice d’un Etat défaillant qu’il faudrait absolument renforcer (vrai dans le régalien), y compris hélas dans des dimensions qui relèvent des choix de la vie privée et où l’on n’a absolument pas besoin de lui.

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