Quelques mots sur la tribune des militaires dans Valeurs Actuelles

Tout n’est pas à jeter dans la tribune du site Place d’Armes signée par des centaines de militaires en retraite et relayée récemment par le magazine conservateur Valeurs Actuelles. Mais beaucoup n’est pas dit non plus et je compte réparer ce petit oubli que je mets sur le compte d’un enthousiasme pré-électoral un peu trop débordant en faveur de l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement d’extrême-droite.

Car oui, beaucoup des signataires sont proches du Rassemblement national (RN). Le début comme la fin du texte – « L’heure est grave » puis « Les morts (…) se compteront par milliers » – sont typiques d’une rhétorique à la fois guerrière, alarmiste et extrémiste, et surtout, le flou entretenu sur les conditions d’une « intervention (des) camarades d’active » en cas « d’explosion » donne des arguments à tous ceux qui ont vu fascisme décomplexé et appel caractérisé au coup d’État « entre les lignes » de ce texte axé sur les lacunes du maintien de l’ordre dans le pays.

Mais sur le fond, que nous disent les auteurs ? Qu’ils s’inquiètent des multiples « délitements » à l’œuvre dans nos quartiers en proie à l’islamisme et à la délinquance :

« Qui aurait prédit il y a dix ans qu’un professeur serait un jour décapité à la sortie de son collège ? »

Nul besoin d’être un sympathisant du Rassemblement national pour ressentir toute la terrible acuité de la question.

Pour ma part, je suis intimement convaincue que l’idéal « civilisationnel » porté par les signataires de la tribune n’est pas du tout celui de la société libérale, ouverte et juste à laquelle j’aspire. Je pense même que le libéralisme, vu (à tort) comme un laisser-faire destructeur des valeurs économiques et culturelles traditionnelles de la France, fait partie intégrante de leurs détestations.

Comme le confiait récemment l’ex-journaliste de LCI Philippe Ballard au Figaro, c’est un honneur pour lui de rejoindre la liste du RN pour les élections régionales en Île-de-France car il ne veut pas laisser à ses enfants un pays dont « l’économie est à genoux à cause de cette prétendue mondialisation heureuse qu’on nous a vendue toutes ces années. » Rien n’est plus inexact, j’ai déjà eu l’occasion de le souligner, et cette erreur d’appréciation (qui n’est pas limitée au RN) est dangereuse pour notre prospérité comme pour nos libertés.

Mais M. Ballard ajoute à ses motivations politiques de ne pas vouloir laisser à ses enfants « un pays archipélisé où les pompiers se font caillasser. » On pourrait sans problème y ajouter les attaques récurrentes contre des policiers et des commissariats, les incendies d’écoles et les nuits de violences urbaines, comme à Tourcoing ou à Trappes encore récemment.

Cela fait des années que des analystes qui ne sont nullement étiquetés à l’extrême-droite nous alertent sur les zones de non-droit et les territoires perdus de la République, cela fait des années que l’extrême-gauche et ses supplétifs décoloniaux et intersectionnels soufflent sur les braises en transformant les délinquants en victimes systémiques du racisme et de la société, cela fait des années que la classe politique dirigeante se dit profondément préoccupée et cela fait des années qu’on a effectivement l’impression que rien n’avance.

Or tout ceci est précisément ce que les auteurs de la tribune dénoncent – si l’on prend la peine de lire sans a priori idéologique ce qui est écrit « dans les lignes » plutôt que d’écarter nerveusement le contenu du texte en hurlant immédiatement au fascisme et à l’islamophobie comme la gauchosphère n’en a que trop la déplaisante habitude dès qu’une opinion adverse a l’abominable audace de se mettre en travers de ses propres idées.

Cependant, sur cette noble lancée qui vise à rappeler au personnel de l’État que sa première mission, la seule véritablement nécessaire, consiste à assurer sérieusement la sécurité des biens et des personnes en tout lieu du territoire national, il est malheureusement assez facile d’instrumentaliser ce concept essentiel à des fins de basse politique en faisant passer pour des « délitements » de notre nation des choses qui selon moi n’en sont pas.

Je considère par exemple, contre l’opinion courante à droite et à l’extrême-droite, que le jugement rendu en appel dans l’affaire des policiers gravement blessés par des cocktails molotov à Viry-Châtillon en 2016 n’est en rien le naufrage judiciaire dénoncé un peu partout mais ce que l’on est en droit d’attendre d’un État de droit où le doute doit toujours profiter à l’accusé.

Tout le monde est d’accord pour dire qu’il y avait 16 assaillants vêtus de noir et cagoulés. Toute la question consistait à savoir si les 13 accusés faisaient bien partie des 16. Mais dans l’impossibilité de mettre un nom sur les traces ADN retrouvées et face à des témoignages imprécis et contradictoires auxquels se sont ajoutées la loi du silence et des différences anormales entre les PV de police et les vidéos d’interrogatoire, la cour n’a pu incriminer que 5 accusés. Aurait-il fallu incriminer les 13 pour satisfaire le besoin de réparation des victimes, quitte à commettre une erreur judiciaire ? Ce n’est pas mon avis.

De la même façon, je suis toujours navrée quand j’entends des personnes prétendument éduquées et bien informées ironiser sur la « bouffée délirante » qui aurait saisi la justice dans l’affaire Halimi. Le crime commis est particulièrement horrible, mais il est totalement faux de dire que dorénavant, il suffit de fumer un joint pour assassiner tranquillement ses voisins ou ses ennemis sans risquer la prison.

Ce n’est pas la prise de cannabis qui a motivé la décision de la Cour de cassation de retenir l’irresponsabilité pénale de l’assassin et de l’exonérer de procès mais sa santé psychiatrique dans la dégradation de laquelle la drogue a pu, ou pas, avoir sa part, ainsi que l’explique très bien l’un des psychiatres qui a participé à son évaluation mentale. Il faut d’ailleurs savoir que Kobili Traoré avait fort peu de drogue dans le sang au moment des faits. Présentement, loin de se la couler douce dans les vapeurs de beuh, il est interné en Unité pour malades difficiles depuis plus de quatre ans.

En ce qui concerne l’islamo-gauchisme, l’indigénisme et le décolonialisme dénoncés dans la tribune des militaires, je les prends pour de véritables plaies intellectuelles, mais tant que ce ne sont que des mots, des articles de journaux, des tribunes, la seule réponse à y apporter ne doit être que d’autres mots et d’autres tribunes ; pas une reprise en main militaire ou une interdiction de cité – ce qui reviendrait à appliquer un deux poids deux mesures dans la liberté d’expression à l’image de ce que le « wokisme » dénoncé cherche à faire de son côté.

Enfin, j’aimerais dire que si le terrorisme islamiste fait beaucoup trop de victimes, il faut aussi noter que ce n’est pas une spécialité française, même si les caricatures de Charlie Hebdo ont incontestablement attiré les foudres islamistes de notre côté. De plus, il est le fait d’individus isolés, radicalisés dans leur coin, prêts à mourir, ce qui les rend assez invulnérables, et dont le traçage demande un travail de renseignement extrêmement laborieux. Qu’il y ait des échecs à côté de nombreuses réussites pour déjouer des attaques n’est pas forcément anormal.

Les sociétés ouvertes avancent sur une ligne de crête très difficile à tenir : assurer la sécurité des biens et des personnes sans états d’âme et sans porter atteinte aux libertés fondamentales des individus. Elles ne manquent pas d’ennemis qui entendent bénéficier de cette situation exigeante pour les faire tomber d’un côté ou de l’autre : du côté du laxisme qui favorise l’insécurité et l’injustice sur sa gauche et du côté de l’autoritarisme aveugle qui favorise l’arbitraire et l’injustice sur sa droite.

Les libéraux n’ont pas d’autre objectif que de rappeler comme il fait bon vivre sur la ligne de crête.


Illustration de couverture : Armée française. Photo AFP.

56 réflexions sur “Quelques mots sur la tribune des militaires dans Valeurs Actuelles

  1. Excellents rappels dans tous les domaines. Pour le manifeste, il doit être pris pour ce qu’il est, un avertissement sans frais à nos peintres. Visiblement, ça ne semble guère être le cas et l’attitude du pouvoir est plutôt contre-productive (hier soir à 22h00, plus de 16 000 signataires sans compter les pétitions de soutien qui fleurissent sur la toile).
    Curieusement, en fait non, ce n’est pas du tout curieux, le terrorisme d’extrême-gauche est très loin de faire l’objet d’une légitime opprobre. Il se trouve même des vrais bourgeois, dans le sens le plus détestable que ce mot peut avoir, pour le défendre : https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/president-macron-tenez-lengagement-de-la-france-vis-a-vis-des-exiles-italiens-20210429_O7KTQEC3KFHU5G3DID3U6SB3SQ/

  2. Il conviendrait avant tout de mettre fin à l’immigration de masse.

    Cela peut se faire sans coup d’Etat militaire, dans une société démocratique et libérale. L’Australie l’a fait.

  3. Pour une fois je ne suis pas d’accord avec vous Nathalie notamment sur le laxisme de la justice, qui est réel, sur l’absence de prise en compte des préjudices vécus par les populations habitant les quartiers difficiles, sur le déni, l’aveuglement, les mensonges et la stigmatisation de ces populations qui vivent une double peine : celle d’être confrontées aux incivilités qui pourrissent la vie, sans parler des crimes plus graves qui font l’actualité ET celle de ne pas être entendue par les politiques qui globalement les renvoient à une prétendue haine de classe, voire au racisme.

    J’ai moi-même vécu quelques temps dans ces endroits et je fais partie de ceux qui ont diminué la mixité sociale. Contrairement à certains amis, je n’ai pas attendu le troisième cambriolage ou l’incendie de ma voiture pour partir. Mais croyez-moi c’est un choc positif qui mérite d’être vécu quand on arrive dans un bon quartier où les enfants disent bonjour, où les adultes sont courtois voire souriants et où tout le monde respecte la tranquillité de chacun. Sans compter, que les éventuels différents ne se terminent pas en insultes ou coups.

    S’agissant du cas Sarah Halimi je le vis comme un déni de justice. Vous avez repris les déclarations d’un des experts, soit, mais le fait est que d’après les dires de la famille et des avocats, le coupable n’est pas malade mental, et bien qu’il soit interné, il ne recevrait pas de soins médicamenteux. J’ai écouté les arguments des parties civiles, certes la chose est jugée et il faut s’en tenir là, c’est ce qui fait notre état de droit, mais je persiste à penser qu’il y a eu déni de justice dans cette affaire. Ce n’est pas une affaire isolée. C’est un acte raciste, son auteur n’est pas fou.

    Que l’extrême droite instrumentalise l’actualité c’est fort compréhensible, nous sommes constamment soumis à ce type de récupérations, qu’elles viennent du RN comme dans ce cas ou d’autres bords. C’est de bonne guerre dirait-on. Mais au delà de la politique il y a la souffrance ordinaire et silencieuse des populations qui vivent dans ces endroits. Et il faudrait qu’un jour la justice soit de leur côté.

    • J’aurais dit que les problèmes que vous évoquez au début n’existent pas ? Je ne crois pas.

      Quant au laxisme de la justice, je le vois plus dans l’application et les aménagements des peines qu’au niveau des verdicts rendus. Et, oui, c’est un vrai problème.

      Sur l’affaire Halimi, l’accusé a été reconnu coupable d’un crime antisémite. Lisez le lien donné, lisez le jugement. Il aurait été placé parfaitement sain dans l’UMD où il est ? Facile à dire, mais il faut des preuves.

      • Toute personne connaissant un peu la médecine sait que la prise de cannabis peut être le fait déclenchant d’une maladie mentale cela ne peut donc pas être considéré comme une cause d’irresponsabilité

  4. Permettez-moi, de jeter ici les quelques mots que votre article m’a inspirés :

    – Merci de reconnaître que « tout n’est pas à jeter dans la tribune » des généraux !

    – Nous renvoyer sur un site qui proclame en grosses lettres : « Baderne-Baderne », n’est-ce pas instiller l’idée que les généraux signataires pourraient être de vielles badernes ?

    – Vous admettez que les signataires voient le libéralisme comme destructeur des valeurs économiques et culturelles de la France. Mais sont-ils les premiers à se plaindre de que sont devenues nos industries, notre culture, le niveau de notre instruction publique ? Peut-on leur donner tort alors que notre commerce de proximité disparaît à son tour, sous nos yeux ? Et quoi que vous en disiez, « notre prospérité » et « nos libertés », chaque jour se délitent un peu plus, et notre peuple vient de s’en rendre compte.

    – Tout ce que vous écrivez sur le « pays archipellisé » a été analysé en vain, depuis des années. Mais comme le fait remarquer Philippe de Villiers (zut, un frère de général !) dans son ouvrage « Le jour d’après », depuis les années 90, la relation de docilité mimétique de nos élites politico-médiatiques, fait que « nous sommes à la traîne d’un grand pays en déclin, l’Amérique. »

    – Concernant les jugements intervenus sur les affaires de Viry-Châtillon, Halimi, si vos arguments juridiques sont parfaitement acceptables, parmi d’autres, peut-on reprocher aux Français leur empathie profonde avec les proches des victimes de ces crimes atroces, qui se traduit par une contestation massive de ces décisions des juges ?

    – « Il fait bon vivre sur la ligne de crête » écrivez-vous, mais vivre sur la ligne de crête c’est aussi vivre en acceptant de mourir, comme le font les généraux !

  5. Les problèmes que je citais au début avait pour objectif de montrer que la justice et la police se moquent bien de ce que vivent les gens au quotidien. La seule solution bien souvent c’est de déménager, je l’ai fait, d’autres l’ont fait, beaucoup aimeraient le faire y compris parmi les populations d’origine immigrée qui sont les premières à pâtir de cette situation.

    S’agissant de l’affaire Halimi, je vous invite à lire cet article qui reprend quelques arguments des parties civiles : https://www.revuedesdeuxmondes.fr/affaire-sarah-halimi-cannabis-et-permis-de-tuer/

    « Comme l’écrit Morgane Daury-Fauveau, professeur de droit privé à la faculté de droit d’Amiens, « deux des expertises concluent à l’absence de maladie mentale de Traoré, seule susceptible de justifier un enfermement de longue durée. Lorsqu’il sera sevré, il sera nécessairement libéré. Sauf à faire preuve d’un optimisme béat, qui pourrait croire qu’il se tiendra tranquille et loin de ses démons passés ? Le risque de récidive n’est pas illusoire. Orgueilleuse, la chambre criminelle a voulu s’élever au-dessus de l’opinion publique révoltée. Gardera-t-elle alors sa sérénité ? »

    La très forte émotion qui s’est exprimée de la part d’une communauté qui n’est pas habituée à manifester doit poser question. On ne peut pas la rejeter d’un revers de main.

    Pour les avis des avocats des parties civiles, vous pouvez consulter la vidéo ci-dessous:
    https://www.youtube.com/watch?v=mGJYEI9E3yE&list=PL74A0CD7B90A375CB&index=2

    J’ai été convaincu par leurs arguments.

      • Oui vous avez raison, tous les crimes ne se valent pas aux yeux de la bien-pensance, et il y a fort à parier que bien de monde voudra s’agenouiller dans les stades de foot, dans les partis de gauche ou dans les universités pour Sarah Halimi

  6. En tant qu’ancien militaire , j’apprécie votre blog qui remet certaines idées dans leur contexte et avec objectivité. Pour autant, je suis un libéral convaincu et ne partage pas votre point de vue sur ce que pourrait être une prise de pouvoir par les Armées.(on en est quand même pas là ouf!!) Je pense – mais effectivement ce n’est que mon opinion – qu’associées aux valeurs prêtées aux militaires (le sens du devoir, la responsabilité, le respect de la parole donnée etc..) , il serait plus facile de mettre en place un état régalien et d’en fixer les règles sans manœuvre politicienne . Bien sur, cela serait encore mieux sans intervention militaire mais la France ne me semble pas capable de changer sans grand « chambardement » , la preuve les « révolutions » qui ont émaillées notre histoire.. Personnellement , je pense qu’il faut comprendre le message de la tribune des généraux comme étant un avertissement (hélas récupéré par MLP) . Si la France continue cette politique menée depuis 40 ans, nous allons dans le mur, donc vers une crise, et les seuls qui pourront et seront appelés par les mêmes politiques ce sera l’armée.
    Je crains plutôt un scénario du genre 2022, les Français élisent le RN, six mois à un an après, les profiteurs de l’argent des autres, les gauchos- ecolos – coco – islamo lancent une insurrection et il faut sauver la France …mais c’est un mauvais scénario j’espère!!

  7. Excellent article au cas Halimi près. Moi aussi je pense qu’il y a eu un déni de justice dans ce cas et qu’il faut revoir notre législation en la matière, ce que le Président Macron a reconnu.

    • Ce n’est pas du tout la même chose de dire que les juges n’ont pas fait leur travail, qu’il y a une dérive judiciaire, que de dire qu’ils ont rendu un jugement conforme à la loi mais que peut-être le loi n’est pas assez nuancée sur la question de la responsabilité pénale et mérite d’être rééxaminée.

      • @Nathalie : selon les parties civiles, le problème vient de l’instruction, du refus de procéder à la reconstitution, du fait que parmi les trois experts seul celui qui plaidait l’irresponsabilité a été retenu.

        Le recours à la psychiatrisation des assassins est devenu bien commode, ça permet de préserver la jolie fable morale que nous avons interposé entre nous et la réalité. Et ça ne date pas de l’affaire Sarah Halimi. En décembre 2014 déjà, quelques semaines avant les attentats, un homme fonçait dans la foule d’un marché de Noël en Alsace et on parla alors à son sujet de « déséquilibré », terme qui a connu un franc succès depuis lors dans ce type d’affaires.

        Le problème c’est que nous n’arrivons pas à accepter que par endoctrinement et idéologie des hommes soient capables de commettre des crimes qui nous semblent à juste titre insensés. On se rassure en pensant qu’ils sont mentalement dérangés. Et d’une certaine manière il faut l’être pour se donner comme but dans la vie de tuer des gens. Mais ce n’est pas de la folie.

        Les « fous » ont toujours existé et les crimes de folie avec eux. Mais bizarrement c’est seulement depuis quelques décennies que la folie s’oriente principalement vers un certain type de crimes comme les égorgements et les voitures ou camions béliers. Cette récurrence des mêmes cibles, des mêmes moyens et des mêmes justifications devrait nous faire douter de cette identification des assassins à des déséquilibrés.

  8. « intervention (des) camarades d’active »
    Les militaires sont déjà dans la rue à la demande des politiques suite aux risques d’attentats donc je ne vois pas ce qui choque là-dedans. La nécessité d’intervenir a déjà été édictée par les politiques, une intervention active n’est que la réponse à une menace qui se concrétiserait et la conséquence du mandat donné à l’armée d’assurer la sécurité dans les rues.
    Probablement le en-même temps de Macron, l’armée dans la rue mais qui regarde passivement les tires de bazooka passer ?

  9. Le concept de guerre civile remonte à l’ Antiquité, la nôtre, l’Européenne.
    Il s’agit d’un conflit entre gens d’une même Nation.
    Serait-ce à dire que nos militaires envisagent une guerre entre Français ?
    Pourraient-ils préciser leur pensée !

  10. Dans le cadre de VIGIPIRATE, nous en sommes aujourd’hui à 10 000 soldats dans nos rues, d’après le ministère des Armées, ce qui pose déjà de gros pbs d’organisation technique, quand doivent-ils tirer etc…et cela a été décidé par nos gouvernants, alors de quoi se plaignent-ils, c’est déjà la situation non ?

    Il y a un problème global de notre justice, moyens, application et interprétation des lois, verdicts sous influence des minorités actives, textes de lois timorés car potentiellement blâmées par Bruxelles sous influence des ONG « altermondialistes »…

    « que sont devenues nos industries, notre culture, le niveau de notre instruction publique ? Peut-on leur donner tort alors que notre commerce de proximité disparait » Parbleu ont-ils seulement essayé en 40 ans de réduire la fiscalité et les tonnes de réglementation (pour faire bref) ? Alors on pourra peut-être éventuellement constater que le « libéralisme » n’a rien de destructeur au contraire, en attendant prière de cesser d’employer le mot à contre sens.

    Bravo pour cet article qui reste en équilibre sur la ligne de crête, ce qui n’est pas évident !

  11. « En ce qui concerne l’islamo-gauchisme, l’indigénisme et le décolonialisme dénoncés dans la tribune des militaires, je les prends pour de véritables plaies intellectuelles, mais tant que ce ne sont que des mots, des articles de journaux, des tribunes ». « Enfin, j’aimerais dire que si le terrorisme islamiste fait beaucoup trop de victimes, il faut aussi noter que ce n’est pas une spécialité française ». »De plus, il est le fait d’individus isolés, radicalisés dans leur coin, prêts à mourir, ce qui les rend assez invulnérables, et dont le traçage demande un travail de renseignement extrêmement laborieux. Qu’il y ait des échecs à côté de nombreuses réussites pour déjouer des attaques n’est pas forcément anormal. »

    « Tant que ce ne sont que des mots »,  » ce n’est pas une spécialité française », » il est le fait d’individus isolés, radicalisés dans leur coin ».

    Trois séries de mots qui, à eux seuls, méritent des nuances.

    Cet article perd sa ligne directrice comme un précédent sur la prétendue société néo-libérale. Un salmigondis de commentaires qui nous noie à tel point que l’on finit la lecture en se demandant ce que l’auteure a voulu démontrer.

    Impossible donc de vraiment commenter si ce n’est que ce genre de logorrhée a plus sa place dans un salon parisien d’intellectuels en mal de débats.

  12. Bonjour
    Je ne suis pas toujours d accord avec vous car pensant qu un étatisme comme à l heure actuelle n’est pas une solution ni pour ma part un libéralisme total
    Je suis plutôt pour une troisième voie qui je pense est à inventé car aucune politique économique et sociale ne correspond au monde actuel
    Par contre là je suis sincèrement à 90% d accord avec vous car si je ne crois pas à un libéralisme économique dans nôtre monde actuelle, j’y crois que pour tout ce qui est sociétale
    Par contre beaucoup de vos lecteurs ne semble pas le comprendre et un pouvoir militaire ne peut pas être libéral car c’est antinomique à leur culture
    Merci pour vos articles qui souvent sont contraires à ce que je crois, mais pour moi être pour la liberté c’est accepter les opinions des autres mêmes si ne sont pas les vôtre

  13. Autrement il y a un pays où une partie de ma famille habite qui est la plus proche de ma philosophie de vie même si je lui trouve un certain nombres de défauts par exemple au point vue éducatif c’est la Suède qui est très libéral au point de vue sociétal

  14. Bonjour, je lis régulièrement vos articles qui sont d’une haute tenue en particulier en économie, je ne les comprends pas toujours, n’étant pas moi-même économiste.
    Cependant pour cet article, je suis comme Mildred, je regrette le ton ironique que vous utilisez.
    Cela me rappelle une conversation que j’ai eu avec une collègue suisse lors des attentats du Bataclan, au sujet de l’islamisation de la France. Elle m’a répondu que pour sa part une femme voilée ne la dérangeait pas, et que les gens morts dans un attentat c’était parce que c’était l’heure de leur mort, et que finalement il n’y avait pas de différence entre mourir dans un accident de voiture ou dans un attentat.
    Et-ce qu’on va en arriver là en France?
    C’est pour cela il me semble que ces militaires ont écrit cette tribune.

    • Cela me désole que mon article puisse vous rappeler ce que disait votre amie (« que les gens morts dans un attentat c’était parce que c’était l’heure de leur mort » etc.) parce que ce n’est absolument pas mon message dans cet article. La protection des biens et des personnes à travers la police, la justice et l’armée représente pour moi le rôle premier de l’Etat, le seul qui justifie pleinement son existence.

  15. Bizarre de se sentir obligé de préciser que Valeur Actuelles est un magazine « conservateur ». Dirait-on « le magazine gauchiste L’Obs » ou « le magazine centriste Le Point » ? Vous, libéraux, avez parfois de ces pudeurs de chaisière qui m’amusent. Quoi qu’il en soit, dans une période d’effondrement, il ne me paraît pas déraisonnable d’être « conservateur ». Quant au libéralisme, certes moi aussi je fus naguère libéral (économique) convaincu, et je le suis toujours d’ailleurs, mais vu les problèmes qui se posent aujourd’hui, cela ressemble beaucoup à l’histoire de la couleur des rideaux quand la maison brûle. Que m’importe de vivre dans une société libérale débarrassée d’un Etat tentaculaire et spoliateur, si je suis obligé de parler américain (ou arabe), que je ne peux plus manger de la salade de pieds de porc et que ma fille et ma femme doivent porter la burqa ?

    • « Bizarre de se sentir obligé de préciser que Valeur Actuelles est un magazine « conservateur » » :

      C’est totalement factuel. Cela m’étonnerait beaucoup que VA se vende comme un média progressiste. Ce qui est bizarre, c’est que cela vous chagrine.

      Et pour les autres titres de presse, rassurez-vous, j’ai mille fois pourfendu d’absurdes tribunes du Monde, j’ai consacré un article entier à Plenel de Mediapart et j’ai largement montré combien le Nouvel Obs s’était ridiculisé avec son scoop sur les OGM et l’étude Séralini (entre autres).

      Mais puisque vous parlez de Valeurs Actuelles, laissez-moi vous dire qu’ils ont republié la tribune des militaires avec un changement de titre pas totalement anodin :

      Dans la tribune initiale de place-armes, le titre se limite à « Lettre ouverte à nos gouvernants ». C’est sobre.
      Chez VA, cela devient : « Pour un retour de l’honneur de nos gouvernants ».
      Dans le texte, le mot « honneur » apparait 2 fois mais concerne uniquement l’honneur des militaires.
      D’où vient le titre de VA mis entre guillemets ? D’un accord avec les rédacteurs de la tribune ou de son petit côté presse à scandale / envie de clics ?

      • Si VA était une publication « progressiste » (on voit par ce simple mot la mainmise que la gauche a faite sur le vocabulaire politique), le préciseriez-vous ? Je dis simplement que le fait d’employer ce qualificatif évoque les pinces sur le nez ou les gants Mappa. Simple remarque, rien de plus. Du « ressenti », quoi. Il n’y a pas que la raison, dans la vie.

    • @ Jules

      « Que m’importe de vivre dans une société libérale débarrassée d’un Etat tentaculaire et spoliateur, si je suis obligé de parler américain (ou arabe), que je ne peux plus manger de la salade de pieds de porc et que ma fille et ma femme doivent porter la burqa ? »

      Il faut résister à ce genre de facilités rhétoriques, qui sont des escroqueries intellectuelles. Vous insinuez que c’est soit le libéralisme, soit la salade de pieds de porc. C’est tout à fait faux.

      On voit mal en quoi la présence d’une fonction publique obèse et d’un assistanat démesuré serait une protection contre l’islamisation. En fait, c’est le contraire.

      L’assistanat sert de pompe aspirante à l’immigration, et les innombrables fonctionnaires justifient l’existence de leur poste par la nécessité de suppléer à l’incurie sociale des immigrés.

      Et avant que vous ne préconisiez le socialisme dans un seul pays, autrement dit le national-socialisme, il serait intéressant que vous nous expliquiez comment vous comptez financer le maintien d’une dépense publique à 62 % du PIB, puisqu’elle entraîne nécessairement la ruine des entreprises, l’argent ne poussant pas sur les arbres.

      Avant de savoir si vous serez autorisé à manger de la salade de pieds de porc, encore faudrait-il que vous ayez les moyens de vous en acheter. Je vois mal comment ce serait le cas, avec le chômage chronique que nous connaissons depuis 40 ans.

      • Vous voyez très bien ce que je veux dire. Si le chômage – donc l’économie – a été longtemps la préoccupation principale du pays, il est à présent passé derrière les problèmes d’identité et de souveraineté. On peut le regretter, mais c’est comme ça. De toute façon, la France s’achemine tranquillement vers l’URSS. Le 23 avril 2017, avec la (future) victoire d’un candidat socialiste, le libéralisme a perdu les maigres chances qu’il pouvait avoir. Après, on peut toujours discuter du sexe des anges, si ça vous chante… Quant à diminuer le poids de la fonction publique et des dépenses publiques, bien sûr que c’est nécessaire. Mais deux remarques: 1. Si vous présentez cela comme du libéralisme, vous n’y arriverez jamais dans ce pays; 2. Ce n’est pas du libéralisme, c’est simplement du bon sens et de la bonne gestion. Pas besoin d’avoir lu Bastiat, Friedman ou Hayek pour cela.

  16. Chère Nathalie,

    Il faut vous rendre à l’évidence : le monde des media n’est pas celui du : « malheur à celui par qui le scandale arrive », mais bien plutôt celui du : gloire et fortune à celui par qui le scandale arrive, et dans de domaine, Valeurs Actuelles est loin d’être le pire !
    Cela étant dit, je me pose encore une petite question, comment se fait-il qu’on ait donné tant d’importance à cette « Lettre… » du site Place d’Armes, reprise par le site de VA, alors que personne ne parle des 14 pages que le VA du 29 avril consacre aux victimes, en interpellant cette fois en UNE de son magazine :
    « Monsieur le président, entendez la colère des victimes… » ?

  17. Rions un peu : qu’est-ce que le libéralisme ? La CGT, dont les membres du service d’ordre se sont fait attaquer, ce 1er mai à Paris, par… des manifestants, nous l’explique :

    « Le monde du travail ne reculera pas plus devant ce type d’agressions
    que face aux politiques libérales menées par le gouvernement actuel,
    dont les lois veulent nous priver de notre liberté. »

    Euuuuh…

  18. Qu’un quatuor (au moins) de quarterons d’officiers d’active sonnent la charge sur la « guerre civile » en présence d’une population étrangère hargneusement installée sur tout le territoire, laquelle ne peut guère dissimuler son mépris agressif pour les anciens occupants, nous évoque deux périodes douloureuses de notre histoire nationale récente : 40-44 et 58-62.

    J’ajoute, pour faire bon poids, que celui qui en ces temps-là nous tira de la panade n’est plus !

    • Ne cherchez pas à interpréter au-delà de ce que vous voyez. C’est une illustration de couverture représentant l’armée française, et c’est tout.
      J’ai un fils dans la réserve et tout son équipement militaire est stocké chez moi entre deux périodes. Des treillis et des rangers ne m’impressionnent pas le moins du monde. Donc merci de ne pas insinuer on ne sait trop quoi.

  19. Vous êtes libérale catholique je suis libéral conservateur. Chacun son avis.
    En 1940 nous avons eu la guerre, l’invasion et la collaboration.
    En 2020 nous avons eu l’invasion la collaboration est déjà là et la guerre (civile ?) se profile.
    Symboliquement l’appel de nos généraux aurait dû être fait 18 juin, comme un autre l’avait fait avant eux, dans des circonstances semblables.

      • @Nathalie: j’ai lu votre article sur le conservatisme et bien que j’adhère à votre propos je voudrais vous poser une question. Je suis comme vous libéral, je n’ai aucun problème avec l’homosexualité, les transgenres, etc. Que chacun fasse à sa façon tant qu’on ne m’impose rien.

        Mais quand je vois les évolutions récentes comme le déni de réalité concernant les transgenres avec par exemple des enfants de 9 ans qu’on exhibe sur les plateaux télé en les appelant « elle » alors qu’ils sont objectivement de sexe masculin; il y a quelques années on aurait parlé de maltraitance et on aurait envoyé la mère chez le psy, car dans ce cas il s’agit bien évidemment de projections de la mère.

        Ou quand je vois la PMA par laquelle on encourage les femmes seules à faire des enfants alors que c’est déjà pas simple à deux. C’est doublement payé par la société : d’abord parce que la conception est remboursée par la sécu alors qu’il ne s’agit pas de maladie et ensuite parce que la femme seule recevra une indemnité de parent isolé. Ce ne sont là que quelques unes des dérives que nous observons.

        Quand je vois tout ça je me dis que le conservatisme a du bon, qu’il est plus sage, plus prudent, que parfois c’est mieux de progresser lentement. Et je comprends aussi que pour certains les évolutions récentes relèvent plus de la décadence que du libéralisme.

        Il y a un projet destructeur derrière l’alibi de la deconstruction. Ce n’est pas du libéralisme au sens propre.

      • @ Fleurimont / Longeval

        Cher compte de commentaire,
        Je viens de vérifier et c’est bien ce qu’il me semblait : dans ma page « à propos » je précise que pour la qualité et l’honnêteté du débat, les commentateurs sont priés de n’intervenir sur ce blog qu’avec un seul pseudo.
        Or dans ce fil, vous êtes Fleurimont et Longeval, donnant ainsi l’impression que votre opinion est partagée par un autre. Et sur ce blog vous êtes carrément 4 : Longeval, Fleurimont, Guy Reydellet et Eugène Rochet.

        Merci de choisir.

      • @Nathalie : ça ne me gêne pas que cette personne s’identifie à plusieurs autres, est-ce que vous ne seriez pas un peu schizophobe ? Les personnalités c’est comme les genres il peut y en avoir des centaines, voire des milliers. En tous cas c’est ce qu’ils disent sur AJ+.

      • @ Lionel

        Moi, ça me gêne. L’emploi de pseudonymes multiples par une même personne est l’un des manquements les plus graves aux règles de savoir-vivre sur Internet. Sur de nombreux forums, blogs, etc., il est, à juste titre, un motif d’exclusion immédiate.

        C’est une façon de truquer le débat en s’inventant des soutiens qui n’existent pas, et en évitant d’assumer la responsabilité de ses propos.

        D’ailleurs, les trolls professionnels payés par des gouvernements utilisent massivement ce procédé.

    • @Robert : j’ai un ami proche en grande souffrance psychique qui utilise des pseudos multiples, il se sent très offensé par ceux qui manquent d’empathie vis à vis de lui parce que chacun de ces pseudos représente pour lui une personnalité à part entière et je crois que nous devrions faire preuve de bienveillance, ne pas le juger. En tant qu’homme blanc, cis, hétérosexuel, et non-schizoïde je me sens coupable de bénéficier de ce privilège qui consiste à pouvoir utiliser des pseudonymes uniques. Il est important de détecter et de dénoncer la schizophobie. Je voulais simplement le rappeler afin que nous évitions de stigmatiser nos concitoyens à personnalités multiples. D’ailleurs, normalement on ne devrait plus employer ce mot affreux qui commence par « s » mais plutôt le terme de « personnalités à haut potentiel pluriforme et rayonnant » (high radiating and multiform potential autistic spectrum).

      • Si vous pouviez éviter de faire de l’ironie à la c… lorsqu’on parle sérieusement… il y a un temps pour la blague, et il y a un temps pour parler de vrais problèmes.

  20. Le Général de Gaulle n’était pas pire qu’un autre. Ne parlons pas de la France Libre (Pierre Dac « Ici Londres ») mais de sa Présidence, de 58 à 69.
    Mieux que la sotte Marine Le Pen, ou les Verts, dont le totalitarisme, qui ne sait qu’interdire et taxer, convient à quelques bobos qui peuvent défouler leur agressivité en se donnant le beau rôle. Et en leurrant les gogos qui votent pour eux, imaginant défendre les squares, leurs balcons fleuris et les cuicuis des petits oiseaux.
    Le Général de Villiers me plairait bien. Un autre classe. Il aurait le courage de bouter tous ceux ne viennent que pour les aides sociales. Servies par les cons-tribuables qu’ils égorgent et décapitent.

    • Bonjour Souris donc. Contente de vous revoir ici.

      « tous ceux qui ne viennent que pour les aides sociales » :

      Notre Etat-providence fait appel d’air c’est évident. Et en plus, il nous plombe complètement. Et si on commençait par cette réforme-là, celle de la baisse des dépenses publiques, celle de la réduction de la sphère dirigiste de l’Etat ? Ca clarifierait beaucoup de choses, dont les flux migratoires.

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