COVID : au secours, Macron veut « ORGANISER » nos libertés !

On ne sait pas tout sur le Covid-19, mais après un an de tâtonnements, de recherches, et d’expériences abondantes et variées aussi bien dans le champ médical que dans le domaine de l’adaptation de la société à la pandémie via les mesures de distanciation sociale, de confinement et de couvre-feu, on en sait néanmoins beaucoup :

· Selon les données de l’INSEE et de Santé publique France, la maladie n’induit aucune mortalité significative chez les moins de 65 ans. L’âge moyen des victimes du Covid est de 82 ans et 80 % des décès concernent les plus de 75 ans. 

· Outre le caractère extrêmement discriminant de l’âge, il existe des facteurs de risque (trisomie 21, mucoviscidose, transplantation rénale ou pulmonaire, obésité, etc.) qui sont maintenant bien identifiés et qu’il est possible de prendre en charge spécifiquement.

· La campagne de vaccination commence à monter en charge et concerne précisément les personnes âgées et les personnes à risque, avec extension imminente en direction des 50 à 64 ans (médecins, pharmacies, médecine du travail) et les 65 à 74 ans (en avril). D’après le Premier ministre, deux tiers des plus de 75 ans pourraient être vaccinés d’ici fin mars et les 50 ans et plus auront eu accès à une première injection d’ici mi-mai. 

· Les Français se montrent de moins en moins hostiles aux vaccins anti-Covid malgré l’évidente nouveauté technologique des produits développés par Pfizer-BioNTech ou Moderna. De 40 % en décembre 2020, la part des personnes souhaitant se faire vacciner est montée à 61 % dans un récent sondage Odoxa pour Le Figaro. Chez les plus de 65 ans, le taux s’élève même à 77 %.

· En dehors de l’âge et des situations à risque, le fait d’être contaminé n’implique nullement que l’on soit gravement malade. Tout dépend de la charge virale et de la réponse immunitaire de chaque personne. De ce fait, le nombre global des contaminations qui sert d’indicateur principal pour évaluer la pression épidémique tend à exagérer la gravité réelle de la situation sanitaire et à créer un climat anxiogène dans la population. C’est pourtant le chiffre privilégié par le gouvernement dans ses communications.

· Sachant que les restrictions de déplacements et de réunion furent également dictées par les contraintes hospitalières, il y a lieu de se mettre à réfléchir à la meilleure façon de rendre les capacités d’accueil à l’hôpital plus adaptables aux circonstances qu’elles ne le sont actuellement. 

· On commence aussi à prendre conscience que les confinements, les couvre-feux et les politiques de précaution dites « Zéro Covid » (confinement pur et dur pendant 3 ou 4 semaines pour pouvoir tout ouvrir après) échouent à faire barrage à la circulation du virus. La Nouvelle-Zélande, pays loué pour son intransigeance première, en est au troisième confinement strict d’Auckland (soit un tiers du pays) et constitue une excellente démonstration de la parfaite inutilité de mesures ultra-handicapantes prises à titre préventif.

· En revanche, on sait maintenant que ces mêmes confinements, couvre-feux et autres opérations musclées de restriction des réunions et déplacements sont d’une efficacité redoutable pour casser une économie, casser des vies et jeter les gens de tous âges dans la dépression et l’angoisse. Au point d’avoir provoqué neuf mois après le premier confinement un recul des naissances de 13 % en janvier 2021 par rapport à janvier 2020 (53 900 bébés contre 62 180), du jamais vu depuis 1975, fin du baby-boom.

Ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, la conjonction de tous ces éléments positifs et négatifs pointe tous les jours un peu plus dans une seule direction démocratiquement soutenable, celle de la fin de l’état d’urgence sanitaire, lequel, vivante image d’un régime autoritaire obsédé d’hygiénisme, autorise le gouvernement à prendre pratiquement toutes les mesures de restriction qu’il souhaite en matière de déplacement et réunion des personnes, d’activités des entreprises, de réquisitions des biens et services et de fixation des prix.

Ce n’est absolument pas le moment de songer à des reconfinements aussi partiels qu’inutiles et destructeurs, lancés parfois par pur affichage politique comme on a vu Mme Hidalgo le faire pour se rétracter hypocritement le lendemain, mais celui de redonner aux individus leur capacité de prendre leurs décisions eux-mêmes pour se protéger, se faire soigner et retrouver enfin le cours de leur vie.

Et ce n’est certainement pas le moment de chercher à aggraver la contrainte sociale dure des restrictions de mouvement par la nouvelle contrainte sociale « soft » des passeports sanitaires en échange de la promesse de pouvoir « tout rouvrir ».

Or c’est pourtant ce que M. Macron (mais il n’est pas le seul) se propose tout tranquillement de faire, comme si c’était parfaitement naturel, intelligent, pragmatique – la marque admirable de l’homme d’État authentique et courageux qui a déclaré la guerre au Covid et qui ne reculera pas.

En marge du Conseil européen de jeudi et vendredi dernier, il a en effet annoncé une possible généralisation obligatoire de l’appli TousAntiCovid par laquelle les citoyens seraient non seulement tracés pour identifier les cas contacts mais soumis à la production d’une attestation vaccinale ou d’un test négatif datant de moins de 48 ou 72 heures pour avoir le droit d’entrer dans tel ou tel établissement accueillant du public – tout cela pour notre protection naturellement (vidéo du tweet, 01′ 50″) :

Il existe deux catégories d’objections au pass sanitaire : les conjoncturelles et les fondamentales.

En ce qui concerne les premières, voici ce que j’aimerais dire à mes amis qui pensent que c’est une faible contrainte à supporter face à la possibilité de retrouver sa vie d’avant : dans la mesure où la vaccination avance et prend d’abord en charge les personnes les plus à risque, et dans la mesure où le gouvernement lui-même se flatte de chiffres de couverture vaccinale appréciables dès ce printemps, chaque jour qui passe rend ces passeports sanitaires plus inutiles

Sauf, oui, sauf à inscrire une nouvelle conquête au panthéon déjà chargé de la dérive liberticide d’Emmanuel Macron dont on sait hélas qu’il méprise les libertés civiles tout en se gargarisant de discours sur la France des Lumières qui ne renoncera jamais aux caricatures.

Car plus fondamentalement, vous l’avez entendu : après avoir totalement désorganisé nos libertés via la grosse artillerie des confinements, il envisage maintenant, très grand prince, de les « organiser ». Rien n’est plus inquiétant. Les libertés individuelles ne s’organisent ni ne se désorganisent. Elles sont, point. Toute autre configuration nous fait entrer dans un système illibéral où les notions de bien et de mal sont entièrement soumises à l’appréciation arbitraire et discrétionnaire des dirigeants.

Ne croyez pas que j’exagère : depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement use de tous les subterfuges possibles pour le prolonger le plus possible et il a même essayé (sans succès pour l’instant) de le rendre pérenne.

Avec la pandémie de Covid, tout se passe comme si la Chine de Xi Jinping, dont l’Occident dénonce parfois, quand elle y pense, les petits travers à Hong Kong où dans le Xinjiang, était devenu le modèle idéal de gouvernance. Comme si le féroce contrôle social à base de carotte, de bâton et de beaucoup de numérique (Macron adore ce mot) que la Chine déploie pour s’assurer la docilité politique de ses habitants se voyait soudain reconnu comme parfaitement recevable dans notre immense patrie diplômée, gargarisée et tatouée es droits de l’homme.

Comme si une fois de plus nos libertés civiles devaient céder le pas devant une espérance de protection. Comme si nous étions des enfants, des êtres en état de minorité (comme disait Kant) incapables d’oser penser par nous-mêmes et d’exercer notre responsabilité pleine et entière. Des êtres privés de Lumières, condamnés à nous en remettre à plus clairvoyant que nous en la personne d’Emmanuel Macron, nouveau despote éclairé. Ça promet.


Illustration de couverture : Emmanuel Macron, Photo AFP.

34 réflexions sur “COVID : au secours, Macron veut « ORGANISER » nos libertés !

  1. Voilà. Et c’est pour ces mêmes raisons que céder à une obligation vaccinale ne nous rendra pas plus libres, au contraire.

    C’est une nouvelle génération de poilus dont a besoin ce pays, pour lutter contre un ennemi cette fois-ci intérieur. Sinon nous sommes partis pour 50 ans de dictature.

    • Alors moi, j’ai reçu ma première injection Pfizer BioNTech hier et j’en suis absolument ravie (by the way, pas d’effets secondaires). C’est un choix tout à fait personnel dont je ne vois absolument pas pourquoi il faudrait que je me prive. Le vaccin en tant que tel, en tant qu’avancée scientifique notable dans la prise en charge des coronavirus (et d’autres pathologies) n’est absolument pas en cause.
      Comme je l’écrivais précédemment, ne pas se faire vacciner ne met « nullement à l’abri d’avoir à présenter un test négatif en telle ou telle occasion pendant un certain temps », ce qui est bien l’objectif global visé par Macron, vaccin ou pas.
      Ce qui est en cause, c’est que tout événement est pour Macron l’occasion d’une dérive liberticide. L’idée, ce n’est pas de résister aux vaccins, c’est de résister à l’instrumentalisation macronienne de la sortie de pandémie.

      • @Nathalie : vous avez bien clarifié l’enjeu et les risques que posent l’approche autoritaire et étatiste de ce gouvernement. Ce qui me préoccupe c’est qu’ailleurs dans les autres partis ainsi qu’apparemment dans la population il existe une demande et une préférence pour les solutions musclées. Face aux problèmes, on entend de toutes parts l’appel à l’homme fort, aux mesures fortes, sous-entendues brutales.

        Cette évolution nous rapproche de la vision sud-américaine de la politique avec ses Peron, Menem, Kirchner, Pinochet, Chavez, etc. Tous ces autocrates à la tête d’états naguère prospères n’ont démontré qu’une seule chose, c’est que la faillite économique va de pair avec les atteintes à la démocratie. Sans parler des pays socialistes.

      • Merci Nathalie pour cet article éclairé. Vous me faites me sentir moins seul.
        Je souscris également et intégralement à tous vos propos; vous me confortez.

        Ce qui me réjouis moins est que cette « aubaine » sanitaire doit durer pour toute cette clique qui entend nous ficeler et nous museler, pour en faire un enjeu politique en 2022 si toutefois le locataire du 55 rue du Fbg St-Honoré ne diffère pas l’échéance électorale.

      • Je ne vois pas en quoi j’interdis qui que ce soit de se vacciner? C’est bien la perspective de la « vaccination obligatoire » que j’attaque, puisque c’est présenté comme la seule solution par notre gvt, à l’exclusion de toutes autres alternatives qui sont formellement interdites. Qu’on parle de passeport sanitaire obligatoire, ou de vaccination obligatoire, au final ça revient strictement au même, et quoique nous y parvenions par des raisonnements différents, nous sommes bien d’accord sur les conclusions.

        Par ailleurs, si cette nouvelle formule de vaccin génique est porteuse de grandes perspectives, « l’avancée scientifique » reste à confirmer, car il s’agit bien d’une phase d’expérimentation qui est cours, vu que ces vaccins n’ont pas passé toutes les étapes de test normalement obligatoires avant leur AMM. C’est curieux comme le sacro-saint principe de précaution a été totalement ignoré pour ceux-ci…

  2. Merci Nathalie pour cet article très lucide ! Je souscris entièrement à tous vos propos. Nos libertés en ont pris un sacré coup pendant cet épisode du COVID. Le sanitaire a servi de prétexte aux « tours de vis » politiques et administratifs.

    La liberté d’expression a subi les assauts de la censure et du prêt à penser moutonnier que propagent les organes de presse subventionnés par le pouvoir et possédés par les grandes entreprises qui vivent des commandes publiques.

    Vous avez raison de pointer les tendances illibérales de ce gouvernement qui promeut la liberté d’expression en public pour mieux la cadenasser hors caméra. Cette dérive politique a un impact sur l’économie comme le rappellent notamment les travaux de l’économiste Philippe Aghion : il existe un lien entre les institutions politiques et la performance économique. Les dictatures ne produisent pas des économies innovantes, c’est le contraire : Russie, Turquie, les exemples sont nombreux mis à part la Chine qui jouit de privilèges spécifiques que lui a accordée l’OMC.

  3. « Des êtres privés de Lumières, condamnés à nous en remettre à plus clairvoyant que nous « Phrase très intéressante, bonne intuition de votre part , je rajoute, soumis à nos maitres mangeurs des âmes humaines; Il ne fait plus de doute que Macron est friand des énergies négatives de la dualité dynamique des français surtout de la souffrance et du désespoir, plutôt que de chevaucher Macron , les français subissent la passivité négative, le seul problème avec eux est qu ils pensent que c’est la réalité et la seule et de s’en contenter, un appauvrissement que la suffisance rationaliste produit chez eux. Avec le virus , les mangeurs d’âme peuvent être vues par ceux qui savent voir, une des nombreuses révélations du virus qui nous parle et qui fait que les masques tombent .

  4. « Au secours ! » appelez-vous ! Mais qui vous entendra dans ce monde où toutes les valeurs ont été inversées, où les charlatans sont glorifiés tandis que les scientifiques faisant encore honneur à leur profession, sont traînés dans la boue ?

  5. Point parfait de la situation.

    « ou d’un test négatif datant de moins de 48 ou 72 heures pour avoir le droit d’entrer dans tel ou tel établissement accueillant du public »
    Ok je le choisis comme c’est gratuit de toute façon, hein ! De plus ma nièce m’a montré comment trafiquer la date avec Photoshop, Très facile de faire le voyou donc.

    Jeter un œil au récent sondage CEVIPOF (je suis toujours très sceptique en matière de sondage car tout et son contraire selon les jours) effectué sur les français et nos voisins.
    https://www.sciencespo.fr/cevipof/sites/sciencespo.fr.cevipof/files/Round%2012%20-%20Barome%cc%80tre%20de%20la%20confiance%20en%20politique%20-%20vague12-1.pdf

    A 68%, les sondés pensent avoir encore le contrôle total sur leur avenir et leurs libertés
    55% estiment que la Démocratie ne fonctionne pas bien en France
    77% des sondés ont des sentiments négatifs vis à vis de la vie politique. 80% pensent que le Gouvernement ne se préoccupe pas d’eux
    58% des sondés estiment que la crise du Covid-19 est mal gérée par les autorités. 49% ne font pas confiance au Gouvernement (contre 48% oui)
    36% des sondés pensent probable la collusion entre ministère de la santé et laboratoires pharmaceutiques au sujet des vaccins et 42% pensent que la crise sanitaire permet au gouvernement de surveiller et de contrôler les citoyens
    49% des sondés vont se faire vacciner contre le Covid, 30% ne le feront pas, 19% n’ont pas pris de décision.
    Etc…

  6. Contrairement à vous je ne cris pas à un complot mondial pour priver les peuples de leur liberté même si finalement cela est le cas.Mais plutôt à une société qui refuse la mort.Par contre même dans cette optique j avoue que je ne vois pas l utilité d un passeport sanitaire une fois que ceux qui veulent se faire vacciner en ont eu la possibilité on eut la possibilité de le faire
    Je pense que l explication est plutôt dans la crainte d être tenu responsable de la mort de ceux qui contracteront le virus
    Il est évident que je suis contre ce type de mesure qui sont liberticides mais je ne crois pas qu’il faut toujours voir un complot pour restreindre nos libertés mais plutôt une volonté de n’être pas tenus comme responsables
    Par contre j’ai du mal à comprendre les anti vaccins quand on crois comme moi en la science pour ma part je me ferais vacciner et combat les idées contre la vaccination qui n’est pour moi que de l obscurantisme comme pour les combats contre la5 G où tout les progrès techniques.Autrement revenons à l âge de pierre comme rêvent certains

      • Pardonnez moi ,mais à un moment donnė vous dites MR MACRON et il n est pas le seul ce qui est exacte car d autres pays y songent et je persiste à croire peut être naïvement que ce n’est pas dans le but de museler le peuple mais plutôt de dégager ses responsabilités sur la mortalité dû à la covid

      • @ Cleo

        « MR MACRON et il n est pas le seul  » : Ce n’est pas cela, un complot, ou la dénonciation d’un prétendu complot.

        La théorie du complot (ou les théories, mais le schéma explicatif est toujours le même depuis la nuit des temps) postule que tous les maux de la société seraient dus à un complot d’un groupe plus ou moins secret de « puissants » dont le seul but est de dominer, voire asservir, voire éliminer le groupe des « petits ».
        A noter, comme le signale Raymond Boudon dans « Pourquoi les intellectuels n’aiment pas le libéralisme », qu’il y a toutes sortes de théories du complot, mais le marxisme est celle qui, avec sa dialectique de la lutte des classes entre dominants et dominés, leur a en quelque sorte donné leurs lettres de noblesses (comme en a témoigné lamentablement la sociologue Monique Pinçon Charlot récemment).

    • @Cleo : dans votre commentaire vous employez les mots complot et complotistes alors que l’article de Nathalie ne fait référence à aucun complot ou comploteur. Pourquoi recourir alors à ces termes ? Est-ce parce qu’ils sont devenus un moyen banal de stigmatiser à peu de frais toute forme de pensée critique qui se situe un tant soit peu hors de la norme et du discours ambiant ?

      Qu’il s’agisse de la science ou de la société, la pensée unique n’est jamais un signe de vitalité. Toute société devrait au contraire encourager la formation de l’esprit scientifique et de l’esprit critique. Cela implique d’accepter les points de vue opposés, les controverses, la recherche de solutions originales. La science ce n’est ni l’infaillibilité papale ni la discipline de parti, ce n’est ni une religion ni une certitude doctrinale.

      Il n’est pas non plus surprenant que dans votre commentaire vous marquiez une opposition nette entre obscurantisme et lumière, entre âge de pierre et modernité. Ces oppositions sans nuances qui polarisent la discussion entre le Bien et le Mal sont le signe d’une pensée dogmatique, d’une rigidité intellectuelle qui ne souffre aucune forme de discussion possible. Ce n’est pas ainsi pour s’en tenir à ce seul exemple que Galilée et Newton ont fait entrer la physique dans l’époque moderne.

      Vous pouvez défendre toutes les positions que vous souhaitez, et je suis persuadé que j’en partagerais sans doute quelques unes avec vous. Mais les arguments que vous avancez ne me semblent pas relever de l’esprit scientifique dont vous vous réclamez. Et pour ma part, je considère la chasse aux sorcières comme une régression, tant sur le plan démocratique qu’intellectuel. Vive la liberté de penser ! Vive l’esprit critique !

  7. Mon attention a été attirée par ce passage :

    « On commence aussi à prendre conscience que les confinements, les couvre-feux et les politiques de précaution dites « Zéro Covid » (confinement pur et dur pendant 3 ou 4 semaines pour pouvoir tout ouvrir après) échouent à faire barrage à la circulation du virus. La Nouvelle-Zélande, pays loué pour son intransigeance première, en est au troisième confinement strict d’Auckland (soit un tiers du pays) et constitue une excellente démonstration de la parfaite inutilité de mesures ultra-handicapantes prises à titre préventif. »

    Je suis désolé, mais je vois mal où seraient la démonstration et l’échec. La Nouvelle-Zélande a connu 26 morts en tout et pour tout depuis le début de l’épidémie, pour 5 millions d’habitants. En ordre de grandeur, cela équivaudrait à 300 morts pour la France. Nous en sommes à 86 000. Le moins qu’on puisse dire est que la Nouvelle-Zélande a connu un succès éclatant dans son combat contre l’épidémie, et a fait infiniment mieux que la France !

    La moindre des choses serait d’examiner de près les méthodes qu’elle a appliquées, au cas bien improbable où elles auraient un vague rapport avec les résultats obtenus.

    Affirmer l’inefficacité des confinements, du fait que le virus circule encore malgré leur succession, c’est inverser les causes et les conséquences. C’est précisément parce qu’il y a eu, non pas seulement plusieurs confinements, mais des confinements ultra-rapides et impitoyables, que les résultats sont aussi extraordinairement bons, avec pratiquement pas de morts.

    Et ces résultats sont, bien plus sûrement, le fait de l’ensemble des mesures prises, qui, toutes, vont dans le même sens : des mesures bien dirigées, cohérentes, basées sur des motifs précis, appliquées très rapidement et de façon très forte.

    C’est la méthode asiatique, qui est le contraire de la méthode européenne et américaine : des mesures globales, mal dirigées, tardives, décidées au doigt mouillé, trop molles et inutilement contraignantes à la fois.

    Pour simplifier : Emmanuel Macron parle de faire la guerre, Jacinda Ardern la fait.

    Maintenant, il est théoriquement possible que les confinements appliqués par la Nouvelle-Zélande n’aient eu aucune efficacité, et que ce soient les autres mesures qui aient marché.

    C’est extrêmement improbable, mais, si telle était votre thèse, alors il faudrait la démontrer, en analysant l’effet de ces autres mesures. Et en expliquant pourquoi les confinements ne seraient pour rien dans le résultat.

    En réalité, lorsqu’on prend connaissance des articles de la presse étrangère qui détaillent véritablement les mesures prises, contrairement aux médias français qui se contentent de vagues slogans (« zéro Covid », etc.), on comprend pourquoi la Nouvelle-Zélande, comme Taïwan, a réussi à se protéger presque totalement de la pandémie.

    Voyons donc ce qu’en dit le Daily Mail de Londres, dans un article plus récent que celui de Paris-Match que vous indiquez :

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-9306553/Jacinda-Ardern-throws-Auckland-week-long-lockdown-just-ONE-new-case-Covid-19.html

    Il parle d’un confinement qui a été annoncé hier, samedi 27 février. L’article de Paris-Match parle d’un confinement intervenu aux alentours du 15 février. Ce sont deux mesures différentes, provoquées par des causes différentes !

    L’une des particularités de la méthode néo-zélandaise (et asiatique en général), c’est le confinement-flash. On ne passe pas des semaines à tortiller du cul, à suggérer à la télé qu’on étudie la possibilité… d’envisager… une réflexion… sur un confinement, puis à se concerter avec les partenaires sociaux, puis avec les « territoires », puis à se tâter, puis à prendre la température du chat de la voisine : on décide, bordel de merde !

    Et quand le confinement n’est plus nécessaire, on le lève. Quitte à en réinstaurer un, dès que la nécessité l’exige.

    Tout cela va très vite : la contamination qui a déclenché le présent confinement a été détectée le vendredi 26 février. Le samedi 27, le confinement d’Auckland, la métropole la plus importante du pays, était annoncé. Et il rentre en vigueur aujourd’hui, dimanche 28 !

    Quel a été le fait générateur de ce confinement ? L’avis d’un médecin en bleu, plus alarmiste que celui d’un médecin en rouge ? Une pétition de 300 éminences dans un journal national ? Pas du tout. La découverte, suite à un test, d’une unique personne contaminée.

    Une seule personne contaminée a entraîné l’obligation pour 1,7 million de personnes de rester chez elles, sauf pour aller faire les courses. Sous 48 heures ! (Je vous passe les autres restrictions.)

    Pourquoi ? Pas parce que les dirigeants néo-zélandais sont des fachos. Ils sont des ultra-libéraux, au regard de la situation française. Parce que cela correspond à leur méthode de lutte raisonnée contre la maladie : ce patient particulier n’avait aucune chaîne de contamination connue dans les 15 jours précédant le test. On ne pouvait donc pas isoler ses cas contacts. La seule solution était de confiner 1,7 millions de personnes. Ce fut donc fait.

    Le précédent confinement, celui du 15 février, a été déclenché suite à la contamination de trois personnes seulement au sein d’une même famille.

    Voyons un autre fait révélateur, rapporté par le Daily Mail. Les autorités sanitaires ont publié la liste complète des établissements publics fréquentés par le malade ayant déclenché le confinement actuel, dans la semaine précédant son test. Tout le pays sait, par exemple, que le 20 février, il s’est rendu au centre sportif City Fitness, à Papatoetoe, qu’il y est arrivé à 12 h 20, et qu’il en est reparti à 13 h 45.

    Ce n’est pas pour « attenter gravement à sa vie privée », « enfreindre honteusement ses droits de l’homme » et « instaurer une dictature sanitaire ». C’est pour permettre aux gens qui étaient à ce moment-là au City Fitness de Papatoetoe d’aller se faire tester fissa. Et de s’isoler rigoureusement s’ils sont positifs.

    Comment les autorités savent-elles, à la minute près, où se trouvait le gazier en question ? Vraisemblement (l’article ne le précise pas) parce qu’elles ont appliqué la méthode asiatique de localisation obligatoire et généralisée par téléphone portable. Sans les « anonymisations statistiques » et autres tortillages de cul propres à la CNIL-mentalité française.

    Ou, à tout le moins, parce qu’elle ont procédé à un interrogatoire précis du malade. Lequel a répondu de bonne grâce. Ou sous la menace de sanctions pénales. Ou les deux.

    Chez nous, on se contente des vantardises de Didier Raoult, qui prétend avoir « testé-isolé-soigné », alors qu’il n’a ni testé, ni isolé — ni soigné, à plus forte raison, puisqu’il n’y a pas de remède, et qu’il rejette le vaccin.

    Tester, isoler et hospitaliser si nécessaire font évidemment partie de la méthode adéquate, en plus du vaccin, de la fermeture des frontières et des mesures de confinement éventuelles ; mais à condition de vraiment tester ceux qui doivent l’être, et de vraiment isoler ceux qui doivent l’être. Pas de blablater devant les caméras à la façon française.

    Voilà donc ce qui marche, Mesdames et Messieurs, de façon démontrable et démontrée — à moins que des gens, ici, ne pensent que c’est la faute au réchauffement climatique, à George Soros ou aux homosexuels (comme les mollahs iraniens).

    Après, on peut aborder la question politique : êtes-vous prêts à rester chez vous sous 48 heures de préavis, dès l’apparition d’un seul cas positif sans cas contacts pouvant être mis en quarantaine ? Etes-vous prêts à vous soumettre à une quarantaine sous surveillance policière, le cas échéant ? Etes-vous prêts à voir vos déplacements enregistrés par votre téléphone mobile, tout cela pour parvenir (rétrospectivement) à 300 morts au lieu de 86 000 ?

    Ou pensez-vous que ces 85 700 morts sont surtout des vieux, et que donc ça ne compte pas vraiment ?

    Cela est un débat politique, et aussi moral, philosophique et religieux.

    Mais on ne peut guère avoir cette discussion avant d’avoir établi, de façon complète et exacte, les faits relatifs à la décision.

      • Oui, bien sûr, les éléments économiques et sociaux doivent aussi être pris en compte. Dans mon esprit, c’était compris sous le terme « politique ».

        Les confinements ont aussi des conséquences négatives que Nathalie relève à juste titre : cela fait longtemps que les médecins alertent sur le manque de suivi des cancéreux, qui fait craindre une surmortalité plus tard ; j’avais moi-même alerté sur la baisse de natalité prévisible il y a quelque temps ; sans compter tous les autres faits mentionnés dans son billet.

        Petits détails dont je viens de prendre connaissance, et qui aident à comprendre la méthode néo-zélandaise : le confinement qui a démarré ce matin va durer…7 jours seulement. Le précédent, celui du 15 février, a duré… 3 jours.

        https://www.jpost.com/breaking-news/new-zealands-largest-city-auckland-back-to-lockdown-after-covid-19-case-660395

        On voit que ça n’a strictement rien à voir avec la méthode française (ou européenne, ou américaine).

        Pour reprendre une métaphore courante concernant les nécessaires réformes libérales en France, il vaut mieux couper la queue du chien d’un seul coup, que par petits bouts. Chez nous, on coupe la queue millimètre par millimètre, et le clébard n’en peut plus de hurler à chaque fois.

        En plus, concernant le Covid, un coup on enlève un bout de queue, le coup d’après le vétérinaire se trompe et coupe un bout d’oreille, et ainsi de suite.

      •  » j’avais moi-même alerté sur la baisse de natalité prévisible il y a quelque temps  »
        Impressionnant, je m’incline devant une telle prescience. Il fallait le dire, que vous faites partie du conseil de défense!

      • @Cleo : parler DU français ou DU suédois, ça s’appelle essentialiser les gens, certains trouveront cette approche un brin discutable pour ne pas dire carrément contestable. Je vous encourage à ne pas penser le monde à travers des catégories si larges. Du coup, je comprends mieux vos interventions précédentes. Pour moi ce sera la dernière vous concernant. Bonne suite et tous mes voeux de succès pour votre projet de vie en Suéde.

    • Il y a une loi quasiment incontournable pour toutes les épidémies. Elle s’éteint lorsque les populations n’y sont plus sensibles, c’est-à-dire qu’une certaine partie de la population s’est constitué une défense immunitaire suffisante pour ralentir puis éteindre la propagation.

      Selon les populations, pour des raisons génétiques ou historiques, certaines sont plus ou moins rapidement immunisées, c’est vraisemblablement le cas pour certaines populations d’Asie qui ont dû se défendre contre des virus voisins ou similaires au SARS-cov.

      Pour la COVID, des chercheurs évaluent qu’à 43 % d’immunisés (naturel ou vaccin), l’épidémie va s’éteindre :
      https://theconversation.com/coronavirus-les-seuils-dune-immunite-collective-efficace-pourraient-etre-plus-bas-que-prevu-voici-pourquoi-147627
      On ne va pas chipoter sur le seuil, en tout cas il y en a un, il existe.

      Donc le confinement généralisé, partiel ou sélectif ne peut avoir qu’un seul but, celui de ralentir la propagation, c’est un choix sanitaire/économique qu’il n’est pas facile de doser évidemment.
      Certainement pas d’éviter l’épidémie sauf si une population est naturellement isolée et peut ainsi vivre jusqu’à l’extinction de l’épidémie à condition ne ne RIEN laisser passer strictement. Ce peut être le cas notamment de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande qui ont toujours eu des politiques drastiques non seulement sur le plan sanitaire (passage dans un bac chloré à l’aéroport d’arrivée) et inutile d’espérer passer avec une plante ou ne serait-ce qu’une pomme ; le tout est jeté, brulé. C’est une pratique depuis cent ans au moins mais c’est aussi un pari pour l’épidémie dont il est question ; attendons le bilan final dans quelques années qui sera forcément instructif.

      En tout cas on voit bien qu’il est impossible de tenter la même politique pour notre pays même si par ailleurs, on peut se désespérer en général, des hésitations trop coutumières, pour « couper la queue du chien d’un seul coup, que par petits bouts ».

    • Comme pour les confinements, les couvre-feux et les masques à l’extérieur qui n’ont JAMAIS été des mesures sanitaires (sinon, on n’aurait pas combattu tous les traitements et fermé les lits d’hôpital depuis 13 mois), le vaccin à ARN messager n’a absolument pas vocation à protéger mais bien à nous faire entrer (de force) dans un nouveau paradigme.

    • Un 1er confinement inutile, un 2ème inutile, bientôt un 3ème inutile ? Un des plus grands épidémiologistes du monde qui prouve que les confinements ne servent à rien. Plusieurs études qui prouvent que les masques à l’extérieur ne servent à rien. Que les couvre-feux ne servent à rien. Que les tests PCR ne sont pas fiables. Que les vaccins n’ont pas fait leurs preuves puisque la phase 3 ce sont les vaccinés qui en sont les cobayes.
      La preuve que la fondation Rockefeller travaille depuis novembre 2018 sur le passeport numérique de The Commons Project, Bill Gates qui achète opportunément une petite entreprise qui fait des traitements à ARN messager contre le cancer (technologie qui ne fonctionne pas depuis 10 ans qu’on la teste) en septembre 2020, l’hydroxychloroquine interdite en France (et dans de nombreux autres pays au même moment) avant que l’épidémie n’arrive (alors que le Dr Fauci a reconnu lui-même en 2008 son efficacité sur les coronavirus), etc. à l’infini…
      L’étiquette « Complotiste » est la dernière protection de ceux qui ne veulent pas que soit dit ce qui EST. Les médias mainstream et les GAFAM contrôlent la parole publique de tous sur toute la planète (pensez au président Trump en exercice, pensez à tous ceux qui sont censurés chaque jour sur Face-book, Twitter, déréférencé sur Google) coûte que coûte, malgré les évidences sous les yeux de toutes et tous…
      Récemment, le journal allemand très mainstream Die Zeit écrit que c’est le ministère de l’intérieur qui a demandé à des scientifiques des prévisions catastrophistes pour justifier le confinement qu’il avait décidé de faire :
      https://www.welt.de/politik/deutschland/article225864597/Interner-E-Mail-Verkehr-Innenministerium-spannte-Wissenschaftler-ein.html
      On ne peut faire plus clair, non ?

    • Confinement inutile et inefficace comme prouvé par la Suède et par l’étude de Stanford : https://www.valeursactuelles.com/societe/covid-19-une-etude-accuse-le-confinement-davoir-aggrave-la-contagion-128020
      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/eci.13484
      Et c’est sans compter avec les conséquences calamiteuses à venir sur le plan économique, social, natalité en chute libre, chômage, déficits, impôts et taxes, sanitaire avec des millions de personnes non-soignées pour toutes les pathologies autres, psychiatriques etc.

      • Il faudrait arrêter de dire n importe quoi que la Suède car pour ma part j’ai une partie de ma famille en Suédé et compéter la Suède à la France n’a aucun sens.Je suis désolé mais déjà le type d habitat est totalement différent .De plus les Suédois et tant pis si je me répète à un sens de la responsabilité qui n’a rien à voir avec le Français si bien que beaucoup de Français n arrivent pas à s acclimater à la Suède le Français étant tellement différent du Suédois .
        Pour ma part si je pouvais le faire et si j’avais les moyens car je rejoindrais ma famille en Suède

  8. M. Marchenoir,

    Ah ! J’attendais avec impatience votre commentaire. Mais que venez-vous faire sur un blog libéral, M. Marchenoir ? Non pas que je vous l’interdise, bien évidemment, mais vous allez vous faire mal à force. Vous êtes manifestement fondamentalement un étatiste collectiviste : 1,7 million de personnes mises en détention provisoire d’un claquement de doigt (sans tortiller du cul dites-vous), tout cela pour sauver la vie de 0,05% des cas contaminés, de plus âgés à 80% de plus de 75 ans. J’imagine que vous avez dû en avoir un orgasme…

    Je vous demande pardon pour tourner votre propos en dérision de la sorte, je ne souhaite pas vous manquer de respect, mais j’exècre les idées que vous exposez. A chaque fois que je vous lis sur ce sujet du COVID-19, je sens bien votre énervement parce que Nathalie et une bonne partie de ses commentateurs (j’en fais partie) se lamentent non seulement sur les libertés qui disparaissent et sur les mécanismes mis en place qui tendent à pérenniser ces disparitions, mais aussi sur les impacts extrêmement négatifs des mesures prises sur la vie des gens, leur santé mentale et l’économie. Et ce alors même que les circonstances ne nous semblent pas le justifier.

    Pourtant, malheureusement, Je n’ai aucune raison de penser que vous êtes un imbécile. Je dis malheureusement parce que cela serait moins angoissant car je vois des gens qui me sont proches, que je considère comme sensés (pour ne pas utiliser un grand mot comme « intelligents ») et pour qui j’ai énormément d’affections depuis des décennies et qui ont les mêmes symptômes : vous me semblez avoir perdu la capacité à prendre du recul pour prendre la vraie mesure des choses pour réfléchir sereinement.

    Il est vrai que les avis des spécialistes du domaine sont multiples et il est difficile pour un incompétent de ma sorte de se faire une idée.

    Je vois d’un côté le groupe des Didier Raoult, Christian Perronnes et autres (dont des personnes dont je n’ai de raison de douter ni du sérieux ni de la compétence, les universités de Stanford, Oxford et Harvard par exeemple étant des références assez solides me semble-t-il. (cf https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(20)30555-5/fulltext si cela vous intéresse pour vous montrer qu’il y a – avait ? – d’autres voies possibles, et même souhaitables.)
    D’un autre côté, il y a les François Delfraissy et consorts, maîtres sur le terrain des médias officiels. Et ce sont apparemment les seuls à avoir l’écoute de ceux qui nous gouvernent (et accessoirement la votre).

    Mais cette multitude même m’indique, sans nécessairement choisir un côté ou l’autre de façon définitive, que les choses ne sont pas aussi simples et tranchées que vous semblez le penser, tant sur le plan de la nécessité que sur celui de l’efficacité même des mesures dont vous supportez difficilement que l’on discute. Et ne vous en déplaise, les informations rappelées par Nathalie en début de son article sur ce que nous savons aujourd’hui sur le COVID-19 et de sources tout ce qu’il y a de plus officielles (l’INSEE et Santé Publique France), nous disent qu’étant donné les enjeux sur nos libertés, l’économie et les impacts sociologiques des mesures prises, nous pouvons et même nous devons prendre le temps de tortiller du cul pour faire les choix.

    Sinon quoi ? Que faisons-nous, ou plutôt, qu’avons-nous fait ? L’économie a été massacrée de façon durable, et je suis convaincu, sans pouvoir le démontrer, que nous n’en avons pas encore pris la pleine mesure. Et à votre avis, que va-t-il en être de la scolarité des enfants entrés en CP l’année dernière et qui auront vus 2 années scolaires quasiment perdues ? Oh, pour les enfants de mes neveux, nièces et proches d’une façon générale, je n’ai pas trop de soucis. Leur milieux social et familial va contrebalancer les pertes. Mais ce n’est malheureusement pas le cas de la majorité des enfants, et loin de là. Déjà qu’en temps normal, leur milieux les laissent à la traîne…

    Et peut-être vais-je en faire hurler certains dont vous, mais sauver la vie de 68 800 personnes (80% de 86 000) de plus de 75 ans, ou les quelques années qui leur restaient, ne justifiait pas à mon sens, de tels dégâts. (Quoi, de l’ordre de 10% du nombre habituel de morts par an en France ?) Et c’est peut-être là le point de divergence entre nous, en plus de celui qui consiste, selon vous, à faire gérer cette crise par l’état.

    Vous avez le droit d’avoir peur. Mais si vous avez peur, cloîtrez-vous, personne ne vous en empêche, ne cloîtrez pas les autres.

    Faites vos choix, ne contraignez pas les autres à faire les mêmes, et que chacun assume les conséquences de ses propres choix. Il me semble avoir compris que c’est le principe de base du libéralisme.

    Et tant que j’y pense, Nathalie, un grand merci pour vos articles et l’espace de liberté que vous nous offrez. Et à propos, il y a quelques temps, vous nous aviez fait part de gros soucis de santé. Je constate avec plaisir que vous les avez surmontés. YEAGH !

    • Monsieur Quidam :

      Je suis un ultra-libéral.

      Et oui, je vous le confirme, vous aurez beaucoup de mal à m’interdire de commenter sur ce blog. J’ai cru comprendre qu’il était tenu par Nathalie MP, et non par Nathalie Quidam.

      Vous m’avez l’air d’un sacré dogmatique, et d’un sacré neuneu, en plus. A vous en croire, il suffirait de choisir son idéologie au supermarché.

      Par exemple vous, vous choisissez le bidon de libéralisme en 2,5 litres, parce que ça a l’air choucard. Après, à tout problème sa solution. Votre pull bouloche au lavage ? Une lampée de libéralisme. La Russie lâche une bombe nucléaire sur l’Estonie ? Une giclée de libéralisme. Le virus du Covid envahit la planète ? Vous videz le reste du bidon de libéralisme.

      C’est pratique, votre truc. Vous avez songé à vous faire amputer du cerveau ? Il ne doit pas vous servir à grand’chose.

      • « Je suis un ultra-libéral. »
        Ca c’est drôle. Et Franco était un humaniste débonnaire.

        « Vous m’avez l’air d’un sacré dogmatique »
        Venant de vous qui ne cessez d’affirmer votre perception de la Science, comme vérité irréfutable et gravée dans le marbre, avec forces romans-fleuve, liens et collection d’arguments d’autorité, ça devient un comique de répétition.

  9. Je ne vais pas tout réfuter, on ne peut pas vider la mer avec une petite cuiller, mais tout de même, vous n’avez vraiment pas honte d’écrire un truc pareil, Un Quidam :

    « Je vois d’un côté le groupe des Didier Raoult, Christian Perronnes et autres (dont des personnes dont je n’ai de raison de douter ni du sérieux ni de la compétence, les universités de Stanford, Oxford et Harvard par exeemple étant des références assez solides me semble-t-il. »

    Et vous prétendez « avoir attendu mon commentaire », ce qui présume que vous avez lu les autres sur le même thème ? J’ai réfuté Raoult et Perronne mille fois, ici.

    Quant à vous, vous vous donnez le ridicule de l’argument d’autorité à leur sujet : vous n’auriez aucune raison de douter de leur sérieux et de leur compétence, dites-vous.

    Mais vos raisons ne pèsent rien, figurez-vous. Qui êtes-vous, au juste ? La totalité des savants du monde entier ont démontré que ces gens-là n’avaient ni sérieux ni compétence.

    A part ça, Raoult et Perronne n’enseignent ni à Stanford, ni à Oxford ni à Harvard, et le feraient-ils, que ce ne serait pas un gage de qualité. Vous n’avez pas l’air de savoir comment fonctionne la science. Vous n’avez pas l’air de savoir que la science, ce n’est pas un paquet de lessive : ce n’est pas le prestige de l’étiquette qui fait la véracité des assertions.

    Si votre libéralisme est du même calibre que votre médecine, je crains le résultat.

    • « on ne peut pas vider la mer avec une petite cuiller »
      Quand on voit les commentaires-fleuves que vous écrivez vous-même, c’est l’hôpital qui se fout de la charité.
      « J’ai réfuté Raoult et Perronne mille fois, ici » VOUS avez réfuté ces experts par la force de vos commentaires autoritaires, ça va les chevilles? C’est parce que vous ne pouvez plus passer par les portes d’entrées des labo de recherche que vous écumez ce blog?
      Souffrez qu’on donne plus de crédit à des professionnels, même contestés par certains de leurs confrères, qu’à vous même.
      « La totalité des savants du monde entier ont démontré que ces gens-là n’avaient ni sérieux ni compétence. »
      Affirmation outrancière, argument d’autorité puissance 1000. Quoi, la totalité des savants du maônde entier auraient signé une pétition contre ces 2 là spécifiquement? Vous allez réaliser un jour que vos affirmations frisent le délire de toute-puissance?

      Conclusion vous concernant: tout ce qui est excessif est insignifiant.

Laisser un commentaire