Capitole : et si Macron appliquait at home les leçons de liberté qu’il donne abroad ?

Ça y est, ça le reprend ! Comme lors de son hommage à Samuel Paty, cet enseignant décapité pour avoir utilisé des caricatures du prophète Mahomet dans un cours sur la liberté d’expression, Emmanuel Macron nous refait le coup du grand Président de la République totalement commis à la promotion de l’esprit des Lumières et à la défense de la liberté qu’il place volontiers « au-dessus de tout » dans ses discours :

« C’est notre choix, depuis plusieurs siècles, de mettre la dignité humaine, la paix, le respect de l’autre, la reconnaissance de la liberté au-dessus de tout, qui est aujourd’hui menacé dans nos démocraties. » (voir vidéo du tweet ci-dessous, 02′ 57″)

Il me faut dire d’abord que l’évènement qui a précipité ce pieux déploiement de passion libérale chez notre Président justifiait amplement que l’on remît vigoureusement l’église au centre du village et les principes démocratiques au centre de la vie électorale américaine :

Mercredi 6 janvier dernier, des centaines de supporters du Président américain sortant Donald Trump, bien chauffés par leur patron qui les a bercés d’illusions pendant des semaines et des semaines sur la « massive fraud » et la « stolen election » dont lui, candidat, et eux, électeurs, étaient victimes, ont pris d’assaut le Capitole américain avec armes et violences alors que les députés et sénateurs y procédaient à la certification des résultats de l’élection présidentielle du 3 novembre 2020 comme prévu par processus électoral américain. Certification qui a d’ailleurs abouti sans surprise dès que la session a pu reprendre à la victoire du démocrate Joe Biden par 306 grands électeurs contre 232.

Oui, bien chauffés par leur patron, car Trump a clairement appelé ses partisans venus manifester en masse à Washington pour dénoncer le résultat des élections « à marcher sur le Capitole » pour acclamer les bons parlementaires qui refuseraient de valider les résultats et conspuer les traîtres (sic) qui les valideraient, à commencer par son propre vice-président, cette poule mouillée (sic) de Mike Pence qui avait eu le temps de dire avant les échauffourées qu’il n’était pas habilité à s’opposer à la Constitution. 

Et, oui, bercés d’illusions, car autant il était parfaitement légitime, et prévu par les codes électoraux des États, que des recomptes soient faits et que des plaintes en irrégularités du scrutin soient déposées si besoin, autant les équipes de Trump ont été incapables de produire la moindre preuve substantielle en ce sens, ainsi que l’ont confirmé moult tribunaux, Cour suprême des États-Unis comprise. Et l’on se rappellera que cette dernière est composée de 9 juges, dont 6 républicains, dont 3 nommés par Trump lui-même.

Mais ceci étant dit – et partagé par un nombre croissant de personnalités du Parti républicain qui attribuent directement les violences du Capitole à la « rhetoric » de Trump – on aimerait beaucoup qu’Emmanuel Macron s’applique ses belles maximes à lui-même avant de se précipiter à parader complaisamment sur la scène internationale comme s’il était le champion indépassable du respect de la démocratie et de la Constitution.

· Les partisans les plus extrémistes de Donald Trump ont certes montré leur mépris total pour les institutions américaines, mais qui, chez nous, se fiche suffisamment du rôle de l’Assemblée nationale pour exiger qu’un vote dont le résultat lui déplaît soit refait plus à sa convenance le lendemain ?

C’est Olivier Véran, le propre ministre de la Santé d’Emmanuel Macron, qui a ainsi obtenu que l’état d’urgence sanitaire soit prolongé jusqu’au 16 février 2021 au lieu du 14 décembre 2020 comme initialement voté par les députés.

· Qui s’organise systématiquement pour contourner et affaiblir le pouvoir législatif sous le faux motif de donner la parole au peuple en créant des collectifs de citoyens sur ceci ou cela sans aucune transparence, sans aucune garantie de représentativité et sans aucune validation par le corps électoral ?

C’est Emmanuel Macron lui-même, avide qu’il est de compenser sa faible popularité par l’apparence du soutien du peuple. D’où la création compulsive de petits groupes tirés au sort et étroitement cornaqués ensuite par des Comités de gouvernance pas du tout formés au hasard pour faire accoucher les premiers de la réponse voulue, comme on ne l’a que trop bien vu avec la Convention citoyenne pour le Climat.

· En parlant du climat, justement, qui prend la Constitution pour un vulgaire tract électoral au point de vouloir inscrire la protection du climat et de la planète dans son article premier, en dépit du fait qu’il existe déjà une charte de l’environnement dans le bloc de constitutionnalité ?

Emmanuel Macron, encore lui, alors qu’une Constitution digne de ce nom ne devrait se préoccuper que de limiter les pouvoirs des gouvernants et définir les rapports entre les gouvernants et les gouvernés afin de garantir à chaque citoyen que ses droits naturels seront protégés.

· Qui s’évertue depuis son accès au pouvoir à inscrire les états d’urgence et les situations d’exception dans le droit commun ? Qui tente en catimini de faire de même avec l’état d’urgence sanitaire ? Qui rêve de faire advenir une sorte de service public de l’information ? Qui entend contrôler la liberté d’expression sous le gentil prétexte de faire reculer la haine ? Qui prétend limiter la liberté d’informer sous le non moins gentil prétexte de protéger nos forces de l’ordre ? Qui a obtenu récemment l’élargissement des possibilités de fichage des activités politiques, des appartenances syndicales et des données de santé au nom de la sécurité intérieure ?

La liste de tous ces coups de canif portés aux libertés des citoyens n’en finit plus. Certains, il faut le noter, ont été contrés par le Conseil constitutionnel, mais on les voit revenir par une autre fenêtre, par une porte dérobée, comme la loi Avia contre la haine en ligne qui pourrait bien réapparaître dans le projet de loi « confortant les principes républicains » plus connu sous le nom de loi contre  les « séparatismes ».

Dans ce contexte au fond plus saturnien que jupitérien, c’est-à-dire plus sombre que jovial pour nos libertés, difficile de prendre la vidéo d’Emmanuel Macron face à l’attaque du Capitole pour autre chose qu’un plan com’ hâtivement élaboré au cœur de la nuit par un homme politique uniquement préoccupé de recouvrir ses actions véritables du voile hypocrite du dirigeant non seulement parfait et parfaitement démocrate, mais plus parfait et plus parfaitement démocrate que tous les autres. 


Illustration de couverture : Allocution vidéo d’Emmanuel Macron après l’assaut des partisans de Donald Trump sur le Capitole américain. 7 janvier 2021. Capture d’écran.

24 réflexions sur “Capitole : et si Macron appliquait at home les leçons de liberté qu’il donne abroad ?

  1. Très juste Nathalie. Macron s’érige une fois de plus en donneur de leçons, Illustration de l’arrogance française. Les institutions américaines ont prouvé leur solidité face à des troubles graves pendant 200 ans. Les nôtres ont été refaites de fond en comble à plusieurs reprises sur la même période. Et on voit bien qu’elles sont à bout de souffle…

  2. Merci pour cet article très clair et tres juste. Des sa campagne présidentielle, Macron avait proposé un projet de réforme de l’assemblée que rien ne justifiait. Heureusement ce projet n’est jamais passé. Par contre, tout ce que vous avez rappelé est malheureusement advenu.

    Je me demande pourquoi le modem ne réagit pas ?je pensais que ces centristes étaient d’authentiques parlementaristes. A part Jean Louis Bourlanges on n’entend pas de critiques. Quand aux députés LRM c’est zombie land, on n’a l’impression qu’ils n’ont pas de cerveau.

  3. Parfaitement d’accord avec le fond de votre article sur Macron. Macron est un narcissique dont la préoccupation principale pourrait se résumer en: « Ah, je ris de me voir si belle en ce miroir ! ». Cependant, quelque chose me chiffonne dans ce que vous dites sur l’élection américaine. « les équipes de Trump ont été incapables de produire la moindre preuve substantielle en ce sens, ainsi que l’ont confirmé moult tribunaux. » Alors il faut supposer que par exemple la capture d’écrans https://media.thedonald.win/post/o7NsHIc5.jpeg?__cf_chl_jschl_tk__=5ad2f71ff51aa8277d07725ed1b36451e4d1ff85-1610268525-0-AbrMiWw0uo-lK9jQFKFMjnXMPnC0fmWqRIqJPrxaVgkNJayi5GuaGq8LCw_g3uR4ToYI7VyKLaWfWHZxcY_CpUHTamsxOt-Bqeh2m0tfAD6VamqHITIWp9Trzs_UeRBjcIqbA1GO2WcOeIfpS1m6j493_TZRWH20VTBGG5obpgltctUof_p-PJMB5iwDKMJ0liTXrFmUVKTFzmA8aECACRWb9Iy7pe2ag0EaJUlRnT28MlcVsJErqYUYqz_E7pPPGotm3NwophChDbnSPxU877YJmPP0DkJJ4EkC9wiKS2WWL-1W1X7WxRhCanj7Cyaj8w7vhFQoLFrC4C8vIvBN-CM
    a été trafiquée. Capture, je cite mes sources, trouvée sur le site de Stéphane Montabert, article du 14/11/2020. Il y en a d’autres du même genre, sur d’autres sites. Bon, pourquoi pas, après tout, c’est un site trumpiste. J’avoue que le doute me ronge. Pour l’instant, j’en suis là: ce qui s’est passé là-bas est tellement énorme qu’un certain nombre de libéraux, dont vous, ne veulent pas le croire, et encore moins le dire ou l’écrire, de peur d’être traité du qualificatif infamant de complotiste. Mais cette opinion ne demande qu’à évoluer. En attendant, si l’on raisonne en restant simplement sur le plan logique, étant donné l’hystérie anti-trumpiste des démocrates, qui pendant 4 ans n’ont pas cessé de jeter des peaux de banane sous les semelles de Trump, il serait fort étonnant que ces mêmes démocrates n’aient pas organisé longtemps à l’avance une fraude massive pour l’éliminer.

    • C’est bien mignon, une copie d’écran tirée de TheDonald.win, l’un des sites de fanatiques trumpistes qui ont appelé à envahir le Capitole pour y porter la « guerre » et pour y « tuer » (source : https://www.washingtonpost.com/national-security/trump-capitol-mob-attack-origins/2021/01/09/0cb2cf5e-51d4-11eb-83e3-322644d82356_story.html).

      Mais il y a eu 50 décisions de justice, à travers les Etats-Unis, qui ont rejeté les plaintes de fraude électorale de Donald Trump : tribunaux d’Etats, tribunaux fédéraux, et même deux décisions de la Cour suprême.

      Y compris l’une d’entre elles, particulièrement humiliante pour Trump, qui tenait en moins d’une ligne, qui consistait à refuser même d’examiner la plainte, et qui a été prise à l’unanimité des juges, y compris les trois nommés par Donald Trump, y compris la dernière femme ultra-conservatrice sur laquelle il tenait tant pour être à sa botte.

      Aujourd’hui, ce sont ses plus proches collaborateurs qui ont renié Trump, lequel se retrouve tout seul à la Maison Blanche, entouré de gens qui déclarent aux médias, sous le sceau de l’anonymat, qu’ils ne sont là que pour empêcher Trump de faire une sottise supplémentaire, et refuser d’obéir aux ordres illégitimes qu’il pourrait donner (sources : https://www.dailymail.co.uk/news/article-9130375/Trump-raging-white-trash-mob-look-bad-says-White-House-insider.html, https://www.dailymail.co.uk/news/article-9129211/Trumps-cabinet-operating-facto-25th-Amendment-report-says.html).

      Il y a un moment où il va bien falloir que les partisans français de Trump reconnaissent la réalité. Si tout le monde lui dit qu’il n’y a pas eu fraude électorale, tous les tribunaux compétents du pays, si même ses plus proches collaborateurs le lui disent, alors… c’est qu’il n’y a pas eu fraude électorale.

      Mais vous pouvez toujours penser qu’il n’est pas exclu que la terre soit plate, que personne n’a prouvé que Macron n’est pas un extraterrestre envoyé par les Illuminati, etc.

      Quant à Stéphane Montabert, je vous confirme que c’était un blogueur libéral estimable, et qu’il a versé, hélas ! dans le complotisme le plus délirant.

      Après tout, ce n’est pas une flèche, non plus : c’est juste un informaticien français devenu conseiller municipal à Renans en Suisse.

      • à Robert Marchenoir
        Si je comprends bien: la saisie d’écran que je mentionne est bidonnée ? J’aurais aimé avoir une réponse précise là-dessus (et pas seulement de vous), car il me paraît très léger comme argument de dire qu’une preuve est nulle parce que celui qui en est à l’origine est un fanatique trumpiste. Même un fanatique trumpiste peut dire la vérité.
        Je persiste: étant donné l’hystérie anti-trumpiste démentielle (et pourtant, sur le simple plan de la politique extérieure, Obama aurait obtenu le dixième des résultats de Trump, on aurait crié au miracle – mais Trump a le double tort de n’être ni noir ni démocrate) qu’on a vue se manifester ces 4 dernières années, je trouve d’une naïveté insigne de penser qu’il n’y a pas eu de fraude massive. D’ailleurs, ceux qui nient ne se contentent pas de nier la fraude massive, ils nient la fraude tout court, ce qui est une pure ineptie. Etant donné le système électoral américain, décentralisé et approximatif, qu’il n’y ait pas eu de fraude (dans les 2 sens) est tout simplement impossible. C’est en somme dire un énorme mensonge pour en cacher un autre plus énorme encore. On a commencé à reconnaître longtemps après les élections de 1960 qu’elles avaient été massivement frauduleuses (merci la mafia, à laquelle le père de JFK était acoquiné), j’ai l’impression que c’est reparti pour un tour. Vous semblez avoir oublié (et pourtant je n’ai pas l’impression de vous soyez de toute première jeunesse) à quel point certains mensonges peuvent être colportés longtemps et par beaucoup de personnes, l’exemple le plus flagrant étant celui du communisme soviétique, qui a dominé la vérité pendant 70 ans.
        « Après tout, ce n’est pas une flèche, non plus : c’est juste un informaticien français devenu conseiller municipal à Renans en Suisse. » Vous avez raison: français puis suisse, informaticien, conseiller municipal: le pauvre Montabert, comment peut-il survivre à tant de handicaps ? Je vous assure que je ne le ferai plus, plus jamais je ne ferai confiance à un individu de ce genre. Le pire, c’est « informaticien ». Et je sais de quoi je parle : j’en ai été un moi-même… Malgré tout, juste pour la rigolade, je vous renvoie à son texte « Pilule bleue, pilule rouge », que je considère comme un des plus beaux textes de la littérature de blogue.

      • @ JulesXR52

        « J’aurais aimé avoir une réponse précise là-dessus » :
        En l’occurrence, sur l’affaire des 19 958 votes qui passent en quelques secondes de Trump à Biden en Pennsylvanie sur les écrans de CNN et d’autres médias :

        Les médias et les comptages dans les bureaux de vote ne sont pas concernés. Il s’agit d’une erreur de reporting d’un organisme (Edison research) qui a fourni aux médias les chiffres de dépouillement tout au long de la soirée électorale et qui a été corrigée dans l’heure.

        « During a 30-second period of CNN’s live election night broadcast, a live ticker at the bottom of the screen showed Trump lost 19,958 votes and Biden gained the same number of votes in Pennsylvania.

        THE FACTS: Videos showing what some interpreted as a vote “switch” on election-night TV are genuine, but there’s a simple explanation. It stemmed from a brief reporting error from Edison Research, which reports vote data to CNN and other networks. Rob Farman, executive vice president at Edison, explained to the AP that a state feed from Armstrong, Pennsylvania, first showed the correct values of 24,233 votes for Trump and 4,275 for Biden, but a team member mistakenly entered them backwards — 4,275 for Trump and 24,233 for Biden. Farman said the company’s quality control team discovered the error and corrected it that night. »

        https://apnews.com/article/fact-checking-afs:Content:9900544617

        Au total, Trump a bien eu 24 233 voix le jour de l’élection et Biden 4 275, comme on le voit ici :
        https://co.armstrong.pa.us/images/resources/electionresults/official/ElectionSummaryReportRPT.pdf

      • @ Jules

        « il me paraît très léger comme argument de dire qu’une preuve est nulle parce que celui qui en est à l’origine est un fanatique trumpiste. »

        Vous êtes de mauvaise foi. Vous m’attribuez des propos qui ne sont pas les miens. Votre allégation est nulle (et non votre preuve, une copie d’écran de télévision n’est pas une preuve), parce qu’il a été prouvé que TOUTES les allégations de Trump allant dans ce sens sont fausses. Par 60 décisions de justice différentes de tribunaux américains différents (dernier chiffre à ma disposition). Y compris le plus haut tribunal du pays.

        De même, il y a toute une série de responsables politiques et de journalistes de premier plan, jadis fervents militants et soutiens de Trump, parmi ses ministres, par exemple, parmi les vedettes de Fox News, par exemple, qui ont fini par se rendre à la raison et par dire à Trump qu’il racontait des montagnes de conneries avec sa fraude électorale inexistante.

        Dans ces conditions, le débat est clos.

        Vous avez eu la chance que Nathalie vous fournisse la preuve de l’inexistence de votre « preuve » à vous, mais il est inutile de nous sortir de votre culotte mille autres « preuves », et d’exiger de vos opposants qu’ils les réfutent.

        Ceci est la démarche typique des complotistes, qui produisent des mensonges à un rythme industriel et les jettent à la figure des honnêtes gens. Les gens sains d’esprit et respectueux de la raison n’ont pas à prouver que vos conneries manifestes sont fausses. C’est à vous de prouver qu’elles sont vraies.

  4. Très bonne analyse, mais à qui ce verbiage s’adresse ? Il se peut que sachant qu il y a questionnement sur sa personne pour son maintient à la Présidence, il essaie désespérément de donné des gages à qui afin d’assuré que le doute penche en sa faveur . Mais qu il ne s’inquiète pas trop encore car selon mes perceptions tirées de pérégrinations et aventures dans certains milieux  » à la française  » il continue d’avoir de sérieux appuis. ceci dit et selon mon humble avis même si sa peur est justifié et qu’ il y a effectivement un questionnement sur ses capacités mentales et sur sa crédibilité politique face a un électorat un peu désabusé quand même, il est pour le moment encore largement en liste pour un deuxième mandat et il continuera ainsi jovialement à bouffer et à délirer sur le compte de ses pauvres français . il est inutile en politique comme en économie de se leurrer, on ne trouvera au final rien de rationnel plutôt un certain déterminisme flottant dans un océan d’irrationalité . Pour ceux qui son dérangé la nuit par une petite voix à propos de la validité de l’élection US et qui se refuse encore d’adhérer à la nouvelle secte sociétal appelé  » idiocratie ou éditocratie  » il suffit le matin de prendre sa machine à calculer et de faire quelques opérations de mathématique d’un simple niveau 101 pour qu’elle cesse ses perturbations inconscientes et ainsi retrouver un sommeil salvateur .

  5. Ah, merci Nathalie pour cet article qui remet sans ambages l’église au centre du village en effet.
    Au lieu de s’égosiller sur les outrances trumpiennes, on devrait sérieusement cesser de prêter attention aux discours pour observer la réalité concrète des actes. Et de Biden à Macron, les plus démocrates ne sont pas forcément ceux qu’on croit.
    Quand est-ce qu’on va comprendre que ce n’est parce qu’on est bien propre sur soi, politiquement correct et la bouche pleine de mots d’humanisme bien-pensants qu’on est forcément digne de confiance?
    Qu’on se le dise: les escrocs sont toujours très classes, souriants et l’air tout à fait crédibles.

  6. Excellent (comme toujours) récapitulatif des exactions macroniennes contre les libertés. On attend toujours de la part de l’opposition des actions concrètes.
    En revanche, vous passez un peu vite sur les événements américains. Les rejets des tribunaux portaient exclusivement sur la forme, et pas sur le fond. Les plaignants (pas seulement l’équipe Trump) se sont vus opposer par les juges leur qualité à déposer un recours. Les éléments n’ont jamais été examinés en tant que tels. Pourtant, des milliers de témoignages ont été entendus lors des auditions (« hearings ») dans différents états. Des vidéos montrant clairement l’obstruction des Démocrates aux règles de dépouillement (Républicains empêchés de surveiller le dépouillement, séparation des bulletins et des enveloppes empêchant la vérification des signatures, et j’en passe). Si la fraude effective est difficile à prouver en si peu de temps, le non-respect des règles électorales aurait dû être au moins pris en considération.
    La Cour Suprême elle-même a semblé effrayée de devoir ouvrir la « boîte de Pandore » en refusant au Texas le droit de plaider contre d’autres états. D’après certains témoins, le président de la SCOTUS hurlait tellement qu’on l’entendait dans les couloirs (« S’il y a des émeutes, c’est vous qui en prendrez la responsabilité ? »)

  7. « le respect de l’autre, la reconnaissance de la liberté au-dessus de tout »
    Il faut tout de même un certain toupet pour s’en porter le garant quand d’un côté, 90% des médias américains injuriaient la candidature de Trump en 2016, de l’autre quasiment le même pourcentage des médias encourageait la candidature du messie que tous les français attendaient en 2017.

    L’intelligentsia médiatique, numérique et politique est coupable d’avoir jeté de l’huile sur le feu pendant quatre ans, d’avoir criminalisé jusqu’à l’hystérie, les opinions d’une moitié de l’Amérique. Donc la crise d’hystérie médiatique sur les événements américains est à la hauteur dans les faits et dans leur couverture, la continuité exacte de ce qu’elle avait débuté en 2016.

    Macron n’a pu s’empêcher de sauter sur l’occasion par goût personnel du spectacle comme par intérêts politiques, comprenant bien que ces échauffourées diffusées en mondovision allaient lui servir d’argument sur le plan domestique. Désormais, agiter le spectre Trump mettra désormais un terme définitif à toutes les discussions (encore plus fort que populiste, complotiste, fasciste etc…). Il sait que le conservatisme légaliste ne s’accommode pas d’une forme de populisme populacier : Voyez comment cela finit à tous les coups nous dit-il !

    Jamais dans l’histoire de l’Humanité, les dirigeants de l’Occident n’avaient été aussi puissants et éloignés des intérêts des peuples. « Non, l’État ne nous protège pas, il se protège lui-même » le rappelle Simone Wapler !

    Une « aventure » libérale ne pourra en tout cas passer sans cette frange de conservatisme rassurant.

  8. Merci encore pour cette analyse. Pour toutes les vôtres, pertinentes, étayées et abouties.

    Moi non plus je ne peux plus l’écouter; les écouter. C’est pour cela que mes commentaires, déjà espacés, deviennent rares.

    Personne pour s’opposer à ces pitres, fossoyeurs patentés de nos institutions et nos valeurs.

  9. Not’ bon roy a toutes les qualités propres aux narcissiques, il adore s’écouter parler, il est dépourvu d’intérêt autre que pour lui-même, mais aussi il fait preuve d’une absence totale de courage. L’indignation à géométrie variable : ça vient fanfaronner pour la démocratie quand on est sûr, finalement, que Trump est foutu, cuit, séché, (mais pas trop avant, on ne sait jamais) mais personne pour s’indigner quand c’est HK qui souffre sous les coups de fouet de Beijing.
    Fort avec les faibles, faibles avec les forts, c’est bon, il est raccord.

  10. Chers amis,
    Si on part du postulat que ce sont les supporters de Trump qui ont attaqué le Capitole, toute l’analyse concernant le « dossier Trump » est ok, mais ce n’est pas le cas. Ce sont la ANTIFA, mouvement d’extreme gauche qui s’est introduits avec l’assentiment des forces de l’ordre. Certains d’entre eux étaient « déguisés » en supporters de DT. Le but était de décrédibiliser DT, ses supporters et le faire passer ou un anti-démocrate. Ce n’est pas le cas, Il les a appelé à rentrer chez eux dans le calme. Vidéo supprimée par YT.
    Exactement comme les BlackBlock pour les GJ

    Quelques sources :
    NTD News :
    https://fr.ntd.tv/usa-des-emeutiers-envahissent-le-capitole-trump-appelle-au-calme-un-senateur-menace-par-antifa/
    Croisée des Chemins 11″15 :
    https://www.youtube.com/watch?v=b9YaHXUFY3U&t=510s
    Carrefours du monde :
    https://www.youtube.com/watch?v=2hSxFkUm9DY
    Nouvel Angle :
    https://www.youtube.com/watch?v=DCP8r_Jkbvk

    Maison Blanche :
    https://www.youtube.com/watch?v=iFADopBnb_U&t=10s
    https://www.youtube.com/watch?v=mj4aJ-TXx-8

    Infiltration PCC :
    https://www.youtube.com/watch?v=8LBg28S9LOM

    Bien à vous
    HM

    • Merci de ne pas instrumentaliser cet espace de commentaire et ce blog en tribune de désinformation.

      Le coup des antifas qui seraient les vrais responsables de l’assaut du Capitole a été tenté mais très facilement mis en pièce, notamment sur le site libéral reason.fr – free minds and free markets :

      – No, Antifa Wasn’t Behind the Capitol Riot (7 janvier 2021)
      https://reason.com/2021/01/07/antifa-violence-trump-capitol-riot/
      – There’s Still No Evidence Antifa Was Significantly Involved in the Capitol Riots (15 janvier 2021)
      https://reason.com/2021/01/15/antifa-capitol-riots-maga-trump-evidence-fbi/

    • @ Hober Mallow

      Hahaha… comment peut-on se moquer du monde à ce point ?

      D’abord :

      « Ce sont les antifas qui ont attaqué le Capitole ».

      Puis :

      « Trump a appelé ses supporters à rentrer chez eux dans le calme ».

      Donc Trump a appelé les antifas, qui le soutiennent, à rentrer chez eux dans le calme ? Escroc, va !

      « Tu ne m’as pas prêté de marmite, d’ailleurs je te l’ai rendue, et puis je te ferai remarquer que ta marmite était toute pourrite avec plein de trous dedans. » (Sigmund Freud)

      Cela étant, le menteur en chef Donald Trump s’est tellement imprégné de ses propres mensonges, qu’il a lui-même répercuté la fable des antifas qui auraient envahi le Capitole, dans une conversation téléphonique avec le chef de Républicains à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy.

      Celui-ci a dû se montrer cassant : « Ce n’étaient pas les antifas. C’étaient les MAGA. Je le sais, j’y étais. » Et quand Trump a remis son disque, pour la millième fois, concernant « l’élection volée », McCarthy a été obligé de lui dire : « Arrêtez avec ça. C’est fini. L’élection est terminée. »

      https://www.axios.com/trump-falsely-blames-antifa-for-capitol-riot-bab4943c-d465-4d05-ae36-1e8d1437f168.html

      Le complotisme a ceci d’extraordinaire qu’il affirme des choses qui ne résistent pas à l’examen logique le plus sommaire : si les Démocrates ont perpétré une fraude massive aux élections américaines, pourquoi auraient-ils fraudé seulement pour l’élection du président, et pas pour celle des membres du Congrès ?

      La réponse est simple : parce que Donald Trump se moque complètement de qui n’est pas lui. C’est toujours lui qui est au centre du monde, et les autres peuvent aller se faire voir. Y compris lorsque ce sont ses plus fervents soutiens. C’est ainsi qu’ayant concentré toute son énergie à contester son propre échec, il a oublié de soutenir ses propres candidats au Congrès… lequel a entièrement basculé, du coup, aux mains des Démocrates.

      Dans l’affaire de l’invasion du Capitole, les gros malins qui accusent les antifas oublient de nous dire pourquoi ces derniers auraient attaqué une institution qui, on le savait, allait confirmer la victoire de leur candidat.

      Ils oublient aussi de nous dire comment les antifas auraient réussi à empêcher les partisans de Trump à s’approcher du Capitole, alors que ce dernier les avait exhortés à s’y rendre.

      Et bien entendu, ils omettent de nous expliquer en quoi les nombreux militants trumpistes nommément identifiés à l’intérieur du Capitole, dont on connaît la biographie et les prises de position, sont en réalités des antifas ignorés de tous, y compris de leur famille.

      Ashli Babbit, la femme-soldat de l’US Air Force, que l’on a vu sous tous les angles se faire tuer en vidéo par un policier du Capitole, à l’instant où elle grimpait au travers d’une porte barricadée, c’était un antifa ?

      https://www.washingtonpost.com/dc-md-va/2021/01/09/ashli-babbitt-capitol-shooting-trump-qanon/?itid=lk_interstitial_manual_11

      Jacob Chansley, le « chaman de QAnon », torse nu avec son chapeau en fourrure avec des cornes, sur le fauteuil de Mike Pence au Sénat, c’était un antifa ?

      https://www.washingtonpost.com/nation/2021/01/15/qanon-shaman-trump-kill-pardon

      Les braves journalistes « anti-swamp » qui soutiennent Trump pourraient-ils nous interviewer un ou deux « antifas » qui ont « envahi le Capitole » et nous expliquer leur parcours et leurs motivations ?

      Les gentils rétablisseurs de vérité qui pleurent après Trump pourraient-ils nous montrer, sur l’une des centaines de vidéos tournées sur place, où se trouvent leurs fameux « antifas » ?

  11. Oulah, j’ai pris cher là !!! merci de vos liens, en tous cas, je regarderai. Je ne venais pas pour profiterez cet espace pour faire de la désinformation, pardon. Je suis ce blog depuis des années avec énormément d’intérêt et je partage ces idées et analyses de manière massive ainsi que bcp d’autres sites libéraux que vous connaissez tous. Je vous ai aussi mis des liens qui me paraissaient digne d’intérêt (les vidéos y sont justement commentées). Visiblement non. Tout le monde peut se tromper (comme dit de Hérisson sur la brosse à cheveux).

  12. à Nathalie MP Meyer
    Et « there’s a simple explanation » aussi pour les courbes de progressions de voix publiées dans moult sites, où on voit des sauts qui permettent à la courbe Biden de passer opportunément au-dessus de la courbe Trump. Comme d’ailleurs ça s’est reproduit lors des élections en Géorgie le 5 janvier, car il est vrai que quand quelque chose a bien marché une première fois, ce serait bête de ne pas s’en resservir. Mais là aussi, sans doute, « there’s a simple explanation ». Comme le dit Montabert, ce pauvre Suisse informaticien (Marchenoir serait-il jaloux ?), « il faut être mentalement capable de prouesses pour accepter l’idée que Joe Biden ait été élu président sans tricher ».

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