Monique Pinçon-Charlot : elle, les riches, elle les déteste !

« Nous sommes des sociologues heureux mais des citoyens malheureux. »

Ainsi s’exprimait Monique Pinçon-Charlot en conclusion d’un entretien(*) accordé en avril dernier à l’ex-journaliste de France Inter et membre du collège des fondateurs d’Attac Daniel Mermet pour son site d’information en ligne Là-bas si j’y suis.

« Nous »

Oui, « nous », car à côté de Monique, née Charlot en 1946 dans un milieu de notables de province – son père est procureur de la République de Mende en Lozère – se tient systématiquement Michel, né Pinçon en 1942 dans une famille ouvrière de l’Est de la France. Coup de foudre à la bibliothèque de l’Institut de sociologie de la fac de Lille en 1965, puis mariage en 1967.

Et déjà l’influence du sociologue Pierre Bourdieu dont Michel fut l’élève et qui venait de publier un ouvrage passablement controversé sur la reproduction sociale à l’école et dans l’enseignement supérieur intitulé Les héritiers. Raymond Aron dénonce à l’époque un travail peu rigoureux sur le plan méthodologique et beaucoup trop militant en direction de la gauche. Une caractéristique qu’on va retrouver intacte chez nos deux tourtereaux des amphis.

« Sociologues » 

Monique et Michel obtiennent leur maîtrise de sociologie en 1970 et entrent peu après au CNRS tout en étant rattachés à l’Institut de recherche sur les sociétés contemporaines (IRESCO) de l’université Paris VIII – Vincennes – Saint-Denis. L’un et l’autre deviennent directeurs de recherche jusqu’à leur retraite commune en 2007.

Ils commencent par travailler séparément – sur le monde ouvrier pour lui et sur la ségrégation urbaine pour elle – mais se rapprochent à partir de 1986 pour explorer un domaine encore relativement vierge dans le monde de la sociologie, celui des puissants, des dominants, des riches :

Monique : « On en a eu assez. Les sociologues font du social, scrutent les couches défavorisées sans jamais s’interroger sur les raisons de l’exclusion. J’ai eu envie de comprendre où était la locomotive. »

Michel : « Les crédits de recherche sont là où il y a des problèmes sociaux. Et les sociologues ne travaillent pas sur les dominants. Ils n’aiment pas être dans la situation de dominés. Il est plus facile d’étudier la reconversion des ouvriers licenciés de Michelin que d’enquêter sur la famille Michelin. »

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Après de premiers entretiens dans la famille de leur directeur de laboratoire qui était issu de la grande bourgeoisie de Neuilly et qui leur a ouvert la première porte, leur quotidien de chercheurs s’est peu à peu transformé en une suite de mondanités qui leur ont permis de côtoyer riches industriels, peintres en vue, journalistes à la mode et hommes politiques de premier plan.

Leurs collègues sociologues prennent cette nouvelle forme de travail de terrain pour une sorte de trahison sociale et les soupçonnent de ne pas détester les dîners du Comte de X dans son hôtel particulier de Neuilly, ni les réceptions de Madame de Z au Crillon, ni les invitations aux Grands Prix et autres galas de la haute société.

Mais eux préfèrent parler du costume croisé acheté « en soldes » pour Michel, lequel, victime de la « violence symbolique » des riches, peine toujours autant à surmonter sa « timidité sociale » pour nouer une cravate. Ou de la détermination inouïe qu’il a fallu à Monique pour suivre en vélo plusieurs saisons de chasses à courre sous la pluie et la neige pour les besoins impérieux de leurs travaux.

« Heureux »

Malgré ces petits procès en déviance doctrinale que la profession leur a intentés au début, les Pinçon-Charlot se considèrent comme des « sociologues heureux ».

Selon les propres mots de Monique, le statut public des chercheurs est « tout à fait extraordinaire ». Ainsi qu’elle l’a confirmé dans son entretien avec Daniel Mermet, c’est précisément ce statut de fonctionnaire qui explique qu’ils aient pu faire le travail qu’ils ont fait :

« Nous avions un statut qui relevait d’une bulle que je dirais communiste puisque c’était les contribuables qui nous payaient nos salaires chaque mois et on avait la sécurité de l’emploi, jusqu’à la mort puisque on a notre retraite maintenant. »

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Emploi à vie, retraite, autonomie totale quant à leurs travaux de recherche, et pour couronner le tout, la reconnaissance émue des « dominants » étudiés qui poussent la bonne éducation jusqu’à organiser des réceptions à la sortie de leurs livres (du moins au début) – c’est fou ce qu’on peut faire avec l’argent des autres qui déboule régulièrement grâce à l’impôt !

« Citoyens malheureux »

Mais ceci ne saurait masquer que fondamentalement, les Pinçon-Charlot sont des citoyens très très malheureux qui s’inquiètent de l’avenir d’un monde laissé aux mains des exécrables 1 %.

Car si leurs ouvrages de l’époque du CNRS se présentent sous la forme d’études universitaires aux titres assez neutres – Dans les beaux quartiers (1989), La Chasse à courre, ses rites et ses enjeux (1993), Voyage en grande bourgeoisie (1997), Châteaux et châtelains, les siècles passent, le symbole demeure (2004) – Monique et Michel n’en avaient pas moins déjà identifié combien « les riches » constituaient une menace absolue pour le reste de l’humanité.

Dès leur départ en retraite en 2007, ils poursuivent leur travail, mais il ne s’agit plus de s’en tenir à une dimension descriptive de la reproduction sociale et des codes socio-culturels qui cadrent l’appartenance à la classe des « dominants » comme ils le faisaient auparavant. Il s’agit d’entrer dans le champ de la dénonciation politique de ces classes aisées qui, par leur existence même, leur mode de vie et leurs activités entrepreneuriales, plongent le reste du monde dans la misère et détruisent la planète avec l’aide de politiciens placés au sommet de l’État pour légiférer en leur faveur.

Les titres de leurs ouvrages deviennent polémiques, leur notoriété s’envole et ils enchaînent les dédicaces à la Fête de l’Humanité.

C’est d’abord Le Président des riches (2010) qui cible Sarkozy, son dîner au Fouquet’s et ses déclarations sur la « racaille » qu’il va nettoyer au Kärcher – une excellente preuve selon eux qu’on est bel et bien entré dans une guerre des riches contre les pauvres. Puis vient La violence des riches (2013) et enfin, en 2019, Le Président des ultra-riches, chronique du mépris de classe dans la politique d’Emmanuel Macron.

Monique Pinçon-Charlot nous décrit bien évidemment un Macron étiqueté néo-libéral à coup de mots-clefs frappeurs : ENA, commission Attali pour la libération de la croissance, passage chez Rothschild, artisan de la politique de l’offre de François Hollande. Un Macron qui ne cesse de faire des cadeaux aux riches, comme en témoignent la fin de l’ISF et la création d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax) sur les revenus du capital.

Ce qui revient selon elle à ce que :

« Le plus mal payé des contribuables paie plus en impôts sur le revenu que le plus riche des actionnaires sur chaque euro de dividendes perçus. »

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Si ce n’est qu’elle oublie complètement de dire que ce sont les 10 % de foyers fiscaux les plus riches qui paient 70% de l’impôt sur le revenu et les 2 % les plus riches qui en acquittent 40 %. Si ce n’est qu’elle passe sous silence le niveau olympique de redistribution de notre État-providence et les 17 milliards d’euros lâché aux Gilets jaunes.

Et si ce n’est qu’en l’occurrence, elle confond taux moyen et taux marginal d’imposition. Sa déclaration s’avère donc parfaitement inexacte, à l’image de tout son travail fait d’opinions et d’approximations hasardeuses qui confortent ses thèses anti-riches.

Il faut dire que les Pinçon-Charlot ont toujours été « de gauche », de cette gauche extrême qui raisonne encore et toujours en termes de lutte des classes. C’est ainsi qu’ils votent pour le Mitterrand du programme commun de la gauche en 1981, pour le Mélenchon du Front de Gauche en 2012, qu’ils rejettent Macron et Le Pen en 2017 conformément à l’absence de consigne mélenchonienne, et qu’ils optent pour la liste du communiste Ian Brossat pour les élections européennes de 2019.

Mais parallèlement à cela, ils ont toujours eu un peu de mal à trouver le représentant parfait de leur socialisme idéal, à tel point qu’après l’élection d’Emmanuel Macron, Monique décide de se présenter elle-même aux législatives de juin 2017 dans la circonscription des Hauts-de-Seine où elle réside (oui, à Bourg-la-Reine…). Avec pour seul appui celui d’un élu communiste inconnu, elle lance son programme d’une « gauche sociale et écologique » qui n’accepte plus « les conséquences criminelles des 1% les plus riches » dont M. Macron serait selon elle le fidèle exécutant. Le verdict populaire n’est pas fameux : elle obtient 4 % des voix.

Mais cela ne change rien au fait que les 1 % ont lancé contre les pauvres une guerre totale à trois niveaux que Monique Pinçon-Charlot s’emploie à dénoncer inlassablement à l’antenne de son ami Daniel Mermet :

· Ils volent le peuple via la fraude fiscale qui n’est pas seulement de 100 milliards d’euros par an comme on l’entend dire parfois, mais de 300 milliards – et là, Monique mélange allègrement fraude, optimisation et niches fiscales.

· Ils s’enrichissent grâce aux énergies fossiles émettrices de ce CO2 qui détruit le climat, la planète et les plus fragiles, à tel point que le dérèglement climatique qu’ils ne freinent pas, bien au contraire, « va éliminer la partie la plus pauvre de l’humanité, sûrement plus de 3 milliards d’êtres humains ».

· Du fait du pillage intensif de la nature qui provoque déforestation, urbanisation, bétonisation et pollution, ils sont les uniques responsables de la pandémie de Covid-19 et de toutes les pandémies qui surgiront dorénavant, conformément à la « Stratégie du choc » de Naomi Klein :

« Macron a dit six fois ‘nous sommes en guerre’ contre le Coronavirus pour que les Français n’entendent plus qu’en réalité, c’est une guerre, dont il est le grand chef des armées, une guerre des riches contre le peuple de France. »

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Pas étonnant dès lors qu’on ait retrouvé récemment Monique très à l’aise dans le documentaire à sensation Hold-Up censé décrypter les dessous de la crise sanitaire et qu’on l’entende pousser ses thèses marxistes jusqu’à comparer la pandémie de Covid à l’holocauste des Juifs par les nazis (vidéo, 33′) :

La sociologue admet du bout des lèvres avoir fait une erreur en utilisant le mot holocauste plutôt qu’extermination, comme si cela changeait quoi que ce soit.

Elle regrette en outre de s’être associée au documentaire en question. Non pas en raison du complotisme délirant qu’il véhicule in fine – les vaccins anti-Covid contiendraient des nanoparticules qui permettraient aux « puissants » de contrôler les peuples via la 5G – mais dans la mesure où il n’a pas donné une place assez large à ses propres théories complotistes.

Mais elle maintient tout le reste. Pourquoi s’en étonner ? C’est sa thèse de toujours. Elle, les Riches, elle les déteste. Télérama ne s’en remet toujours pas.


(*) L’intégralité de sa conversation très instructive avec Daniel Mermet est à écouter ici (audio, 23′ 02″).


Cet article en a rejoint une soixantaine d’autres à découvrir dans ma page Portraits politiques.


Illustration de couverture : Monique Pinçon-Charlot, sociologue (en retraite) du CNRS spécialisée dans l’étude des « dominants et des puissants ». Photo dr.

20 réflexions sur “Monique Pinçon-Charlot : elle, les riches, elle les déteste !

  1. Merci pour tous ces rappels, pour cette courte mais précise biographie d’une gauche extrême et enfermée dans ses croyances idéologiques. Un travers trop fréquent parmi les sociologues qui sont avec les virologues les seuls scientifiques qui entretiennent un tel rapport de haine envers leur sujet d’etude.

    J’ai entendu les propos de Mme Pinçon Charlot dans le film hold up et comme vous je les ai trouvés complètement délirants. A tomber par terre. Je suis également d’accord avec votre dénonciation des thèses véhiculées par le documentaire bien que je trouve la partie consacrée à la crise du COVID fort juste. Dommage qu’en s’enfermant dans une explication peu convaincante qui n’est que la projection d‘un fantasme politique, le documentaire ait manqué l’opportunité qui s’offrait à lui. Pourtant ce qu’il dénonce dans la première partie mérite d’être vu et entendu.

    Pour revenir à vos propos, je rappelle que Daniel Mermet a pendant de longues années utilisé l’antenne de France Inter pour propager ses idées militantes, avec l’accord de la direction et le financement des contribuables. On dénonce souvent les discours excessifs et infondés de l’extrême droite mais il ne se trouve que peu de personnes pour en faire autant avec l’extrême gauche. Bien au contraire celle ci s’exprime librement sur les antennes.

    Bien évidemment je ne souhaite pas que pour compenser l’injustice on programme des émissions d’extrême droite, mais si au moins on pouvait entendre des idées libérales ou au moins des compte rendus objectifs de la pensée économique non keynésienne et non marxiste cela me satisferait.

    • J’avais vu ce débat à l’époque: magnifique exemple de dialogues de sourds.
      D’un côté, on en a un qui est dans la réalité de la manière dont on crée la richesse, et en face, cette dame Pinçon qui vit dans son univers virtuel, vivant de parasitisme tout en étant persuadée d’être légitime.
      Le problème avec ce type de débat, c’est que les concepts utilisés par une partie ne correspondent pas au sens qu’en donne la partie adverse. Et que le spectateur donne à chaque mot le sens qu’il veut. Problème de logos. On tourne en rond, et ce débat finalement ne convainc personne, ni d’un côté ni de l’autre. Il n’y a qu’à regarder les commentaires de cette vidéo pour le constater.
      C’est la raison pour laquelle j’ai de plus en plus de mal à suivre un débat, je préfère une conférence simple ou un interview, à condition qu’il soit bien mené.

  2. Merci pour votre travail qui offre une vision édifiante de ce que produit de mieux notre système comme « penseurs » fonctionnaires.
    S’ils prenaient un peu de recul ils comprendraient que le système actuel cherche à créer plus de pauvres, une guerre de spoliation.
    Mais pour ces entités qui n’ont jamais créé de richesse et qui ont posé leurs babines dans des gamelles dorées, la sociologie de classe est la seule chose qui leur est intellectuellement accessible.
    Soutenir Mélenchon est une preuve flagrante de leur manque de caractère et d’esprit…ou plutôt d’honnêteté ?

  3. Hayeck dans la route de la servitude montre bien pourquoi tous les totalitarismes ont besoin d’un bouc émissaire.
    Le bouc émissaire du nouveau totalitarisme vert qui semble bien se mettre en place sera l’entrepreneur, et donc aussi tout ce qui fonctionne et crée de la richesse.
    Quand on réfléchit, le concept n’est pas très different de ce qu’on a connu en de sombres périodes, le racisme en moins.

  4. Au delà des oripeaux idéologies et des postures hyperbolisées , mon expérience de la ploutocratie occidentale confirme ses conclusions d’ analyse anthropologique sur ce qu elle appelle  » les riches  » Pour faire court elle a découvert qu ils étaient dans le grande majorité atteints d’ une forme de déficience cognitive qui les drainent dans des phénomènes psychologiques comme le grégarisme, l ‘incompétence , la corruption et la manipulation de bas étage donc il est dans probable qu ils puissent sombrer dans le crime de masse d’ ailleurs ils en plus très loin, destruction de la démocratie et de la civilisation occidentale via l’économie et la manipulation des représentations , dernière étape à franchir , nous vendre au PCC , on y est !

    • Votre commentaire est une grossière tentative de trollage.

      Puisque les riches sont des imbéciles (?), il est probable qu’ils vont sombrer dans le crime de masse.

      C’est sûr que vous, vous ne souffrez pas du tout de « déficience cognitive » (façon snob de traiter quelqu’un d’imbécile).

  5. Excellent portrait de ce couple d’abrutis, qui bénéficie depuis trop longtemps d’une indulgence médiatique coupable.

    « Nous avions un statut qui relevait d’une bulle que je dirais communiste. »

    Hahaha, elle l’avoue, en plus…

    Il est tout à fait caractéristique qu’après avoir pondu une série de bouquins dépourvus de toute valeur scientifique, mais essentiellement consacrés à affirmer que riche = méchant, la mère Pinçon-Charlot ait carrément versé dans le complotisme.

    Le seul fait que ces charlatans intellectuels aient pu avoir tribune ouverte dans Le Monde, et dans tout ce que l’université et les médias comptent de vitrines prestigieuses, montre assez la prévalence de leurs conceptions dans la société française.

    Et puis faisons un peu de sociologie à leurs dépens, tiens. J’apprends ici que Monique est fille de fonctionnaire, tandis que Michel est fils d’ouvrier. Voilà une belle illustration de la gauche contemporaine, qui a perdu le peu de légitimité qu’elle avait, en passant de la défense des prolétaires exploités à celle des fonctionnaires privilégiés, prétendant se préoccuper des pauvres et des immigrés alors qu’ils défendent, au premier chef, leurs propres privilèges.

    Exactement comme l’ont fait les Pinçon-Charlot en s’installant au coeur du fromage inexpugnable du CNRS, chochiologues de gauche à vie, et même après leur départ à la retraite.

    Gauche snob et intellectuelle > association avec le parti communiste > complotisme franc et massif. Joli parcours !

  6. Je vous conseille son chandail à pois dans le « documentaire » Hold-up. Elle a aussi mauvais goût en matière de vêtements qu’en matière de politique.

    On aime beaucoup, aussi, les nappes de violoncelles dramatiques en bande son. Histoire de bien faire comprendre aux gens que c’est la fin du monde.

  7. Merci pour cette biographie fantasmagorique et affligeante.

    Léon Blum tenait les 200 familles pour responsables de son échec. Daladier en fit un slogan politique : « Deux cents familles tiennent les rênes de l’économie française et en fait de la vie politique française ».
    Le paysage n’a pas beaucoup changé depuis 1934, sauf que l’oligarchie des riches est peut-être un peu plus instable au gré des connivences et de leurs incompétences, mais rarement familiale sur des générations. Nous restons dans la tradition historique française.

    A l’autre bout, il y a cette aristocratie de fonctionnaires qui pour ceux qui sont en haut du panier, sont la noblesse de France depuis environ 150 ans. C’est une différence de classe souvent devenu héréditaire d’ailleurs. Être de gauche, c’est le must, la touche snobe. Celle qui est devenue à la mode dans les universités américaines des années soixante puis revenue chez nous par la mode générique du woke. Ce folklore truffé de trop de contradictions ne changera rien et ne comporte aucun avenir assurément car dépourvu d’intelligence.

    Reste la majorité bourgeoise française majoritaire confortablement aveugle et conservative aboutissant au désastre de 1940. Trop lâche pour risquer le changement, on le vérifie à chaque élection de nos jours, elle se couche et se laisse manipuler. « Pourvu que ça dure » comme le dit la mère de Napoléon le jour du sacre ! A moins que la période COVID oblige le réveil de ceux qui n’auront plus rien à perdre, commerçants, artisans, PMI, professions libérales, etc…, reprennent le pouvoir forcément plus libéral. On peut rêver.

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