Attentat de Nice : l’horreur, une fois de plus, une fois de trop

Info du 3 novembre 2020 : Quatre personnes ont été tuées (et une quinzaine blessées) hier soir à Vienne en Autriche. Un assaillant, sympathisant de l’État islamique, a été abattu par la police. On ignore s’il a agi seul.

Cet article est la suite imprévue, mais non pas imprévisible, de « Professeur décapité : et la France tomba des nues pour la 1000è fois » du 19 octobre 2020.

Encore une fois ce cri qui signe inéluctablement tous les crimes des terroristes islamistes. Encore une fois ce « Allahu Akbar », ce « Allah est le plus grand » jeté à la face des trois victimes de la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice, puis répété et répété sans fin dans un paroxysme de haine compulsive à la face des médecins qui dispensaient les premiers soins au terroriste blessé dans l’assaut de la police. Encore une fois cette louange quasi-automatique de Dieu qui ne trouve à se résoudre que dans le sang et la mort des « infidèles ».

Un cri de guerre, n’en doutons pas. Un cri jeté à la face de notre civilisation de tolérance et de liberté de conscience. Car à Nice, il ne s’agit plus seulement des caricatures du prophète Mahomet, il ne s’agit plus seulement de s’opposer au blasphème comme dans le cas de la tuerie de Charlie Hebdo ou celui de la décapitation de Samuel Paty. Il s’agit tout simplement de dire qu’Allah est le plus grand et que quiconque ne se soumet pas à sa grandeur supérieure est perdu et mérite de mourir.

Le lieu du crime est certes catholique et les victimes, le sacristain de la basilique ainsi que deux femmes qui étaient venues se recueillir de bon matin, étaient catholiques. Mais le catholicisme, disons plus largement le christianisme, est à prendre ici comme le symbole d’une société libre et ouverte par opposition à la société fermée du prophète vue à travers l’esprit radicalisé d’un terroriste. C’est bien l’ensemble de notre monde occidental nourri des Lumières et de tout ce qu’il partage avec le christianisme dans sa reconnaissance de l’individu souverain libre de ses choix de vie qui est attaqué.

On pressent bien sûr que cette nouvelle hécatombe ainsi que les autres tentatives heureusement échouées qui ont eu lieu hier à Lyon et au Consulat de France en Arabie saoudite ne sont pas étrangères à la séquence : Procès en cours des attentats de Charlie Hebdo – Republication des caricatures de Mahomet – Projet de loi sur les séparatismes – Cours sur la liberté d’expression – Meurtre de l’enseignant Samuel Paty – Réaffirmation par Emmanuel Macron que la France ne renoncera pas aux caricatures – Fureur du Président turc, fureur du Pakistan, fureur du Qatar et appel au boycott des produits français. 

Tout ceci donne évidemment le sentiment que c’est d’abord la France dans son refus de plier devant les sommations de l’islamisme international qui est visée. Quant aux terroristes, agissent-ils dans le cadre d’un schéma de terreur en expansion précisément téléguidé par Daesh ou Al-Qaida, ou sont-ils plutôt des loups solitaires à la limite de la pathologie psychiatrique ne représentant aujourd’hui que les derniers soubresauts maladifs d’un islamisme politique sur le déclin ?

Toutes ces questions se posent, mais chaque acte de terreur, par sa terreur même, affecte non seulement la nation française qui le subit mais les idées de liberté et de justice. Chaque acte de terreur, même isolé, a pour objet ultime de porter le fer dans le concept d’État de droit, c’est-à-dire dans cet environnement fragile où l’on protège les libertés individuelles, où l’on a la liberté de croire en un Dieu comme celle de ne pas y croire, où l’on a la liberté de critiquer les religions et les hommes politiques, où la liberté d’expression et la liberté de la presse sont garanties – mais où le meurtre est absolument condamné.

Il est étrange d’écrire ces mots alors que la pandémie de Covid-19 a poussé de nombreux pays dont la France dans une sorte de frénésie sanitaire totalitaire qui revient à altérer durablement les libertés civiles des citoyens. Mais ceci reste finalement assez bénin et, espérons-le, limité dans le temps face à l’alternative de « la soumission ou la mort » que les fous d’Allah, même isolés, voudraient nous imposer. 

Comme d’habitude en ces circonstances, comme lors de la décapitation de Samuel Paty il y a seulement quinze jours et comme dans toutes les occurrences précédentes, les événements de Nice ont immédiatement déclenché la plus profonde indignation chez nos hommes et femmes politiques, ainsi que leur volonté inébranlable de mettre fin une bonne fois pour toute au chantage mortel du terrorisme islamiste.

Emmanuel Macron s’est rendu sur place à Nice pour délivrer un « message de fermeté absolue » et exhorter la population à « ne céder à aucun d’esprit de terreur ». Les réservistes disponibles ont été rappelés et les effectifs militaires de l’opération Sentinelle vont passer de 3 000 à 7 000 soldats dans le cadre d’un plan Vigipirate renforcé.

Mots nécessaires et efforts louables, qui arrivent malheureusement après le crime et qui risquent surtout de rejoindre rapidement le cimetière des mots et des efforts louables précédents si notre République ne se livre pas d’urgence à un petit examen de conscience général :

· Les services de renseignement doivent évidemment veiller à adopter la meilleure organisation possible pour remonter les filières djihadistes et traquer les individus suspects. Est-ce bien le cas ?

· Les élus ont évidemment des questions à se poser sur les « petits accommodements » que nombre d’entre eux ont acceptés contre l’esprit républicain afin d’obtenir un illusoire sentiment de « vivre ensemble » dans les quartiers réputés « sensibles » et prolonger d’autant leur mandat. Diagnostic connu qui ne semble rencontrer que peu d’écho.

· Nos autorités publiques doivent impérativement réévaluer leur façon de réprimer les atteintes aux biens et aux personnes et sortir de l’impasse qui fait que, par excès de culpabilité coloniale ou d’enthousiasme tiers-mondiste, elles en sont arrivées à se montrer systématiquement sévères avec les automobilistes ou les étourdis qui oublient leur masque chirurgical, mais hélas trop systématiquement absentes dès qu’il s’agit de rétablir l’ordre dans les quartiers de non-droit.

Mais face au terrorisme islamiste tout ceci, indispensable, ne sera jamais suffisant si de leur côté, les musulmans du monde entier ne décident pas une bonne fois pour toute de faire la part des choses et de couper fermement et définitivement la part sombre de leur religion qui les prend en otage à chaque nouvelle exaction terroriste. Leur Dieu cautionne-t-il les agissements meurtriers répétés de quelques-uns dans le but d’imposer universellement leur croyance ?

À écouter les déclarations d’un ancien Premier ministre de Malaisie, les musulmans seraient fondés à tuer des millions de Français car ces derniers au cours de leur histoire ont tué des millions de musulmans. Heureusement qu’il précise qu’il n’approuve pas le meurtre ! On n’ose à peine imaginer à quoi ressembleraient ses préconisations dans le cas contraire. Mais il a 95 ans et c’est un spécialiste des propos tonitruants controversés.

Oublions-le et lisons plutôt le communiqué du Conseil français du culte musulman (CFCM). Il demande aux musulmans de France de s’abstenir de toutes festivités à l’occasion du Mawlid (fête de l’anniversaire du prophète) en signe de solidarité avec les familles des victimes. Ne dirait-on pas qu’il existe bel et bien une conception de l’islam pour laquelle il est parfaitement possible de vivre sa foi de musulman dans un esprit de tolérance et de respect mutuel ? 

C’est un début, un timide début qui s’est déjà exprimé mille fois auparavant sans vraiment entamer les défiances musulmanes à l’égard de la République française ni les défiances françaises à l’égard d’un islam vu comme trop silencieux face à ses versions violemment conquérantes. Mais c’est aussi une lueur d’espoir.

La fin du terrorisme islamiste systématique se trouve quelque part à l’intersection d’un État de droit (et de devoirs) appliqué sans faiblir et d’un islam débarrassé de ses obscurantismes meurtriers. Un travail régalien pour la France et un travail d’exégèse approfondie pour l’islam. Dans les deux cas, un travail de longue haleine qui ne se fera pas en un jour et qu’il serait bon de commencer au plus vite. Aujourd’hui par exemple.


Illustration de couverture : L’attentat islamiste de la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice a fait trois victimes le 29 octobre 2020.

35 réflexions sur “Attentat de Nice : l’horreur, une fois de plus, une fois de trop

  1. Il me semble que ce commentaire d’un article paru sur le site israélien : « Temps et Contretemps », intitulé : « Caricatures et attentat : remettre les pendules à l’heure », de Michèle Mazel, épouse du diplomate israélien Zvi Mazel, répond – non sans humour – à certaines questions que nous sommes nombreux à nous poser :

    bliahphilippe a dit…

    Après 40 ans de folle immigration tout confondu du Maghreb à l’Afrique, la France lucide réalise à peine qu’elle s’est placée dans un piège dont elle ne peut plus sortir que par deux voies – l’acceptation de cette situation – usant de subterfuge par discours pseudo humanistes pour masquer à la fois lâcheté et impuissance – en espérant arriver en douceur progressivement à une certaine soumission au nouvel ordre musulman – ou bien passer par l’emploi radical de la force mêlant une juridiction d’exception couplée d’un retour à la souveraineté de ses frontières, à la mode Orban, Salvini, avec une touche de polka autricho-polonaise. Une autre solution ? Non, parce que le poids du nombre reste une donnée incontournable 12-15 millions ou plus ? .A tel point que l’ambassadeur de France en Suède – par bêtise ou calcul ?- a osé dire que la France est un « pays musulman » . Remettre les pendules à l’heure ? Oui, mais quelle heure, la musulmane ou la laïque ? Sans courage de trancher je donnerai préférence à la première. Les collabos ne manquent pas pour aider ! Certainement autant qu’en 40 ! Quelle coïncidence avec le nombre d’années écoulées pour parvenir à ce merveilleux résultat !!!

    29 octobre 2020 à 19:33

    • Une solution pour limiter les dégâts revenir sur les décrets maléfiques de début 1939 qui nous ont laissé les communistes prendre le pouvoir dans les maquis de la résistance (en éliminant leurs contradicteurs) et à la libération faire pression (édulcoration de la réalité) sur De Gaulle pour obtenir des postes dans l’administration et les grandes entreprises avec pour monnaie d’échange le dépôt des armes dans les casernes dont beaucoup ont disparues emmenées dans des trains (cheminots communistes aussi) en partance vers l’URSS

  2. « Un travail régalien pour la France et un travail d’exégèse approfondie pour l’islam » Dieu vous entende, Nathalie ! et je crois que le second se fera avant le premier, c’est à dire jamais, et « jamais au grand jamais », et encore c’est mon optimisme inoxydable qui s’exprime !

    • Je crains que le travail d’exégèse ne soit tout simplement pas possible. L’appel à tuer l’infidèle ou le blasphémateur est écrit dans leur texte sacré, et celui-ci, réputé incréé et émanent de Dieu seul, est intangible. C’est encore plus vrai pour le coran que pour la Bible, qui reste paroles d’hommes et admet les interprétations.
      Lors de la reprise par l’islam de Sainte-Sophie, l’imam prêcheur est mont en chaire… avec un sabre. La violence est ainsi affirmée comme consubstantielle de l’islam dans un de ses plus hauts lieux.

  3. Le cfcm tient un double discours (c’est le même hypocrite qui voudrait nous voir d’abord renoncer à la liberté d’expression sur un sujet, avant de nous baillonner sur tous les autres). « La religion d’amour, de tolérance et de paix, taqiya y croire ». C’est une erreur que de donner à de petits signes inessentiels une importance qu’ils n’ont pas (Aristote : une hirondelle ne fait pas le printemps), surtout quand ils sont contradictoires, et parfois simultanément. Amusant, ça rappelle les pratiques du Caligula qui se prend pour Jupin.

  4. @ Pheldge @ Un passant

    Je comprends parfaitement vos remarques. Disons que l’idée ici, sur ce blog, c’est d’insister, donner de la voix, mettre en avant des éléments souhaitables.
    Autrement, il y aurait longtemps que j’aurais fermé boutique : combien de fois ne nous a-t-on pas répété, ce gouvernements en tout premier lieu, qu’il fallait alléger le boulet de nos dépenses publiques, sans rien en faire évidemment ?
    Et pourtant, je continue à dire que oui, il faudrait baisser les dépenses publiques, rembourser la dette, baisser les impôts, éclater nos monopoles d’Etat. Peut-être qu’un jour, cette voix, associée à d’autres, finira par atteindre un volume critique qui éveillera de l’intérêt dans le public…

  5. Merci pour cet article qui explique clairement les enjeux du problème. Vous exprimez un désarroi que nous partageons tous je crois. Il y a de quoi être pessimiste parce que cette intolérance et cette poussée fondamentaliste sont des phénomènes importés, que cette vague a touché tous les pays qui hébergent une part significative de musulmans, quels que soient les efforts qu’ont pu faire les gouvernements locaux (Egypte, Algérie, France, etc). Bien sur, il faut lutter par l’éducation, la justice et la fermeté politique contre cette visions fanatique. Il faudrait déjà commencer par limiter l’entrée sur le territoire de ceux qui s’en revendiquent. Mais ce sera sans doute insuffisant. Sans parler des compromissions politiques que vous dénoncez fort à propos. Mais il faudrait aussi remettre en cause les canaux d’informations venant de pays comme le Quatar, ou le Pakistan qui propagent cette vision bornée de leur religion.

    Maintenant sur le plan personnel on peut s’interroger sur le projet de vie de ces jeunes adultes qui au lieu de se chercher un emploi, ou d’étudier, ou de faire un tour du monde, ou de se trouver une femme bien, décident de massacrer des personnes qu’ils ne connaissent pas, puis de se faire descendre par la police. Quelle riche idée pour fêter ses 18 ans ! Je ne pense pas que ce soit un problème psychiatrique, parce que sinon comment expliquer que les détraqués mentaux des autres religions et des autres ethnies ne se lancent pas dans des meurtres similaires? La vérité c’est qu’il s’agit surtout d’un problème d’éducation, ce dont on ne parle jamais parce que beaucoup croient à tort que toutes les religions sont comme le christianisme, qu’elles prêchent l’amour du prochain, le pardon. Il faudrait mettre certains adultes en face de leurs responsabilités, et revoir le contenu des manuels qu’ils proposent à leurs enfants, notamment ces manuels qui expliquent que les motifs légitimes de peine capitale sont l’adultère, ou la critique du prophète.

  6. Bonjour Nathalie
    Merci pour cette note. Je suis, pour une fois, assez en désaccord avec vous. Je pense que le choix d’une basilique visait bien à tuer des chrétiens (et pas seulement des français).
    Quant au communiqué du CFCM, on peut rappeler que son secrétaire avait considéré que Mila avait ien cherché ce qui lui arrivait.
    Il n’est pas non plus très compliqué de donner un tel mot d’ordre quand le confirment interdit de fait la célébration mentionnée. J’ai certainement mauvais esprit…
    Je suis certain que la grande majorité des musulmans en France souhaite vivre sa religion de façon pacifique, mais (il y a toujours un mais) l’islam ne reconnaissant pas de hiérarchie, les institutions représentatives ne le sont pas réellement + l’application tel quelle de la loi islamique mène certains fanatiques à exiger des comportements que n’auraient pas certains de leurs coreligionnaires en les accusant d’être mauvais musulmans.
    Peut-être faudrait-il poser aux représentants de l’islam en France, les questions que Napoléon avait posées au Grand Sanhédrin en 1807 pour réellement organiser l’islam en France (et pas l’islam de France).
    Bien à vous
    Bruno

    • Merci pour votre commentaire.

      « questions que Napoléon » etc.

      Quand je dis exégèse approfondie, cela inclut notamment ces questions et d’autres. En revanche, je ne pense pas qu’il soit sain qu’un Etat s’immisce dans la structuration d’une religion. C’est uniquement l’affaire de l’islam, et bien évidemment, ce n’est ni simple ni pour demain. Raison de plus pour donner leur chance (sans naïveté, naturellement) aux voix dissidentes au sein des musulmans.

      • Bonjour Nathalie,

        Je pense que c’est là l’erreur : Si l’état français était l’état français, il aurait obligation de s’immiscer dans l’Islam.

        Les religions fonctionnent sur deux plans : Mystique et politique. On a tendance à zapper le second plan facilement pour ne retenir des religions que l’envie d’expliquer l’inexplicable.

        Or je vois les Bible, Coran et Torah avant tout comme les premiers codes civils et pénaux. Pour grossir le trait, prenons par exemple les 10 commandements comme code civil, et le « si tu ne les respectes pas t’iras en enfer » comme code pénal.

        De là, rassembler des peuples autour d’un de ces livres permet de fonder une nation « à la libérale » (de la volonté de vivre ensemble suivant les mêmes valeurs issues de la religion). Ensuite vient la création d’un état pour garantir la pérennité du projet. Sécurité, Défense, Justice… Bref, garantir le régalien.

        L’état est donc une émanation d’une religion, quelle qu’elle soit.

        Le piège en France est arrivé avec l’état « laïque », qui n’est en fait que la volonté de l’état de prendre le dessus sur les valeurs qui l’ont créées pour devenir lui-même religion avec ses dogmes inquestionnables comme le « vivremsemble » et autres « valeurdelarépublique »…

        Ce que l »état Français aurait pu faire, l’état laïque ne le peut pas.

      • @ bob razovski

        « Si l’état français était l’état français, il aurait obligation de s’immiscer dans l’Islam. »
        C’est une blague ou quoi ? Est-ce que notre Etat a réussi quelque chose ces dernières quarante années ?

        De plus, on entend de la part de nos élites tellement de sottises à propose de l’islam (sourates mal traduites ou sorties de leur contexte ou carrément inexistantes) qu’il est hautement préférable qu’ils s’abstiennent. Comme l’évoque Nathalie, ce n’est déjà pas une mince affaire pour les musulmans. Sachez que des dizaines de philosophes musulmans ont plusieurs fois essayé de repenser et moderniser cette religion, (du Soudan au Liban, au Maghreb, en Syrie, du XIXème siècle à nos jours). Certains l’ont payé de leur vie, d’autres sont réfugiés en Europe ou aux US. Nous avons tort nous autres occidentaux, et avant toute chose, de ne pas leur donner la parole, université, livres ou médias et de laisser la parole à des manipulateurs comme Tarik Ramadan ou autres gauchistes invertébrés. Limitons-nous à cela, ce sera déjà énorme.

        « L’état est donc une émanation d’une religion, quelle qu’elle soit. »
        Encore une blague ! Exception faite du peuple élu d’Israël, ce qui pose d’ailleurs problèmes, le christianisme est venu s’immiscer dans un Etat plutôt solide qui était l’empire romain il me semble. Vladimir 1er, premier tsar de Russie bien installé à Kiev sentant l’importance de donner une religion à son peuple, a choisi la chrétienne parce qu’il était émerveillé par Byzance, etc…etc…

        Ok pour votre dernier §. L’histoire de l’Occident est ainsi pour la résumer : On nous appris à voir en double comme le disaient Montesquieu et Hobbes avec le spirituel et le temporel, l’Etat et la religion. Ce n’a pas été simple pour nos ancêtres et jusqu’à nos jours avec les ruptures révolutionnaires comme aboutissements d’interminables luttes, Cromwell en Angleterre ayant précédé 1789 en France. Non plus les marxistes ont ensuite interdit les religions pour les remplacer par la « vie privée » et réduire cette dernière à quasiment rien dans les régimes totalitaires. « Laïcité » ou « république » ne sont que les habillages de la notion d’Etat mais en rien des notions pour séduire ou règlementer le spirituel.

        En conclusion, on mesure le chemin à parcourir pour régler les problèmes de l’islam, qui ne peuvent l’être que par les musulmans eux-mêmes (qui n’ont dans leur majorité, jamais appris l’équilibrisme pour voir double) en revenant peut-être aux saintes écritures de l’origine, révélées au prophète avant que s’auto-proclament des califes récupérateurs politiques, 3 jours avant la mort du prophète parait-il.

        En revanche, il faudrait que notre Etat se mette finalement en branle pour agir ; assez de discours ou je ne sais quel projet de loi, de l’opérationnel d’urgence comme le ministre Raymond Marcellin l’avait engagé dans les années 70 en réactualisant avec des moyens adaptés à ceux utilisés par l’islamisme politique. Il faut une personnalité forte pour diriger cela, Mr Macron saura-t-il la trouver ?

    • Nathalie évoque un espoir, timide, par le communiqué du CFCM, auquel nous sommes ordinairement peu habitués dans ces cas précis.

      Certains voudraient le croire sincère dans une volonté de rapprochement malgré les méfiances et défiances. Enfin une prise de position affirmée déjà initié pour Samuel Paty. Comment sera-t-elle interprétée au sein même de leur communauté ?
      Un geste dort réclamé, stopper les festivités d’une date symbolique de l’Islam

      D’autres pourraient croire qu’il s’agit d’une simple manœuvre, la fameuse Taqiya, pour apaiser les colères et tempérer les esprits car la coupe est pleine.

      La fermeté légitime qu’on attend incombe tant au pouvoir régalien, désormais quasi inexistant, qu’à l’Islam pour se réformer, s’adapter et se consacrer à son autocritique. L’exégèse approfondie évoquée par Nathalie me semble encore lointaine.

      Quand le Vatican a-t-il admis la rotondité de la Terre ?

      Je pense qu’une religion fondamentaliste, arrivée 600 ans après la chrétienté, qui considère le Coran comme incréé, parole directe de Dieu, dont la composante sunnite majoritaire ne possède aucun clergé (n’importe qui peut se proclamer imam), si je ne fais pas erreur, a encore du chemin a parcourir.

  7. Il manque tout de même le principal remède dans votre liste : fin de l’immigration de masse, et renvoi à domicile des éléments les plus asociaux.

    Rien ne sera possible sans cela. Vous pouvez toujours tenter de refaire les peintures, si vous n’avez pas mis à fin à la fuite auparavant, ce sera peine perdue.

    Le décapiteur de Conflans était fils d’immigrés illégaux, régularisés au titre du droit d’asile. L’égorgeur de Nice n’a même pas pris la peine de demander l’asile : sitôt débarqué illégalement de sa barcasse en Italie, dûment notifié par les autorités qu’il devait quitter le territoire, il a pris le train pour aller assassiner des chrétiens à Nice.

    C’est le djihad en circuit court. Directement du producteur au consommateur. Les prodiges de la logistique contemporaine.

  8. Comme je l’avais déjà écrit, ici et là, il arrivera un jour, prochain, où fleurs et bougies ne suffiront plus…

    Ce qui me révulse est de voir que hormis nos indignés de service et leurs postures apprêtées, aucune mesure en réponse appropriée n’est initiée.
    On se complaît encore dans la résignation entretenue par la banalisation et la normalisation de cette barbarie.

    Pour l’instant.

    Je rejoins Robert Marchenoir dans son appréciation de cette cruelle réalité.

  9. Pardonnez- moi, mais « la nécessité de faire une introspection régalienne de fond », ce n’est pas exactement ce que dit Robert Marchenoir, « fin de l’immigration de masse, et renvoi à domicile des éléments les plus asociaux » …
    Il y a sur ce sujet ci, un gros malaise chez certains Libéraux, parce que ça semble contredire le principe de libre circulation des personnes. et à chaque fois qu’il est évoqué, les auteurs s’en tirent par la pirouette « il faut plus de régalien etc … ».
    Pour moi, qui reste un apprenti question Libéralisme, l’immigration de masse a plus à voir avec une invasion, qu’avec la libre circulation des personnes. Qui plus est, il me semble également que le »libre circulateur » s’adapte au lieux où il s’installe, et ne cherche pas à y imposer sa loi …

    • En effet. D’ailleurs, je me demande qui a édicté le principe de « libre circulation des personnes ». C’est écrit où ? Le dieu du libéralisme l’a dit à quel moment ? Et c’est dans quelle loi, au fait ?

      Surtout, libre circulation ne signifie pas : liberté pour l’ensemble de la population mondiale de s’installer en France sans en demander l’autorisation.

      Libre circulation, historiquement, signifie : liberté pour les anti-communistes de sortir d’URSS, et de s’établir dans un pays occidental, à condition que ce dernier l’accepte. A l’époque, c’était totalement interdit, donc cela concernait dix personnes par an, peut-être, et les pays destinataires étaient volontaires.

      La façon dont ce mouvement en faveur de la liberté a été détourné en système d’oppression des peuples occidentaux, par une succession de perversions du sens de l’expression, est un sommet de l’histoire de la propagande et du totalitarisme.

      Aujourd’hui, libre circulation des personnes en est arrivé à signifier : obligation pour les peuples occidentaux d’accepter l’immigration sans limite de quiconque le désire, y compris en violation de la loi. Cela signifie : négation de la liberté des peuples à décider, de façon souveraine et démocratique, quelles exceptions ils veulent bien tolérer à la règle voulant qu’aucun étranger n’a le droit de pénétrer sur le territoire national pour s’y installer à demeure.

      Règle implicite et explicite dans tous les pays, et qui va de soi, car, sinon, ce serait la destruction même de la notion de pays.

      Cette règle est aussi naturelle que le sont le droit de propriété ou la loi de l’offre et de la demande. La preuve : les peuples occidentaux, depuis longtemps, manifestent, au travers des sondages, leur opposition majoritaire à l’immigration de masse qui leur est imposée.

      Libre circulation des personnes ne saurait vouloir dire que : liberté, pour les touristes et les hommes d’affaires, de séjourner pour un mois, trois mois au plus, dans le pays souhaité, moyennant l’obéissance à toute une série de restrictions : discrimination suivant la nationalité, justificatifs à fournir, règles contraignantes à accepter, interdictions diverses une fois sur place, mesures de surveillance pendant le séjour, frais divers à régler, visas à obtenir le cas échéant, et interdictions complètes d’entrée dans certains cas, à la fois collectifs et individuels.

      Etant bien entendu que si un pays voulait, du jour au lendemain, interdire purement et simplement à tous les touristes, hommes d’affaires ou dépendeurs d’andouilles de pénétrer sur son territoire, même pour deux jours, il aurait la liberté de le faire. C’est son droit souverain le plus strict.

      Libre circulation des personnes veut dire aussi : liberté pour quiconque d’émigrer, de quitter définitivement son pays pour s’installer ailleurs, à condition, bien évidemment, que le pays de destination l’accepte.

      Et cette liberté-là, comme par hasard, elle est fortement contestée en France. Il n’est que de voir les milliers de commentateurs, sur Internet, fustigeant les émigrés ou les candidats à l’émigration, et se réjouissant de leur interdire (dans leur imagination) de bénéficier de la « santé gratuite » à leur retour supposé.

      Il n’est que de voir les multiples propositions de taxer en France les revenus des émigrés, « comme le font les Etats-Unis » — ce qui est fallacieux, pour commencer (il y a un fond de vrai, mais dans les détails c’est différent), et puis surtout, on n’est pas obligé d’emprunter aux Etats-Unis l’une des rares mesures anti-libérales qu’ils possèdent, et qui sont contrebalancées par toutes les autres.

      En fait, la notion de libre circulation des personnes n’a aucune valeur à l’heure actuelle, aucun intérêt politique, aucune pertinence philosophique ou pratique.

      Il s’agit simplement d’un slogan dont personne ne comprend plus le sens, une manipulation idéologique, un truc comme « justice sociale » ou « Etat de droit », qui permet d’imposer en douce l’envahissement de l’Occident par des hordes étrangères inassimilables et hostiles, dont les peuples, dans leur majorité, ne veulent pas. Et à raison.

      • Nathalie en montre toutes les facettes dans son article : « l’Etat providence constitue non seulement une distorsion colossale de nos équilibres socio-économiques mais également un appel d’air très net à l’immigration. »

        Tant que l’on voudra un État social, cela impliquera des frontières et un contrôle strict des passagers clandestins. C’est bien la social-démocratie et la mentalité social-démocrate qui sont hautement responsables voir criminels.
        Redistribution et immigration ne sont pas compatibles, il faut choisir ! C’est binaire.

        Le pire de tout est de constater que la France ne fait pas partie des pays attractifs. Selon une étude d’HSBC, elle était en 2018 la 11ème destination favorite des expatriés, et seulement la 17ème en 2019.

        Un Etat libéral, ce serait plus de libertés aux entrepreneurs français afin de créer un climat d’affaires attractif pour les travailleurs, et de favoriser une immigration de talents.

        Quand on a tout faux, on change vite de politique, non ?

      • @ Tino

        « De favoriser une immigration de talents. »

        Non. Surtout pas. Ce répugnant morceau de langue de bois qui circule partout est synonyme de remplacement de population.

        L’immigration de talents, c’est ce qui fait qu’aux Etats-Unis, les Blancs de la classe moyenne qui n’ont pas perdu leur emploi par la délocalisation des usines en Chine le perdent au profit d’Indiens ou de Chinois venus les concurrencer à domicile.

        Pendant que les Noirs perdent leurs emplois non qualifiés au profit des Mexicains et des Colombiens.

        L’économie sans la population, je ne vois pas bien l’intérêt. Autant dire que le pays n’existe plus, et que seuls comptent les PDG d’Amazon et de Walmart. Plus les politiciens et les fonctionnaires. Et les journalistes.

        Les talents, s’ils manquent, eh bien il faut les former à domicile, à partir des indigènes. Et si les indigènes sont cons comme des balais et irréformables, eh bien, il faut s’en contenter et ne pas péter plus haut que notre cul.

        Un pays, c’est un peuple et une terre. Si vous faites abstraction du peuple, il n’y a plus de pays.

      • Oui enfin moi ce que je veux souligner, c’est que :

        Avoir un système de subventions pour attirer et entasser tous les miséreux du monde peu importe où qu’ils soient nés, hein, parce qu’ils ont des droits d’être assistés sociaux sans aucune dignité d’ailleurs ou illuminés de je ne sais quelle vengeance divine.

        Et d’autre part, constater que sur 80 % des salariés de l’industrie financière de New York titulaires de la carte verte, le tiers est d’origine française, idem à Londres et presque autant en Californie dans le digital ou l’IA. Je le sais j’en ai deux jeunes de ma famille et ce n’est même pas pour le salaire m’affirment-ils !

        Veut dire que nous faisons tout pour attiser le déclin et que d’autres que nous font mieux pour attirer les talents et en bénéficier pour faire des profits !

        Le « remplacement de population », je ne comprends pas cette hallucination, ni la « guerre des civilisations » d’ailleurs, des fantasmes qui permettent à certains ouistitis d’en faire leur business politique ou médiatique.

      • @ Tino

        « Le « remplacement de population », je ne comprends pas cette hallucination, ni la « guerre des civilisations » d’ailleurs. »

        Je crois plutôt que vous ne voulez pas comprendre. Il vous suffit d’ouvrir le fenêtre et de regarder ce qui se passe en ce moment.

        Vous avez visiblement décidé de fermer les yeux. Vous n’êtes pas le seul, d’ailleurs. Je vous conseille cette édifiante historiette de parents américains dont la fille a été violée, puis assassinée, par des Noirs d’Afrique du Sud chez lesquels elle était partie pour faire de « l’humanitaire ».

        Ils n’ont rien trouvé de mieux que de prendre l’avion, de s’installer en Afrique du Sud et de faire guili-guili aux assassins de leur fille. Pour les « aider ». Pour le « vivre-ensemble ».

        A ce niveau d’ethnomasochisme et de volonté suicidaire, on ne peut plus rien faire. Il y a pas mal de Blancs qui sont dans ce cas.

        Je conçois qu’il n’est pas agréable de voir sa civilisation s’effondrer, mais de là à nier l’évidence, il y a une marge.

        Si vous ne comprenez pas la guerre de civilisations, vous pouvez lire Samuel Huntington. Il a très bien expliqué tout cela il y a plusieurs décennies.

    • Le « renvoi à domicile des éléments les plus asociaux », cela relève du régalien, lequel a de gros efforts à faire comme le montre encore une fois le profil de l’Afghan qui a par bonheur raté son coup à Lyon.
      Quant à la question de l’immigration, j’ai déjà écrit beaucoup à ce sujet, surtout en 2015 et 2016, années de pics de migrants, et cela ne vous convainc pas ni ne convainc Robert.
      Je remets quand même l’un des articles :
      https://leblogdenathaliemp.com/2018/06/21/migrants-et-si-lon-remplacait-les-quotas-par-la-verite-des-flux/

      • j’ai relu avec attention vos billets. Si les recommandations générales que vous faites, sont de bon sens, leurs effets ne se feront sentir qu’au bout de nombreuses années.
        Et cela ne change rien au fait que les vagues migratoires actuelles, vont bien au delà de la libre circulation.

    • Le libéralisme a besoin de l’état régalien, c’est lui qui fixe les règles et s’assure qu’elles sont respectées. Et cet état peut de manière parfaitement légitime dire qui peut être en France et qui n’y a pas sa place, cela participe à la définition du cadre indispensable à n’importe quel projet, qu’il soit politique ou non.

      • Le problème de notre pseudo-démocratie c’est qu’elle ne l’est pas, du fait par exemple que les élus dès le lendemain de leur prise de fonction font ce qu’ils veulent ou commencent déjà à obéir aux consignes de leur parti foulant aux pieds leurs (nombreuses) promesses électorales, donc il faut et il suffit (Principe d’Occam) de mettre en place :

        – le contrôle par les électeurs (3 groupes en alternance de 8 à 10 retraités chacun, habitant les circonscriptions voisines de l’élu et désignés par le sort) le contrôle de ces élus (quantités divisées par 6) dès le lendemain de leur élection règle un certain nombre de problèmes (résumé)

  10. De bonnes questions sont posées, et celle-ci en particulier retient mon attention: « Quant aux terroristes, agissent-ils dans le cadre d’un schéma de terreur en expansion précisément téléguidé par Daesh ou Al-Qaida, ou sont-ils plutôt des loups solitaires à la limite de la pathologie psychiatrique ne représentant aujourd’hui que les derniers soubresauts maladifs d’un islamisme politique sur le déclin ?

    La réponse est à peu de choses près: les deux mon capitaine. A force de fanatiser, de galvaniser l’esprit du djihad dans l’esprit des musulmans expatriés, les éléments les plus psychiquement instables, influençables ou violents passent à l’acte sans qu’il soit forcément nécessaire de les téléguider.

    Il est connu que l’OCI (Organisation de la coopération musulmane, 57 états membres), par l’intermédiaire de l’ISESCO, met en oeuvre une stratégie pour empêcher l’acculturation des musulmans expatriés hors du monde islamique, je vous laisse tirer les conséquences d’un tel projet. De plus, les responsables politiques de l’Europe, et de la France en particulier, ont signé leur charte! C’est la raison pour laquelle une des solutions de Macron contre le « séparatisme » est l’enseignement de l’arabe… vous me suivez?

    Nous avons donc un état qui, prétendant prendre toute la mesure de la menace islamiste, débite un discours martial devant les caméras, mais par derrière collabore activement à l’implantation du communautarisme islamique en France. Qui expulse 15 migrants, mais continue de participer à l’accueil des nouveaux arrivants, et ne fait rien contre les navires des ONG qui vont les chercher jusque de l’autre côté de la méditerranée. Qui nie l’ampleur catastrophique de la fraude à la sécu, mais l’ignore délibérément. Et tout à l’avenant.

    Ajoutons à cela la démence religieuse causée par les caricatures de Charlie, les esprits sont maintenant tellement excités qu’il suffit d’un éternuement pour les déchaîner. Exemple tout récent, les propos orduriers d’Erdogan qui ont suffit pour inciter les « loups gris » à déclencher un pogrom contre des arméniens en banlieue de Lyon.

    A propos du document stratégique de l’ISESCO, on en trouve un bon résumé ici:
    mabatim.info/2020/09/25/lisesco-strategie-de-laction-islamique-culturelle-a-lexterieur-du-monde-islamique/

    Et il faut le dire haut et fort: l’islam est bien sur le déclin. Des millions de musulmans se convertissent au christianisme, tous les ans! et en particulier en Indonésie, c’est une véritable hémorragie, sans compter tous ceux qui s’intègrent à la culture de leur pays d’accueil, ce que les bigots les plus fanatiques et les théocraties les plus archaïques refusent, leur violence étant le signe éclatant de leur échec à maintenir leurs peuples dans leur obscurantisme.

  11. réplication du texte original sans changer même une virgule.

    ref. Attentat contre Charlie Hebdo du 7 janvier 2015
    J’ai pondu ceci en 1/2 d’heure, d’une seule traite, le 12 janvier, soumis à la modération le 13 et il a été publié le 14 sur C4N
    La loi « charlie » contre signée par 1 million de manifestants pour la liberté permet désormais de dire et d’écrire n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment, y compris de blasphémer ou d’uriner sur les autels . . . ou encore par exemple dire que le socialisme est le meilleur moyen de ruiner un pays ! C’est devenu en soi une jurisprudence déboutant ainsi les ceusses qui cherchent des noises à tout un chacun.
    qui est ce tiers qui juge de l’incohérence des propos d’autrui, à moins que lui même . . .
    HALTE à la Charlie Mania
    Désormais critiquer Charlie c’est un blasphème !
    Rire de Charlie est et peut vous causer de l’urticaire !
    Charlie est personna grata, les autres non !
    Rien n’existe sans Charlie !
    Aujourd’hui Charlie est notre maitre à penser à tout, tout prêt !
    Même si vous n’aimez pas Charlie, aimez-le !
    Charlie est gentil, tout les autres sont méchants, tous y compris vous !
    Si vous ne pensez pas comme Charlie, soyez maudit !
    Lynch veille si vous dites du mal de Charlie
    Tout vous sera pardonné si vous louez Charlie (pas trop cher tout de même) !
    Charlie est le Ying et le Yang !
    Point de salut sans Charlie !
    Si vous voulez récupérer Charlie, rackez !
    Charlie nous sauvera tous, même si on n’y croit pas ?
    Faites ce que vous voulez, Charlie veille !
    Les millions de Charlie ne seront pas perdus pour tout le monde !
    Votre liberté s’arrête à celle de Charlie, autrement dit, oubliez la !
    Seule la gauche-de-la-bien-pensense peut parler au nom de Charlie !
    Saint Charlie ne priez pas pour nous ou alors discrètement !
    Je suis bouleversement charliavari(é) !
    On peut rire de tout mais pas avec n’importe quel Charliot !
    Big Charlie veille sur vous !
    Seule la pensée Charlie peut sauver l’humanité !
    Charlie est la lumière de l’existence, rien d’autre n’existe !
    Je ne crois en rien d’autre que Charlie !
    Tous les matins en me rasant je me regarde en rêvant à Charlie !
    Si vous oubliez votre prière à Charlie, lui ne vous oubliera pas !
    Charlie est omnipotent (impo(r)tent?) et vous sauvera demain, j’ai dit demain !
    La gauche a récupéré Charlie, il est son étendard et son symbole !
    Utiliser Charly à des fins personnelles est autorisé d’interdiction !
    Seuls les grands prêtres autoproclamés de la nouvelle religion Charlie peuvent parler en son nom !
    Le sacrilège suprême c’est de parler en mal de Charlie !
    La profanation des reliques de Charlie est soumise à déclaration préalable !
    Vous pouvez rire de Charlie mais seulement à vos risques et périls !
    Si vous riez de vous même prenez garde que ce ne soit pas en contradiction avec les nouvelles lois de Charlie!Avant de rire de Charlie vous devez déposer un dossier pour obtenir la permission (temporaire) !
    Seules les personnes autorisées à s’autoriser ont le droit de rire, en ce qui concerne Charlie il faut une autorisation spéciale !
    Aucune autre religion que Charlie n’est tolérée !
    Aucune autre doctrine politique que Charlie n’est tolérée !
    La charlisisation de la société est en marche, rien ne pourra l’arrêter !
    Vive les lendemains charliesques qui chantent !
    La célèbre formule de benito mussolini doit être modifiée comme ceci :
    Tout dans l’État-Charlie, rien contre l’État-Charlie, rien hors de l’État-Charlie.
    Charlie vous demande à tous de déraison garder !
    La charlimania à haute dose décérebre !
    Les charliphyles et les charliphobes sont à mettre dans le même panier !
    L’aubaine de la charlimania tombe à pic pour certains !
    Charlie est un soporifique pour oublier la situation catastrophique de l’économie !
    La prescription de suppositoires charlifiques n’est autorisée que les jours grévés !
    Charlie est une bénédiction pour relever le niveau d’impopularité d’incertain !
    La meilleure façon de parler c’est de charlifier !
    Le charlivisme est incompatible avec toute démonstration de modération et/ou de tolérance !
    Les charlivistes sont les adorateurs de Charlie, ils suivent ses préceptes aveuglément !
    Le charlivisme est la nouvelle religion d’état !
    Toute personne critiquant le charlivisme encoure des poursuites !
    La loi « charlie » contre signée par 1 million de manifestants pour la liberté permet désormais de dire et d’écrire n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment, y compris de blasphémer ou d’uriner sur les autels . . .
    et dire que le socialisme est le meilleur moyen de ruiner un pays !

  12. « Ne dirait-on pas qu’il existe bel et bien une conception de l’islam pour laquelle il est parfaitement possible de vivre sa foi de musulman dans un esprit de tolérance et de respect mutuel ? »

    Du whisky sans alcool, ça existe peut-être, mais ça intéresse qui ?

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