Au secours, Thomas Piketty veut encore TAXER les RICHES !

« Que faire de la dette Covid-19 ? » Ainsi s’interrogeait récemment notre star mondiale de l’économie Thomas Piketty dans sa dernière chronique mensuelle pour le journal Le Monde. Excellente question. Quant à sa réponse, nul besoin de lire l’article pour la deviner à coup sûr tant ce sujet a tourné chez lui (et quelques autres) à l’obsession égalitariste : il faut taxer, retaxer et surtaxer encore plus les riches !

La tribune de Piketty, quoique assez embrouillée dans sa description des causes et des effets des politiques des banques centrales vis-à-vis de l’accroissement des plus gros patrimoines et des plus gros revenus, a néanmoins le mérite de ne pas éluder dans je ne sais quel effacement indolore de la dette les conséquences absolument inéluctables de l’endettement des États : soit ces derniers utilisent l’arme monétaire, celle qui érode les avoirs des épargnants, pour tenter d’en venir à bout, soit ils décident de lever de nouveaux impôts.

Inutile de dire que Piketty préfère de beaucoup cette dernière solution. Avec la première, on n’est jamais sûr des effets redistributifs possibles, tandis qu’avec l’impôt, on sait à qui on prélève quelles sommes et on sait à qui et pour quelles fins on les redistribue. Il préconise donc de mettre en place une véritable « relance sociale et écologique » par le biais de « prélèvements exceptionnels sur les plus aisés »

Mais en réalité, point n’est besoin de la crise économique consécutive aux confinements anti-Covid pour suggérer à Piketty ce type de fiscalité punitive et confiscatoire qui n’a chez lui absolument aucun caractère « exceptionnel ». La dette Covid-19 n’est jamais pour lui qu’une occasion de plus d’exposer ses thèses sur la lutte contre les inégalités dans le monde, préoccupation très « sociale et solidaire » qui se trouve être particulièrement en phase avec l’esprit français qui nourrit une véritable passion pour l’égalité, pour ne pas dire l’égalitarisme, quitte à y parvenir via les faux-semblants ravageurs du nivellement par le bas.

De l’instauration de l’État providence dans l’immédiat après-guerre au projet d’amener 80 % d’une génération au Bac (86,6 % en juin 2020 !), de nos prélèvements sociaux et fiscaux particulièrement en pointe à la décision d’instaurer un congé paternité obligatoire dans le but de réduire les inégalités salariales entre les hommes et les femmes et d’un Président qui se fait élire en disant qu’il n’aime pas les riches à un autre qui cherche à durer en vous expliquant que votre amie c’est l’Urssaf, tout montre que la redistribution étatique est chez nous une valeur sûre qui passe bien avant toute idée de création de richesse.

En 2013, cette passion française a trouvé sa consécration la plus éclatante dans le succès planétaire du magnum opus de Piketty « Le capital au XXIème siècle ». Comme ce livre comporte 1 000 pages, Challenges.fr en a fait un résumé assez détaillé, annoncé par la déclinaison lapidaire du thème central :

« S’appuyant sur une énorme batterie de statistiques, l’économiste français montre que le capitalisme est, par nature, une machine à fabriquer des inégalités de richesses exponentielles. »

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Voilà, voilà. Il faut abattre le capitalisme et revenir à ce bon vieux socialisme qui a pourtant vu ses proverbiaux lendemains qui chantent s’évanouir dans la misère économique et la répression politique partout où il fut appliqué.

Piketty publie d’ailleurs ces jours-ci ses chroniques du Monde de 2016 à 2020 dans un ouvrage intitulé « Vivement le Socialisme ! » Même s’il prétend parler d’une « nouvelle forme de socialisme », car bien sûr l’ancien n’était pas le bon, l’idée est claire – et sans doute un brin marketing aussi. 

Bref, à la situation inégalitaire qu’il dénonce, Piketty propose donc de répondre par une fiscalité à forte progressivité sur les revenus et sur la fortune. D’où la tranche à 75 % pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros annuels annoncée par François Hollande lors de sa campagne électorale de 2012. Finalement, une fois « aux affaires », ce dernier se « limitera » à une nouvelle tranche à 45 % pour les revenus excédant 150 000 euros, la tranche à 75 % ayant été censurée par le Conseil constitutionnel. Ce qui n’empêchera pas les Français de clamer rapidement leur « ras-le-bol fiscal ».

Aujourd’hui, Emmanuel Macron a transformé l’ISF en IFI, ce qui représente environ trois milliards d’euros en moins pour les caisses de l’État, et pour compenser cette épouvantable injustice sociale, il a exonéré 80 % des ménages les moins aisés de la taxe d’habitation. Mais avec la hausse concomitante de la CSG, sans compter une myriade d’autres taxes vertes et écologiques glissées partout, la pression fiscale et sociale de la France n’a pas vraiment baissé. Rapporté au PIB, notre taux de prélèvements obligatoires reste le plus élevé des pays de l’OCDE :

La France est également le pays champion de la redistribution en Europe. On sait que bon an mal an, 10 % des foyers fiscaux paient 70 % de l’impôt sur le revenu (et 2 % paient plus de 40 % de cet impôt), mais plus généralement, une fois que l’on tient compte de tous les transferts sociaux, on constate que le revenu mensuel moyen des 20 % les moins riches passe de 553 € pour une personne seule à 933 € après les effets de la redistribution. À l’inverse, le même revenu pour les 20 % les plus riches passe de 4 566 € à 3 705 € (chiffres 2018). Le rapport qui était de 1 à 8 avant redistribution tombe à 1 à 4 après.

Mais pour Thomas Piketty, tout ceci ne suffit pas. Un rapport de 1 à 4, c’est encore trop, il y a encore des plus riches et des moins riches. De plus, prendre les revenus des 20 % les plus riches, c’est noyer les 500 plus grosses fortunes de France dans la masse et faire comme si elles n’étaient pas là, à notre portée, à nous narguer du haut de leur patrimoine à dix ou onze zéros.

Et peu lui importe que les odieux 730 milliards d’euros qu’elles représentent en 2020, selon les estimations du dernier palmarès du magazine Challenges, soient en fait la valorisation des parts détenues par des familles d’entrepreneurs dans leur entreprise. Pourtant, taxez ces patrimoines et ce sont d’une part des capitaux qui décident de quitter la France ou de n’y jamais venir, et ce sont d’autre part des emplois, de l’investissement et de l’innovation qui disparaissent au profit de la gabegie de la dépense étatique.

Le projet fiscal actuel de M. Piketty, dont Jean-Luc Mélenchon s’est étroitement inspiré pour son programme présidentiel de 2017, consiste donc à augmenter l’impôt sur le revenu tant en montant qu’en progressivité en ajoutant des tranches marginales jusqu’à 90 %, à augmenter lourdement les taxes sur les successions pour les plus riches et à réintroduire une fiscalisation annuelle progressive du patrimoine tout compris qui pourrait monter elle aussi jusqu’à 90 % pour les milliardaires ! Pas sûr que le Conseil constitutionnel validerait car on atteindrait des niveaux de spoliation superlatifs.

Mais ne croyez surtout pas que l’économiste fait ces propositions au hasard par esprit vengeur et jaloux à l’égard des classes aisées. Pas du tout.

À force de triturer et reconstituer ses données dans tous les sens (un peu trop d’ailleurs, à tel point qu’on lui a reproché une tendance excessive à la fabrication pure et simple de certains chiffres), il s’est rendu compte par exemple que le Royaume-Uni n’avait jamais été aussi égalitaire qu’avant 1980, période où il avait aussi un système fiscal ultra-progressif et confiscatoire, tandis qu’ensuite, Margaret Thatcher (et Reagan aux États-Unis) ont imposé un « récit hyper-inégalitaire » qui perdure encore aujourd’hui un peu partout, même en France.

Si l’on s’en tient au point de vue pikettiste, on peut difficilement tomber sur un exemple plus mal choisi. En revanche, s’il s’agit de montrer à quel point les pressions fiscales démentes censées couvrir des dépenses publiques « émancipatrices » jouent contre la prospérité des citoyens, on ne peut rêver mieux.

Car si la fiscalité britannique faisait effectivement du Piketty avant Piketty, c’est-à-dire tout bêtement du socialisme en bonne et due forme, inspirant aux Beatles leur chanson Taxman (la tranche marginale d’imposition sur le capital était de 98 % et celle sur les salaires de 83 % !), il faut aussi se rappeler qu’à l’époque, le Royaume-Uni était considéré comme « l’homme malade de l’Europe ». L’inflation était galopante, l’interventionnisme s’insinuait partout et la désindustrialisation était rapide, les économistes parlant même de rétro-développement. 

Vivant depuis 1945 avec l’idée keynésienne que c’est la dépense publique qui permettra de fournir des emplois à tout le monde, allant de nationalisations en nationalisations et de grèves en grèves décrétées par des syndicats tout puissants, le pays s’est retrouvé en véritable situation de faillite que seul un prêt du FMI de 4 milliards de dollars en 1976 (plus grand emprunt jamais consenti par le FMI à l’époque) lui permit d’éviter.

Malgré cette alerte, le gouvernement travailliste de James Callaghan (1976-1979) cède encore aux syndicats qui paralysent totalement le pays lors de « l’hiver du mécontentement » de 1978-1979, à tel point que le gouvernement en arrive à élaborer des plans pour faire intervenir l’armée, instaurer l’état d’urgence et assurer ainsi les services essentiels à la population.

Population qui, manifestement arrivée à un point de ras-le-bol irrécupérable, portera Margaret Thatcher au pouvoir en mai 1979 avec 44 % des voix et 339 élus contre 37 % et 269 élus aux travaillistes. À noter qu’elle sera réélue deux fois et que ses successeurs conservateurs ou travaillistes jusqu’à David Cameron ne remettront jamais en cause ses réformes.

Cet exemple montre assez clairement que le combat contre les inégalités est le mauvais combat à partir du moment où tout le monde voit son niveau de revenu progresser. Du reste, du Royaume-Uni des années 1970 à l’URSS en passant par Cuba, le Venezuela ou la Grèce, l’expérience montre que les politiques (socialistes) basées sur la réduction de l’écart débouchent inévitablement sur la stagnation, voire la baisse des niveaux de revenus (sauf pour la nomenklatura et la fille d’Hugo Chávez).

Mais pour M. Piketty, qui tient chronique dans notre grand « journal de référence », la politique à suivre est bien évidemment celle des travaillistes britanniques des années 1970. Et après on s’étonne que les Français de gauche ou de droite soient pétris de socialisme mal digéré…


Illustration de couverture : L’économiste français Thomas Piketty. Photo EHESS.

17 réflexions sur “Au secours, Thomas Piketty veut encore TAXER les RICHES !

  1. Je taxe donc je suis, tel est le soubassement de la « pensée » pikettienne. Cette phrase semble être également dans le marbre de Bercy et du Palais Bourbon. Affligeant. L’homme, pardon la femme, malade de l’Europe (dans les deux sens), c’est désormais la France.

  2. Un grand merci pour cet article dans lequel on retrouve vos qualités magistrales de synthèse et de raisonnement. Vous parlez « d’esprit vengeur et jaloux » et vous avez raison de le souligner, car le revanchisme est une des clés de voute du socialisme. Tout comme pour le nationalisme l’amour de son pays est secondaire par rapport à la haine des autres, pour le socialisme la défense des opprimés vient toujours en second après la haine des « riches », c’est à dire non pas des milliardaires comme on le croit parfois, mais plutôt des classes moyennes et supérieures qui sont systématiquement visées, comme l’a montré le quinquennat Hollande ou comme le montrent encore aujourd’hui les maires écolos dont les premières décisions n’ont d’autres buts que d’accabler ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis de classe, à savoir tous ceux qui gagnent plus de deux fois le smic et ne partagent pas leur point de vue prétendument progressiste.
    S’il y a une différence entre l’extrême-gauche et le libéralisme c’est sur la conception que chacun se fait de l’action des individus. Pour un libéral, l’empreinte d’un individu dans le monde dépend de sa capacité à agir. Pouvoir c’est être capable de faire quelque chose, et pour y parvenir, il faut augmenter ses compétences, par l’éducation et l’investissement personnel. Pour l’extrême-gauche, le pouvoir c’est celui que vous accorde ou vous interdit une classe dominante, de sorte que pour eux, la capacité à agir consiste à simplement lever les interdits.
    Vous avez par ailleurs raison de rappeler ce poncif, cette justification frelatée qu’on entend depuis les premiers régimes communistes : il s’agirait d’un socialisme dévoyé, pas du vrai socialisme. Et de trouver des excuses et des justifications pour expliquer pourquoi le socialisme réel n’est pas ce qu’il devrait être. Pourtant l’histoire abonde en exemples de régimes socialistes, de l’union soviétique au Venezuela, et ils ont tous suivi le même chemin, en passant plus ou moins par les mêmes étapes : pénuries, répression de l’ennemi intérieur, purges, dictature militaire, etc. A ce titre, l’exemple du Venezuela est frappant car contrairement à ses cousins d’Europe de l’est, ce pays ne peut pas prétexter d’une intervention étrangère, c’est de lui-même et non sous la contrainte qu’il s’est lancé dans la grande aventure socialiste, avec les résultats que l’on connait. Heureusement, il reste à ses soutiens français et occidentaux les bonnes vieilles œillères épaisses et opaques qui servirent naguère aux communistes français à nier l’évidence en évoquant les prétendus complots de la CIA. Etrangement, personne ne songe à qualifier ces gens de complotistes.
    Merci également de rappeler l’exemple Britannique, ce que vous dites est fort juste, et étrangement peu souvent rappelé. Encore récemment j’écoutais une interview de Patrick Artus sur Boursorama et lorsqu’il parlait des années Reagan et Thatcher il donnait l’impression que tous les problèmes actuels venaient de cette ère de changement, et que le tournant libéral était advenu comme un coup de tonnerre dans le ciel calme d’économies prospères et florissantes. Vous avez donc raison de rappeler le marasme de l’économie du Royaume Uni dans les années 70. Souvenons-nous qu’à l’époque le slogan c’était « no future », tant l’horizon semblait bouché. Aux Etats-Unis, en France, à l’ouest en général, c’était la même chose à peu près partout.
    Aujourd’hui, on nous explique que notre problème c’est l’ultra-libéralisme, bien que celui-ci n’ait jamais préconisé le dirigisme de l’état, le capitalisme de connivence, l’injection monétaire massive ou encore les déficits abyssaux. D’ailleurs vous noterez que le libéralisme est toujours qualifié d' »ultra », pas même d’extrême, encore moins employé sans épithète, ce qui nous donne une petite idée du chemin qu’il reste à parcourir.

  3. On ne le répètera jamais assez:
    1) Il faut lutter contre la pauvreté, pas contre les inégalités.
    2) Il faut lutter contre les injustices, pas contre les inégalités.

    Si mon voisin est plus riche que moi par son travail ou par héritage, tant mieux pour lui. C’est ce que Piketty et consorts ne parviennent pas à admettre.

    • Oui, une attitude bien française. Chez les anglo-saxons c’est différent… J’ai toujours, gravé en mémoire, un micro trottoir réalisé dans une banlieue sordide d’une ville américaine où un journaliste d’une chaine de télé demandait à un clochard assis à même le sol « que pensez-vous de la forte hausse d’impôt proposée par les démocrates?  » Réponse de l’intéressé : « pas d’accord, parce que si un jour je deviens riche je ne veux pas que mes revenus disparaissent en impôts ».

  4. « Les conséquences absolument inéluctables de l’endettement des États : soit ces derniers utilisent l’arme monétaire, celle qui érode les avoirs des épargnants, pour tenter d’en venir à bout, soient ils décident de lever de nouveaux impôts. »

    Et la solution qui consiste à baisser la dépense publique ?

  5. Je suis tout à fait d’accord avec Piketty, sauf sur un point : les taxer c’est bien, mais tout leur prendre c’est mieux. Pan ! Mort aux riches !
    Bon, je sens de mauvais esprits qui vont me parler de certains effets de bord : Une fois qu’on leur aura tout pris on ne pourra plus recommencer et on se retrouvera à la case départ, certes. Oui, aussi on n’aura plus que des pauvres…et alors ? Nous serons enfin tous égaux. C’est-y pas beau ?
    Piketty prix Nobel de la non-économie.

  6. Ce qui m’étonne, moi, c’est à quel point la Piketty-pensée est omniprésente sur la radio pourtant « ultra-libérale » BFM Business.

    Il y a là un défilé d’économistes, de journalistes, de financiers et même de patrons qui passent leur temps à expliquer qu’il faut leur en coller, des taxes, aux riches, « qu’on n’en à rien à foutre » qu’ils protestent (dans ces termes, il y a peu), et ainsi de suite.

    Je passe sur les « je ne suis pas ultra-libéral, mais… », qui ont remplacé les « je ne suis pas raciste, mais… », lesquels vous enverraient au Goulag social immédiatement.

    • Grosse poussée collectiviste « anti-riches » dans nos médias en ce moment :
      – Greenpeace veut instaurer un ISF climatique car les riches polluent plus et émettent plus de CO2 (https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/greenpeace-prone-un-isf-climatique-pour-decarboner-le-patrimoine-des-plus-riches-1254952)
      – Les riches qui ont bénéficié de la fin de l’ISF ont vu leurs revenus augmenter (étude France Stratégie) C’est un truisme, mais c’est quand même horrible.
      – Et pour finir, ce sont les riches, encore eux, qui ont accumulé le plus d’épargne pendant le confinement (étude d’une entité rattachée à Matignon). Encore un joli truisme.

      • La mimi-nistre de l’Ecologie, Barbara Pompili, veut interdire la publicité pour tout un tas de trucs qui ne sont pas écologiquement corrects. Le Nutella, entre autres (les pauvres se marchent dessus pour acheter du Nutella à moins 70 % dans les grandes surfaces, et on ne peut pas laisser faire ça), mais aussi, et c’est plus rigolo, la Guadeloupe.

        Pourquoi la Guadeloupe ? Eh bien, parce qu’on y va en vacances en avion, que c’est loin, et que ça fait pleurer les pingouins.

        Il est quand même assez ahurissant qu’il ne se soit trouvé aucun membre de son cabinet pour lui dire que c’était « raciste », d’interdire la publicité pour la Guadeloupe. Voilà un point du projet qui va sans nul doute sauter, d’ici l’adoption du texte.

        Amussant spectacle que de voir le politiquement correct exploser sous ses contradictions.

        https://www.lejdd.fr/Medias/Television/a-la-tele-ce-que-le-covid-19-a-change-en-attendant-un-projet-de-loi-de-barbara-pompili-3993136

      • Les riches ont vu leur épargne et leurs revenus augmenter….
        Ben on pouvait pas avoir d’autre résultat mais rien à voir avec l’ISF qui touche très peu les initiés de la période.

        Vous déboulez dans un bouge ou un tripot, des compères jouent au poker (l’économie financière n’est rien d’autre). Vous les arrosez de quelques centaines de dollars chacun pour les exciter. Il y a de grandes chances que ceux qui avaient déjà raflé la mise le fassent encore et même encore plus si certains sont de connivence et toujours plus à chaque fois que vous y remettez de la monnaie !

        Bruno Bertez essaie de l’expliquer une fois de plus.
        https://brunobertez.com/2020/10/13/les-banques-centrales-sont-au-service-des-ploutocrates/

        Il y a des valeurs qui ont sur performé leur cours en bourse, il suffit de ramasser.

      • Vous avez raison de le souligner, et ce n’est pas anodin. Pour autant, ce n’est pas nouveau. Souvenez-vous que les rares fois où les impôts sur le revenu ont baissé, les médias ont amplement relayé le discours expliquant qu’il s’agissait de mesures injustes parce que les plus de 55% qui ne paient pas d’impôts sur le revenu ne pouvaient pas en bénéficier. Naturellement, quand les impôts montent on ne les entend plus ceux-là.

        Même discours chez ceux qui nous expliquent que les entreprises devraient appartenir aux salariés parce que ce sont eux qui les font tourner. Là encore, personne ne vient réclamer cette participation lorsque l’huissier vient saisir les maisons et les comptes bancaires de ceux dont l’entreprise a périclité.

        Ne nous leurrons pas, les gigantesques sommes d’argent qui sont déversées sur la presse chaque années entretiennent cette disproportion, on peut affirmer que les médias ne sont pas représentatifs de la population et qu’il sur-représentent au contraire les idées de gauche et d’extrême-gauche (personne n’utilise le mot d’ultra-gauche, même lorsqu’une employée de la mairie de Paris qui a pignon sur radio crache sa haine de tous les hommes).

        Je crois enfin et surtout que ce discours anti riches n’est que l’expression d’un ressentiment plus général contre les classes moyennes et supérieures, et peut-être même contre la société et ses valeurs traditionnelles. C’est ce qu’on appelle la déconstruction, un mouvement que nos braves indignés de gauche considéreraient comme une forme d’oppression s’il se passait dans n’importe quel autre pays non-occidental.

  7. Personnellement, j’aime beaucoup le livre de M. Pis-que-pendre, qui est dans la bibliographie conseillée au concours de l’ENA.

    A chaque fois que je contemple ce gros pavé dont les erreurs, omissions, biais, occultations, sophismes, perversités, ont été maintes fois dénoncés de façon étayée, je me dis que tant qu’il a été occupé à écrire, il n’a pas frappé sa compagne, et c’est déjà ça. Il se publie beaucoup de livres qui ne font pas autant de bien.

    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/03/17/01011-20090317FILWWW00394-violences-un-proche-de-royal-arrete.php

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